Etude du contexte physique du projet d’architecture







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Etude du contexte physique du projet d’architecture



Ce texte propose une démarche pour la réalisation d'une analyse urbaine. Il s'agit de mettre en évidence et de définir les composants du contexte, d'un site, d'un lieu d’implantation, d’une situation géographique, économique, sociale, spatiale, pour un projet d’architecture ou d’urbanisme.
L’analyse urbaine doit être comprise comme une description de l’état de l’environnement, de la ville, du lieu, à un moment donné, un état matériel, physique mais aussi fonctionnel, sensible, et social qui met en relation l’architecture et la structure urbaine, les relations entre l’architecture et l’urbain qu’il est plus utile d’appeler l’architecture de la ville.1
Le contexte du projet d'architecture c’est la définition d'un champ d’investigation de la ville sur un fragment de ville. Il nous permettra d’avoir une compréhension du lieu physique et fonctionnel dans lequel un projet architectural et urbain est susceptible de s’insérer.

Il ne s’agit pas d’une étude généraliste qui aurait pour objectif d’analyser la ville ou une partie de son organisation sans autre finalité qu’une connaissance exhaustive de sa réalité mais de décrire et d’organiser une étape dans le processus d’étude et de recherche, finalisé par l’acte de composition en architecture ou en urbanisme.

L’analyse urbaine est envisagée comme une description dynamique d’un existant complexe mais aussi comme une épistémologie, une étude critique des sciences ayant trait à la conception et à la composition de la ville, donc comme un moment fort d’une méthode pour l’appréhension et la composition d’un fragment urbain.

Les éléments de l’analyse urbaine repérés et organisés dans une représentation adéquate participent à l’organisation d’une modélisation permettant en intégrant les critères analysés dans un projet global de concevoir un fragment d’espace urbain répondant aux besoins ressentis et énoncés.
Ce fragment, ensemble d’espaces permettant des relations sociales urbaines, est une composition

entre des éléments , des objets, des programmes ayant à voir avec l’urbanisme et l’architecture.
Le projet d’architecture doit prendre racine dans le lieu où il va s’insérer. En retour la connaissance active du contexte est un moment de la conception architecturale et urbaine, moment pendant lequel la découverte approfondie du lieu, du terroir, du faciès et des différents réseaux dans lequel va s’ancrer le projet est déjà en partie déterminé .
C’est bien le lieu et la conjoncture historique qui génèrent en première analyse l’architecture et l’urbanisme.
Nous pourrions réaliser un travail intermédiaire n’intégrant que le contexte physique de l’intervention architecturale sur un lieu précis qui selon certains critères permettrait de produire ce que le lieu attend. Cette opportunité se révèlera relativement rare, les projets se trouvant dans leur grande majorité en contact matériel et/ou physique avec la ville.2
Ce contexte pris comme creuset de recomposition permanent de l’architecture de la ville sur le périmètre, le site, l’emprise du projet dans la ville dont il sera question, est donc tout à la fois lieu géographique, lieu culturel, lieu social, lieu économique, lieu politique et lieu symbolique.

Une des caractéristiques du projet architectural est d’être inévitablement, dans sa matérialisation, confrontée à son contexte physique, immédiat, proche ou plus lointain, que le concepteur le sache, qu'il en tienne compte ou qu’il l’ignore.

Dialectiquement l’existence du projet participe en retour à transformer le contexte dans lequel il est construit.

Cette transformation des données initiales qui avaient servi de contexte au projet est induite par la réalisation de ce projet et par les rapports qu'il alors avec le nouveau contexte final régénéré par sa présence.

Les changements induits dans l’analyse du contexte d’origine par l’insertion du projet architectural et urbain créent un nouveau contexte dont il fait partie, ces changements sont incontournables, mais ils doivent être socialement acceptables.

Pour obtenir cette acceptation sociale de la transformation du contexte par le projet, l'ensemble projet – contexte devra constituer un espace ayant des qualités de durabilité modifiant le site dans un sens jugé positif, selon des critères sociaux acceptés, mais qui demeurent variables car la science urbaine est en devenir, ces variations, hors de celles issues de la concertation des personnes intéressées sont en relation en permanence avec l'actualité, la petite histoire et les déterminations idéologiques et économiques successives qu'elles engendrent, les prises de positions politiques que ces nouveaux déterminants induisent.

L’urbanisme, « art urbain » est une discipline esthétique, qui a trait à une forme socialement acceptée comme belle, agréable permettant de mieux « vivre la ville » et comme toutes les disciplines esthétiques, ayant trait à la forme et aux sentiments, elle est très sensible aux modes, aux tendances, aux postures, aux totalitarismes médiatiques.

Cette esthétique « académique » examinée avec le recul historique montre la succession rapide et anarchique des accumulations récentes de ses divarese manifestations.

Pour lutter contre cette esthétique éclectique, décrétée, médiatisée par la publicité et l’idéologie dominante, d’objets à consommer, la mise au point de la programmation du projet ne peut se justifier et se concrétiser sereinement que dans un processus social permettant et organisant une participation active, républicaine, de toutes les personnes morales et physiques concernées et pas seulement de celles qui ont une quelconque délégation de pouvoir pour agir à leur place. Cela suppose des lieux et des structures de concertation et de travail populaire, et un enseignement public pour tous les citoyens des pratiques et des formes urbaines. Nous sommes très en retard dans notre pays sur des pratiques bien en place en Europe du Nord.

Cela suppose aussi de lutter contre un courant de recherche de la modernité à tout prix qui envahit toutes nos actions quotidiennes. Un grand mouvement cautionné par des intellectuels aveuglé, qui empêchent un regard critique sur les productions contemporaines et sur les qualités complémentaires de valeurs rejetées résolument dans les poubelles de l’histoire sous prétexte d’efficacité, de normalité et de pensée dominante.
La durabilité potentielle d’un projet urbain est prépondérante par rapport à toute autre considération. En effet la ville qui peut naître, croître, décroître, mourir ou même disparaître, participe généralement d’un processus de transformation lent dans l’intégralité de son territoire aussi bien que dans ses parties. Le rôle de la ville comme lieu de reproduction et de développement des forces sociales durant sa longue durée de vie comparativement aux autres artéfacts inventés, développés et abandonnés, s’effectue dans un environnement créé dans un moment de l’histoire et remanié pendant toute sa durée de vie. Les enveloppes successives, des rapports sociaux, qui la constituent réutilisent en permanence en les modifiant les formes architecturales et urbaines du passé3.

Le capitalisme financier et spéculatif, ses opérations urbaines emblématiques, sont en guerre contre ce patrimoine mémoriel.

Un arsenal de lois, de discours officiels et de matraquage publicitaire nous incitent à choisir un mode de vie « moderne », fait de renouvellement permanent de notre cadre de vie, de destructions et rénovations permanentes, de mobilité, d’adaptabilité et de nomadisme des populations. Des populations devenues ainsi déracinées et qui représenteraient la vision idéalisée de cette « modernité » attendue. Une attitude génératrice de consommation, en accroissement permanent , présentée comme la seule source de progrès et surtout de bénéfices toujours plus fructueux pour l’oligarchie ultralibérale.

La situation du projet du projet dans la ville
Le site et son insertion urbaine.
La situation urbaine, la relation au fragment de territoire dans lequel le projet sera inséré sera urbaine le plus fréquemment, mais il peut aussi, à l’inverse, être quelquefois un lieu de nature isolé.

L’environnement n’est pas urbain, mais par des espaces constitué d’espaces aménagés ou cultivés, transformés par l’homme à la main légère pendant son parcours du lieu dans le temps passé, l’histoire.

Les caractéristiques les plus importantes d'espaces de ce type seraient alors:

- leur géologie,

- leur topographie, leur géologie,

- l’analyse de leurs micros climats influencées par les vents dominants, les températures, la pluviométrie.
Les éléments pris en compte dans pour connaître les contraintes du contexte seraient :

  • l’abri par rapport aux vents

- l’ensoleillement,

- la qualité de la couverture végétale,

- l’importance et la structure du réseau hydrographique…
Nous découvriront l’aspect particulier de ce contexte dans ce que nous présenterons comme l’analyse physique.
Une analyse supposera une démarche de type cartésien avec la mise en évidence de la décomposition de la problématique en une série de questionnements articulés sur des concepts qui seront étudiés tour à tour, mis en relation entre eux dans leurs échanges complexes et riches.

Puis ils seront mis en confrontation avec le projet en devenir.

C’est ce travail de confrontation dialectique aux contradictions du contexte qui constituera la première partie de la méthodologie d’étude et de réalisation d’un projet architectural et urbains.
Ces confrontations successives imposeront au projet un dépassement de ses contradictions mises en évidence, nous effectuerons des désignations, des choix, des résolutions4, qui lui donneront peu à peu « matière » et « corps ».

Dans cette confrontation, les facteurs d'analyse seront remis en situation de complexité foisonnante, enrichissant la sécheresse relative de la démarche purement analytique. Leur mise en lumière concomitante constitue des niveaux de complexité supérieurs à la simple addition de facteurs isolés. Ils introduiront des manières de concevoir des ensembles, des structures aux formes et fonctionnements particuliers.5
La situation du terrain d’assise pour un projet architectural en gestation est variable.

Cette situation urbaine, celle que nous envisageons maintenant, avec laquelle nous allons entretenir des relations dialectiques, pourra avoir une position dans le contexte urbain symboliquement variable. En effet elle représente les différents niveaux d’intérêt, de hiérarchisation de l’intervention sociale et publique mais aussi trivialement les différents « lieux disponibles » dans une économie de marché qui ne se donne jamais les moyens d’anticiper réellement les besoins de la ville de demain .

Cette situation est tout de même, in fine, une situation symbolique. Elle aura une importance considérable quand le terrain sera « en centralité » par rapport au territoire sur lequel l’étude est menée. Cela sera valable quelle que soit l’échelle de ce territoire, qui sera aussi par ailleurs évalué par rapport à la ville toute entière.

Une hiérarchisation s’établit ; un relativisme de la valeur symbolique de la situation, par rapport à l'environnement évalué selon l’importance du territoire d’étude par rapport à la ville toute entière.

La valeur symbolique de la situation d’un terrain sera faible quand il est situé dans un espace urbain de périphérie, situation la plus habituelle car correspondant à la constitution de la ville sur la ville qui se fait essentiellement par des conquêtes périphériques de territoires nouveaux proches, en attente de prolongement des réseaux, à urbaniser.

Enfin le terrain pourra être dans une position intermédiaire plus ambiguë, en milieu rural, dans une petite agglomération, ou dans un tissu urbain à proximité d’un regroupement de bâtiments de grande « banalité », comme des logements ne représentant pas un poids symbolique fort.

Dans ces situations différentes les objectifs de l’analyse du lieu resteront les mêmes, ils feront apparaître une série de critères particuliers qui définiront les qualités et les implications des caractères spécifiques que ce contexte urbain induit.

La ville se détermine aussi à partir de centralités successivement mises en « place » au cours de son évolution historique. La définition et la mise en évidence de la hiérarchie relative de ces centralités entre elles et des réseaux qui les relient permettant de comprendre le fonctionnement d’un tissu urbain.
Les critères d’analyse sont évalués comme des contraintes auxquelles sera soumis le projet. L’objet d’architecture urbaine se conçoit dans et avec l’espace écrin. L’élaboration du projet devra transcender ces contraintes en établissant avec elles des relations complexes de réseaux. Les choix permettant de résoudre les contradictions seront le résultat de « désignation » cf Figure 1 de choix, qui ouvriront un ensemble de solutions possibles, quelquefois contradictoires entre elles.

Cette attitude conduira le projet architectural à exister peu à peu et à s'imposer dans cette adaptation fondatrice avec les éléments constitutifs du contexte tels que le site et plus généralement notre « contexte en cours de définition » qui l'accueille.

1 Données initiales issues du contexte (intégration dans la démarche de conception)

2 Confrontation

3 Mise en évidence des Contradictions

4 Résolution au moyen de choix successifs (désignation comme réponses aux critères d’analyse)

5 Création d’un nouveau contexte (projet + contexte initial)

6 Fourniture de nouvelles données (issues du nouveau contexte)
Les critères d’analyse mis en évidence, forment en retour des éléments de programmation et ou de conception du projet.

Ces contraintes sont créées dans la ville par les formes urbaines et les relations de fonctionnement qu'elles entretiennent entre elles dans le temps. Ces formes sont aussi en relation avec des espaces correspondant à des parties résiduelles de la ville. Ces espaces résiduels sont ceux qui n’ont pas été pensés, qui n'ont pas été conçus sciemment. Ils résultent souvent d’un usage mono fonctionnel immodéré comme celui de l’usage des véhicules individuels par exemple.

On fera apparaître la morphologie du lieu, les espaces constitués par le bâti ainsi que la place qui reste entre et au delà de ces objets d’architecture.

« Le plan procède du dedans au dehors ; l’extérieur est le résultat d’un intérieur »6

Cet espace résultant est celui généré par l’architecture dans la ville. Il correspond à l’espace urbanistique dont parle Bruno Zévi 71, l’espace urbain dont parle Robert Krier8 ou l’espace public terminologie contemporaine réductrice pour parler d’un des éléments constitutif de la morphologie urbaine 9.

Ce territoire de la ville attend le futur projet, il est porteur de logiques inscrites dans l'espace préexistant qui sont les traces de l'histoire, les traces laissés par les rapports sociaux au cours de l’histoire, concrétisés par l'architecture urbaine du lieu, les traces de la ville palimpseste, en permanence réutilisé.


La relation entre maître d’ouvrage et architecte
Dans la réalité professionnelle des métiers de la conception de l’espace architecturale et urbanistique, les contraintes liées au contexte, au site, apparaissent tardivement dans le processus de la conception.

L’architecte devrait connaître les données du contexte, fondatrices du projet avant de commencer la conception de l’objet architectural, cette connaissance servant à établir une relation dialectique avec le type de projet que le site peut recevoir dans des conditions favorables ou réciproquement le programme précis du projet architecturale déterminant les attendus sociaux auquel ce programme se propose de répondre pour déterminer le contexte le mieux adapté dans un espace plus vaste ; la ville, pour permettre une insertion urbaine potentiellement armée pour être réussie

Un exercice de composition architecturale que j’ai pratiqué souvent est de réfléchir et modeler l’espace architectural que le lieu attend, qui est induit par les éléments spatiaux existants sur le site.
Il serait judicieux pour prendre réellement conscience de cette adéquation entre projet et lieu d' introduire les critères de reconnaissance du contexte comme contraintes dans la programmation de l’objet d’architecture permettant ainsi de remettre la conception sur ses pieds.

La décision politique
Mais qu’en, est-il de la décision politique ? Les décideurs sont malheureusement des habitués de la décision conjoncturelle, incongrue, mal définie, au programme volontariste et flou. Ils subissent en permanence les contraintes des demandes politiques formulées ou supposées et des décisions de l'urgence et du coût devant la multitude de choix programmatiques et financiers auxquels ils sont confrontés.

La maîtrise d’ouvrage publique n’anticipant que rarement, dans l'urgence, au gré des opportunités foncières, choisit la plupart du temps, un terrain d’assise pour un projet d’architecture précis, avant la définition des fonctions sociales qui vont s’y produire et donc bien en amont de la programmation du futur objet architectural.

Elle pourrait aussi, à l'inverse déterminer un programme précis pour un futur projet connu, et nécessaire, répondant à des besoins formulés, et chercher pour ce programme, dans la ville, un terrain possible.

Souvent dans l’urgence elle prendra pour terrain d’insertion de ce programme socialement nécessaire, le terrain qui pose le moins de problèmes politiques et financiers d’appropriation.

Ces décisions ont lieu sans consultation, ni des utilisateurs, ni des habitants du lieu, ni des concepteurs du projet chargés ultérieurement de la programmation précise du projet et peut être de sa concrétisation.

Ces décisions sont fondées par des raisons économiques, politiques, ou plus généralement conjoncturelles, dépendantes des conditions de l'heure, donc finalement « politique » au sens le plus trivial du terme et non politiques au sens de la gestion efficace et intelligente de la ville.

La pression des décisions antérieures, des décisions reportées, des décisions dans l'urgence, des délais de réalisation ignorés, des recours de plus en plus fréquents et longs permettant en principe de défendre les intérêts, des particuliers aux plus grands moyens, mettent souvent la conception du projet architectural dans une urgence préjudiciable au sérieux et à la qualité de l’intervention sur la ville dont il pourrait être question.

La part, le temps dévolu à la conception dans cette accumulation de délais successifs " incontournables ", devient étrangement insignifiante.
Cette insignifiance quantifiée symboliquement par le temps ridicule qui lui est attribuée dévalue totalement l'acte d'architecture qu'il rapproche de l'action démiurgique , d'un savoir faire immanent spontané et intuitif et que l'on ne peut ni discuter ni faire évoluer ni prendre en considération, autrement que par le geste artistique qu'il propose, geste qui bien entendu est un acte fulgurant immédiatement produit.
La délégation des pouvoirs que confère l’usage dévoyé du suffrage universel et les habitudes de la pratique de la démocratie occidentale de représentation, la présence et l’efficacité quotidienne de l’administration centralisée font office de décision éclairée et de « participation » des citoyens en matière de gestion quotidienne des affaires de la ville, d’urbanisme et d’architecture.

La pratique quotidienne, autogestionnaire, des débats sur le cadre de vie sont généralement absent de notre pratique française.

Les élus, en France, quoique responsables devant leurs électeurs n’ont généralement aucune culture architecturale et urbanistique.

Ils ne prennent pas assez souvent la mesure de leur ignorance et ne se donnent pas les moyens techniques ou philosophiques qui leur permettraient de prendre des décisions mieux motivées.

Des concertations importantes et ouvertes dans le temps et dansles différentes couches de la population pourraient efficacement pallier à ces carences.
Les outils d'aide à la décision
Les pratiques décisionnelles autoritaires auraient du tomber en désuétude, des procédures officielles, administratives, législatives, ayant été produites pour permettre des choix plus fondés.

Parmi elles on peut citer les études d’impact, les Plan d’Aménagement et de Développement Durable des PLU, les SCOT…

Ces procédures fonctionnent suivant un protocole bien défini, dont la méthodologie a été codifiée. Ce sont des études permettant de suivre l’impact sur l’environnement, de l’insertion d'opérations d’architecture et d’urbanisme importantes (en superficie et volumes construits ou aménagés). Elles ont été imposées par le ministère de l’Equipement en France. Cette méthodologie présente bien des qualités, mais leur application demeure bureaucratique et superficielle

Elles dévient souvent des bonnes intentions originelles. Les études de l'aménagement et celles de son impact sur le site urbain ou naturel, ne sont pas faites par le même technicien, mais avec les mêmes objectifs.

Ces études utilisées pour décrire l’optimalisation des caractères d’un site connu pour un projet donné donnent de bons résultats pour la définition des conditions spécifiques d’un projet concret que sa réalisation doit permettre de satisfaire.

Cette démarche si elle était généralisée constituerait le moyen de mettre en évidence un ensemble de données essentielles dans la réalisation des documents d’urbanisme réglementaires définissant les objectifs du développement urbains et les droits d’usages des sols qui seraient alors reconnus en fonction de leurs qualité, c'est-à-dire de leurs adéquations variées à des programmes aux intérêts qui le sont eux aussi. Ils définissent des usages plus ou moins importants, nobles, dans les choix à opérer pour mettre en adéquation avec eux les différents types de situation des programmes envisagés (logement, établissements d’enseignement, commerce, activités, décharges d’ordures ménagères, parking,...).

Bien souvent, comme il est de coutume avec le fameux volet paysager du permis de construire, qui a été récemment ajouté dans toutes les procédures relevant d’une autorisation à construire on remplace le contenu par le contenant, le fond par la forme. Ces procédures fort louables, qui ne sont pas instruites par des personnes ayant les compétences techniques requises pour en faire une lecture critique, deviennent des coquilles vides servant uniquement à avoir des raisons de refuser une demande.

Ces lieux d’instructions des procédures d’agrément deviennent alors des lieux de sanction et de sacralisation des éléments administratifs exigés en lieu et place des contenus réels et des effets induits attendus sur l’environnement , que la procédure permet et sur lesquels aucun jugement pertinent ne peut être porté .
Le territoire communal n'est pas constitué d’un ensemble de terrains aux qualités homogènes
.

Cette méthode de reconnaissance de l’espace urbain comme espace non isotrope et hiérarchisé permettrait d’objectiver les potentialités des différents terrains constituant l’espace d’une entité politique telle que la commune par exemple. Cette hiérarchisation se ferait sans préjuger des besoins d’espaces fonctionnels, architecturaux ou urbains, typologiques dont la collectivité aurait à utiliser dans un avenir proche. Un usage prospectif qui devrait permettre de constituer des schémas prospectifs de projets de ville.

Les différents terrains d’ un territoire donné n’ont pas les mêmes qualités et en conséquence n'ont pas les mêmes capacités d’accueil des programmes rencontrés aux qualités d’usage différents.

On pourrait mettre en relation le recensement des qualités particulières des terrains d’un territoire politique donné avec les besoins prospectifs d’espaces spécifiques nécessaires. Ce rapprochement permettrait de les réserver pour des usages en fonction de leurs qualités et d’en satisfaire l’implantation à moyen terme sur des lieux qui leur soient adaptés

Les qualités des terrains, définies par leur qualités physiques, climatologiques, fonctionnelles, relationnels, symboliques, plastiques, établissent en fonction de certains critères la mise en évidence d’une hiérarchisation sociale de ces terrains.

Une telle attitude suppose une maîtrise règlementaire et financière des terrains nécessaires pour le plus grand nombre et non pas une gestion spéculative liée à la soit disant loi de l’offre et de la demande10 qui ne garantit que partiellement les droits des propriétaires, tout en autorisant toutes les manœuvres spéculative licites et illicites.
Les programmes définissant plusieurs espaces architecturaux ou urbains donnent la description et la mesure des différences fondamentales qu’il y a entre eux. On conçoit aisément que les critères de choix du terrain d’assise d’un projet d’architecture seront différents si l’on envisage de construire un hôpital, une école ou des logements ayant des exigences de confort importants ou un espace de production industrielle, des entrepôts, un centre commercial, ou une décharge d'ordures ménagères qui ne sont pas au même niveau d’exigence de confort et de qualité de l’environnement que les programmes précédents..

Le rôle social de l'architecte
Un architecte, dans sa pratique professionnelle quotidienne qui va de la programmation, à la conception et au suivi de la concrétisation de l’objet d’architecture, prend toute la mesure de cette nécessaire adéquation entre terrain support et programme architectural.
Devant le choix préalable au choix de l’architecte d’un terrain par la maîtrise d’ouvrage, l’architecte a deux alternatives contrastées que l’on peut décrire comme suit.

- La première alternative lui est dictée par son rôle social. Elle consiste à rappeler aux décideurs les conditions optimales de l’adaptation du programme d’architecture imposé à un terrain support de ce programme adapté au programme concerné et à la capacité de ce terrain à satisfaire des besoins exprimés.

Il fera, pour l’implantation d'un programme donné, des propositions de terrains, dans l’espace politique envisagé, qui correspondent le mieux après analyse et diagnostic aux exigences dialectiques entre les qualités du programme, les potentialités objectives du lieu, les besoins particuliers à satisfaire sur le territoire concerné.

Cette attitude théorique demeure pourtant irréaliste dans le contexte actuel.
Poser les alternatives du choix et les problématiques qui y sont rattachées exaspère les décideurs qui ont l'impression de voir rogner par les technocrates leurs prérogatives décisionnelles d'élus du suffrage universel.
- L’architecte aura donc à cœur dans une deuxième alternative, pour un terrain et un programme donné, de trouver une composition qui a trait à l’architecture de la ville telle que la définit Aldo Rossi11 .

Cette solution spatiale sera une savante alchimie entre les contradictions du programme et celles du terrain qu’il essaiera de dépasser par la réalisation de son projet sur le lieu.

Une conception architecturale verra le jour. Elle sera correctement portée, mise en scène par le site qui a son tour sera hiérarchisé, mis en valeur, par sa présence à toutes les échelles considérées, celle du paysage urbain, celle du quartier ou celle de la ville toute entière. Le nouvel amalgame ainsi réalisé revalorisera le lieu tout en permettent l’expression la plus poussée des fonctionnalités, seulement limitées par les qualités réelles du lieu
Ce travail de compromis et de dépassement des contradictions en jeu se fera par la mise en adéquation du terrain support et du projet spatial qui le transformera.

Un terrain en pente vers le Nord et exposé au vent dominant froid ne sera cependant jamais le terrain idéal pour certaines activités nobles.

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