FÊtes et chansons anciennes







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Il y aurait lieu de rapprocher l’idée de centre et celle de lieu saint, de centre ancestral. Noter que dans le langage chinois l’idée de centre évoque celles de concorde, d’harmonie.

2 Les points critiques où se marque le renversement du rythme alternatif — les moments de transition entre les deux genres de vie — les temps de fêtes sont conçus comme une réunion, une rencontre sexuelle, un rendez-nous du Yin et du Yang. Voir plus haut et notes.

3 Hiver, nuit, nord. Été, jour, sud, etc.

1 Voir le vieux calendrier transmis par le Chou king et Sseu-ma Ts’ien cf. plus haut et notes et app. II.

2 Il y a intérêt à présenter en raccourci l’hypothèse à laquelle ce travail a conduit. Une analyse fidèle amène à considérer les Yin et le Yang comme un couple de groupements-forces sexués, affrontés, alternants. Or, on peut montrer que l’organisation des joutes suffit à rendre compte de tous les éléments constitutifs de ces notions complexes. Telle est la preuve de l’hypothèse que ces conceptions fondamentales ont leur origine dans les fêtes primitives de la Chine, preuve d’ordre logique et à mon sens principale. — L’état des documents ne permet pas d’apporter une preuve d’ordre historique qui ait autant de valeur ; aucun texte ne dit expressément que les chœurs alternants quand ils se faisaient vis-à-vis dans les vallons sacrés, se plaçaient les filles sur le versant sombre, les garçons sur le versant ensoleillé. Mais, s’il n’en avait pas été ainsi les mots chinois qui signifiaient originairement adret et hubac n’auraient jamais pu avoir la fortune qu’ils ont eue ; celle-ci s’explique parfaitement dans le cas contraire. — En outre, pour admettre que la disposition des sexes dans les joutes était bien telle que l’hypothèse le demande, il y a une raison décisive : c’est que l’on aperçoit nettement pourquoi cette disposition a été choisie. II serait inconcevable que la distribution du travail telle qu’elle se faisait entre les corporations sexuelles ne se fût point accompagnée de représentations apparentant les femmes d’une part à la saison obscure et aux lieux ombreux de leurs besognes et, d’autre part, les hommes à la pleine lumière et aux jours clairs de leurs travaux. Par l’effet même de la division élémentaire du travail, les chœurs de filles étaient prédisposés à se placer sur l’hubac et ceux des garçons sur l’adret. Ainsi les principes concrets de classification furent d’abord conçus sous un aspect spatial, mais le dispositif de l’image qui servit de plan directeur à leur conception fut déterminé par le fait premier d’une organisation du travail réparti selon un rythme alternant entre deux corporations sexuelles. Le Yin et le Yang qui apparaissent au premier abord comme les catégories où se logent les différentes espèces sont avant tout deux groupements sexués dont l’activité rythmée préside à la création de toutes choses. — Et il y a une nouvelle confirmation de notre hypothèse dans le fait qu’elle rend compte, non seulement de tous les éléments constitutifs des notions à expliquer ; mais encore de leur rapprochement et de leur hiérarchie.— Elle pourrait réclamer un surcroît d’autorité en se reférant aux études de sociologie comparée. On sait que MM. Durkheim et Mauss dans leur travail capital sur les classifications primitives, ont rapproché le système de classifications des Chinois des systèmes employés chez certains primitifs, systèmes pour lesquels l’état de la documentation autorise à supposer une origine analogue à celle qu’indique notre hypothèse. Voir Année sociologique, t. VI.

1 Noter que quand une dynastie se sent à son déclin et veut rénover son mandat, elle essaie d’y réussir en fondant une nouvelle capitale. Voir Che king ; Couv., 360.

2 La maison resta chose féminine. L’homme s’attribue le domaine de tout ce qui est à l’extérieur de la maison. Les femmes sont confinées dans le gynécée. Voir Li ki, Nei tsö ; Couv., I, 659.

1 Par exemple : les rites magiques destinés à provoquer la pluie. Cf. Li ki ; Couv., I, 261.

2 Cf. Sseu-ma Ts’ien, Chav., III, 452.

3 La maïtresse de maison y joue un rôle de premier plan, il convient de noter toutes les précautions que l’on doit prendre pour éviter son contact, cf. Li ki, Couv., II, 339.

4 Voir les commentaires relatifs au mariage du Prince dans Li ki ; Couv., II, 367 et les gloses des Mouettes, LVI.

1 C’est la tradition du Tcheou li et de Tcheng K’ang-tch’eng. Voir plus haut.

2 Voir dans Sseu-ma Ts’ien (Chav., t. III, 422) les efforts des seigneurs de Ts’in pour s’inféoder des lieux saints et les doter d’un culte national.

3 Par exemple : le culte du T’ai Chan. Cf. Chavannes, le T’ai Chan ; voir Che king, Couv., 457.

1 Voir dans le Che king, les odes commémoratives des fondations de ville ; Couv., 403 et 360.

2 Cf. les pièces LXIII et LXVI. Noter que c’est dans la banlieue sud de la ville réservée aux échanges que se tient la fête de Kao Mei.

3 Voir l’histoire de la naissance de Confucius : elle montre la transition entre les usages anciens et les modernes ; cf. Chav., SMT, t. V, 289.

4 Cf. Tcheou li, Ti kouan, Ta sseu t’ou et Louen yu, Ngai kong wen pin pour les Hia, cyprès pour les Yin, mûrier pour les Tcheou.

5 Cf. La Rosée des chemins, XI et Chao nan, 5 ; Couv., 20 ; cf. app. I.

1 On constate, en effet, que les ensembles rituels primitifs se sont peu à peu désintégrés ;les diverses pratiques ont donné lieu à des cérémonies distinctes dont le terme a été fixé selon des principes variables. Elles furent tantôt rattachées à des dates solaires, tantôt à un jour du cycle, tantôt à une espèce de date mnémotechnique (par exemple : 3e jour du 3e mois. Cf. le calendrier de K’ing Tch’ou). Le nombre des fêtes paraît s’être accru comme leur durée diminua. Les cérémonies des fêtes démembrées ont été répandues au long des mois comme autant de jours fériés. Une ébauche de répartition logique des rites coïncide avec cette désintégration des ensembles. Par exemple, le 9e jour du 9e mois est devenu le grand jour de l’ascension (cf. de Groot, Fêtes d’Emouy, 530) ; le 5e du 5e mois, celui des rites sur l’eau (Ibid., 346). Mais les rites de l’ascension, loin d’être réservés à l’automne, se retrouvent encore au printemps (7e et 15e jours du 1er mois ; cf. K’ingTch’ou). Inversement, les rites de l’eau se pratiquent aussi dans un mois d’automne (7e et 14e jours du 7e mois, Ibid.). — Je me bornerai à ces indications sommaires : elles conseilleront la prudence à ceux qui veulent chercher l’origine ou la signification des fêtes par la considération de leur date ou du rite qui semble y jouer le rôle principal.

2 Voir plus haut.

3 Voir plus haut. La légende qui offre le plus d’originalité : celle de la conception par l’empreinte foulée semble bien, elle aussi, se rapporter au culte des lieux saints (pierres sacrées).

4 Cf. plus haut aaa et bbb.

1 Voir plus haut. Les rites de Lou et les croyances de Tcheng montrent bien la relation de ce mythe aux fêtes anciennes.

2 Sur ce mythe, voir dans de Groot, Emouy, 436-444, l’exemple du type d’interprétation qui me paraît le plus dangereux.

3 En Chine (voir Si King Tsa Ki et calendrier de K’ing Tch’ou), on fait flotter des figures d’enfants sur les eaux (comp. rites de Tcheng, 158). Cf. Groot, Emouy, 443. Le Si King Tsa Ki note des cérémonies auprès de l’étang des Cent enfants, ce sont des cérémonies de purification.

4 Au Japon, c’est le jour de la fête des morts, BON-ODORI, que les couples chantaient dans les haies des chansons. (Cf. App. III ●), c’est-à-dire au milieu du 7e mois : La fête de Tanabata, la Tisserande, a lieu quelques jours avant. En Chine, la fête boudhique des morts a lieu actuellement à la même date. On notera que le 14 (7 x 2) du 7e mois est la date ancienne du sacrifice de purification d’automne, qui s’oppose à celui du printemps (3 du 3e mois).

5 Elle le passe suivie par un cortège de pies, oiseau symbolique du mariage (cf. IX) ; de Groot, Emouy, 440 ; Fong sou ki. Voir l’image populaire reproduite : les noces de la voie lactée.

1 Yen wang ou Yen-lono wang, le plus célèbre des juges de l’enfer bouddhique.

1 Et aussi dans la pluie. Thème des unions et des combats de dragons.

1 [la traduction de M. Sainson a été corrigée par M. Pelliot in B.E.F.E.O, IV, 113 : se rendre au bain traduit une expression qui signifie faire flotter des coupes.]

1 Le Mei (prunier) est le symbole de la virginité.

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