«conquêtes de l'empereur de la chine»







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Bibl. Sinica2, col. 641, citant Brunet, Manuel, col. 1178). Je n'indique que sous réserves la « notice historique » ou le « mémoire » comme source de cette brochure, parce qu'entre temps Amiot avait envoyé de Pékin à Bertin, en 1772, sa traduction annotée du monument de la conquête des Eleuths rédigé par K'ien-long, et cette traduction était accessible à tous dans le tome I des Mémoires concernant les Chinois, paru en 1776 (p. 325-400) ; l'auteur de la brochure de 1791 a pu s'en inspirer. Une copie de cette brochure (ou de la « notice historique » des pères Ko et Yang ? ou encore du « mémoire » de la Compagnie des Indes ?) constituait sans doute le « volume in-4° d'explications manuscrites » qui était joint à l'exemplaire des 16 estampes appartenant à Hüe de Miromesnil et fut vendu avec cet exemplaire en 1797 (cf. Cordier, Bibl.Sin.2, col. 641). J'ai vainement cherché un exemplaire de la brochure de 1791 dans les divers départements de la Bibliothèque Nationale.

2 Les légendes mises par Helman au bas de chaque estampe diffèrent seulement par des détails orthographiques de celles de sa « table générale » reproduite par M. Cordier (Les Conquêtes, p. 13-16). Par contre les signatures données par M. Cordier sont celles de la table préliminaire de Helman, qui prétend copier les signatures des planches originales ; il ne le fait pas sans un certain nombre d'erreurs graves. Quant aux signatures des estampes mêmes de Helman, le « C. N. Cochin filius, Direxit » a naturellement disparu, et les noms des graveurs Masquelier, Aliamet, etc., ont été comme de juste remplacés par celui de Helman.

3 Toutefois, en donnant le tableau définitif des estampes reclassées par sujets, je reproduirai les signatures véritables, qu'il y a lieu de substituer à la liste inexacte de Helman.

5 Malgré les légendes de Helman et la correspondance des missionnaires, Abel Rémusat a commis l'erreur bizarre, dans l'article « Khang-hi" de la Biographie Universelle, de dire que les 16 estampes ont été gravées en France sous K'ang-hi et « représentent les batailles de Khang-Hi contre Galdan ».

1 Ces noms sont écrits « Hountéhé » et « Chouoté » dans les Mémoires concernant les Chinois, I, 374-375. Il est clair qu'Amiot a lu fautivement houen d'après l'analogie de houen, etc. L'origine de la finale est moins manifeste. Si « Hountéhé » est une erreur de lecture des éditeurs pour « Hountché » qu'aurait écrit Amiot, on peut admettre qu'Amiot a confondu t'ö et tch'e. Mais alors, pour « Chonoté », il faudrait supposer qu'il a pris houo en valeur sémantique, sans voir que ce mot faisait partie du nom des Khochot. Si Amiot a écrit au contraire « Hountéhé », on devra conclure que « Hounté » = Houei-t'ö, les Khoït, et qu'Amiot a réuni à leur nom la première syllabe houo, transcrite ici « hé », du nom Houo-cho-t'ö des Khochot. Enfin l'n de « Chonoté » serait fautive pour u. Tout cela est assez bizarre. Le fait certain est qu'Amiot a mal lu les noms donnés dans le « Monument » de K'ien-long, et il est invraisemblable que les mêmes erreurs aient été commises identiquement par d'autres ; la source de Helman est donc Amiot, directement ou indirectement.

2 La « notice historique » des pères Ko et Yang est exclue en ce qui concerne cette citation du « poème » ou « monument » de la conquête des Eleuths. En effet Bertin était déjà en possession de cette notice en janvier 1769. Or nous savons par Amiot lui-même (Mém. conc. les Chinois, I, 326) que ce n'est qu'en 1771 qu'il se procura le texte du « poème » impérial. En dernière analyse, c'est donc bien le « Mémoire » de la Compagnie des Indes, et non la « notice historique » des pères Ko et Yang, qui a servi à Helman, soit que Helman ait connu ce mémoire directement, soit qu'il ait copié dans les appartements du roi des légendes établies d'après ce mémoire.

1 Il y a aussi une planche gravée par Le Bas d'après un dessin dont l'auteur n'est pas indiqué ; mais cette planche (n° IX de Helman) fut gravée en 1770 ; elle ne peut donc, pour les mêmes raisons que celle de 1771, entrer ici en ligne de compte, même si on supposait que l'auteur anonyme de ce dessin était Castiglione. De plus, les noms des auteurs des dessins ont été indiqués par les graveurs chaque fois qu'ils étaient connus ; or on connaissait les noms des auteurs des quatre premiers dessins envoyés.

2 L'estampe n° IV de Helman, gravée par Saint-Aubin en 1773, est à écarter pour les mêmes raisons qui ont été données à la note précédente à propos de la planche IX de Helman.

3 Prévost n'a gravé qu'une autre des 16 planches ; mais c'est le n° X de Helman, d'auteur inconnu, et dont la gravure ne date que de 1774.

4 Cf. Cordier, Les Conquêtes, p. 9.

5 La table préliminaire de Helman, et M. Cordier qui la reproduit (Les Conquêtes, p. 15), datent le dessin de cette estampe XIV de 1764 ; mais c'est là une erreur de Helman ; la planche originale de Le Bas a 1766. Ce n'est pas la seule erreur de ce genre chez Helman ; il date le dessin de la planche XV de 1763, au lieu que l'estampe originale d'Aliamet a 1765.

1 On sait que la bibliothèque du Dr Morrison a été achetée par le baron Iwasaki, le fils, je crois bien, de celui qui avait acheté antérieurement la riche bibliothèque chinoise de Lou Sin-yuan. Bien que la bibliothèque réunie par le Dr Morrison lui-même ne contienne que des ouvrages en langues européennes, ses acquéreurs lui ont adjoint un fonds en langues d'Extrême-Orient, et plusieurs manuscrits chinois et japonais importants ont déjà été reproduits en fac-similé, avec des notes critiques, aux frais du baron Iwasaki.

1 Dans ce bel exemplaire, les gravure et les feuillets de texte ont chacun un numéro à l'encre, allant de 1 à 16. Il manque la gravure n°15, correspondant à l'estampe VI de Helman, et le feuillet de texte n°16, à l'absence duquel la publication des 16 feuillets de texte par M. Ishida permet de suppléer. Les gravures sont à moins grande marge que dans l'exemplaire conservé au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale (Oe 9), mais le papier en est européen, et il ne me paraît pas douteux que ce soit là un des 200 exemplaires tirés en France et expédiés en Chine ; peut-être les marges ont-elles été rognées pour être ramenées aux dimensions des feuillets de texte, dont le papier est chinois.

2 Cet exemplaire est complet, mais fort usagé. Les feuillets de gravures et de textes sont tous pliés par le milieu, et reliés ainsi en un album qui porte sur la couverture le titre de Yu t'i si che tchan kong t'ou, « Tableaux des mérites [acquis] dans les combats par l'armée [opérant dans] l'Ouest, avec notices impériales ». Le tirage est assez médiocre, et le papier est chinois ; il s'agit donc d'un des exemplaires tirés en Chine. La mention de Cochin a été grattée partout au bas des planches, mais les autres signatures subsistent.

3 Le Tseu-kouang-ko est un bâtiment bien connu, situé dans la partie occidentale des jardins du palais impérial de Pékin ; c'est là que se donnaient les audiences des princes tributaires et c'est là aussi que les ministres européens eurent leurs premières audiences (cf. Cordier, Hist. des relat. de la Chine avec les puissances occidentales, I, 474 ; II, 117-118). Après la fin de la campagne de 1759, K'ien-long ordonna d'y peindre les portraits de deux séries de cinquante généraux qui s'y étaient distingués ; on trouvera les noms des cinquante premiers personnages dans le Kouo tch'ao yuan houa lou de Hou King, ch. 1, ff. 20-21 ; l'empereur K'ien-long écrivit les « éloges » de chacun des cinquante premiers et fit composer par de grands mandarins les éloges des cinquante personnages de moindre mérite ; tous ces textes occupent le 4e chap. préliminaire du Si yu t'ou tche. Une note jointe à la liste du Kouo tchao yuan houa lou montre que K'ien-long fit par la suite l'éloge des portraits de cinquante personnages qui s'étaient distingués au Kin-tchouan, de vingt personnages qui s'étaient distingués à Formose, et de quinze personnages qui s'étaient distingués contre les Gorkha (Népal). On a vu que, parallèlement aux séries des portraits du Tseu-kouang-ko, il y eut aussi des séries d'estampes pour toutes ces campagnes. Les lettres du frère Attiret et celle d'Amiot en date du 1er mars 1769 adressée au cousin d'Attiret montrent que le frère Attiret, à qui K'ien-long fit peindre quelque 200 portraits de ses officiers employés dans la guerre de Dzoungarie, dut avoir, directement ou indirectement, une large part dans l'exécution des 100 premiers portraits du Tseu-kouang-ko. Cette indication est déjà donnée, en termes plus vagues, par M. Madrolle, Chine du Nord, p. 21, mais la date de la campagne y est à lire « 1755-1759 » au lieu de « 1761 » et la date de 1776 indiquée pour l'exécution des portraits est trop basse d'au moins 10 ans.

1 La suite de la préface est un développement littéraire sans intérêt historique. Les six poèmes additionnels de 1766 dont il est question ici sont reproduits à la fin du 3e chapitre préliminaire du Si yu t'ou tche ; ils y sont précédés de préfaces explicatives qui se trouvent aussi sans doute dans les éditions sur pierre et sur bois des œuvres de K'ien-long, mais que les feuillets de texte joints à nos planches ne donnent pas.

2 On retrouverait tous ces morceaux épars dans les diverses collections littéraires de K'ien-long.

3 Sur Fou-heng, mort en 1770, cf. Giles, Biogr. Dict., n° 584. C'est lui le premier des cinquante « sujets méritants » dont les portraits furent peints au Tseu-kouang-ko à la suite de la guerre de Dzoungarie. Il est le père de Fou-k'ang-ngan, le vainqueur du Népal.

4 Telle est bien la leçon du texte ; le Yi-ki-chan de M. Ishida est une inadvertance ou une faute d'impression. Yin-ki-chan vécut de 1696 à 1771 ; il remplit les plus hautes charges à la métropole et en province (cf. le ch. 21 du Kouo tch'ao ki hien lei tcheng et Giles, Biogr. Dict., n° 2487).

5 Sur Lieou Tong-hiun (1699-1773), cf. Giles, Biogr. Dict., n° 1362. Lieou T'ong-hiun est qualifié ici de Grand Secrétaire, poste qu'il occupa de 1761 jusqu'à sa mort. Lieou T'ong-hiun est le père du célèbre calligraphe Lieou Yong (1719-1804 ; le Biogr. Dict. de Giles, n° 1381, dit 1720-1805, ce que je crois inexact).

6 A-li-kouen est mort en 1770 ; il est ici qualifié de Grand Secrétaire adjoint, poste auquel il fut nommé en 1764, et il quitta la capitale en 1768 (cf. Giles, Biogr. Dict., n° 1585, où il est dit à tort fils de Ngo-yi-tou ; c'est naturellement impossible puisque Ngo-yi-tou vécut de 1562 à 1621 [et non de 1573 à 1662 comme le dit Giles, Biogr. Dict., n° 1589] ; le père d'A-li-kouen s'appelait Yin-tö ; cf. Kouo tch'ao ki hien lei tcheng, ch. 27).

1 Chou-ho-tö vécut de 1710 à 1777. Il est ici qualifié de président de ministère, titre qu'il eut en effet en 1761, et qu'il abandonna en 1768 pour aller au Yunnan (cf. Giles, Biogr. Dict., n° 1737). C'est le « Chou Ta-jen » ou « Excellence Chou », dont il est souvent question dans les écrits des anciens missionnaires (cf. par exemple T'oung Pao, 1917, p. 311, 316, et Mém. conc. les Chinois, I, 397).

2 Sur Yu Min-tchong, mort en 1779 (ou plus exactement tout au début de 1780), cf. ma note dans les Mémoires concernant l'Asie Orientale, t. I [1913], p. 75. C'est là certainement le « Yu Ming-tchong » dont Amiot avait envoyé à Bertin le portrait peint par Panzi ; Bertin en accusait réception le 16 novembre 1781 (cf. Cordier, La Chine en France au XVIIIe siècle, p. 83 ; dans Cordier, Giuseppe Panzi, p. 9, le nom est imprimé par erreur « Yu Nimg-Tchoung »). Une notice sur Yu Min-tchong, écrite par Amiot le 26 septembre 1780, se trouve dans le tome IX des Mém. conc. les Chinois, p. 45-60 ; il résulte d'un passage de cette notice (p. 61) que, si Yu Min-tchong avait vécu jusqu'en 1795 (l'équivalence de 1796 donnée en note est fausse), il aurait eu alors 82 ans à la chinoise, c'est-à-dire 81 ans pour nous ; il a donc dû naître en 1714.

3 L'exemplaire de la Banque Industrielle renverse l'ordre des feuillets de texte XIV et XV. La seule anomalie apparente de la classification ainsi admise par toutes nos sources est que la notice finale de l'album, rédigée par Fou-heng et autres, dit que la série des 16 estampes s'achève par la présentation des prisonniers, au lieu que dans tous nos exemplaires la dernière planche est le banquet du Tseu-kouang-ko ; la présentation des prisonniers est la 14e planche dans trois exemplaires, la 16e dans celui de la Banque Industrielle. Il faut admettre que la 16e planche, et sans doute la 15e, qui sont des félicitations à l'armée, ont été considérées comme en quelque sorte hors série. L'importance de cette petite divergence est d'ailleurs faible, puisque l'essentiel pour nous est de pouvoir déterminer le sujet de chaque planche ; ceci acquis, l'interversion d'un ou deux numéros d'ordre ne tirerait pas en elle-même à conséquence.

4 Il s'agit de la première soumission de l'Ili en 1755, quand Amur-Sana était au service de K'ien-long. Les généraux représentèrent à K'ien-long que la population les avait accueillis à bras ouverts. Cette soumission fut bientôt suivie de la révolte d'Amur-Sana. Les formes turques et mongoles rétablies ici pour les noms que le texte fournit en transcription chinoise sont presque toutes sûres ; je dirai d'ailleurs en note les raisons qui m'ont déterminé dans les cas où les noms sont incertains. Beaucoup des formes indiquées par M. Ishida sont à rectifier d'après le tableau que je donne. Dans son article de 1918 sur la campagne de l'Ili en 1755, M. E. Hänisch a rétabli les noms d'après les transcriptions mandchoues qui offrent souvent plus de garanties que les transcriptions chinoises ; leur valeur toutefois n'est pas absolue, car il ne manque pas de cas, par exemple dans les recueils des biographies des princes tributaires, où ces transcriptions mandchoues ont été faites elles-mêmes non pas sur les formes turques ou mongoles originales, mais sur les transcriptions chinoises de ces formes. Dans le cas présent, des formes mandchoues Kasigar (Hänisch, p. 71) pour Kachgar et même Bariköl (p. 68) pour Barköl [= très probablement *Bars-köl] ne doivent avoir aucune autorité. J'ajouterai que le « Yerechim » de Helman, qui a embarrassé M. Hänisch, est Yarkend (p. 59) ; le Tseng Kouo-fan de la p. 64 est un lapsus pour Tseng Ki-tsö ; la rédaction de la p. 65, qui paraît faire écrire par Tchou Hi une histoire où il est question des Ming, n'est pas très heureuse.

1 Sur le Gädän-ōla, ou Mont Gädän, à environ 100 li au sud-ouest de Kouldja, cf. Popov,
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