«conquêtes de l'empereur de la chine»







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, p. 140, 445, et surtout le texte original beaucoup plus détaillé au ch. 13 du Mong kou yeou mou ki ; aussi Hänisch, loc. laud., p. 78, 84 (mais je ne sais où M. Hänisch a pris la distance de 500 li au sud-ouest de Kouldja) ; Si yu t'ou tche, ch. 22, ff. 8-9. Il s'agit du raid où le Kalmouk A-yu-si (Ayusi), passé au service chinois, força en 1755 avec quelques hommes le camp de Davaci, établi sur le Mont Gädän. Le poème de K'ien-long est reproduit dans le Si yu t'ou tche, ch. 22, ff. 8-9, sous le titre de « Chant d'Ayusi, composé par l'Empereur ». Castiglione a peint un rouleau qui illustre l'exploit d'Ayusi (cf. Kouo tch'ao yuan houa lou, ch. 1, fol. 15 v°). Cf. aussi Hänisch, Der chines. Feldzug, p. 65, 81.

2 La restitution Oroï-jalatu est celle que fournit le Si yu t'ong wen tche, ch. 1, f° 13. Tchao-houei y surprit de nuit en 1756 Daši-Cärän, mais les Dzoungars assiégèrent les Chinois, que des troupes de secours vinrent enfin délivrer ; Tchao-houei dut alors reculer jusqu'au Barköl (cf. Si yu t'ou tche, 3e chap. préliminaire, f° 11 r°).

3 Un Khorgos est porté sur nos cartes au Nord du fleuve Ili, et est en effet connu des géographies chinoises (cf. Si yu t'ou tche, ch. 18, f° 1 r°). Mais il doit s'agir ici d'un autre Khorgos, qui était à 10 li à l'ouest de Manas (cf. Si yu t'ou tche, ch. 10, f° 6, où le poème de K'ien-long est reproduit). Les partisans d'Amur-Sana y furent défaits au printemps de 1758 par le prince Cäbdän-Jab, à qui ils avaient tendu une embuscade.

4 Le mont Khurungui est au Nord du Fleuve Ili. Quand les partisans d'Amur-Sana eurent été défaits à Khorgos, ils voulurent franchir l'Ili, mais l'armée chinoise les pressait ; ils allèrent alors au Mont Khurungui où Tchao-houei et ses lieutenants les attaquèrent de plusieurs côtés pendant la nuit. Cf. le ch. 22, f° 8 r°, du Si yu t'ou tche.

5 Sur la soumission du beg Houo-tsi-sseu d'Uš-Turfan en 1758, cf. aussi Si yu t'ou tche, ch. 17, f° 1, où le poème de K'ien-long est reproduit. Dans ce poème, il est question des moutons qu'on amène à l'armée impériale. La transcription mandchoue du nom de Houo-tsi-sseu est Hojis (cf. Hänisch, Der chines. Feldzug, p. 82) ; quelle que soit la forme originale véritable, il s'agit d'un musulman, et ce doit être par inadvertance que M. Hänisch (ibid., p. 85) donne le nom comme tibétain.

6 Malgré l'équivalence (mongole) Khara-usu indiquée par le poème de K'ien-long, la scène se passe au Turkestan chinois, et le nom véritable doit donc être turc, par conséquent Qara-su. Khara-usu (Qara-su) était, selon le Si yu t'ou tche (ch. 28, ff. 3-4, où le poème de K'ien-long est reproduit), le nom de la branche de la rivière de Yarkend qui coule au sud et à l'est de la ville. Au 10e mois de 1758, Tchao-houei, ne réussissant pas à réduire Yarkend, amena par l'est quelques centaines d'hommes qui franchirent le Qara-su, mais durent le repasser vite et furent assiégés à leur tour par les rebelles. Quand, en 1759, Tchao-houei apprit que les troupes venant d'Aksou avaient battu les musulmans à Qurma, il fit une sortie, brûla les bastions ennemis et se dégagea.

7 Qurma ou Qurman était entre Yarkend et Maralbaši, à 130 li au sud-ouest de Baruq (qui était tout voisin de l'actuel Maralbaši) ; cf. Si yu t'ou tche, ch. 18, ff. 7-8, où le poème de K'ien-long est reproduit. Bien que le nom ne figure plus aujourd'hui sur nos cartes, les documents européens ne l'ignorent pas, car c'est le Horma de Benoît de Goes ; cf. Yule et Cordier, Cathay and the way thither, IV, 228 (où 1756 est une faute d'impression pour 1759). M. Sven Hedin s'est trompé lui-même en taxant d'erreur le Horma de Benoît de Goes (Southern Tibet, I [1917], p. 161 ; presque toutes ses hypothèses sur cette partie de l'itinéraire de Benoît de Goes sont d'ailleurs malheureuses). Quand Tchao-houei fut assiégé au Qara-su à la fin de 1758, des troupes furent envoyées d'Aksou pour le délivrer. Le 3 février 1759, le général Fou-tô, qui n'avait avec lui que 600 hommes, se battit à Qurma contre plus de 5.000 musulmans et les défit après un long et dur combat.

1 Tonguzluq signifie « l'endroit où il y a des porcs » ; j'en ignore l'emplacement exact. D'après la préface mise en tête de ce poème additionnel dans le Si yu t'ou tche (3e chap. préliminaire, f° 11 v°), il semblerait qu'il s'agît d'un épisode qui se place à la fin de 1758, quand Tchao-houei essaye pour la première fois de réduire Yarkend.

2 La forme que j'ai rétablie est douteuse ; elle s'appuie sur la glose « paire d'oreilles » qui est jointe à la poésie de K'ien-long. Mais le Si yu t'ou tche, ch. 17, f° 10 v°, écrit Houo-che-k'ou-tchou-k'o, c'est-à-dire *Qoš-küčük. Les Khoja, après s'être enfuis de Yarkend, furent défaits en 1759 dans cet endroit par Ming-jouei. C'était un col, à 500 li à l'ouest de Kachgar. Cf. aussi Si yu t'ou tche, 3e ch. prélimin., f° 12 r°.

3 Le nom est douteux ; le Si yu t'ou tche (ch. 17, f° 11 r°) écrit A-la-tch'ou-eul, que le Si yu t'ong wen tche (ch. 8, f° 18 r°) interprète par Ara-čöl. Les Khoja, après avoir été battus au col de *Qoš-küčük, se réfugièrent à *Arčul, situé à 300 li plus à l'ouest et y furent à nouveau battus. Les Mém. conc. les Chinois, I, 393, écrivent « Altchour ». Cf. aussi Si yu t'ou tche, 3e ch. prélimin., f° 12 r°.

4 Le Si yu t'ou tche (ch. 17, f° 12 v°) écrit . La localité ainsi désignée se trouvait à 200 li au sud-ouest d'*Arčul, et au nord du Badakhšan. Elle devait son nom à un lac, d'où le pléonasme Yešil-köl-nör de certains textes, où köl et nör signifient tous deux « lac », l'un en turc, l'autre en mongol. C'est là le « Isil-kol » de la légende XV de Helman, que M. Hänisch a eu tort de rétablir tacitement (p. 60) en « Isik kol ». Toute cette nomenclature ancienne de la région des Pamirs devra être reprise en détail. Le nom d'*Arčul est l'« Alitchour » de Cordier, Hist. générale de la Chine, III [1920], 348, qui suit en outre Imbault-Huart dans l'équivalence Yešil-köl = « Siri-koul ». Cf. aussi Si yu t'ou tche, 3e ch. prélimin., f° 12 r° et v°. K'ien-long fit par la suite graver là une inscription dont le texte chinois est reproduit au ch. 28 du Si yu t'ou tche.

5 Les prisonniers furent présentés à l'Empereur à Wou-men, c'est-à-dire à la porte méridionale du palais de Pékin ; on offrit aussi à K'ien-long la tête du Khoja Houo-tsi-tchan. C'est là qu'avait eu lieu en 1755 une autre présentation de prisonniers musulmans, sur laquelle K'ien-long fit également un poème (Si yu t'ou tche, 2e ch. prél, f° 3 v°) et qui fut représentée en peinture par Sin Yang (Kouo tch'ao yuan houa lou, ch. 2, f° 16 v°).

6 Le poème de K'ien-long spécifie que sur une terrasse ronde on avait planté les étendards pris à l'ennemi.

7 Ce banquet fut donné au Tseu-kouang-ko. L'estampe correspondante, et qui pour une fois est d'accord avec l'ordre de Helman (mais non avec sa légende), représente en effet le Tseu-kouang-ko vu par le sud, avec en arrière à droite le Pont de Marbre que domine dans le lointain le Pai-t'a.

1 Ces légendes de Helman peuvent parfois faire illusion. Ainsi, la légende de sa planche II dit que le général Pan-ti surprend en 1755 l'ennemi à la faveur d'un brouillard ; et sur la planche, on voit en effet un brouillard flottant à fleur de terre. M. Hänisch (Der chinesische Feldzug, p. 61) a cru pouvoir préciser tous les éléments de cette scène. Mais Pan-ti est hors de cause ; il s'agit du combat de Khurungui en 1756, et la légende de Helman est simplement inspirée de la planche elle-même.

1 Sur cet ouvrage extrêmement rare, cf. Cordier, Bibl. Sin., col. 924. L'exemplaire de l'École des Langues Orientales porte le nom « de Murr » et la mention « Donum R. P. Pray » ; ce doit donc être l'exemplaire donné par le père Pray à Christophe Gottlieb von Murr ; on va voir que Murr connaissait en effet les Imposturae.

2 C'est par erreur que la lettre ici visée, qui occupe (avec le post-scriptum) les pages XL-XLIV des Imposturae, est indiquée comme « sans date » dans la Bibl. Sin.2, col. 924. Elle est d'autre part sautée par inadvertance dans la liste des lettres de Hallerstein publiées par Pray et que donne Sommervogel dans sa Bibliothèque, s.v. Hallerstein.

3 Von Murr est, à ma connaissance, seul à avoir cité jusqu'ici ce postscriptum, dans ses Litterae patentes Imperatoris Sinarum Kang-hi, Nuremberg, 1802, in-4°, p. 24-25 ; il admettait sans autre examen que le postscriptum était bien de septembre 1764, comme la lettre à laquelle il est joint dans l'édition de Pray.

4 Georges Philippe Rugendas, d'Augsbourg (1666-1743) ; peintre de batailles.

5 J'ai déjà dit que le présent texte ne pouvait être de 1764 ; la mention de l'envoi des quatre premiers dessins des « Conquêtes » effectué « environ deux mois auparavant », oblige à le dater de l'automne de 1765. Ce qui est dit ici de Castiglione amène à la même conclusion. Castiglione est mort le 16 juillet 1766 (cf. supra, p. 186). Or, dans une lettre de Pékin, 24 septembre 1766, Hallerstein s'exprime ainsi (Pray, Imposturæ, p. LI) : « Mortuus est hic hoc anno mensis Julii die 16. Frater nostræ Societatis Josephus Castiglione Mediolanensis, egregius Pictor, sed multo melior religiosus. Vixit annis 79. si paucos dies demas, quorum 50. Deo in hac statione Pekinensi ejusque obsequio impendit... » Si, le 16 juillet 1766, Castiglione avait, selon Hallerstein, 79 ans moins quelques jours, dont 50 passés à Pékin, il est bien évident que c'est à l'automne de 1765, et non le 12 septembre 1764, que le même Hallerstein pouvait lui en attribuer 78, dont 49 passés à Pékin. Mais quelle est la date de naissance exacte de Castiglione ? M. Cordier (Gius. Panzi, p. 1) fait naître Castiglione le 16 juillet 1688 ; le père de Rochemonteix (Joseph Amiot, p. 15) indique le 19 juillet 1688. Il serait bien extraordinaire que Castiglione fût né et mort un 16 juillet. Le 19 juillet est au contraire en accord avec le « si paucos dies demas » de Hallerstein. Reste l'année de la naissance. Pour que Castiglione, mort le 16 juillet 1766, eût alors 79 ans moins quelques jours, il faudrait qu'il fût né le 19 juillet 1687 et non 1688. Si on a des documents formels en faveur de 1688, il faudra admettre que Hallerstein, et sans doute alors tous les jésuites de Pékin, avaient pris à la Cour l'habitude de calculer les années à la chinoise, c'est-à-dire en comptant un an révolu au moment de la naissance. Cela paraît assez étrange, mais n'est pas impossible. Peut-être trouverait-on quelques indications dans les documents relatifs aux fêtes qui marquèrent les 70 ans de Castiglione ; je n'en ai pas pour l'instant à ma disposition. Mais une question analogue se pose pour Sichelbart. Il est certain que les 70 ans de Sichelbart furent célébrés le 21 septembre 1777 (cf. Mém. con. les Chinois, VIII, 283, où la correspondance des dates chinoise et européenne est exacte ; Cordier, Giuseppe Panzi, p. 12) ; or M. Cordier (Giuseppe Panzi, p. 1 ; Conquêtes, p. 5), sur la foi sans doute du Catalogus Patrum, fait naître Sichelbart le 8 septembre 1708. Je ne me charge pas d'expliquer le désaccord entre les dates du 8 et du 21 septembre. Mais, en ce qui concerne le millésime, il faut, si Sichelbart est bien né en 1708, que ses 70 ans aient été comptés « à la chinoise » pour tomber en 1777. Peut-être en est-il donc de même pour les 78 et 79 ans que de Hallerstein prête à Castiglione en 1765 et 1766.

1 On notera que cette lettre de Hallerstein distingue bien, elle aussi, les « frères » Castiglione et Attiret et les « pères » Sichelbart et Damascène ; cf. supra, p. 192-193. De même, dans sa lettre du 24 septembre 1766, Hallerstein énumère les quatre Pères de la Propagande qui se trouvaient alors à Pékin et nomme parmi eux « P F. Damascenus, nescio a quo, Romanus pictor » ; le « nescio a quo » signifie que Hallerstein ne se rappelait plus que Damascène était « a Sanctissima Conceptione ».

2 Il est curieux que le père Pray, publiant cette lettre en 1781, n'ait rien su de ce qu'il était advenu des dessins, car il ajoute en note : « Quid iis factum sit, an tabulis æneis exscriptæ, an contra, nuspiam reperio ». En fait, la cour de France avait dû faire plus ou moins le silence sur l'exécution des gravures, et je ne vois pas qu'on ait signalé jusqu'ici aucune information relative à la commande de K'ien-long dans les nombreuses publications périodiques du temps.

3 La hiérarchie établie ici par Hallerstein entre les quatre artistes correspond bien à l'importance respective de leur œuvre dans les collections impériales de la fin du XVIIIe siècle, et est confirmée par l'avis de Cochin. D'autre part, si le père Damascène était « encore nouveau » en 1765, il faut qu'il ait quitté le palais très peu avant 1774, puisqu'en 1774 il n'y était plus, mais y avait travaillé « environ dix ans » (cf. supra, p. 193).

1 Dans l'Opitanie Pekina du père Hyacinthe Bičurin, Petrograd, 1829, in-8°, p. 35, il est question des portraits, au-dessus desquels « sont pendus aux murs des tableaux représentant divers épisodes des combats de l'année de l'Ouest en 1776 ». La date de 1776 me paraît être une simple erreur pour 1755-1759 ; on a vu (p. 256) que M. Madrolle parle aussi de 1776 ; peut-être est-ce d'après la traduction française du livre du père Hyacinthe.

2 J'ai visité partiellement le Tseu-kouang-ko deux fois, mais n'ai vu aucune salle où se trouvassent des portraits de généraux ou des tableaux de bataille.

1 Cf. Douglas, Supplément. Catalogue, p. 1.

2 K'ien-long était né le 25 septembre 1711, et non en 1710 comme il est dit dans Giles, Biogr. Dict., n° 364.

3 Dans l'ouvrage touffu et confus de G. de Vincentiis, Documenti e titoli sul... Matteo Ripa, Naples, 1904, in-4°, part. I, p. 15, il est question d'une poésie écrite par K'ien-long en 1783 au sujet de Castiglione, et qui est insérée « au ch. 1, folio 18 » du Pa siuan wan cheou cheng tien ; je ne retrouve pas actuellement la source à laquelle l'auteur a emprunté ce renseignement.

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