FÊtes et chansons anciennes







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LIV. Interprétation historique sans intérêt.

1. Ts’ang ts’ang, aux. desc.

2. Transformation de la rosée en givre, terme calendérique indiquant p.110 la fin des travaux. Cf. XII, 2, 3. Cf. Li ki, Yue ling, 2e mois d’automne ; Couv., I, p. p.386 .

7. Cf. App. III, les usages du Nan Tchao. Sou hing et ses femmes descendaient le courant avant la bataille de fleurs.

Thème de la recherche de l’ami sur les bords de l’eau et dans l’eau.

Comp. T’ang fong, 3 ; Couv., p. 123. : LIV B

Dans la rivière tranquille

ce rocher blanc, qu’il est haut !

Habit blanc à collet rouge,

je te suis jusques à Kiu ! (cf. LXVI,5)

Sitôt que je vois mon seigneur,

allons ! ne suis-je pas en joie !
Dans la rivière tranquille,

ce rocher blanc, quel éclat !

Habit blanc à collet rouge,

je te suis jusqu’à Kao !

Sitôt que je vois mon seigneur,

allons ! comment serais-je triste !
Dans la rivière tranquille,

ce rocher blanc qu’il est clair !

J’apprends qu’il y a un ordre

et n’ose informer quelqu’un.
Transposition du thème de LIV en utilisant des allusions géographiques (kiu, kao).

LV - La digue (Tch’en fong 10 — C. 151 — L. 213).
1. Sur la digue de cet étang
2. croissent joncs avec nénuphars !
3. Il est une belle personne !...
4. comment ferai-je en ma douleur ?
5. De jour, de nuit, ne puis rien faire...
6. des yeux, du nez coulent mes pleurs !...
7. Sur la digue de cet étang
8. croissent joncs avec orchidées !
9. Il est une belle personne :
10. haute taille et noble maintien !
11. De jour, de nuit, ne puis rien faire...
12‾ en mon cœur que j’ai de chagrin !... p.111
13. Sur la digue de cet étang
14. croissent joncs, nénuphars en fleurs !
15. Il est une belle personne :
16. haute taille et maintien altier !
17. De jour, de nuit, ne puis rien faire...
18. de-ci, de-là je me tourne sur l’oreiller...
LV. Préf. Allusion à un fait historique ; cf. SMT, IV, 233-235, dont le héros est un ancêtre de Confucius qui témoigne de mœurs débauchées. Le résultat de l’événement est que les garçons et les filles s’amusaient ensemble.

5. Cf. LIV, 8.

8. Cf. LII, 4.

Thèmes des rencontres sur l’eau et des cueillettes de plantes aquatiques. Thèmes de l’angoisse et de l’insomnie amoureuses.

LVI - Les mouettes (Tcheou nan 1 — C. 5 — L. 1).
1‾ A l’unisson crient les mouettes
2. dans la rivière sur les rocs !
3. La fille pure fait retraite,
4. compagne assortie du Seigneur !
5. Haute ou basse, la canillée :
6. à gauche, à droite, cherchons-la !
7. La fille pure fait retraite :
8. De jour, de nuit, demandons-la !
9. Demandons-la !... Requête vaine !...
10. de jour, de nuit, nous y pensons !
11. Ah ! quelle peine !... Ah ! quelle peine !...
12. De-ci, de-là, nous nous tournons !...
13. Haute ou basse, la canillée :
14‾ à gauche, à droite, prenons-la !
15. La fille pure fait retraite :
16. guitares, luths, accueillez-la ! p.112
17. Haute ou basse, la canillée :
18. à gauche, à droite, cueillons-la !
19. La fille pure fait retraite :
20. cloches et tambours, fêtez-la !
LVI. Préf. Les mouettes (montrent) la Vertu de la Reine ... Dans cette pièce, (la reine) se réjouit d’avoir trouvé une fille pure pour l’apparier à son (propre) seigneur. Elle s’afflige d’avoir à envoyer auprès (du prince) (cette fille) pleine de vertus (au lieu d’y aller elle-même). (Mais) elle ne veut pas se servir avec des intentions débauchées de sa (propre) beauté. Elle s’afflige de la retraite (où elle est réduite), elle pense (avec envie) à (la fille) pleine de vertus et de talents (qui la remplace) mais elle n’a pas l’intention de porter tort à ce qui est bon (savoir, cette fille). Tel est le sens des mouettes.

(Autrement dit : chanson de gynécée, chanson d’une épouse vertueuse, délaissée mais non jalouse. Noter que tandis que la fille pure est supposée la rivale, c’est la reine qui cependant est dite faire retraite.)
1 et 2. Mao. Comparaison. Kouan kouan, aux. desc. représente les cris alternés des mouettes mâle et femelle qui se répondent. Ces animaux, bien que leurs désirs sexuels soient violents au plus haut point, respectent les règles de la séparation des sexes. Cela se voit à ce qu’ils cachent leurs amours sur les écueils au milieu de l’eau. (Glose de Kong Ying-ta : ils ne volent pas côte à côte mais se suivent (la femelle suit le mâle). De même la reine qui aime la Vertu du seigneur répond en tout (à sa volonté) et ne faisant pas un usage débauché de sa beauté, respecte les règles de la vie retirée (du gynécée) de la même façon que les mouettes les respectent (sur les îlots). De cette façon elle peut exercer son action moralisatrice sur l’univers : Quand maris et femmes respectent la séparation des sexes, pères et fils observent les devoirs de parenté ; quand père et fils observent les devoirs de parenté, seigneurs et vassaux observent le respect dû à l’autorité. Quand seigneurs et vassaux observent le respect dû à l’autorité, les audiences de la cour se tiennent régulièrement. Quand celles-ci se tiennent régulièrement, l’Influence moralisatrice du roi est à son apogée.

3 et 4. Mao : On veut dire que la reine ayant la Vertu des mouettes qui crient à l’unisson, les filles vertueuses qui vivent dans la retraite (du gynécée) p.113 avec une entière chasteté, deviennent comme il convient, des compagnes assorties du seigneur, c’est-à-dire, ajoute Tcheng, que toutes les épouses de second rang qui sont délaissées, du fait qu’elles subissent l’influence moralisatrice de la reine, ne sont pas jalouses (et par suite n’empêchent pas celles d’entre elles qui en ont le talent, d’approcher du seigneur).

Noter que les explications compliquées de Mao et de Tcheng ont pour but de faire comprendre pourquoi l’épouse et la fille pure n’étant pas la même personne, et (épouse, puisqu’elle a la Vertu des mouettes, devant vivre dans la retraite, c’est cependant de la fille pure qu’on dit (3) qu’elle fait retraite : elle imite les vertus de la reine, comme toutes les autres épouses.
5 et 6. Mao : La reine, parce qu’elle a la Vertu des mouettes qui se répondent, est capable de ramasser la canillée et de préparer tous les objets nécessaires au service du temple ancestral.

Tcheng : A gauche, à droite : (indique qu’on) s’aide à l’envi. On veut dire que les trois femmes de second rang, les neuf femmes de troisième rang, et toutes les autres sont toutes heureuses de servir la reine.

Noter que la cueillette faite avec grande émulation est censée avoir une fin rituelle. Canillée : plante d’eau, aimée des canards et des mouettes.

Tcheng : On veut dire que la reine, veillant ou dormant, ne cesse pas de chercher cette fille vertueuse à l’aide de qui elle désire remplir les devoirs de sa charge.

8 et 9. demandons-la : valeur du mot, fixé par la comparaison avec XLVI, 4 et XXII, 3, solliciter une fille, essayer d’en faire la conquête.

10. Tcheng : La reine n’ayant pas encore trouvé la jeune fille qui l’aidera, songe à remplir les devoirs de sa charge (en la trouvant).

12. Cf. LV, 18. Peint l’agitation de l’insomnie.

16. « accueillez-la », traduction insuffisante ; exactement : faites-la nous amie. avoir même sentiment se dit être ami (Tcheng). La musique fait partager à tous les mêmes sentiments.

19. Mao : La Vertu étant à son apogée, il doit y avoir musique de tambours et de cloches.

On peut résumer ainsi l’interprétation classique : T’ai Sseu, femme vertueuse du roi civilisateur (Wen wang) sait ne pas être jalouse ; elle peut se résigner à vivre dans la retraite et est capable d’envoyer auprès du roi à sa place les filles vertueuses du gynécée. Dans le gynécée, qui reflète ses vertus, nulle n’est jalouse et toutes vivent dans la retraite, occupées à rechercher la meilleure compagne pour le seigneur commun p.114 et à remplir avec une parfaite communion de sentiments le service du roi et du temple.

On trouve au HTKKSP ch. 1423, p. 17 v° sqq. une interprétation très différente. La pièce est rapprochée de LIX et LXVII B (et aussi du n° 4 du Chao nan). Ces pièces se rapporteraient à la cérémonie de l’offrande végétale faite au 3e mois après le mariage. D’après une théorie, le mariage ne serait consommé qu’après ces trois mois de stage écoulé. D’où les vers 3, 7, 8, 9. La cérémonie (où l’on fait de la musique) marquerait la levée de l’interdit post-nuptial ; d’où le 3e couplet. Cette tradition, très intéressante, permet de voir le passage des usages populaires aux usages nobles : l’interdit des fiançailles et les chansons qui s’y rapportent correspondant à l’interdit post-nuptial auquel les chansons auraient été rapportées par la suite. (Cf. Comment lire un classique, n° 15) ; (cf. Granet, Cout. matrim., App. in T’oung pao, XIII, p. 553 sqq.).

Un texte donne dans un dialogue entre Confucius et Tseu Hia les raisons qui firent placer les mouettes en tête du Che king, elles sont analogues à celles indiquées par Mao (1, 2) mais formulées en termes métaphysiques. Les vertus conjugales sont à la base de l’ordre social et de l’ordre naturel : les soutiens du ciel et de la terre, dit Tseu Hia.

Le même texte interprète comme Mao la comparaison de 1 et 2. C’est quand le seigneur s’est retiré de la cour pour rentrer dans ses appartements privés que la reine va le retrouver. Cf. Han che (in HTKKSP, ch. 1150, p. 2 v°). Le même texte indique que la pièce pouvait en conséquence servir de satire contre les grands trop enclins aux voluptés. Cf. Heou Han chou, Ann. de l’empereur Ming, 8e a., éd. de Chang-hai, ch. II, p. 5. Autrefois la porte Ying (c’est-à-dire le prince qui traitait près de cette porte les affaires publiques) ayant manqué à ses devoirs (en matière sexuelle), les Mouettes blâmèrent les mœurs du siècle.
Variantes d’écriture : Vers 20 : Cloches et tambours fêtez-la ; écrit : Tambours et cloches... Cf. HTKKSP, 1171, pp. 1 à 2.

Thème de la rencontre près des eaux, — du concours de cueillettes, — des appréhensions, — de la séparation et de la retraite de la fille, — de l’insomnie, — de l’accord et de la musique. — Noter les reprises de vers et les enchaînements qui donnent quasiment à la pièce une allure de pantoum. V. Skeat, Malay Magic, p. 483.

LVII - Le faucon (Ts’in fong 7 — C. 141 — L. 200).
1. Rapide le faucon s’envole !
2. épaisse est la forêt du nord !
3. Tant que je n’ai vu mon seigneur, p.115
4‾ mon cœur inquiet, qu’il se tourmente !
6. Ah ! comment faire ! ah ! comment faire !
7. il m’oublie vraiment beaucoup trop...
8. Le mont a des massifs de chênes,
9. le val des ormes tachetés !
10. Tant que je n’ai vu mon seigneur,
11. mon cœur inquiet n’a point de joie !
12. Ah ! comment...
14. Le mont a des bois de pruniers,
15. Le val de grands poiriers sauvages !
16. tant que je n’ai vu mon seigneur,
17. mon cœur inquiet est comme ivre !
18. Ah ! comment...
LVII. Préf. Satire contre un prince qui abandonne de sages ministres.

4. K’in k’in, aux. desc.

Thème des séparations, — des monts et vallons boisés.

LVIII - La bardane (Tcheou nan 3 — C. 8 — L. 8).

1‾ Je cueille, cueille la bardane !
2. je n’en emplis pas un panier,
3. — Hélas ! je rêve de cet homme ! —
4. et le laisse sur le sentier !

5. Je gravis ce mont plein de roches :
6. mes chevaux en sont éreintés !...
7. Je me verse à boire de ce vase d’or
8. afin de ne plus rêver sans trêve !...

9. Je gravis cette haute colline :
10. mes chevaux en perdent leur lustre !... p.116
11. Je me verse à boire dans la corne de rhinocéros
12. afin de ne plus souffrir sans trêve !...

13. Je gravis ce mont plein de sables :
14. mes chevaux en sont tout fourbus !...
15. Mon conducteur en est malade !...
16. Hélas ! hélas ! que je gémis !

LVIII. Préf. La bardane montre les sentiments de la reine, en plus (de ses autres désirs exprimés par Tcheou nan, 1 et 2) elle veut seconder le seigneur, et en recherchant les sages, et contrôlant les (nominations) aux offices, veiller à ce que les vassaux donnent tous leurs efforts (au service du prince). Dans le gynécée, elle a le désir de faire approcher du prince les femmes qui le méritent et (de même, hors du gynécée) elle n’a point le désir de faire contrairement à l’intérêt et au droit des demandes intéressées (en faveur de parents ou d’alliés). Matin et soir ce sont là ses pensées, au point qu’elle en a fatigue et chagrin.

1 et 2. Comparaison pour indiquer la tristesse. (Mao).

3 et 4. Mao,Tcheng : allégorie : mettre en place les sages selon leurs mérites.

7. Les vases d’or sont réservés au prince.

Variantes d’écriture : HTKKSP, ch. 1171, pp. 4-5.

Thèmes de la poursuite sur les monts,— des cueillettes, — des appréhensions, — des beuveries. — Noter la corne de rhinocéros. Cf. Pin fong, 1 in-f°.

Peut-être indice de course de chevaux.

Dans l’interprétation symbolique, la poursuite de l’amant est apparue comme la recherche d’un sage. La pièce étant classée dans le Tcheou nan qui passe pour faire l’éloge de T’ai Sseu on a continué d’admettre que c’était une femme qui chantait.

LIX - Sauterelles des prés (Chao nan 3 — C. 18 — L. 23).p.117
1‾ La sauterelle des prés crie
2‾ et celle des coteaux sautille !
3. Tant que je n’ai vu mon seigneur,
4‾ mon cœur inquiet, oh ! qu’il s’agite !
5. Mais sitôt que je le verrai,
6. sitôt qu’à lui je m’unirai,
7. mon cœur alors aura la paix !
8. Je gravis ce mont du midi
9. et vais y cueillir la fougère !
10. Tant que je n’ai vu mon seigneur,
11‾ mon cœur inquiet, qu’il se tourmente !
12. Mais sitôt que je le verrai,
13. sitôt qu’à lui je m’unirai,
14. mon cœur alors deviendra gai !
15. Je gravis ce mont du midi
16. et vais y cueillir la fougère !
17. Tant que je n’ai vu mon seigneur,
18. mon cœur, qu’il se peine et chagrine !
19. Mais sitôt que je le verrai,
20. sitôt qu’à lui je m’unirai,
21. mon cœur alors sera calmé !
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