«conquêtes de l'empereur de la chine»







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Paul PELLIOT

LES

« CONQUÊTES

DE L'EMPEREUR

DE LA CHINE »


à partir de :

LES

« CONQUÊTES DE L'EMPEREUR DE LA CHINE »

par Paul PELLIOT (1878-1945)

Revue T'oung pao, vol. XX, 1921, pages 183-274.

Article disponible sur le site archive.org, avec la mention not in copyright. Le même article, et les copies des seize planches gravées, sont accessibles sur le site battle-of-qurman.com.cn.


Édition en mode texte par

Pierre Palpant

www.chineancienne.fr

février 2014

[Points de repère]

Décret publié par ordre du Grand Empereur... le 13 juillet 1765

Lettre du frère Castiglione du 13 juillet 1765

Auteurs des dessins : Joseph CastiglioneDenis AttiretIgnace Sichelbart — Jean Damascène

Conditions d'envoi en France

Arrivée des douze derniers dessins

Acomptes et paiements

Ordre des 16 feuillets de texte

Ordre véritable et sujets des seize estampes des « Conquêtes »

Appendice

Remarques additionnelles.

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p.183 Les orientalistes et les artistes connaissent la suite de seize estampes gravée à Paris de 1767 à 1774 sous la direction de Cochin et représentant les « Conquêtes de l'Empereur de la Chine ». M. Jean Monval en 1905 1 et M. Henri Cordier en 1913 2 leur ont consacré des études. M. Haenisch a raconté récemment la campagne chinoise de 1755 dans l'Ili et a commenté à ce propos deux planches qui sont censées en rappeler des épisodes 3. Enfin un article de M. Ishida Mikinosuke vient de reprendre l'explication des seize estampes à la lumière des textes chinois qui leur ont été adjoints 4. Malgré tous ces travaux, dont aucun n'est négligeable, il m'a paru qu'il restait encore beaucoup à tirer des matériaux que j'avais réunis en partie dès 1913 et dont M. Cordier annonçait dès ce moment la prochaine publication.

p.184 Il est bien connu que les dessins d'après lesquels furent gravées les planches avaient été exécutés à Pékin par ordre de l'empereur K'ien-long lui-même, et que quatre des dessins furent expédiés en Europe dès 1765, avant les douze autres. MM. Monval et Cordier ont dit que l'envoi des planches « en France » avait été prescrit par un édit impérial du 13 juillet 1765, mais le texte même de cet édit n'a pas été publié. Il existe cependant, sinon dans le texte chinois original et que je n'ai pu retrouver, du moins dans une version française conservée aux Archives Nationales 5, et son contenu est trop intéressant à plus d'un titre pour que je ne reproduise pas ici le document en entier. Le voici :

Décret publié par ordre du Grand Empereur de La Chine Kieslung 6 Le 26e de la 5e lune l'an trentième de son Empire c'est-à-dire le 13 juillet 1765.

Je veux que les Seize Estampes des Victoires que j'ay remportées dans la conquête du Royaume de Chumgar et des Païs mahométans voisins que j'ay fait peindre par Lamxinim (françois joseph Castiglione Italien de la Société de Jésus) et par les autres Peintres Européens qui sont à mon service dans la Ville de Pekin-Soient envoyées en europe ou l’on choisira Les meilleurs artistes en Cuivre afin qu'ils puissent rendre parfaitement et dans toutes leurs parties chacune de ces Estampes, sur des Laines de Cuivre. je donne ordre que le Prix de cet ouvrage soit payé sans aucun retardement, je veux que l’on profite des premiers vaisseaux qui partiront pour L'Europe pour y envoyer seulement quatre de ces estampes sçavoir 1e celle appelée Nyaizuxi chayen 1 peinte par Lamxinim ou frere joseph Castiglione Italien S.J. 2e Celle apellée Alchor peinte par Vanchichim ou frere Denis attiret françois de la Compagnie de Jésus. 3e Celle appellée Yslîgin min Theu hiam 2 par Nyaikimum 3 ou Pere Ignatien Sichelbarte allemand de la Compagnie de J. 4e Enfin celle appellée Curman p.185 peinte par Nyantey 4 ou le Pere jean Damascene Italien augustin déchaussé de la Congrégation de la Propagande.

Je désire que cet ouvrage soit exécuté avec la plus grande célérité possible, et qu'après avoir tiré cent exemplaires de ces estampes sur la planche de cuivre, ces cent exemplaires et les Planches me soient renvoyés.

Quant aux douze autres Estampes, j'ordonne qu'on les envoye en Europe pas trois voyes différentes dont quatre par chaque voie. Ce Décret sera exactement observé./.

Cette traduction du décret impérial est suivie, dans la pièce 1 de la liasse O11924 (2), du document suivant :

Lettre du frere Joseph Castiglione ecrite de Pékin Le treize Juillet 1765 au très illustre Président de l'académie de Peinture. Salut

Quoique Le Decret de L'Empereur qui accompagne ma lettre suivant son ordre soit suffisant pour que l'artiste qui sera chargé de graver Les Estampes se conforme exactement aux originaux, j'ay crû pour ne rien laisser à désirer à L'Empereur, et pour la Célébrité des artistes Européens, devoir vous recommander deux choses.

La première, soit que ces Estampes soient gravées au Burin ou à l'eau forte, d'avoir soin qu'elles soient exprimées sur le Cuivre avec la délicatesse la plus grande et la plus Gracieuse, que l'artiste y mette la Correction et la netteté la plus exacte telle que demande un ouvrage qui doit être de nouveau présenté à un si grand Empereur.

2° Si après La quantité d'Exemplaires portés dans le mandement de L'Empereur, les Planches se trouvoient affoiblées ou usées, il faudroit nécessairement Les retoucher et les réparer pour être envoyées en Chine, à fin que les nouveaux exemplaires qui en seront tirés dans le Pays puissent avoir les mêmes beautés que les premieres./.

Ainsi le texte même du décret impérial de 1765 nommait les auteurs et indiquait les sujets de chacun des quatre premiers dessins ; c'est là un point important pour la discussion que nous aurons à instituer par la suite. Quant aux quatre artistes Castiglione, Attiret, Sichelbart et Jean Damascène, on sait qu'ils sont aussi les auteurs des douze dessins envoyés ultérieurement, ou du moins de tous ceux de ces douze dessins dont les auteurs sont connus. Sur ces quatre artistes qui travaillaient alors au Palais pour K’ien-long, il est p.186 possible de rectifier et de compléter les renseignements qui ont été donnés jusqu'à présent 1.

1° Joseph Castiglione. Le frère jésuite Joseph Castiglione, de son nom chinois Lang Che-ning 2, est à bon droit le plus connu des quatre ; c'est lui qui avait le plus de talent. Né à Milan en 1688, il arriva à Pékin en 1715 et y travailla jusqu'à sa mort survenue le 16 juillet 1766 3. Quoique Italien, il appartenait à la mission des jésuites portugais de Pékin. Sous son nom chinois de Lang Che-ning, il a gardé en Chine jusqu'à nos jours une réelle notoriété. Les Européens de Pékin connaissent son portrait d'une concubine de K'ien-long, la musulmane Hiang-kouei-fei, représentée casquée et revêtue d'une armure européenne de fantaisie. Je possède la photographie de deux enfants jouant, peints par Castiglione ; ce tableau faisait partie de la collection du vice-roi Touan-fang 4. Mon ami B. Laufer m'a envoyé p.187 de son côté la photographie d'un vase de fleurs peint par Castiglione. J'ai signalé naguère que la 4e livraison du Tchong kouo ming houa tsi reproduisait un tigre peint par Castiglione 1. Depuis lors, la même revue a consacré son 63e fascicule hors série à une autre œuvre de Castiglione, un rouleau peint en 1744 et qui représente l'empereur K'ien-long à cheval examinant, au printemps, des chevaux en liberté 2. Enfin le général Frey a fait récemment don au Musée Guimet d'un rouleau peint par Castiglione et qui représente des Qazaq-Kirghiz offrant des chevaux à K'ien-long. Castiglione est jusqu'ici à peu près le seul des peintres européens ayant travaillé en Chine au XVIIIe siècle et dont des œuvres exécutées en Chine nous soient connues directement ; elles mériteront une étude spéciale 3.

p.188 Dans son Kouo tch'ao yuan houa lou ou Histoire des peintures du Bureau [de la peinture] sous la dynastie régnante, p.189 rédigée en 1816 1, l'érudit Hou King consacre plusieurs feuillets (ch. 1, ff. 14 — 18) à décrire les 56 peintures de Lang Che-ning (Castiglione) enregistrées dans les trois séries du Che kiu pao ki, c'est-à-dire du catalogue des peintures profanes des collections impériales 2. Hou King considère surtout Castiglione comme un excellent peintre d'animaux et de fleurs, mais il reproduit également divers morceaux où K'ien-long parle de Castiglione et, dans l'un d'eux, l'empereur déclare que, « pour la peinture de portraits, nul n'est au-dessus de Lang Che-ning » (). L'une des peintures décrites par Hou King, intitulée « Tableau de l'offrande de chevaux par les Qazaq », en un rouleau, exécutée en 1757, doit être celle-là même que possède le Musée Guimet.

2° Denis Attiret. Le frère jésuite Denis Attiret était né à Dôle en 1702 ; il arriva en Chine en 1738, fit partie de la mission jésuite française de Pékin, et mourut à Pékin le 8 décembre 1768 3. p.190 Sur la vie d'Attiret et son activité artistique au Palais impérial, le meilleur document est une longue lettre du père Amiot écrite à Pékin le 1er mars 1769 et adressée à un parent du frère Denis, « M. Attiret, sculpteur à Paris » ; le destinataire remit cette lettre en 1775 à la Bibliothèque du Roi 4.

M. Cordier, conformément aux indications des Notices biographiques du père Pfister et des deux éditions du Catalogus Patrum, a dit que le nom chinois d'Attiret était Pa Tö-ni ; c'est là un nom que je n'ai rencontré nulle part. On a vu que le traducteur de l'édit de 1765 disait que le nom de « Vanchichim » mentionné dans cet édit était celui d'Attiret. Un document parallèle de 1765, et dont nous avons le texte chinois (il en sera question tout à l'heure), nous donne la forme chinoise réelle du nom dans l'édit impérial : c'est Wang Tche-tch'eng. Et en effet, alors que Hou King ne nomme aucun peintre appelé Pa Tö-ni, il signale (ch. 2, 1° 15 r°) p.191 un album de dix coursiers peints par Wang Tche-tch'eng et qui est décrit dans la seconde série du Che k'iu pao ki. Enfin, s'il restait un doute sur le nom chinois d'Attiret, son inscription funéraire le lèverait. Attiret fut enterré au cimetière « français » des environs de Pékin, bouleversé par les Boxeurs en 1900. Son inscription funéraire n'existe plus, mais elle a été relevée en 1869 par Mgr Zéphyrin Guillemin, qui s'exprime ainsi 1 :

« À quelque distance du tombeau du père Parrenin se trouve celui du Frère Attiret, avec l'inscription latine suivante :

DIONYSIUS IN MISSIONE

ATTIRET, ANN. XXX

GALLUS, OBIIT PEKINI

SOC. JESU. DIE VIII DECEMB.

VIXIT IN SOC. ANNO MDCCLVIII

ANNIS XXXIII AETATIS LXVI

... Sur le revers de la pierre se lit une autre inscription chinoise, ainsi concue :

D. O. M.

Monumentum D. Wouong tsi-ching erectum.

D. Wouong Tei-ching, Jesuita, Gallus, perfectionis amore, Patres Jesuitas, ad praedicandam fidem secutus est. Qui, cum annis 30 in aula Imperiali laborasset, 66 annos natus vita decessit.

Ipsius morte Imperatori annunciata, eodem die Imperator ex aerario publico pro eius sepultura misit 200 taëlia argenti, quae quidem accepta sunt. »

p.192 Il va sans dire que « Wouong Tsi-ching » est Wang Tche-tch'eng, et il est donc bien certain que c'est là le nom sous lequel Attiret fut connu en Chine. Si le nom de Pa Tö-ni se trouve quelque part, il faudrait que ce fût là un premier nom qu'Attiret aurait reçu lors de son arrivée dans la mission de Chine, mais qu'il abandonna par la suite. Mais je ne vois jusqu'ici rien qui vienne à l'appui d'une telle solution.

3° Ignace Sichelbart. Le père jésuite Ignace Sichelbart ou Sickelpart était un Tchèque, né en 1708, arrivé en Chine en 1745, mort à Pékin en 1780 1. Son nom chinois était bien, comme l'indique l'édit de 1765, Ngai K'i-mong. D'après Hou King (ch. 2, 1° 24), Sichelbart (tout comme Castiglione) excellait surtout dans la peinture des animaux et des plantes. Huit de ses œuvres étaient décrites dans la deuxième série du Che k'iu pao ki et une dans la troisième. L'une de ces œuvres représente un cheval « circassien » offert par le prince tourghout Cäbäk-Doiji lors du retour de sa tribu en Chine en 1771. Les autres sont également des peintures d'animaux.

4° Jean Damascène. M. Cordier l'appelle le « frère » Jean Damascène et dit qu'il ne faut pas le confondre avec Jean Damascène, sacré le 20 septembre 1778, sans bulles, comme évéque de Pékin et mort en novembre 1781 2. Je crois au contraire qu'il s'agit d'un seul et même personnage.

En premier lieu, il n'y a aucune raison de supposer que le peintre Jean Damascène était seulement « frère » et non « père ». Les signatures des estampes mettent devant le nom de Jean Damascène tantôt F., tantôt P. F., tantôt P. J., tantôt même S. ; il n'y a rien p.193 à en conclure de décisif. On se rappellera toutefois que le titre de « frère » s'employait pour des religieux qui étaient en réalité prêtres, et non « frères » au sens où nous l'entendons, et c'est ce que suggère ici le père F. 3 Quand il s'agit des simples frères comme Attiret ou Castiglione, les légendes des estampes ne mettent d'ailleurs aucune initiale devant leurs noms. Enfin et surtout, le traducteur de l'édit de 1765, qui vivait à Pékin même, distingue soigneusement les « frères » Castiglione et Attiret des « pères » Sichelbart et Jean Damascène. Le père de Rochemonteix parle sans hésitation de notre peintre comme du « P. Damascène » 4.

Le Père Jean Damascène qui fut sacré évêque de Pékin en 1778 était un augustin déchaussé, prêtre romain, de son nom de famille Salusti ou Sallusti, et dont le nom de religion complet était Jean Damascène de la Conception ; missionnaire de la Propagande et établi à Pékin depuis de longues années, il savait mal le chinois 1. Or les missionnaires de la Propagande, installés à Pékin au Si-t'ang, étaient fort peu nombreux. Longtemps, il n'y eut qu'un missionnaire de la Propagande à Pékin, le père Sigismond, augustin réformé ; mais il reçut enfin du renfort.

« On lui envoya du fond de l'Italie, écrit le père Amiot en 1774, d'abord un peintre et un horloger, et ensuite un médecin, ou se disant tel. Le premier était augustin déchaussé, le second petit carme et le troisième franciscain. Celui-ci n'ayant pas réussi dans la première cure dont on le chargea, fut mis à quartier presque en arrivant. Les deux autres, après avoir servi environ dix ans, ont été renvoyés du palais parce qu'ils n'avaient p.194 ni les manières, ni le ton propre du lieu. Outre ces trois religieux, il y en a un quatrième, petit carme encore, mais allemand de nation, et qui est proprement le seul des propagandistes qui ait acquis assez de connaissance et d'habitude de la langue chinoise, pour pouvoir faire avec quelques fruits les fonctions de missionnaire 2.

Le carme allemand est le père Joseph de Sainte-Thérèse, délégué par l'évêque de Nankin pour l'administration du diocèse de Pékin. L'horloger est le père Archange. On ignore le nom du médecin. Quant au peintre, c'est naturellement le peintre Jean Damascène. On voit par la lettre d’Amiot qu'après avoir travaillé au Palais pendant dix ans, il était à nouveau au Si-tang, libre de tout emploi, en 1774 ; et d'autre part il ne savait autant dire pas le chinois malgré son long séjour à Pékin. Tout cela rendrait déjà bien vraisemblable l'identification du Jean Damascène peintre et de Jean Damascène Sallusti. Mais si on reprend les titres que porte le peintre Jean Damascène dans les légendes des estampes, on voit que le nom complet du peintre est Jean Damascène de la Conception, qu'il était augustin déchaussé, Romain, missionnaire de la Propagande. Il me paraît clair dès lors qu'il n'y a plus à hésiter : c'est bien l'ancien peintre de K'ien-long qui est devenu Mgr Sallusti, évêque de Pékin, en 1778. Mgr Sallusti, qui ne fut pas heureux comme prélat, ne l'avait pas été non plus comme peintre. Quelles qu'aient été les raisons précises qui lui firent quitter le Palais après dix ans d'emploi, il n'avait pas assez de talent pour qu'on l'y pût regretter. Cochin parle du dessin d'une des premières planches « qui, étant du Père Damascène, était des moins bons » 3. L'édit de 1765 et le document chinois parallèle auquel j'ai déjà fait allusion nous font connaître pour la première fois le nom chinois du père Jean Damascène,
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