Amener l’élève à situer l’œuvre dans son contexte politique. Dégager la liaison entre la vie personnelle de l’auteur et son écriture







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date de publication20.10.2016
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Par : Sanaa el kachmari

Fiche didactique

Séance  : N° 1

Activité  : Travaux encadrés

Support  : Balzac, Le père Goriot,

Durée  : 2 heures

Objectifs spécifiques :

-Amener l’élève à situer l’œuvre dans son contexte politique. -Dégager la liaison entre la vie personnelle de l’auteur et son écriture.

Déroulement de la séance

Biographie :

Honoré De Balzac est né en 1799 à Tours.

Ainé de quatre enfants, Honoré deviendra pensionnaire chez les oratoriens de Vendôme.

Il commence son cours de droit à la Sorbonne et se passionne pour la philosophie.

Comme il affirme une vocation littéraire, sa famille le laisse tenter une expérience d’un an, il écrit une tragédie en vers. Balzac fait fausse route.

Après l’échec de Balzac au théâtre, il aborde alors un autre genre : le roman.

Pour gagner sa vie, il publie sous un pseudonyme des romans d’aventure.

Balzac se lance aussi dans les affaires, il s’associe à un libraire et achète une imprimerie. Il finit par s’endetter durant de longues années.

Après sa faillite, Balzac reprend la littérature et publie ses premières œuvres réussies :

  • La physiologie du mariage

  • Les Chouans

  • Gobseck

  • La peau de chagrin

  • La femme de 30 ans

  • Louis Lambert

  • Le père Goriot

En 20 ans, Balzac va publier 90 romans et nouvelles, 30 contes et 5 pièces de théâtre.

Les personnages de Balzac réapparaissent plusieurs fois d’un roman à l’autre. Ce qui va permettre la composition de la comédie humaine, l’œuvre qui va faire concurrence à l’état civile selon les dires de l’écrivain. La comédie humaine comporte 3 aspects :

  • Une étude des mœurs

  • Une étude analytique

  • Une étude philosophique

Le contexte politique : -(1814-1815) : La restauration qui correspond aux règnes de Louis XVIII. -(1824-1830) : Charles X

  • Ces deux rois sont frères de Louis XVI de la famille de bourbons

  • Le régime est aux mains d’une vieille génération : gouvernement des vieillards

  • Cette génération désire d’effacer les traces de la révolution française



  • Contre la raison célébrée par les philosophes des lumières, on s’abandonne aux délices de l’irrationnel.

  • La jeune génération représentée, tente de se faire un chemin dans cette société cadenassée ou la liberté d’expression est étroitement surveillée.

-1830 :

-Révolution surnommée « les trois glorieuses » (26-27-28 Juillet)

  • La société bloquée de la restauration semble tout à fait libérée.

  • Mais cette révolution s’est vite enterrée.

-Louis Philippe d’Orléans accède au trône de France, la maison d’Orléans remplace les Bourbons : Monarchie Bourgeoise.

En réaction contre cette France Louis Philipparde, Balzac affirme ses idées royalistes. Il écrit dans l’avant propos de la Comédie Humaine :

«  A la lueur de deux vérités éternelles : La religion, la monarchie…

Fiche didactique

Séance  : N° 2

Activité  : Etude de texte

Support  : Balzac, Le père Goriot, extrait « du début…peut être »

Durée  : 1 heure

Objectifs spécifiques :

-Repérer l’incipit dans le roman. - Dégager les indices réalistes.

- Identifier les éléments impliquant le lecteur.

Déroulement de la séance

Rappel :

Définition : l’incipit est le début « premières pages » d’un roman, nouvelle…

Le rôle de l’incipit est de présenter le cadre spatio-temporel, les personnages ; il permet aussi l’accrochage du lecteur.

  1. Identification du texte :

Genre : un roman réaliste

Type : descriptif, narratif

  1. la mise en situation :

Qui parle : le narrateur (Balzac)

De quoi : madame Vauquer

A qui : au lecteur

Où se trouve ce passage : au début du roman

Sur quoi nous informe-t-il : le lieu, le temps, les personnages…

Ce passage se situe au début du roman, Balzac nous informe sur le lieu et le temps de l’histoire tout en interpellant le lecteur vers la fin du passage.

  1. Analyse :



  1. La description du cadre spatio-temporel : le réalisme du passage

    1. Quels sont les lieux évoqués par Balzac ?

  • les lieux évoqués sont : Paris, rue Neuve-Sainte-Geneviève, le quartier latin, le faubourg Saint-Marceau…

    1. Est-ce que ces lieux existent en réalité ?

  • Oui.

    1. Quelle est l’impression qui se dégage de cette description ?

  • L’impression qui se dégage de cette description est la tristesse et la mélancolie (maigre pension…)

    1. Comment jugez-vous l’expression « all is true » ?

  • C’est un mot étranger utilisé pour valoriser la vérité et dire que cette histoire est tirée de la réalité (tragédie de Shakespeare).

  • Les indices réalistes marquant l’incipit nous dévoilent une histoire dramatique qui va traverser les pages de ce roman ainsi que les cœurs des lecteurs.

  • L’aspect réel et l’atmosphère mélancolique dans lesquels est baignée la description de Balzac fait de l’incipit un fort début pour une œuvre tragique.

    1. Où se passe l’action ?

  • Les événements se déroulent dans une pension bourgeoise, à Paris.

    1. Quel est le personnage cité dans ce passage ?

  • Mme Vauquer.

    1. Quelles sont vos attentes suite à la lecture de cet extrait ?

  • Cet extrait présage le début d’un drame qui s’étalera peut-être tout au long du roman.

    1. En quelle année se passe ces événements ?

  • Ces événements commencent en 1819.



  1. Intervention du lecteur : le pacte de lecture :

    1. A qui s’adresse Balzac dans le dernier passage ?

  • Il s’adresse au lecteur.

    1. A quoi fait appel l’atmosphère mélancolique décrite par l’auteur ?

  • l’atmosphère mélancolique décrite par l’auteur fait appel à un sentiment triste.

    1. Comment jugez-vous cette expression : « vous dînerez avec appétit… »

  • Le narrateur exprime son point de vue et devine les sentiments de son lecteur.

    1. Que pouvons-nous déduire à partir de cela ?

  • Le narrateur et le lecteur son présent dans l’incipit ;

  • Le narrateur voit, décrit et retranscrit toute une société en insistant sur l’état d’âme de ses personnages ;

  • Il implique son lecteur dans son histoire dès les premières pages du roman ;

  • Il devine les sentiments de son lecteur et lui promet une bonne lecture d’une histoire réaliste ;

  • Il s’accorde sur la vérité et la révélation afin de décrire un drame qui doit être lu.

  1. La focalisation adoptée :

  • Le narrateur est omniscient (il sait tout), il est omniprésent, il se trouve partout.

Conclusion :

  • Le réalisme de l’incipit implique dune façon implicite le lecteur et lui propose toute une réalité dans quelques pages. Pourtant Balzac l’invite explicitement et lui suggère le chemin d’une histoire d’où « All is true »



Fiche didactique

Séance  : N° 3

Activité  : Etude de texte

Support : Balzac, Le père Goriot, extrait « Naturellement destiné…jeune ou vieux »

Durée  : 1 heure

Objectifs spécifiques :

-Dégager les indices qui montrent la présence du narrateur dans ce texte. - Dégager la structure d’ensemble de la description.

Déroulement de la séance

Situation :

Cet extrait appartient aux toutes premières pages du roman, où le cadre du récit est mis en place de façon de plus en plus resserrée : le quartier d’abord, proche du panthéon, évoqué en ces termes : » Nul quartier de Paris n’est plus horrible, ni, disant-le, plus inconnu » ; la maison ensuite, présentée dans le titre de la première partie comme «  une pension bourgeoise » : c’est une bâtisse banale, coupée sur la rue dans sa profondeur, avec une façade qui donne sur un jardinet ; elle comporte trois étages, chacun avec cinq fenêtres. Le lecteur peut se reconnaître dans les lieux, il a des repères. On le fait à présent pénétrer dans la maison et il commence déjà à croire en la réalité de l’histoire…

Les thèmes du commentaire :

L’enjeu du texte :

Il s’agit pour le narrateur de créer un effet de réalité avec le plus d’exactitude possible, de faire sentir une ambiance adaptée au drame à venir, de préparer par le décor la physionomie des personnages et les événements de l’intrigue.

    1. L’ordre de la description :

Malgré le désordre du lieu, la description de Balzac n’a rien d’anarchique. L’auteur procède avec méthode, de la simple énumération des éléments à l’évocation de l’atmosphère.

Le texte est descriptif : le lecteur bénéficie d’une visite guidée minutieuse, conduite avec une patience tatillonne par un narrateur qui a l’air d’avoir vécu là, et qui dresse l’inventaire complet de la décoration et du mobilier des deux pièces principales : le salon puis la salle à manger. L’huissier n’entre pas dans la cuisine…que Zola plus tard n’épargnera pas à son lecteur. Parfois ressentit comme ennuyeuse, la description a son utilité, elle prépare le drame en ce sens qu’à travers le décor elle fait pressentir les personnages. Décrire le milieu amorce la réflexion sur les êtres.

La description est organisée en trois parties : en préambule, nous est proposée la topographie du rez-de-chaussée, un plan général des lieux aussi précis qu’un croquis d’architecte(« naturellement destiné…et frottés »). Puis vient l’appréhension visuelle de la salle, avec son impression dominante de tristesse (« Rien n’est plus triste à voir…du plus mauvais goût »). Enfin l’appréhension olfactive du lieu crée un effet d’écoeurement («  Cette première pièce exhale une odeur…jeune ou vieux »). Chacun de ces aspects sera étudié successivement.

2) Topographie du rez-de-chaussée :

Le plan des lieux est présenté d’abord, en deux phrases :

Naturellement destiné à l’exploitation de la pension bourgeoise, le rez-de-chaussée se compose d’une première pièce éclairée par les deux croisées de la rue, et où l’on entre par une porte fenêtre. Ce salon communique à une salle à manger qui est séparée de la cuisine par la cage d’un escalier…

Un repérage spatial clair : ces données sont de l’ordre du simple renseignement. Elles permettent au lecteur de se représenter la distribution des pièces. Le langage est celui du constat dépourvu d’adjectifs. On gardera en tête ce schéma visuellement très net : salles, portes et fenêtres donnant sur rue et sur jardin et plus tard on situera sur ce théâtre tous les acteurs convoqués pour la grande scène de l’arrestation de Vautrin.

Le narrateur omniscient : qui voit et qui raconte ? faute d’un personnage (aucun n’a été introduit) qui prêterait son regard, c’est le l’auteur qui voit pour le lecteur et s’adresse à lui directement. Il connaît les petites pensions de Paris, il y a vécu ses années d’étudiant ; il connaît d’ailleurs beaucoup de choses sur les lieux et les personnes et l’on verra qu’il s’institut le plus souvent narrateur omniscient.

3) Appréhension visuelle : la tristesse

La description des lieux ne se borne pas à en montrer les éléments de ce que capte le regard, se dégage une atmosphère dont rendent compte les différents champs lexicaux.

Une mise en ordre s’impose dans un texte descriptif : pour aider au repérage à l’intérieur du salon, le narrateur procède d’abord à une structuration de l’espace autour de trois éléments, qu’il aborde successivement : au centre, la table ; tout autour, les parois lambrissées, la partie haute étant décorée d’un papier verni ; quelque part, la cheminée. La description ne vagabonde pas au hasard ; elle est construite, elle épouse le mouvement du regard qui se pose d’abord au centre sur la table, parcourt ensuite circulairement les murs, et rencontre enfin la cheminée. Une telle technique d’observation permet la clarté et évite de rien oublier de significatif.

Une description subjective : la tonalité de la description est nette. Elle n’est pas un simple inventaire ; ni neutre, ni objective, elle exprime un jugement, elle est orientée par un point de vue partial, celui de l’auteur-narrateur. Cette subjectivité est nettement affichée dans une courte impression préliminaire : «  Rien n’est plus triste à voir que ce salon… », qui sert de guide de lecture, une clé initiale très commode pour diriger l’interprétation. Une fois établie cette orientation dominante, il convient d’entrer dans le détail de son expression ; la tristesse se décline en effet sous divers aspects.

Goût douteux et banalité sont liés : le champ lexical autour de ces notions se repère aisément : l’étoffe d’abord « à raies alternativement mates et luisantes » : cela sont le répétitif, marque l’absence de l’imagination ; le cabaret « c’est un service à liqueurs » ensuite, « que l’on rencontre partout » puis le « papier verni », sans doute très ordinaire qui offre « les classiques personnages » d’un roman d’éducation du XVIIème siècle ; donc des motifs rebattus, et sérieux, voire austères, pas de badinage ni de petits plaisirs, cela n’a pas la touche de Watteau ; citons encore les « deux vases pleins de fleurs artificielles vieillies et encagées » ( quel mot et quel sort pour des fleurs !) ; la pendule enfin, d’une couleur incertaine dépréciée, « bleuâtre ». La description se termine sur « du plus mauvais goût », qui résume et conclut.

Décrépitude, usure, abandon : autre champ lexical significatif : filets d’or « effacés à demi », pièce «assez mal planchéiée » ; un dîner de «misère » attend les pensionnaires, devant une cheminée toujours vide, car « il ne s’y fait de feu que dans les grandes occasion », et ornée de fleurs « vieillies ». L’usure est aussi dans l’aspect figé, statique et même prostré des objets : aucune évolution possible, rien n’est à remodeler, ni en devenir ; cette impression résulte de l’utilisation fréquente des participes passés et de la forme passive : « décorée… ornée… effacés… planchéiée…et lambrissée, … et tendu…sont coloriés…grillagées ». Ce procédé syntaxique désigne une réalité momifiée.

Univers cols, enfermement : les croisées sur la rue sont « grillagées » ; les pensionnaires, comme des prisonniers, n’ont tout autour d’eux sur les murs que des scènes d’austérité qui les encerclent. Ils subissent pauvrement leur sort, matérialisé par « le dîner auquel la misère les condamne ». Symbole de la destinée morose de tous, ces fleurs encore, « vieillies et encagées ». C’est donc bien une ambiance particulièrement désolée qui s’impose à travers le lexique.

4) Appréhension olfactive : l’écoeurement

Humer les atmosphères, telle est l’aptitude particulière du bon observateur, qui ne contente pas de regarder. Il ouvre une deuxième voie pour l’investigation, l’odorat.

Réinventer par le canal olfactif : la pièce paraît dotée d’une existence complémentaire ; déjà inscrite vivement dans le regard, qu’elle blesse, elle s’impose maintenant par ses exhalaison, qui incommodent. Elle offusque les deux sens réunis, quand on la contemple et quand on la respire. Dans cette deuxième approche, la salle atteint à l’indicible, à l’innommable : « cette première pièce…l’odeur de la pension ».

Ces effluves d’une singularité absolue, ne ressemblant qu’à eux-mêmes, exigent pour les désigner qu’on crée une catégorie spécifique, « l’odeur de pension ». Son odeur, c’est l’identité du lieu.

Par des effets de crescendo : le narrateur parvient à suggérer l’innommable, en une longue phrase enveloppante qui monte comme une nausée : « elles sent le renfermé, le moisi, le rance…elle pue le service, l’office, l’hospice ».

Ainsi, le recours à l’odorat constitue une technique d’investigation romanesque dotée d’un pouvoir complémentaire : l’odorat fait pénétrer plus intimement au cœur des lieux, des choses, des gens, car le parfum est une composante plus secrète de la personne. Il permet de saisir l’unité organique, l’intimité d’une pièce, d’un vêtement ou d’un être par les effluves émanant d’eux.

Conclusion :

Ces première pages du roman illustrent bien comment, à partir de la description du réel, Balzac parvient à l’évocation des atmosphères et du poids qu’elles auront sur les personnages.

La richesse du réel est ressentie par Balzac comme un défi à relever. Sa description nourrit une ambition de totalité : ordonnée et complète, elle manifeste la volonté d’imposer la fiction en rivale de la réalité, et pour cela d’en montrer tous les aspects, depuis une vue générale dans un plan d’ensemble, jusqu’aux éléments les plus subtils, les molécules de base qui flottent dans l’odeur du lieu. Balzac ouvre la voie à Zola et annonce les énumérations de certains romans contemporains (Les Choses, de Georges Perec).

Par son souci d’exactitude réaliste, l’auteur nous fait découvrir les objets tels qu’ils sont, dans leur médiocrité. Pas d’idéalisation par l’effort d’un style dont la magie permettrait, comme chez Flaubert de transcender la banalité en la parant des beautés de l’écriture. La salle à manger reste triste à pleurer, l’art n’intervient pas comme une consolation à la laideur des choses.

Mais il s’agit d’un réalisme orienté. En effet le description est composée sous l’éclairage d’une sensibilité, celle de l’auteur-narrateur qui formule explicitement son parti-pris. Les choses sont vues à travers la répulsion qu’elles lui inspirent, sans aucune prétention à l’objectivité. Le point de vue n’est pas neutre. Rastignac partagerait cette vision ; mais Mms Vauquer refuserait d’y reconnaître sa chère pension.

Fiche didactique

Séance  : N° 4

Activité  : Orale

Thème à débattre : Le conflit des générations «  est ce que les parents arrivent à comprendre leurs enfants? »

Durée  : 1 heure

Objectifs spécifiques :

-Amener les élèves à s’exprimer librement.

- Amener l’élève à parler de ses problèmes familiaux.

Déroulement de la séance

Plan proposé

I – Etude de la relation du père Goriot avec ses deux filles

II – Etude de la relation père/ enfant dans notre société

III- Synthèse

1) Que pensez vous de la relation du père Goriot avec ses deux filles ?

- Le père Goriot aime ses filles profondément tandis que ces dernières ne font que profiter de la bonté de leur père afin de lui soustraire tout son argent.

    1. Que pensez vous des comportements de ces deux jeunes filles ?

- Le comportement de ces deux filles est égoïste, elles sont ingrates envers leur père.

    1. Existent-ils des cas au Maroc qui ressemble à celui du père Goriot ?

- Bien sûr, il y a beaucoup d’enfant qui sont ingrats envers leurs parents.

    1. Si vous étiez à la place de ces deux filles, votre comportement avec votre père sera-t-il ainsi ?

- Non, au contraire je veillerai à ce que notre relation sera basé sur l’a mour et le respect…

    1. Avez-vous une bonne relation avec vos pères ?

  • Oui, mon père est un ami pour moi ;

  • Pas vraiment, mon père est très autoritaire ;

  • Parfois oui, parfois non, cela dépend de la situation ;

  • Il est sûr que mon père m’aime beaucoup et que moi aussi je l’aime, mais cela n’empêche que parfois il y a des mal entendus entre nous.

    1. Pourquoi n’arrive-t-il pas à vous comprendre ?

  • A cause de la différence d’âge ;

  • A cause de nos points de vue différents…

    1. Quelle est l’image idéale du père pour vous ?

  • Un père qui m’acceptera comme je suis même si nous sommes différents et même si mes ambitions d’avenir sont différentes de ses attentes.

  • Un père qui me soutient même lors de mes échecs…

    1. Pourquoi vous n’essayez pas de comprendre votre père (son âge, sa génération, son envie de vous protéger…) ?

- Parfois c’est difficile, surtout quand le père essaye de réaliser des rêves ratés à travers ses enfants…

    1. Si vous étiez père, comment vous allez vous comportez avec vos enfants ?

  • j’essayerai de ne pas les traiter comme mon père me traitait, je tacherai d’être attentif à leur problème et leur envie, je veillerais à ce que mon amour envers eux ne les asphyxie pas.

Synthèse :

Au fil des années, la relation père/ enfant n’a jamais était idéal. Se trouvant coincée entre une envie obsédé de protéger ses enfants (de la part de parents) et la volonté de forger un avenir en toute liberté (de la part des enfants) cette relation a toujours était victime d’ un manque de compréhension d’une part et d’une protection exagérée de l’autre.

Les parents, voulant aider leurs enfants à réussir leur vie sans passer par les mêmes erreurs qu’eux, se trouvent confronter à une obstination accrue des enfants de vouloir passer par toutes les expériences possibles et par conséquent avoir leur propre décision à prendre et échecs à surmonter.

Fiche didactique

Séance  : N° 5

Activité  : Etude de texte

Support  : Balzac, Le père Goriot, extrait de « Cette pièce est dans tout dans tout son lustre…des pensionnaires internes »

Durée  : 1 heure

Objectifs spécifiques :

-Comprendre la relation entre le personnage et le lieu où il vit. - Identifier les champs lexicaux et en dégager une impression. - Comprendre les figures de styles : comparaison, hyperbole, ironie). -Identifier la tonalité de l’extrait

Déroulement de la séance

I . Identification du texte :

- Typologie : descriptif ;

- Typographie : présent, imparfait, caractérisant

- Mise en situation : ce passage se situe au début de l’œuvre (l’incipit). Après avoir décrit la pension Vauquer, Balzac trace dans cet extrait le portrait de madame Vauquer.

II- Les axes de lecture :

  1. Le portrait physique de madame Vauquer est le miroir de la pension

  1. Quelle est la caractérisation essentielle du portrait physique de madame vauquer ?

  • Vieille, grosse, âgée de 50 ans.

  1. Que nous apprend le portrait physique de madame Vauquer sur le lieu où elle vit ? est ce que son portrait reflète la pension ? quelles sont les informations données par balzac sur cette pension ?

  • Le portrait physique de madame Vauquer (dévalorisant) reflète bien la pension sinistre dans la mesure où l’une complète l’autre : « sa personne dodue…en harmonie avec cette salle où suinte le malheur », » dont madame Vauquer respire l’air chaudement fétide sans être écoeurée », «  ce spectacle est complet ».

  1. Quelle est l’impression générale qui se dégage du portrait physique et du lieu ?

  • Le malheur.

  1. Relevez le champ lexical du malheur :

- Salle où suinte le malheur, amer renfrognement, bagne…

  1. Relevez les figures de style récurrentes dans ce passage :

  • l’ironie : spectacle complet ;

  • comparaison : sa personne dodue comme un rat ;

  1. L’impact de la pension sur le portrait moral de madame Vauquer :

    1. Quel est le trait essentiel du portrait moral de madame Vauquer ?

  • c’est un personnage triste.

    1. Est-ce que ce lieu nous informe sur le portrait de madame Vauquer ?

  • Oui madame Vauquer est triste et malheureuse car elle a beaucoup souffert : « ressemble à toutes les femmes qui ont eu des malheurs »,  « les yeux pour pleurer », « avez souffert tout ce qu’il est possible de souffrir ».

    1. Quel est le point commun entre madame Vauquer et le pension ?

  • la pension et madame vauquer partagent l’amertume : «  cette petite femme est le produit de la vie », « toute sa personne implique la pension », « la pension implique sa personne ».

    1. dégager les champs lexicaux récurrents dans le texte :

  • la souffrance : ont eu des malheurs, l’œil vitreux, les yeux pour pleurer…

    1. dégager les figures de style fréquentes dans le texte :

  • L’hyperbole : « à livrer Georges ou Pichegru »

  • La comparaison : « madame Vauquer ressemble à… »

    1. La tonalité :

  • pathétique, le texte est un tableau à contenu sombre dont la tristesse et la douleur règnent, il est émouvant, triste et touche le lecteur.

Synthèse :

Chez Balzac, la description du lieu se combine avec la description du personnage tout en traçant un portrait physique de  Madame Vauquer qui reflète la pension qui est, à son tour, le miroir de son portrait moral. Chose qui offre au lecteur un spectacle complet. La loi balzacienne sur l’influence du milieu.

Fiche didactique

Séance  : N° 7

Activité  : Etude de texte

Support : Balzac, Le père Goriot, extrait «  le baron de Rastignac…le talent est rare »

Durée  : 1 heure

Objectifs spécifiques :

-Dégager la relation maître/élève qui s’instaure entre Vautrin et Rastignac. -Dégager la visée didactique du discours de Vautrin.

Déroulement de la séance

La mise en situation :

Nous sommes au chapitre II, Rastignac a appris la vérité sur le père Goriot. Sa famille vient de lui envoyer de l’argent pour qu’il fasse son chemin dans le monde. Ne voulant rien devoir à Vautrin qui le fascine mais dont il se défie, il lui rend ce que celui-ci lui a prêté. Vautrin l’entraîne dans le jardin. Effrayés, les pensionnaires croient qu’ils vont se battre en duel. En fait, Vautrin veut lui expliquer le monde et lui proposer un marché.

Programme de lecture :

Vautrin se fait initiateur. Il développe sa philosophie de l’existence et fait la leçon au jeune Rastignac. Il s’agit d’un discours de séduction et de tentation. On voit comment ce personnage expose une vision balzacienne du monde.

  1. la vie et le monde :

  1. la vie sociale dépend de l’argent. Les rapports sociaux sont gouvernés par l’avoir et non parla morale, il faut choisir. on devine que le savoir de Vautrin vient d’une expérience solide. Il va donc initier Rastignac pour lui faciliter ce choix, en réalité déjà fait selon lui. Rastignac a déjà choisi sans le savoir.

  2. L’honnêteté ne sert à rien elle est pousser au bout de la logique de l’ambition, il faut parvenir à tout prix, autant le faire sans attendre. Vautrin méprise l’hypocrisie d’un monde qui se pare des vertus de la morale.



  1. la relation maître/ élève :

  1. la visée didactique :

vautrin suie une rhétorique pédagogique. Il procède par des questions réponses. Il donne des exemples éclairés et fait appel à la toute jeune expérience de Rastignac « vous avez déjà choisi ». Il ordonne sa leçon selon une progression qui doit convaincre.

  1. Savoir et tentation :

mais avoir une méthodologie n’est pas tout. Pour mieux appâter, il faut avoir le courage de se détacher de ses principes. Il s’agit de faire miroiter le luxe déjà flairé chez Mme de Beauséant ou le plaisir flairé chez Mme de Restaud. Le bonheur résulte de la conquête, celle de l’or, celle des femmes.

  1. la perversion de l’innocence ou une contre éducation :

Vautrin démystifie en détruisant les valeurs et le croyances de Rastignac : la carrière d’avocat ne mène à rien ; le mariage, c’est l’esclavage ou la compromission ; le jeune homme a déjà exploité sa famille ; le travail honnête est une aliénation.

  1. Un héros balzacien :

  1. Un observateur :

Vautrin dévoile parce qu’il a vu. Il peut donc synthétiser son savoir. Il sait également jauger et juger ( du moins le croit-il) : « ce jour-là, vous êtes revenu avec un mot sur votre front, et que j’ai bien su lire ».

  1. Le dessous des cartes :

Vautrin est par rapport à Rastignac dans la position de Balzac par rapport à son lecteur. Il donne à voir, et donc à comprendre.

  1. l’énergie :

Vautrin, nous le devinons, est un être dénué de tout scrupule, et probablement un criminel, ce que confirmera la suite du roman. Noter comment le rythme des phrases, le sens de la formule, le ton traduisent l’énergie du personnage.

Conclusion :

Il s’agit ici d’un passage d’un long discours. Après l’exposé des motifs, Vautrin en viendra à la proposition du marché. Mais l’on comprend déjà l’essentiel. Il s’agit d’un moment didactique, comme le roman balzacien en comporte tant. De plus, l’un des enjeux du roman se précise : que fera Rastignac ? Il faut faire rapidement fortune par n’importe quel moyen. Rastignac sera-t-il un ‘gaillard’ comme le souhaite Vautrin ?
Fiche didactique

Séance  : N°8

Activité : Evaluation

Support : Balzac, Le père Goriot, extrait «Dans ces conjonctures…je m’amuserai à ma façon »

Durée  : 2 heures

Objectifs spécifiques :

  • Evaluer les compétences acquises lors de cette séquence à savoir :

  • Analyser un extrait d’une œuvre réaliste ;

  • Identifier une figure de style ;

  • Dégager un champ lexical ;

  • Exprimer un point de vue…

Déroulement de la séance

- Compréhension et langue :


  1. Remplissez le tableau suivant……………………………...(1pt)




Le roman

L’auteur

Le siècle

Le courant littéraire
















  1. Relevez deux figures de style de l’extrait une question rhétorique et une périphrase..................(1pt)




  1. Quel est le champ lexical récurrent dans cet extrait ?.................(1pt)




  1. Comment Vautrin évoque-t-il sa vision de l’avenir et expose-t-il ses

conceptions ?..................(1pt)

  1. Dans cet extrait le personnage parle d’un espace matériel et un autre spirituel, quelle est la dimension de chacun d’eux ? justifiez votre réponse……………….(2pts)




  1. Quel est le mode qui domine le discours de Vautrin ?................(2pts)




  1. Dégager les deux moteurs de l’homme selon Balzac ?.........(2pts)


II- Production écrite :

« La fin justifie les moyens » commentez cette citation en donnant votre point de vue..……………………………………….(10pts)

Fiche didactique

Séance  : N°9

Activité : Correction de l’évaluation

Support : Balzac, Le père Goriot, extrait «Dans ces conjonctures…je m’amuserai à ma façon »

Durée  : 1 heure

Déroulement de la séance

I- Compréhension et langue :

1)

Le roman

L’auteur

Le siècle

Le courant littéraire

Le père Goriot

Honoré de Balzac

XIXème siècle

Le réalisme



    1. Deux figures de style qui existent dans l’extrait sont :

  • Une question rhétorique : des nègres, voyez-vous ?

  • Une périphrase : ce capital noir.



    1. le champ lexical récurrent dans le texte est celui de la volonté :

  • Je veux m’y faire planteur ;

  • En vivant comme un souverain ;

  • En faisant mes volontés ;

  • J’ai besoin ;

  • Parce que je veux deux cents nègres ;

  • C’est des enfants tout venus dont on fait ce qu’on veut.

4) Vautrin expose ses conceptions à Eugène avec confiance et franchise. Il évoque sa vision de l’avenir, mélange de rêve et de réalité chiffrées propre sans doute à exalter et convaincre le jeune homme dont il veut faire son disciple et son protégé.

    1. l’espace, matériel ou spirituel, que revendique Vautrin est à la mesure de son personnage : énorme.

L’espace matériel est fortement inscrit dans le lexique, et d’abord dans cette expression magique de « vie patriarcale », qui annonce l’ampleur du dessein conçu par Vautrin : «  Mon idée est d’aller vivre de la vie patriarcale… » la formule est riche de connotations : elle contient à la fois le pouvoir et la sagesse, elle implique l’étendue des termes, la réalité des cultures et la souveraineté tranquille du patriarche.

L’espace spirituel revêt la dimension poétique d’un rêve créateur : ce vaste dessein est assimilé à l’œuvre d’un artiste : «  Je suis un grand poète. Mes poésies, je ne l’ai écris pas : elles consistent en actions et en sentiments ». Vautrin a la puissance d’un imaginatif du concret qui cherche à donner à sa vie une dimension supplémentaire dans la grandeur des actions et l’intensité des sentiments.

6) le mode de l’injonction paternaliste et doctrinal domine le discours, Vautrin fait la leçon : « Dans ces conjonctures, je vais vous faire une proposition que personne ne refuserait. Ecoutez bien ». Avec l’impératif, il suppose en maître détenteur d’une vérité digne d’attention.

7) Vouloir et pouvoir sont, selon Balzac, les deux moteurs de l’homme. Le vieil antiquaire, dans la peau de chagrin (1831), ne dit rien d’autre que cela : «  Ceci, dit-il d’une voix éclatante en montrant la peau de chagrin, est le pouvoir et le vouloir réunis ». Ce morceau de cuir est le talisman que chacun souhaite détenir, grâce auquel tous les vœux sont magiquement comblés ; Vautrin refuserait le talisman, car il ne compte que sur sa propre énergie pour satisfaire ses ambitions.

Production écrite

Plan :

Introduction :

  • Présentation du sujet ;

  • Annonce du plan.



Développement :

  • Tout individu a un objectif, un but, des rêves qu’il veut réaliser ;

  • Pour atteindre un objectif, l’individu trace un itinéraire à parcourir (donner des exemples) ;

  • Pour certains ce qui est important c’est l’effort fourni pour réaliser ses ambitions. Pour d’autres ce qui prime c’est la fin et peu importe les moyens utilisés ( donner des exemples)

  • A titre d’exemple : le cas des examens faut-il se contenter de tricher ou faut-il travailler bien afin de développer ses compétences ?

Conclusion :

  • Exprimer son avis personnel ;

  • Donner une justification.


Sanaa el kachmari

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