La peinture chinoise au musée guimet







titreLa peinture chinoise au musée guimet
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Souen K'o-hong, se fit remarquer par la beauté de ses paysages exécutés sous l'inspiration de Ma Yuan ; pour les fleurs et les oiseaux il subissait l'influence de Tchao Tch'ang. Dans ses dernières années il peignit le prunier et le bambou. 1

Tcheou Tche-mien, peintre très original, se distinguait par la fraîcheur et la délicatesse de sa touche. Chez lui, il élevait une quantité d'oiseaux qu'il observait très soigneusement. Ses œuvres se distinguent par leur vitalité.

Ting Yun-p'eng, mieux connu sous le surnom de Nan-yu, était un excellent portraitiste et paysagiste : son style rappelait celui de Li Long-mien.

Wou T'ing, peintre religieux dont les œuvres rappellent celles de Tchang Seng-yeou et de Wou Tao-tseu, son inspiration très élevée l'égale presque à Kou K'ai-tche. Il est fait mention de deux de ses œuvres, une représentant le Bouddha, l'autre l'enseignement de la loi à Çrâvastî. 2

Tong K'i tch'ang (1555-1636) (appellation Hiuan-tsai, surnom Sseu-po, autres surnoms Hiang-kouang, Sseu-wong), était originaire de Houa-t'ing, sous-préfecture formant partie intégrante de la ville préfectorale de Song-kiang dans la province de Kiang-sou. C'est l'un des bons artistes de l'époque des Ming ; il était également excellent calligraphe et poète distingué. Il copia les anciens maîtres avec une inlassable ardeur et tout particulièrement Kiu-jan, Tchao Ts'ien-li et Tchao Pokiu (peintre de sang impérial, de la dynastie des Song). Un album ayant appartenu à Tong K'i-tch'ang a été acquis récemment par M. Guimet ; il contient une préface de Wang Che min (1592-1680), qui fit relier l'album après la mort de Tong K'i-tch'ang (Voir traduction, n° 77) ; voir dans les « S. R. », vol. XVII, pl. 24, rochers et bambous.

Citons encore quelques peintres de moindre importance tels que Fan Yun-lin, Tchou Ying. — Lou Tö-tche, peintre de bambous, perdit l'usage de sa main droite et se servait très adroitement de sa main gauche.

Citons parmi les femmes, Mmes K'ieou et Tcheou Chou-hi.

Parmi les ouvrages de critique artistique on peut mentionner le Chou houa che de Tch'en Ki-jou.

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HUITIÈME PÉRIODE

La dynastie actuelle

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p.47 Nous pourrons relever au début de cette dynastie les noms de quelques bons artistes, nous nous verrons ensuite astreints à limiter notre énumération, surtout pour ce qui concerne la partie contemporaine où le « crible » de l'histoire n'a pas encore opéré.

Houa Yen (autres noms Ts'ieou-yo, Tong-yuan cheng, Po cha chan jen, Sin lo chan jen), originaire de la province de Fou-kien, peignit principalement le paysage, le portrait, la fleur, les oiseaux, les insectes, les végétaux.

Il passa ses dernières années à Yang-tcheou, ses œuvres furent reproduites fréquemment par un peintre assez médiocre, Wang Sou, appelé aussi Siao-meou. 1

Lan Ying (appellation T'ien-chou, surnom T'ie-seou) originaire de Ts'ien-t'ang (ville préfectorale de Hang-tcheou, province de Tchö-kiang), commença par étudier les grands peintres de l'époque des Song et des Yuan et s'adonna tard à la peinture florale. Ses paysages rappellent le style de Chen Tcheou 2. Une de ses peintures est reproduite dans le Tchong kouo ming houa tsi, 3e fascicule, n° 39, « Tableau représentant l'automne avancé et les montagnes hautes », daté de 1644.

Wang Che-min (appellation Souen-tche, surnoms Yen-k'o, Si lou lao jen) vécut de 1592 à 1680 ; il était originaire de la préfecture secondaire de T'ai-ts'ang dans la province de Kiang-sou, il s'instruisit en étudiant les œuvres des maîtres de l'époque des Song et des Yuan ; son style est tout imprégné de cet archaïsme ; il est également connu comme poète et calligraphe. Dans le Tchong kouo ming houa tsi, 1er fascicule, n° 7 : « Paysage » ; 4e fascicule n° 54 : « Pins et thuyas dans les montagnes du sud ». 3
p.48 Wang Kien (1598-1677), parfois surnommé Lien-tcheou parce qu'il fut préfet de Lien-tcheou dans le Kouang-tong, était le petit-fils de Wang Che-tcheng, écrivain et calligraphe ; il est l'auteur d'une série d'excellentes copies.

Dans le Tchong kouo ming houa tsi, 3e fascicule, n° 40, Première des peintures de son recueil ; 4e fascicule, n° 55 : « Pavillon sur le torrent et effet de couleur dans la montagne, à l'imitation de Mei tao jen » ; 5e fascicule, n° 60, « Précipices nuageux et ombrage de pins ». 1

Wang Houei (appellation Che-kou), était également connu sous les surnoms de Keng yen san jen et de Ts'ing houei tchou jen ; il était originaire de Tch'ang-chou dans la province de Kiang-sou ; il vécut de 1632 à 1717, il étudia sous Wang Kien ; c'était surtout un éclectique, qui comme K'ieou Ying cherchait à synthétiser ce que les anciens maîtres avaient de meilleur dans leur style. Il illustra le voyage de l'empereur K'ang-hi dans le sud.

D'après Giles 2, Wang Houei se serait servi de sa main gauche pour dessiner, ce qui l'aurait fait surnommer Tso cheou wang, « celui qui se sert de la main gauche ».

Trois de ses peintures sont reproduites dans le Tchong kouo ming houa tsi : 1er fascicule, n° 9, « Paysage imité de King Hao » ; n° 10, « Cascade dans les pins » ; n° 11, « Herbes au printemps » ; 5e fascicule, n° 70, « Grand Kakémono représentant le temple Siao au milieu des montagnes neigeuses, à l'imitation de Wang Wei ». 3

Wang Yuan-k'i (appellation Mao-king, surnoms Li-t'ai et Sseu-nong), 1642-1715, le dernier nom est son titre « Ministre des finances », il était comme Wang Che-min, son grand-père, originaire de T'ai-ts'ang ; il fut reçu docteur en 1670. Il produisit beaucoup et signa même certaines œuvres de ses élèves, d'où l'on peut conclure que son cachet apposé sur une peinture ne constitue pas une garantie de premier ordre.

Peintures reproduites dans le Tchong kouo ming houa tsi, 1er fascicule, n° 8 : « Paysage imité de Ta-tch'e » ; 4e fascicule, n° 59, « Nuages et montagnes, à l'imitation du chang-chou Kao » ; 3e fascicule, n° 45, « Un matin de printemps à Tan-t'ai à l'imitation du Bûcheron de la montagne de la grue jaune », n° 44, « Paysage à l'imitation de Mei tao jen » ; 2e fascicule, n° 23, « Kakémono représentant une vue de lointain en couleur à l'imitation de Yi Kao-che » ; 5e fascicule, n° 71, « Paysage ; peinture faite pour être donnée à Che-kou ». 4

Yun Ko (Nan-t'ien lao jen est le surnom que se donna dans sa vieillesse Yun Ko : son appellation était Cheou-p'ing ; mais, comme elle se substitua à son nom personnel, il prit une autre appellation : Tcheng-chou ; il s'attribua encore les surnoms de Tong yuan k'o, Po yun wai che, Yun k'i wai che). Il était originaire de Wou-tsin, sous-préfecture qui p.49 faisait partie intégrante de la ville préfectorale de Tch'ang-tcheou, dans la province de Kiang-sou ; il vécut de 1633 à 1690 ; son père avait été un partisan très ardent de la dynastie des Ming, il dût même s'enfuir à Canton devant les troupes mandchoues victorieuses, et en 1653, il entra, au moment de la prise de la ville, dans un monastère bouddhique. Yun Ko, qui était son troisième fils, resta dans sa maison à la garde d'amis qui lui firent donner une bonne éducation. Il étudia d'abord les paysages de Wang Chou-ming et les œuvres de Siu Hi. C'était un excellent peintre de fleurs, l'un des artistes les plus accessibles au goût européen, son coloris est extrêmement délicat, l'anatomie générale de la fleur absolument impeccable. M. Guimet possède un recueil signé par cet artiste (voir catalogue n° 93).

Peintures reproduites par le Tchong kouo ming houa tsi : 1er fascicule nos 12, 13, 14, Première, deuxième et troisième peintures du recueil ; 2e fascicule, n° 27, « Nénuphars sortant de l'eau » ; n° 28, « Hautes branches et torrent impétueux » ; 3e fascicule, n° 43, « Voyageurs parmi les torrents et les montagnes » ; n° 48, « Bruits d'automne à l'imitation de Kieou long chan jen » ; 4e fascicule, n° 56, « Chrysanthèmes d'automne ». 1

Yun Ping, appelée également Ts'ing-yu, est la fille de Yun Ko ; également peintre de fleurs, elle se fit remarquer par l'abondance de ses productions ; elle eut quatre fils qui travaillèrent en s'inspirant de son style.

Ma Ts'iuan (appelée également Kiang-hiang), travailla avec son mari Kong Tch'ong-ho ; à sa mort elle se retira définitivement de la vie publique.

Wou Li, autres noms Yu-chan et Mo-tsing, né en 1632, poète, calligraphe, musicien et paysagiste ; imita le style de Wang Che-min et étudia également les œuvres des peintres des Song et des Yuan ; il devint pour la dynastie actuelle ce que T'ang Yin avait été pour la dynastie de Ming, surtout en ce qui concerne le coloris.

Ses biographes sont en désaccord au sujet de sa mort, d'après l'un deux il serait allé en Europe pour revenir ensuite mourir à Shanghaï. 2

Wou Wei-ye (autres noms Tsiun-kong et Mei-ts'ouen) (1609-1671), travailla très peu ; ses peintures sont très estimées. Il produisait un chef-d'œuvre chaque fois qu'il touchait son pinceau. Wou était un ami de Tong K'i-tch'ang et de Wang Che-min. 3

Tch'en Hong-cheou (autres noms Tchang-heou, Lao-lien et à partir de 1644 Houei-tch'e) (1599-1652), paysagiste, portraitiste, peintre de fleurs et d'oiseaux. Une de ses séries de gravures sur bois représentant 24 portraits d'hommes célèbres fut reproduite et publiée en 1804 au Japon. 4

Tchang Hio-ts'eng (autres noms : Eul-wei et Yo-ngan) natif de Chao-hing dans le Tchö-kiang, exerça son p.50 activité au début de la dynastie, lorsqu'il était préfet de Sou-tcheou. Il s'était fait, dès sa jeunesse, une réputation dans la calligraphie et la peinture. Il imita les artistes de la dynastie mongole. 1

Tchang Fong (appellation Ta-fong, possède également le nom personnel de Kouan), originaire de Chang-yuan sous-préfecture formant partie intégrante de la ville de Kiang-ning (Nankin) dans la province de Kiang-sou. Talent très original, il cultiva surtout les paysages et les scènes de la vie humaine.

Dans le Tchong kouo ming houa tsi : 4e fascicule, n° 60, « Tableau représentant un homme qui lit dans la salle couverte de chaume ». 2

Le religieux K'ouen-ts'an (dont le nom de famille était Lieou, surnoms Kie-k'ieou, Che tao jen ou Che kong et Che-k'i ho-chang), se fit remarquer par la pureté de sa vie ; il entra à l'insu de ses parents dans un monastère près de Nankin, où il cultiva la calligraphie et la peinture, donnant ses œuvres à ses amis sans jamais consentir à les vendre.

Dans le Tchong kouo ming houa tsi : 3e fascicule, n° 47, « Vent et pluie » 3 ; dans les « S. R. », vol. XIV, pl. 22, « Paysage ».

Le moine Tao-tsi, autres noms Ta-ti-tseu, Che-t'ao, Ts'ing siang lao jen, Tsing kiang heou jen, Che kong chang jen, K'ou koua ho chang, Hia-tsouen ; il était très connu comme peintre de bambous et d'orchidées. Ses paysages sont imprégnés de l'influence des anciens maîtres. Dans le Tchong kouo ming houa tsi : 3e fascicule, n° 46 « Bateau de pêche au milieu du torrent et dans la montagne ». 4

Tchao T'eng (autres noms Siue-kiang, Tchan-tche et plus tard Tchao-tch'eng), l'un des meilleurs copistes de la période K'ang-hi ; né à Ying-tcheou fou (Ngan-houei). 5

Tch'a Che-piao (autres noms Eul-tan, Mei-ho), né à Hieou-ning (Ngan-houei), se fixa à Yang-tcheou fou. Il pratiquait deux styles fort différents ; le premier extravagant et torturé, le second élégant et distingué. Il était né en 1615 ; il mourut en 1698. 6

Mme Li Yin (autres noms Kin-che, Kin-cheng, Che-yen, K'an chan yi che), était née dans le Tchö-kiang ; elle vécut dans la maison d'un artiste bien connu : le chambellan impérial Ko Wou-k'i ; elle se distingua dans le paysage : ses fleurs sont également réputées pour leur fraîcheur et la délicatesse de leur coloris. 7

Tsiao Ping-tcheng, natif de Tsi-ning fou dans le Chan-tong, se spécialisa surtout dans la représentation des scènes p.51 de la vie humaine. Son biographe dit « que dans la disposition de ses figures le grand et le petit correspondaient au proche et au lointain sans la moindre faute » ce qui laisse à entendre que Ping-tcheng se serait plié aux lois de la perspective, affirmation qui semble justifiée par les faits. Ping-tcheng, directeur ou adjoint au bureau astronomique, se trouvait en rapports constants avec les jésuites qui y étaient employés, c'est donc à leur influence que nous devons attribuer cette initiation. Ping-tcheng fut chargé par l'empereur K'ang-hi d'établir une série de 46 planches représentant les phases principales de la culture du riz et du traitement de la soie, intitulée Keng-tche t'ou « Illustrations de l'agriculture et du tissage ». Le musée Guimet possède une copie, reproduction en couleurs et un exemplaire imprimé 2 de cet ouvrage.

Tseou Yi-kouei (appelé également Yuan-pao et Siao-chan), né en 1686 à Wou-k'i ; se spécialisa dans la peinture florale et le paysage ; il sacrifiait la ressemblance, le fini extérieur au caractère et à l'expression ; ses œuvres sont moins élégantes, mais plus inspirées que celles de Yun Ko. 3

Leng Mei (autre nom Ki-tch'en), natif de Kiao-tcheou, étudia sous Tsiao Ping-tcheng ; ce fut le peintre des grandes dames. Il travailla également la gravure sur bois ; en 1712 il fut chargé par l'empereur K'ang-hi de l'illustration d'un ouvrage bien connu, le Wan cheou cheng lien ; il exécuta également trente-six gravures sur bois destinées au Pi chou chan tchouang t'ou, « Illustrations des villégiatures ». 4

Kao K'i-p'ei (autres noms Wei-tche et Ts'ie-yuan), natif de Leao-yang en Mandchourie, mais d'origine chinoise, était un spécialiste de la peinture au doigt, certainement le représentant le plus autorisé de ce genre durant le XVIIIe siècle. Il fit des portraits et se révéla excellent animalier : il pratiqua aussi la peinture d'éventail. Il mourut en 1734 à Péking.

T'ang Tsou-siang (appelé également Tch'ong-lu), né à Wou-tsin, excellent peintre de fleurs.

Tsiang T'ing-si (appellation Yang-souen, surnoms Si-kou ou Si-kiun, Nan cha tch'ang chou jen), eut comme nom posthume Wen-sou ; il était né en 1669 à Tch'ang-chou ; sa carrière officielle fut extrêmement brillante, il devint président du ministère des Finances et se distingua en outre dans la peinture et la poésie. Ses peintures rappellent par leur délicatesse les plus belles œuvres de Yun Ko. Il mourut en 1732.

Dans le Tchong kouo ming houa tsi, 5e fascicule, n° 74, se trouve une de ses œuvres « Image du légume merveilleux provenant du jardin privé de l'empereur ».

« Une plante potagère portant à sa base neuf tubercules au lieu d'un seul avait poussé en 1725 dans le Yuan ming yuan ; pour commémorer ce prodige de bon augure, Tsiang T'ing-si fut chargé de faire cette peinture où il a représenté le légume merveilleux en plaçant à côté un champignon d'immortalité. 1 p.52

Chang kouan Tcheou, né en 1664 à Ting-tcheou, fit une peinture de la colline sainte Lo-fou près de Canton, qui établit sa réputation de paysagiste. Il était également portraitiste très habile, il publia en 1743 un album intitulé Wan siao t'ang tchou tchouang houa tchouan, qui contenait un choix de peintures célèbres. 2 (Voir catalogue n° 108b.)
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