«conquêtes de l'empereur de la chine»







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T'ien yi ko chou mou.

1 Un exemplaire de cette série, intitulée T'ai wan tchan t'ou, en 13 feuilles (12 planches + 1 feuillet de composition littéraire ?), se trouvait à la bibliothèque impériale de Moukden, où il avait été envoyé la 55e année de K'ien-long (1790) (l'équivalence 1791 donnée par M. Rudakov, ibid., p. 39, est inexacte) ; la campagne était de 1786. M. Rudakov paraît faire allusion (p. 39) à une autre série de gravures sur Formose qui aurait été envoyée à Moukden en 1800-1801 ; je doute qu'il y ait eu vraiment deux séries.

2 Un exemplaire de cette série, qui est intitulée K'ouo-eul-k'a tchan t'ou, « Tableaux des combats [contre] les Gorkha [= Népalais] », se trouvait à Moukden, où il avait été envoyé, selon M. Rudakov, en 1800-1801 ; la campagne était de 1792. J'ignore combien cette série comporte de planches. M. Lo Tchen-yu en possède un exemplaire acheté en 1912 au prince Kong (cf. à ce sujet le texte de M. Lo que je cite plus loin). Dans la collection littéraire de Wang Kie (1725-1805 ; la date de 1724 donnée par Giles, Biogr. Dict., n° 2150, est fausse, de même que celle de 1760 au lieu de 1761 pour l'année où il devint tchouang-yuan, et celle de 1785 au lieu de 1786 pour l'année où il devint grand tuteur de l'héritier présomptif), intitulée Pao tch'ouen ko tsi, on trouve au ch. 2 un, c'est-à-dire une « Notice [écrite] respectueusement à la suite [des morceaux] composés par l'Empereur pour les Tableaux des combats [contre] les Gorkha ».

3 Cette série est intitulée Ngan nan kouo tchan t'ou et comporte 6 planches. Un exemplaire s'en trouvait à Moukden, où il avait été envoyé en 1790 (M. Rudakov, p. 39, indique faussement 1791). M. Lo Tchen-yu en mentionne un exemplaire qu'il vit en 1915 chez un de ses amis. M. Rudakov semble parler d'une autre série sur l'Annam envoyée à Moukden en 1800-1801 ; je crains qu'il n'y ait là quelque confusion. K'ien-long avait fait six poésies sur ces six planches, et Wang Kie fit à son tour, sur les mêmes rimes que les poésies impériales, six poésies qui se trouvent au ch. 12 du Pao tch'ouen ko tsi.

4 Cette série en 4 feuilles fut distribuée la 10e année Kia-k'ing (1805 ; M. Rudakov indique faussement 1806) ; je ne la connais que par M. Rudakov. Il doit s'agir d'opérations de 1795.

5 Cette série en 16 feuilles fut également distribuée en 1805 ; je ne la connais, elle aussi, que par M. Rudakov. M. Hanisch, qui dit quelques mots de ces séries sans indiquer le nombre des planches (Ostasiat. Zeitschr., VII, 58), parle aussi de planches relatives au Kouei-tcheou ; je ne sais si elles sont comprises dans la série des 16 planches du Hou-nan.

6 J'ignore le nombre de planches de cette seconde série du Turkestan chinois, gravée sous Tao-kouang (1821-1850) ; M. Lo Tchen-yu en possède un exemplaire acheté en 1912 au prince Kong. Je ne crois pas sans intérêt de traduire ici un passage du journal de voyage Wou che je mong hen lou, et où M. Lo Tchen-yu, alors réfugié au Japon, raconte un bref voyage qu'il fit en Chine en 1915 ; ce récit de voyage est reproduit au 4e tao du Sine t'ang ts'ong ko ; le passage en question est aux ff. 31-32 ; M. Lo vient d'arriver à K'ai-fong-fou :

« Je me rendis chez mon compatriote Mr Kouo, tseu Tsin-tch'en. Tsin-tch'en me montra deux plaques de cuivre des planches représentant les combats pour la pacification de l'Annam et les combats pour la pacification du Turkestan chinois sous K'ien-long ; il les avait récemment obtenues à la capitale. La gravure en est très fine, et les traits sont entièrement en creux comme dans les planches de cuivre qu'on grave au Japon. Les planches des combats ne se rencontrent que très rarement ; au temps de leur exécution, il n'y eut que les grands serviteurs proches de l'Empereur à qui il en fut octroyé. Je les ai vues à Changhai, dans la bibliothèque de Zikawei. En 1912, j'avais obtenu du prince Kong les planches sur la pacification du petit Kin-tch'ouan et des Gorkha sous K'ien-long et du Turkestan chinois sous Tao-kouang ; mais jusqu'ici je n'avais pas vu les planches relatives à la pacification de l'Annam et du Turkestan chinois [sous K'ien-long]. Les plaques originales des planches des combats et celles de la carte de K'ien-long en 13 bandes (Kien long che san p'ai ti t'ou) étaient toutes conservées au Wou-ying-tien. Au début de T'ong-tche (1862-1874), comme on manquait de cuivre, le ministère des travaux publics, considérant que ces plaques étaient gravées en creux et qu'on ne pouvait en tirer d'épreuves, demanda à les fondre ; mais un des ministres fit échouer ce projet ; c'est ainsi que les plaques ont été conservées jusqu'à nos jours. Je ne sais où se trouvent actuellement les plaques de la carte. Mais je me rappelle que la 1e année de Siuan-t'ong (1910), comme les livres du grand dépôt du Nei-ko devaient être remis au Ministère de l'Instruction publique, je me rendis au Nei-ko pour les examiner ; je vis que les cartes remplissaient deux meubles. Je désirai les regarder, et un des secrétaires me dit : « Ce sont de vieilles cartes qui ne servent à rien et attendent qu'on les jette au feu. » Effrayé, je le priai de surseoir, et en hâte saisis le Ministère ; puis j'y transportai les cartes qui furent déposées à la Bibliothèque de la capitale (King-che-t'ou-chou-kouan). De plus, dans la cour du grand dépôt, je vis des textes présentés au trône (t'i-pen) qui, accumulés, couvraient le sol. J'en ramassai un au hasard : c'était un rapport militaire de A-kouei ; j'en examinai d'autres, ils étaient de même nature ; tant bien que mal, je les rangeai par années et par mois ; c'étaient tous des matériaux historiques d'importance. J'informai en hâte le Ministère, et ces documents, transportés dans plusieurs dizaines de charrettes, furent provisoirement placés au Kouo-tseu-kien ; je ne sais où ils se trouvent maintenant ».

Ce texte est intéressant en plus d'un sens. D'abord il montre l'état lamentable de l'organisation des archives en Chine. Il donne également quelques renseignements précieux sur la « carte en 13 bandes » de K'ien-long ; je compte reparler prochainement de cette carte et des autres cartes des jésuites en utilisant les travaux de MM. Baddeley et Herrmann. En ce qui concerne les planches des « victoires », on notera que M. Lo paraît distinguer celles vues chez les jésuites de Zikawei de celles relatives à la conquête du Turkestan chinois sous K'ien-long ; je soupçonne là quelque confusion. D'autre part, M. Lo ne paraît pas avoir été frappé par une différence d'exécution entre les planches françaises et les planches chinoises ; on serait presque amené à douter qu'il ait connu les planches françaises originales ; et en effet je croyais me rappeler n'avoir vu à Zikawei que les réductions de Helman ; mais mon souvenir doit être inexact, car M. Cordier dit (La Chine en France au XVIIIe siècle, p. 56) qu'il y a une série des estampes originales « dans le réfectoire des jésuites de Zi-ka-wei ». Enfin il est intéressant de constater qu'en 1862, il n'y avait personne à Pékin qui sût tirer les planches soit des estampes, soit de la carte. M. Hänisch (Der chinesische Feldzug, p. 57) a fait dire à M. Paléologue (L'art chinois, p. 293-294) que le peintre cantonais Lan-koua avait pratiqué à nouveau indépendamment vers 1330 le procédé de gravure introduit en Chine au XVIIIe siècle par les jésuites. C'est une erreur, et il n'y a rien de pareil dans le livre de M. Paléologue. Celui-ci ne parle que de dessins et peintures de Lan-koua, et non de gravures. Il n'est pas non plus question de gravures dans la source principale concernant Lan-koua, et qui est le livre de G. T. Downing, The Fan-Qui in China in 1836-1837 (Londres, 1838, t. II, p. 90-114 ; cf. aussi la traduction de ce chapitre de Downing dans la Rev. de l'Orient de 1844, la note de l'Artiste de juin 1849, l'article de Delécluze dans la Revue française de 1839, p. 272-285, et les notes de Feuillet de Conches, dans Les peintres européens en Chine, p. 44 et suiv.).

7 En dehors des séries que je viens d'indiquer, il est possible qu'il y ait eu sous K'ien-long une série intitulée Wou che tchan t'ou, « Tableaux des combats d'Uš[-Turfan] ». La campagne de Dzoungarie et du Turkestan s'était achevée en 1759. Mais en 1765, les musulmans d'Uš-Turfan se révoltèrent ; ils furent réduits au bout de quelques mois. Cette campagne fut illustrée par un tableau de Tchang T'ing-yen, auquel K'ien-long joignit une poésie en 1768, et par un rouleau peint de Kia Ts'iuan ; les deux œuvres étaient intitulées P'ing ting vou che tchan t'ou, « Tableau des combats pour la pacification d'Uš[-Turfan] » (cf. Kouo tch'ao yuan houa lou, ch 1, f° 19 ; ch. 2, f° 7 r°). Un Wou che tchan t'ou est mentionné par le Houang tch'ao t'ong tche (ch. 113, f° 9 v°) entre les victoires sur les Dzoungars et celles du Kin-tch'ouan. Comme ces deux séries ont été gravées, il est possible que le Wou che tchan t'ou l'ait été également. Mais cela reste douteux, car le Houang tch'uo tong tche (ch. 113, f° 8 v° et 9 r°) mentionne aussi dans le même chapitre une série de 144 tableaux des combats des premiers princes mandchous en Mandchourie au début du XVIIe siècle, et 8 albums des combats de T'ai-tsou des Ts'ing ; or ces œuvres sont sûrement restées manuscrites.

1 Cordier, Les Conquêtes, p. 18. La série de Helman ne porte pas de date de publication, mais un certain nombre de ses seize gravures sont datées, et ces dates vont de 1783 à 1785 ; M. Hanisch fait donc erreur quand il dit (Der chinesische Feldzug, p. 58) que la suite de Helman parut en 1784. D'autre part, Helman joignit bientôt aux 16 estampes réduites des Conquêtes quatre autres estampes gravées par lui en 1786 et représentant l'une la Cérémonie du labourage faite par l'Empereur de Chine, les trois autres, qui se font suite, la Marche ordinaire de l'Empereur de la Chine lorsqu'il passe dans la ville de Péking. Il est vraisemblable qu'il y ait eu une première table ne comprenant que la nomenclature des 16 estampes des Conquêtes ; je n'en ai pas vu d'exemplaire, non plus que je n'ai trouvé l'origine du renseignement de M. Cordier sur la publication en 1785 des 16 estampes en 4 fascicules de 4 livraisons chacune. La table de l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale Rés. O2n 624 a été gravée pour l'édition en 20 estampes, qui doit être de 1786, mais cette table a été retouchée en 1788. Cette année-là, Helman ajouta 4 nouvelles estampes (dont un banquet au Palais, auquel assistent plusieurs missionnaires), portant ainsi le nombre total à 24, et ajouta sur la planche de table les sujets de cette nouvelle addition, en même temps que l'annonce des Faits mémorables qui allaient commencer à paraître en avril 1788 ; les quatre planches additionnelles portent elles-mêmes la date de gravure de 1788 ; tel est l'état de l'exemplaire Rés. O2n 624. La Biblioth. Sinica2, col. 641-642, ne contient aucune indication sur ces divers états de la publication de Helman, mais cite, d'après un catalogue Rouquette de 1891, des « Batailles de la Chine, réduites d'après les grandes planches que l'Empereur Kien-long a fait graver. À Paris, chez Hocquart, 1788, 24 grandes pl. ou fig., in-fol., oblong ». Bien que l'exemplaire Rés. O2n 624 ne porte nulle part le nom de Hocquart, il me paraît évident que l'exemplaire que vendait Rouquette était un exemplaire du dernier état du recueil de Helman, c'est-à-dire comprenait les 16 estampes des Conquêtes, les 4 estampes de 1786 et les 4 estampes de 1788. Le Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle de Henri Cohen (6e éd. revue par Seymour de Ricci, Paris, Rouquette, 1912, in-8°) est d'une rare inexactitude en ce qui concerne les estampes des Conquêtes ; à la p. 1012-1013, il donne comme noms des dessinateurs les « pères jésuites Attiret, Damascus et Castillion » (!) ; et, à la p. 480, il confond les Faits mémorables et les Conquêtes, le « père jésuite Attiret » étant en même temps devenu l'unique auteur des dessins de ces dernières. Il y a eu au moins une réédition de la série des seize estampes en Extrême-Orient à la fin du XIXe siècle ; elle porte un titre anglais extravagant que je reproduis d'après l'article de M. Ishida : The Ta-Ching Empire's Imperial War Atlas of the Tranquilation (or Pacification) of Hsin-Kiang. This map was originally engraved at Paris, France in the month of the year of Keng-Yin of Kwang-Hsü, Shaweiti the German reprinted it by a new plan (by photographing it into small pictures and mounted on the stone) and bound it up in one volume with 38 sheets... Il semble que « Keng-Yin of Kwang-Hsü » soit ici pour « keng-yin of Ch'ien-lung » (1770) ; ou peut-être est-ce la date de la réédition (1890), avec une rédaction fautive. J'ai vu en 1900, chez M. Véroudart, une réédition grand format des estampes de Paris, et qui avait été faite, je crois, à Chang-hai ; peut-être est-ce celle de « Shaweiti ». Je crois en outre avoir vu en 1910 une réédition (différente ? plus petite ?) à la Légation de Russie à Pékin, mais ne l'y ai pas retrouvée en 1916.

2 Der chinesische Feldzug, p. 63.

1 Cordier, Les Conquêtes, p. 8.

2 Ibid., p. 10. La note historique dont parle Bertin n'a pas été retrouvée.

3 Ibid., p. 12. M. Cordier ajoute en note : « Un mémoire avait été en effet rédigé par la Compagnie des Indes pour donner l'explication des sujets ; je n'ai pu le retrouver ». Cette note donnerait à penser que M. Cordier a rencontré ailleurs que dans la note du commis de Bertin une mention de ce mémoire ; ce texte, s'il existe, m'a jusqu'ici échappé.

1 Cette brochure était jointe à un exemplaire de la suite de Helman relié par Busche et qui s'est vendu 23 francs (cf. Cordier,
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