FÊtes et chansons anciennes







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LIX. Préf. Les sauterelles des prés (montrent) une femme de grand officier qui est capable d’endiguer ses passions conformément aux rites.

1. Yao Yao, aux. desc. imitant le cri (Mao).

2. T’i t’i, aux. desc. peignant des sautillements (Mao).

Mao : Comparaison qui montre une femme de grand officier suivant son mari pour accomplir les rites.

Tcheng : La sauterelle des prés crie, celle des bois sautille pour la p.118 rejoindre. Elles sont de même espèce et de variétés différentes : ainsi garçons et filles aux temps des fêtes obéissant aux rites se recherchent et s’appellent. On remarquera cette allusion à la règle d’exogamie.

Sur les sauterelles et l’idée de rapports sexuels voir VI.

4. Tch’ong tch’ong, aux. desc. Tch’ong a par lui-même le sens de tourment. Cf. LXVII, 8.

Mao : Bien que mariée la femme a la pensée de sa famille de retour (sa famille natale, abandonnée et où elle reviendra soit en visite, soit répudiée ou veuve sans enfant).

Tcheng : « Tant que je n’ai vu mon seigneur » indique qu’elle est au moment du voyage (pompe nuptiale), elle est triste à la pensée de ne pas convenir à son seigneur et de n’avoir pas à (faire la visite pour) tranquilliser (Cf. Chao nan, 2 ; Couv., p. 7, vers 1, 18) (que fait une femme mariée). C’est pourquoi son cœur est triste, car elle ne rompt pas d’elle-même avec ses sentiments de famille.

6. Tcheng donne d’après le Yi king le sens d’union sexuelle. Cf. LX, 24, 29 et X, 5 var. Tcheng : Sitôt que je le verrai = Quand sera fait le repas communiel du soir du mariage. Sitôt qu’à lui je m’unirai = Quand le mariage sera consommé. Au début elle s’attristait à l’idée de ne pas convenir (à son mari), maintenant que son seigneur l’a traitée selon les rites elle espère pouvoir aller faire la visite qui tranquillisera ses parents. Aussi son cœur se détend-il.

9. Cf. Yong fong 10 st. 3. Couv. p. 62.

Tcheng : Au cours de la pompe nuptiale elle voit des gens qui cueillent la fougère ; ceux qui font cette récolte trouvent ce qu’ils désirent trouver ; de même elle qui est en route désire trouver (à l’arrivée) (un mari qui accomplisse) les rites.

11. Tchouo tchouo, aux. desc. peignant la tristesse (Mao) (sens ordinaire de Tchouo.)

18. Se termine par deux mots peignant la tristesse et non par une expression redoublée comme 4 et 11.

Mao cite en manière d’explication une formule prêtée à Confucius par le Tseng tseu wen in Li ki, Couv., p. 429. « Dans la maison d’une fille qui se marie on n’éteint pas les flambeaux pendant trois jours, on pense à la séparation. » (On notera que dans ce même texte du Li ki se trouve l’indication du sacrifice offert par l’épouse au 3e mois.)

Les vers 1-7 sont repris dans le n° 8 de Siao ya, I (Couv., p. 189), vers 33-38.

Une école rapproche cette pièce de LIV, LXVII B et Chao nan, 4. (Cf. HTKKSP, p. 12 v° sqq.) Elle se rapporterait au sacrifice végétal du p.119 3e mois après les noces, à partir duquel seulement le mariage est consommé. La cueillette est celle des plantes à offrandes : la femme arrivée depuis trois mois n’a pas encore vu son mari, ne s’est pas encore unie à lui. Cette école, au contraire de Tcheng, ne croit pas que les vers se rapportent à la pompe nuptiale ; cela oblige à expliquer les cueillettes avec trop de subtilité. Comme Tcheng elle explique la tristesse par l’usage de la visite aux parents : cette visite est conçue comme le rite symétrique de la délivrance de la fille fait au 3e mois. (Cf. Tsouo tchouan Tcheng, 9° a. Legge, p. 369). (Comp. la visite du mari aux beaux-parents, faite le 3e mois, dans certains cas. Mémoire du chap. du Mariage au Yi li.)

Cette tradition est importante pour une explication du passage des usages populaires aux règles suivies par les nobles.

On remarquera que Tcheng voit dans les réunions des sauterelles un emblème des fêtes sexuelles. D’autre part, il croit à la règle des mariages au printemps. Or lui-même indique que le cri des sauterelles marque la fin de l’automne. Glose au Che king, Siao ya, I, 8, vers 36-38 où est repris le premier couplet de LIX. Mais rien ne prouve que Tcheng n’ait pas connu l’existence des fêtes sexuelles d’automne. Voir sa glose à L, 1 et 2.

Variantes d’écriture.

Variantes d’aux. desc.

Thèmes de la promenade sur les monts, — des amours des bêtes, — des cueillettes, — de l’inquiétude amoureuse, — de l’apaisement.

Noter aux vers 7, 14, 21, le terme qui marque le brusque passage de sentiments.

LX - Les essieux du char (Siao ya VII, 4 — C. 293 — L. 391).
1. À grands coups j’ai fixé les essieux de mon char :

2. je vais chercher la belle jeune fille de mes rêves !

3. Qu’importe la faim ! Qu’importe la soif !

4. Avec son prestige elle s’en vient vers moi !

5. Bien que je n’aie pas de bons amis,

6. Or ça ! banquetons et faisons fête !
7. Dans cette épaisse forêt de la plaine

8. Voilà que les faisans se réunissent ! p.120

9. À l’époque voulue cette noble fille

10. Avec sa grande Vertu vient m’aider !

11. Or ça ! Banquetons, chantons ses louanges !

12. Je t’aimerai sans me lasser !
13. Bien que je n’aie pas de liqueurs exquises,

14. Or ça ! Buvons, je t’y invite !

15. Bien que je n’aie pas de mets délectables,
16. Or ça ! mangeons, je t’y invite !

17. Bien qu’en Vertu je ne te vaille pas,

18. Or ça ! chantons et puis dansons !
19. Je suis monté sur la haute colline

20. Et j’y ai coupé des fagots de chêne !

21. Et j’y ai coupé des fagots de chêne !

22. Comme le feuillage en est verdoyant !

23. Quel bonheur pour moi ! Je m’unis à toi !

24. Ah ! comme mon cœur en est soulagé !
25. On peut admirer les hautes montagnes !

26. On peut cheminer sur les grands chemins !

27‾ Mes quatre chevaux, oh ! qu’ils sont dociles !

28. À voir leurs six rênes on dirait un luth !

29. Je m’unis à toi, nouvelle épousée,

30. Et je mets ainsi la paix dans mon cœur !
LX. Préf. Satire contre le roi Yeou et sa favorite Pao Sseu. Cf. SMT in Chav., I, 280 sqq. Pao Sseu était jalouse et sans vertu. Le peuple de Tcheou désirait trouver une fille sage pour l’unir au seigneur, c’est pourquoi il fit ce chant.

23 et 29. Union sexuelle. Cf. LIX et les gloses.

Thèmes du char, du prestige, du repas communiel, des oiseaux, des temps des fêtes, des chants et danses, de l’ascension, des fagots, de l’union conjugale.


LXI - Les fagots (T’ang fong 5 — C. 124 — L. 179).p.121
1. En fagots j’ai lié les branches !
2. Les trois étoiles sont au ciel :
3. Ah ! quelle soirée que ce soir
4. où voilà que je vois ma femme !
5. Hélas de toi ! Hélas de toi !
6. Avec ma femme, comment faire !
LXI. Préf. Satire des temps d’anarchie. L’anarchie où se trouvait le peuple empêchait les mariages de se faire en temps voulu.

1. Thème du fagot lié : symbole de l’effet des rites sur les hommes et les femmes (Mao).

2. Les trois étoiles = étoiles de la constellation du Scorpion. De leur visibilité au crépuscule les commentateurs tirent une date qui prouve que les mariages ne se faisaient pas en temps voulu. Tcheng : fin du 3e mois-milieu du 4e mois.

3 et 4. Tcheng : A voir la nuit on constate qu’on est à un mois où les mariages ne peuvent se faire.

Thèmes des fagots, de l’appréhension nuptiale, des rencontres.

LXII - Le tertre Yuan (Tch’en fong 1 — C. 145 — L. 205).
1. O vous qui allez vous ébattre
2. au sommet du tertre Yuan,
3. Quelle animation est la vôtre !
4. ce n’est pas un spectacle à voir ! p.122
5. Au son des tambours que l’on frappe
6. au-dessous du tertre Yuan,
7. Qu’importe, hiver ! été, qu’importe !
8. vous tenez des plumes d’aigrette !
9. Au son des tambourins d’argile,
10. sur le chemin du tertre Yuan,
11. Qu’importe, hiver ! été, qu’importe !
12. vous tenez l’éventail d’aigrette !
LXII. Préf. Satire contre le duc Yeou (854-832) de Tch’en. Licences excessives, mariages irréguliers ; on se promenait et s’amusait sans mesure.

1. Mao : Il s’agit de grands officiers.

3. Les seigneurs dont il est question ayant des sentiments débauchés, leurs manières ne sont pas belles à voir (Tcheng).

Cf. Tcheou li, Biot, I, 266-269.

Thème des hauteurs, des promenades, des danses mimiques.

LXIII - Les ormeaux (Tch’en fong 2 — C. 145 — L. 206).
1. Porte de l’Est, les ormeaux,
2. sur le tertre Yuan, les chênes :
3. C’est la fille de Tseu Tchong
4. qui danse, danse à leur ombre !
5. Un beau matin l’on se cherche
6. dans la plaine du midi !
7. Qu’on ne file plus son chanvre !
8. au marché, va ! Danse, danse !
9. Un beau matin l’on promène
10. et l’on s’en va tous en bande !
11. — À mes yeux tu es la mauve !
12. — Donne-moi ces aromates !
p.123 LXIII.- Préf. Pièce où l’on déteste l’anarchie. Les débauches et désordres du duc Yeou furent le principe du changement des mœurs. Garçons et filles délaissaient leurs occupations traditionnelles, faisaient de grandes réunions sur les routes et chemins, dansaient et chantaient au marché et vers les puits.

1. Mao : Lieu de réunion du pays, endroit où s’assemblaient filles et garçons.

2. Tseu Tchong : nom d’un grand officier de Tch’eu (Mao). Tcheng : Il s’agit d’un garçon. — Pour les modernes : Filles de bonne famille

5. Cf. 9. Interprétation moderne savante in HTKKSP, 428, p. 42. Cri pour faire pleuvoir, employé au sacrifice.

6. Mao : Yuan, nom de grand officier. Tcheng : La fille de la famille Yuan qui habite au midi. — Pour les modernes, Yuan a son sens commun de plaine.

7. Fin du travail de filage, tissage.

11. Rapprocher le plantain. Cf. XIX.

11 et 12. Tcheng : Les garçons et les filles se réunissent et se parlent, le don de la plante aromatique sert à lier l’amitié. Cf. LII, 12. 11e vers dit par le garçon ; 12e vers dit par la fille.

12. Exactement : Donne-moi une poignée d’aromates. Sur les graines aromatiques et leur emploi voir Couvreur, Che king, pp. 420 et 124. Cf. HTKKSP, 428, 5 v° ; les sorciers s’en servaient pour le service des divinités.

Thème des promenades sur les hauteurs boisées, de la recherche, de la fin des travaux, de la danse, des cadeaux de fleurs. Indication des chants alternés.

LXIV - La biche morte  (Chao nan 12 — C. 26 — L. 34).
1. Dans la plaine est la biche morte ;
2. d’herbe blanche enveloppez-la !
3. Elle rêve au printemps, la fille ;
4. bon jeune homme, demandez-la !
5. Dans la forêt sont les arbustes !
6. et dans la plaine est le faon mort ! p.124
7. Enveloppez-le d’herbe blanche !
8. la fille est telle un diamant !


9‾ Tout doux, tout doux, point ne me presse !
10. Ma ceinture, n’y touche pas !
11. Ne t’en va pas faire de sorte,
12. Surtout, que mon lévrier aboie !
LXIV.- Préf. La biche morte (montre qu’) on déteste le manque de rites. Le royaume était dans une grande anarchie (à la fin des Yin). Les violents se brutalisaient mutuellement ; par suite s’établissaient des mœurs débauchées. Quand se fit sentir l’influence civilisatrice du roi Wen, bien qu’on fût encore en un siècle d’anarchie, on détesta cependant le manque de rites.

Tcheng : Manquer aux rites : ne pas se servir d’entremetteur, ne pas fournir les prestations rituelles (oies sauvages et pièces de soie), user de violence pour consommer les mariages.

1 et 2. cerf timide, biche.

Par temps de misère on diminue la valeur des cadeaux rituels. La fille désire (qu’au lieu de la peau de cerf qui est due) (Yi li, Mar.) on envoie au moins enveloppée dans du chiendent de la viande d’un cerf tué que les chasseurs se sont partagé. (Mao et Tcheng). (Tcheou li, Biot, I, 208).

Les présents consistant en viande doivent être présentés sur lit d’herbes (Li ki Kue li, Couv., I, p. 45). On utilise le chiendent, herbe blanche, à cause de sa pureté.

3 et 4. Mao : La jeune fille pense avec envie au printemps parce qu’il ne lui est pas loisible d’attendre l’automne. [Mao suppose que la fille a atteint 20 ans, âge limite du mariage.] Elle ne peut attendre l’automne-hiver (époque régulière, selon Mao, du mariage ; elle pense avec envie au printemps, époque des mariages sommaires où les rites (et les présents rituels) ne sont pas indispensables.

Tcheng croit que le second mois de printemps est l’époque privilégiée de la consommation des mariages. La fille pense à l’époque où selon les rites elle pourrait s’unir au garçon. Il faut qu’auparavant le garçon envoie un entremetteur faire la demande (vers 4) ; car pour Tcheng les premiers rites de fiançailles se font à l’automne Cf. L, 1 et 2.

5 et 6. Tcheng : Comme la viande du cerf, un fagot, enveloppé lui aussi d’herbe blanche, servira de présent rituel (même théorie de la diminution de la valeur des cadeaux par temps de troubles).

p.125 7. Mao : Le jade par sa blancheur et sa solidité est un symbole de la vertu de la fille. J’ai rendu par un équivalent.

9. Touei touei, aux. desc. peint une attitude sans violence.

10. Mao : Serviette suspendue à la ceinture. J’ai rendu par un équivalent. Cette serviette est une partie importante du costume féminin. À la naissance d’une fille, on en suspend une à la porte. Li ki Nei tsö, Couv., I, 663. La mère l’attache à la ceinture de la fille au départ de la pompe nuptiale (Che king, Pin fong, 4 ; Couv., 167), au moment où elle lui donne ses dernières instructions (Yi li, Mariage, Mémoire). Pendant la nuit nuptiale, la gouvernante de la femme la lui rend après qu’elle s’est dévêtue (Yi li, Mariage). Elle lui sert à se purifier (Tcheng glose au Yi li, Mar.). Toucher à la serviette signifie la consommation du mariage .

11. Mao : Plus spécialement grand chien courant dans les herbes.

Mao : Les chiens aboient quand, sans respecter les rites, on fait violence.

Comp. sur ce détail Hak ka, n° XII in App. III.

Variantes d’écriture.

Thème de l’invitation et du demi-refus. — Thèmes des fagots, de la chasse.

LXV - Le manche de hache (Pin fong 5 — C. 170 — L. 240).
1. Comment faire un manche de hache ?
2. sans hache, on n’y réussit pas !
3. Comment faire pour prendre femme ?
4. sans marieur, on ne peut pas !
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