La peinture chinoise au musée guimet







titreLa peinture chinoise au musée guimet
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Kao K'o-ming, « amoureux de silence et d'obscurité » fut attaché en 1012 à la galerie impériale de peinture, il traitait avec un goût spécial les sujets religieux, les chevaux, fleurs, génies, édifices, etc. Il donnait volontiers à des amis les peintures qu'il refusait à des gens influents. 3

Tch'en Yong-tche, « attaché à la galerie impériale de peinture en 1027, refusa en 1034 de se plier à des suggestions anti-artistiques de l'empereur, dut prendre la fuite et disparut dans la vie privée. » 4

C'était un peintre de sujets religieux, de paysages, d'hommes et de chevaux, qui travaillait en amateur ; ses peintures étaient assez rares.

Song Ti dépasse, de l'avis de Sou Tong-p'o,

« tous les peintres de sa génération pour les collines, fleuves, plantes et arbres. 1

Kouo Hi (en japonais Kakki) l'un des plus grands peintres de la Chine. Nous n'avons malheureusement que des détails très succincts sur sa personne et sur son œuvre ; nous savons simplement qu'il vivait au milieu du Xe siècle, qu'il étudia en qualité d'élève dans la galerie impériale de peinture. Il se spécialisa dans le paysage adoptant la méthode de Li-Tch'eng, se dégagea peu à peu de cette influence pour exprimer toute son originalité. Il reçut en 1068 de l'empereur la commande d'une peinture pour le panneau médial d'un paravent. Il publia un traité intitulé : « Sur la peinture des paysages » où il discute

« les questions de distance, de profondeur, du vent et de la pluie, de la lumière et de l'obscurité, des différences des jours et des nuits suivant les saisons de l'année. 2

Ts'ouei Po, dont on sait peu de chose, sinon qu'il était très bien doué mais qu'il se laissait facilement gagner par l'indolence.

Sou Che plus connu sous le nom de Sou Tong p'o, peintre et critique d'art. Ses études de bambous en blanc et noir sont très estimées, ses notes sur la peinture constituent pour les études d'art chinois un élément documentaire de tout premier ordre. p.33

Li Kong-lin, appellation Po-che,

« naquit dans la ville de Chou qui correspond à la sous-préfecture actuelle de Ts'ien-chan (préfecture de Ngan-k'ing, province de Ngan-houei). Il obtint le grade de tsin-che en l'année 1070. Il s'éleva graduellement jusqu'au poste de lou-che-ts'an-kiun de l'arrondissement de Sseu qui était à un li au nord de la sous-préfecture actuelle de Hiu-yi (préfecture secondaire de Sseu, province de Ngan-houei). Puis, grâce à l'appui de Lou Tien, il fut nommé à diverses charges dans la capitale (alors K'ai-fong fou). En 1100, il résigna ses fonctions 3, et jusqu'à sa mort survenue en 1106, il vécut retiré dans la montagne Long-mien, qui est au nord-ouest de la sous-préfecture actuelle de T'ong-tch'eng, à peu de distance de cette ville de Chou où il avait vu le jour. Il s'appela dès lors « le solitaire du Long-mien » 4.

On le compare ordinairement aux grands classiques Kou K'ai-tche, Tchang Seng-yeou et Lou T'an-wei et il le mérite à tous les égards, tant pour l'extraordinaire variété de ses sujets que pour l'habileté et la maîtrise avec laquelle il les traita. Il aborda tous les genres : peintures religieuses, portraits, animaux, fleurs, paysages. Il avait pu chercher des exemples et puiser des enseignements dans l'étude des grands maîtres chinois, dont il avait réuni les œuvres avec beaucoup d'éclectisme, mais son originalité, la vigueur de ses conceptions ne se laissaient pas assagir par ces grands exemples et il introduisait toujours dans ses œuvres un élément nouveau qui révélait sa puissante personnalité. Ses portraits se distinguent par une majesté sans égale, exprimée par une technique impeccable, les qualités de son trait étaient jusque-là inconnues à l'art chinois. Il y a dans sa façon de traiter les détails anatomiques, les draperies, une dextérité quasi hellénistique.

Ses peintures étaient surtout monochromes et exécutées très fréquemment sur du papier transparent ; il n'employait la soie et les couleurs que pour les copies de vieilles peintures.

Au début de sa carrière il s'était spécialisé dans l'étude des chevaux, il y surpassait Han Kan lui-même ; il abandonna ensuite ce genre pour se vouer à l'art religieux, il peignit les cinq cents Lo-han

« minces, grands, petits, vieux, jeunes, agréables, laids, chacun avait une caractéristique spéciale. 1

Dans le portrait il ne se contentait pas d'une ressemblance extérieure et servile, on pouvait deviner après l'avoir considéré la condition sociale du personnage représenté.

La collection impériale renfermait au XIIe siècle, d'après le Siuan ho houa p'ou cent sept peintures de Li Long-mien. p.34 On peut citer parmi ses œuvres principales « Illustrations des neuf songes, de la piété filiale, repos et paix, tigre sur cheval ailé, singe rouge, Yen Tseu-ling pêchant, la montagne Long-mien 2 ; on trouvera dans les « S. R. », vol. XIII, pl. 9, la reproduction d'une œuvre de Li Long-mien : « Le prêtre Pou-tai dormant ». Le musée Guimet possède onze peintures signées de Li Long-mien : la légende de Koei tseu mou chen et dix feuilles d'album : « Les envoyés des peuples barbares ». Les fresques du temple de Shiba (Japon) qui sont au musée Guimet auraient été inspirées de Li Long-mien.

Tchao Ling-jang, mieux connu sous le nom de Tchao Ta-nien, copia tout d'abord les œuvres des grands peintres tels que Wang Wei et Lin Sseu-hiun, il s'inspira également des poésies de Tou Fou. En matière de paysage il se limita à l'étude et à la reproduction des sites voisins de la capitale qu'il peignit parfois sur des éventails, l'empereur y ajoutait un texte approprié.

Tch'eng Tsong-tao, assez bon portraitiste et sculpteur distingué, exécuta une excellente copie de la fameuse peinture de Wou Tao-tseu « La trinité taoïste » qui semblait avoir été exécutée par Wou lui-même. 1

Mi Fei (1051-1107) (en japonais Bei-genshô), commença à peindre lorsque les rhumatismes forcèrent Li Long-mien à déposer son pinceau. C'était un excellent copiste des anciens maîtres ; il lui advint de rencontrer un homme qui avait fait l'acquisition de la fameuse peinture de Tai Song représentant des bœufs, il l'emprunta pour quelques jours afin d'en faire une copie ; lorsqu'il voulut la rendre, il lui fut impossible de distinguer l'original de l'œuvre nouvelle. Peu après le propriétaire revint réclamer l'original en lui restituant la peinture qu'il considérait comme une copie. Mi Fei très étonné lui demanda comment il pouvait les distinguer.

— Dans ma peinture, répliqua le propriétaire, vous pouvez voir l'image du pâtre dans les yeux du bœuf, mais non dans celle-ci. 2

Il devint successivement peintre de la cour et secrétaire du ministère des Rites, il excellait surtout dans le paysage et le portrait. Son fils Mi Yeou-jen était un artiste assez distingué.

Tch'eng T'ang se distingua surtout comme peintre des bambous ; sa variété favorite était le bambou « queue de phénix » dont les tiges sont très lourdes 3 ; il reproduisit également toutes les autres sortes de bambous et les plantes potagères. p.35

Tcheou Chouen originaire de Tch'eng-tou la capitale du Sseu-tch'ouan se fixa dans le Hou-pei ; il avait d'abord été novice dans un temple bouddhique. Il devint l'ami du gouverneur du Hou-pei et de quelques notables qui appréciaient son talent de peintre et de poète. Lors de la chute du gouverneur (vers 1150) il fut envoyé en exil à Houei-tcheou. Ses amis ayant intercédé en sa faveur il fut autorisé à revenir. Son style pour le paysage rappelle celui de Li Sseu-hiun ; en ce qui concerne les vêtements il s'inspirait des œuvres de Kou K'ai-tche, et ses peintures bouddhiques décelaient l'influence de Li Long-mien. Il peignit également des animaux : chevaux, bœufs, des oiseaux, des fleurs avec beaucoup d'adresse 4.

L'empereur Houei tsong (en japonais Kisô Kôtei) (1082-1135) monta sur le trône en 1100 ; c'était un amateur éclairé d'objets d'art et un peintre remarquable.

« Il se signala dès la première année de son règne par la fondation d'une académie de calligraphie et de peinture, dont les membres se recrutaient par concours. 5

Nous trouvons dans l'une des notices de la peinture de Houei tsong possédée par M. Guimet les titres de deux de ses tableaux « Le rapide d'un fleuve à Hong k'iao » et « Trois chevaux ». Le signataire de cette notice, un certain Yu Tsi (1272-1348) « admire le génie et le talent du souverain », et il n'hésite pas à dire que

« si les peintres Wou et Li 1 avaient été contemporains de Siuan ho 2, ils auraient été très étonnés de trouver dans la personne de l'empereur un artiste d'une telle habileté.

La peinture de M. Guimet représente l'empereur Ming-houang (685-762) instruisant son fils, nous avons déjà eu l'occasion d'en parler (v. Yen Li-pen) (voir traduction, n° 23). L'auteur de la seconde notice nous apprend que

« la moitié des œuvres de l'empereur était conservée au palais impérial et que l'autre moitié se trouvait entre les mains de ses sujets.

Le British museum possède une peinture représentant un faucon blanc primitivement attribué à Houei tsong, mais que M. Binyon a déclaré ne pas être une œuvre de l'empereur-peintre.

Les collections du palais furent dispersées par les Tartares qui saccagèrent K'ai-fong fou en 1125 ; l'empereur fut emmené prisonnier et mourut en captivité en 1135. 3

Li T'ang (en japonais Ri-Tô) paysagiste et portraitiste contemporain de Houei tsong fut nommé académicien ; il se retira durant les troubles qui eurent lieu vers la fin du règne ; il devint ensuite un grand favori de l'empereur Kao tsong 4, qui disait spirituellement que Li T'ang pouvait être comparé à T'ang Li (Li de la dynastie 5 des T'ang c'est-à-dire Li Sseu-hiun). p.36

Li Ti, originaire de Ho-yang dans le Yun-nan devint membre de l'académie impériale de peinture et vingt ans plus tard directeur adjoint. Il se distingua surtout dans la peinture florale et la reproduction des oiseaux, bambous et rochers. Il s'essaya sans grand succès au paysage.

Ma Yuan (japonais Ba-yen), peintre de la cour de 1190 à 1224, jouissait d'une réputation d'extrême habileté pour tout ce qui concernait le paysage, le portrait, les fleurs et les oiseaux.

Peintures de Ma Yuan reproduites dans les « S. R. » : scène du clair de lune, vol. VIII, pl. 12 ; pêcheur solitaire, vol. XIII, pl. 10 ; Tong-chan traversant la rivière, vol. XVII, pl. 13 ; canotage (attribué), vol. XX, pl. 9. Son frère Ma Kouei s'était spécialisé dans la reproduction des oiseaux, mais ne l'égalait pas pour les autres sujets. Peintures de Ma Kouei, reproduites dans les « S. R. » : paysage (attribué), vol. IX, pl. 15 ; vol. XIII, pl. 11 ; vol. XV, pl. 11 ; vol. XVIII, pl. 12.

Ma Lin fils de Ma Yuan travailla avec son père, qui

« aurait souvent signé du nom de son fils ses propres peintures afin de lui créer une bonne réputation. 1

M. Guimet possède une peinture de Ma Lin (don de S. M. l'impératrice Tseu Hi) intitulée « Les génies se réunissant au-dessus de la mer  » ; c'est une œuvre de grand mérite parfaitement composée, d'une très belle tenue artistique (Voir reproduction, pl. Ib, description et traduction, N° 24). Peinture de Ma Lin reproduites dans les « S. R. » : vol. VII, pl. 20 ; Samantabhadra, vol. XVI, pl. 6 ; personnage regardant une cascade.

Hia Kouei (japonais Ka-Kei), appellation Yu-yu, originaire de Ts'ien-t'ang, sous-préfecture qui faisait partie intégrante de la préfecture de Hang-tcheou dans la province de Tchö-kiang, fut un des peintres officiels au temps de l'empereur Ning tsong (1195-1224), portraitiste et paysagiste très habile. Deux de ses peintures provenant d'un de ses cahiers sont reproduites dans le 5e fascicule du Tchong kouo ming houa tsi : 1° Une barque qui retourne vers la rive où, le soir étant venu, les fumées s'élèvent au-dessus des maisons du village, ce qui explique la note écrite par le peintre : la traversée du retour au village d'où montent les fumées. 2° L'ancrage du soir près de la berge d'où les fumées s'élèvent 2. Il peignit également un paysage représentant « 10.000 li du cours du Yang-tseu ».

Peintures de Hia Kouei reproduites dans les « S. R. » : vol. XI, vol. XV, pl. 12 ; paysage, vol. XVI, pl. 16 ; paysage, vol. XIX, pl. 10 (attribution), hérons près du rivage.

Tcheng Sseu-siao, le peintre des orchidées ; vivait dans sa retraite lorsque le mandarin local, ayant entendu vanter son habileté et le soin avec lequel il gardait ses peintures, l'arrêta en prétextant qu'il n'avait pas rempli certaines obligations vis-à-vis de l'État, en réalité pour s'approprier ses fleurs :

— Vous pouvez prendre ma tête, dit le peintre au magistrat surpris, mais vous n'aurez pas mes orchidées.

Il fut relâché. p.37

Yang Je-yen, calligraphe et portraitiste réputé, fut chargé de reproduire les traits de l'impératrice douairière, tâche à laquelle un grand nombre d'artistes avaient dû renoncer, il réussit à tel point

« que les spectateurs se prirent à pleurer tant ils étaient impressionnés par la ressemblance et l'expression pleine de vie du portrait. 1

T'ong Kouan († 1126), un eunuque qui devint chef de l'armée de la frontière occidentale et gouverneur de plusieurs provinces. C'était un excellent peintre de batailles, il reproduisit spécialement les victoires du grand général Tchou-ko Leang 2. T'ong Kouan condamné à l'exil à la suite de sa défaite par les Tartares fut mis à mort avant d'avoir atteint le lieu où il devait être relégué. 3

Lieou Yuan, paysagiste. Son père collectionneur fameux possédait une admirable série de peintures. Lieou Yuan acquit ainsi une connaissance parfaite des grands maîtres et se prononçait avec beaucoup d'autorité sur la valeur, l'authenticité de tous les exemplaires qui lui étaient soumis.

Nous dirons quelques mots des prêtres qui se sont distingués dans la peinture ; les historiens chinois leur consacrent toujours un chapitre à part : le dernier.

Kiu-jan, prêtre bouddhique, excellent paysagiste, de l'école de Wang Wei ; ses peintures devaient en effet être vues d'assez loin et, il ressemblait par ce côté technique, à son contemporain Tong Yuan.

Lorsque Li Yu 4 fit sa soumission, il l'accompagna à la cour impériale des Song à Lo-yang, il se fixa ensuite dans un monastère des environs. 5

La peinture de M. Guimet signée par Kiu-jan

« inspira quatre grands peintres de la dynastie des Yuan ; à partir de la dynastie des Song aucun peintre n'a pu l'égaler. » (Notice de Tong K'i-tch'ang). (Voir paysage du même peintre, n° 7).

Yuan Ngai, prêtre bouddhique, portraitiste très habile.

Fa-tch'ang, appellation Mou-k'i (japonais Mokkei) dont les sujets favoris étaient les dragons, tigres, singes, canards sauvages, auteur de portraits et de paysages.

Peintures de Mou-k'i reproduites dans les « S. R. » : Dragon et tigre, vol. I ; Kouan-yin, singe et grue, 3 planches (XXVII) ; vol. II, pl. 12 ; couvre-feu dans un temple lointain, vol. V, pl. 10 ; vol. VII, pl. 19 ; vol. X, pl. 8, un arhat ; vol. XIV, pl. 10 ; poule et poussins, vol. XV, pl. 14 ; rivage lointain et bateau rentrant au port, vol. XVII, pl. 14 ; hirondelles et saules.

Nous dirons également quelques mots des ouvrages relatifs à la critique artistique. Le T'ou houa kien wen tche de Kouo Jo-hiu renferme des notes très intéressantes sur l'art pictural, il embrasse la période p.38 comprise entre les dates extrêmes de 841 et de 1074, il est divisé en six chapitres et donne une longue liste de peintres 1.

Nous avons déjà eu l'occasion de parler du Siuan ho houa p'ou (voir p. 7, note 2). Cet ouvrage est composé de dix chapitres : 1° Taoïsme et bouddhisme, 2° Figures humaines, 3° Édifices, 4° Peuples étrangers et leurs animaux, 5° Dragons et poissons, 6° Paysages, 7° Animaux, 8° Fleurs et oiseaux, 9° Bambous, 10° Légumes et fruits.

Le Houa che de Mi Fei donne des détails techniques et des renseignements sur les collections de ses amis, contient une quantité de remarques sur le papier, la soie, etc.

Le Houa p'in de Li K'i est une œuvre très indépendante, l'auteur y signale sans crainte les défauts de telle ou telle peinture, discute les questions d'authenticité, d'ancienneté, etc. Une quantité de détails techniques y sont également donnés (exposition des peintures, montage, enroulement, etc.).

Citons aussi le Houa ki de Teng Tch'ouen dont les sept premiers livres contiennent des indications purement biographiques ; le huitième livre comprend des œuvres importantes des anciens maîtres figurant dans les collections privées ; le neuvième et le dixième comportent toute une série de remarques très intéressantes ; la fin du neuvième livre en particulier est une contribution très intéressante à l'étude de la peinture coréenne, japonaise et indienne. 2

@
SIXIÈME PÉRIODE

Les Mongols (1260-1368)

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p.39 C'est vers 1260 que Khubilai khan fut proclamé empereur. Les troubles politiques qui agitèrent la Chine durant cette période n'étaient pas favorables au développement des arts, aussi ne trouvons-nous qu'un très petit nombre d'artistes. Nous citerons d'abord Tchao Mong-fou (surnom Song-siue, appellation Tseu-ang) né vers 1254, descendant de la famille des Song. Lors de la chute de la dynastie, il se retira dans la vie privée jusqu'en 1286. Il revint alors à la cour et fut nommé secrétaire du ministère de la Guerre. La réputation artistique de Tchao Mong-fou est considérable, c'est le peintre des chevaux, le paysagiste émérite auquel les critiques assignent parfois un rang supérieur à Ts'ao Pou-hing et à Han Kan. Son coup de pinceau était puissant et délicat, ses compositions toujours pittoresques et originales ; ses paysages sont des visions coloriées et poétiques. Il reproduisait avec talent les œuvres de Wang Wei. M. Guimet possède un paysage original de Tchao qui semble sortir de sa manière habituelle (voir rep. pl. IIa et description et traduction, N° 251, (Don de S. M. l'impératrice Tseu Hi).

La femme de Tchao, la dame Kouan, était un excellent peintre de fleurs.

L'un de ses fils nommé Tchao Yong (surnom Tchong Mou) aurait peint des paysages dans le genre de Tong Yuan et se serait distingué dans la représentation des hommes, des chevaux, des montagnes et des fleurs. 2

Kao Ko-kong (appellation Yen-king ou King-yen) vivait dans la seconde moitié du XIIIe siècle ; il eut le titre de président du ministère de la Justice et forma d'abord son style en étudiant les œuvres de Mi Fei puis celles de Tong Yuan et de Kiu-jan. Il cherchait son inspiration dans l'alcool, et une fois sous cette influence il était capable de produire p.40 des esquisses étonnantes de mouvement et d'expression. Après sa mort ses peintures atteignirent des prix très élevés. 3
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