Correction du questionnaire sur les artistes et la shoah







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CORRECTION DU QUESTIONNAIRE SUR LES ARTISTES ET LA SHOAH

Dossier 2•La mémoire de la Shoah

L’art doit-­il et peut-­il transmettre l’histoire et la mémoire de la Shoah ?
La mémoire de la Shoah est abordée dans les disciplines d’histoire, de français, de langue vivante et d’arts plastiques. Chaque matière apporte des éléments indispensables au traitement de la problématique : en effet, enseigner la Shoah oblige à interroger des sources artistiques, vecteurs de l’émotion et de la sensibilité. Le programme d’histoire traite de la Shoah dans la partie II, thème 3 (La Seconde Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement (1939--‐1945), sous l’intitulé « le génocide des Juifs et des Tziganes est perpétré en Europe» et avec la démarche d’étudier les différentes modalités de l’extermination par des exemples (un exemple de camp de la mort).

Les élèves doivent acquérir la capacité de décrire et expliquer le processus de l’extermination. En français, le programme propose à la lecture des œuvres porteurs d’un regard sur l’histoire et le monde contemporains, l’étude de l’image comme représentation de soi .L’expression écrite doit permettre de mettre l’accent sur l’implication et l’engagement (opinion, conviction, émotion) ou au contraire sur la mise à distance et le détachement (objectivité, distance critique, humour).En arts plastiques, le dossier trouve sa place dans les démarches de prise en compte de l’espace de l’œuvre, de son expérience sensible par l’auteur (rapports entre l’espace perçu et l’espace représenté) et par le spectateur (être devant, dedans, déambuler, interagir) et des dimensions politiques de l’œuvre (engagement de l’artiste, réception par le spectateur).
Document 1
Christian Boltanski, Personnes, 2010

Biographie

Christian Boltanski est un artiste contemporain. Il est né en France en 1944 et, marqué par la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, il représente fréquemment dans ses œuvres des scènes d’histoire ou des réflexions sur la mémoire.

Photographe, peintre, sculpteur et cinéaste, il est particulièrement reconnu pour ses installations. Le Grand Palais de Paris l’a invité à investir l’espace de la nef du bâtiment, en 2010, dans le cadre de son programme d’exposition annuelle d’art contemporain «Monumenta ».

Lexique 1.

Toutes les définitions sont données
Je recherche le contexte 2.

La Shoah est un thème qui intéresse Christian Boltanski car il est né pendant la Seconde Guerre mondiale et reste hanté par le génocide des Juifs.

3. «Monumenta 2010»,

Le titre de l’exposition, se comprend par la taille de l’œuvre :

Il s’agit d’une installation monumentale, qui occupe la surface au sol de la nef du Grand

Palais à Paris, ainsi qu’un immense monticule de vêtements surmonté d’une grue.

La taille des spectateurs est bien inférieure à la taille de l’œuvre : ceux‐ci se déplacent parmi l’installation.

4. Les rectangles de vêtements sont agencés en blocs rectangulaires qui dessinent des allées de circulation, comme les baraquements où étaient entassés les prisonniers. Ces vêtements représentent les victimes de la Shoah, parqués dans des camps.
5. Le premier plan s’oppose par son organisation plane et son rangement méticuleux à l’arrière-plan, où les vêtements sont entassés en vrac et en hauteur.

Le monticule de vêtements représente les victimes de la Shoah broyées par le système concentrationnaire.

J’interprète

6. Une installation si bien ordonnée symbolise le caractère planifié et organisé de la mise en œuvre de la Shoah.

7. Les spectateurs sont plongés dans une atmosphère bruyante et à la lumière artificielle (néon). Ils peuvent éprouver un sentiment d’oppression, d’angoisse et difficilement supporter l’installation.

Termes à souligner dans le compte--‐rendu de l’exposition : « angoisse » ; « insupportable ».

8. Le titre Personnes peut renvoyer à la négation de l’homme et de l’individu. Le pluriel du titre peut signifier le nombre, massif, des victimes de la Shoah.

9. D’après cette œuvre, l’art peut avoir pour fonction de déranger et de déstabiliser le spectateur. L’art peut servir à faire réfléchir et, en référence à l’histoire, à entretenir la mémoire.
Document 2
David Olère, Inaptes au travail, après 1945.
Biographie

David Olère dessine les installations du camp sur des croquis, lors de sa période de déportation à Auschwitz--‐Birkenau. Il réutilise ses croquis et réalise des peintures tout au long de sa vie pour continuer à témoigner de son expérience dans le camp.

Lexique

1.

Toutes les définitions sont données.

Je recherche le contexte 2.

Le camp représenté sur ce tableau est le camp d’Auschwitz--‐Birkenau. Il était situé dans la partie est du IIIe Reich, actuellement en Pologne.

3.

Auschwitz--‐Birkenau est devenu un camp d’extermination en 1942. La conférence de Wannsee (20 janvier 1942) décide de l’extermination totale des Juifs d’Europe.

J’observe 4.

Les personnages au centre de la toile sont des déportés détenus dans le camp. Ils viennent d’arriver dans le camp, sont encore réunis et portent leurs vêtements et quelques sacs.

Ils regardent un personnage hors--‐champ. On peut éprouver un fort sentiment d’inquiétude et de pitié à leur égard.

5. La main tient un fusil. Sur la manche est brodé le sigle « SS » (pour Schutzstaffel, escadron de protection en allemand, organisation nazie qui a en grande partie exécuté le génocide des Juifs).

6. Il est en train de mener l’opération de triage des déportés : il trie ceux qui sont « inaptes au travail » et vont être exécutés dès leur arrivée et ceux qui vont être détenus.

7.

Il représente la mort. Il semble faire un geste emportant la femme au centre.

Sa main est située sur le cœur de cette femme, comme si elle annonçait sa mort prochaine.

8. Détail 1 : un train. Détail 2 : des déportés vus de dos. Détail 3 : des détenus transportant des cadavres sur une charrette. Détail 4 : des cheminées de fours crématoires.

Ces détails montrent différentes étapes subies par les déportés pendant leur captivité.

9. David Olère s’est peut--‐être représenté dans le détail 3, puisqu’il fit partie du Sonderkommando. Il peut éprouver de la peine pour les personnages au premier plan.

10. La fumée des cheminées forme le sigle « SS », déjà repéré sur la manche au premier plan à gauche (question 5).

11. Les couleurs de l’arrière-plan, rougeoyantes et grisâtres, peuvent faire penser à l’Enfer.

J’interprète

12.

Ce tableau est un hommage aux victimes de la Shoah, car celles--‐ci sont représentées et

Leur mémoire est honorée. Ce tableau est aussi une dénonciation de la Shoah, car les différentes étapes de l’extermination dans le camp d’Auschwitz--‐Birkenau sont figurées, afin d’en montrer l’horreur. Les bourreaux nazis sont dénoncés, au travers de la représentation des souffrances de leurs victimes.
Document 3
Art Spiegleman, Maus, 1991
La bande dessinée Maus est le récit de la déportation du père de l’auteur et, au travers des relations entre le père et le fils, une réflexion sur la transmission de la mémoire de la

Shoah. L’auteur, Art Spiegelman, se met en scène enquêtant sur l’histoire de sa famille.

Lexique 1.

Toutes les définitions sont données.

Je recherche le contexte 2.

Maus est publié en 1986 pour le deuxième tome. Quarante - et ‐un ans s’étaient écoulés depuis la fin de la Shoah.

3. Art Spiegelman n’a pas vécu lui‐même la Shoah, mais ses parents, eux, ont été déportés.

4. Ils représentent les Juifs avec un visage de souris et les Allemands avec un visage de chat pour montrer que les Juifs ont été les proies des Nazis.

5. La scène se déroule après la publication du premier tome de Maus.

En effet, la première vignette montre que le livre est paru et des journalistes interrogent

Art Spiegelman.

J’observe 6.

Le sol est jonché de cadavres, qui représentent les victimes de la Shoah mortes en masse dans les camps.

7. Le personnage principal est l’auteur lui‐même, Art Spiegelman.

Les autres personnages sont journalistes et veulent lui poser des questions.

8. Les journalistes portent des masques correspondant à leur nationalité pour montrer que le sujet n’est pas clos mais bien actuel. « Peut--‐être doit--‐on tous se sentir coupables. Tous ! Pour toujours ! » dit le personnage principal dans la quatrième vignette. L’auteur sous--‐entend que les journalistes s’intéressent d’abord à l’actualité, à leur pays aujourd’hui, au lieu de s’intéresser à l’histoire et à la mémoire de la Shoah. 9. Le personnage principal éprouve des sentiments de gêne, de surprise et de consternation, car les intervenants ne l’écoutent pas répondre et ne comprennent pas son propos. Ces sentiments sont représentés par des traits autour de son visage, ainsi que par un point d’interrogation (vignette 6).

J’interprète 10.

Parler de la Shoah pour un artiste implique de se confronter à des questions d’interprétation de son œuvre trop simples pour un sujet si complexe (vignettes 1 A 5) Ou à des incompréhensions de ses buts (vignettes 6 A 8).

11. Les journalistes n’ont pas compris l’objectif de l’œuvre et questionnent l’auteur sur des détails anachroniques, sur des questions d’actualité ou sur des questions financières.

12. Le personnage principal se transforme progressivement en enfant face à tant d’incompréhension, alors qu’il cherchait justement à retrouver l’histoire de sa famille.

En effet, sa mère s’est suicidée quelques années après son retour des camps.

13. Les pages 25--‐26 du tome 2 décrivent le tri des prisonniers masculins à leur arrivée. La page 58 montre que ce tri était fait régulièrement : les travailleurs trop affaiblis étaient eux-aussi exterminés.

Je synthétise (page 36)

1. A:1939‐1945; B : 1939--‐1945 ; C : 2010 ; D : 1943--‐1985 ; E : 1973 et 1986.

2. L’objectif commun des trois artistes est d’interpeler le public. Ils cherchent entretenir la mémoire de la Shoah et à représenter des éléments sensibles :

L’organisation du processus concentrationnaire et son impact sur les individus, niés et réduits à néant (document 1), la souffrance des déportés à l’arrivée aux camps et l’horreur du processus de sélection qui est effectué (document 2), ainsi que la difficulté à apporter un témoignage sur la Shoah (document 3).

3. Les trois artistes sont concernés par la Shoah, mais pas tout à fait de la même manière. Christian Boltanski est né en 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, et représente souvent dans ses œuvres des scènes d’histoire ou des réflexions sur la mémoire. David Olère est concerné directement par la Shoah, puisqu’il a été déporté et détenu au camp d’Auschwitz-Birkenau de 1943 à 1945. Enfin, Art Spiegelman est né après la guerre, mais ses parents avaient été déportés et il enquête sur leur histoire après le suicide de sa mère.

4. La Shoah est difficile à représenter par l’art, car ces événements furent si horribles et inhumains qu’une œuvre d’art peut difficilement les raconter à des gens qui ne les ont pas vécus. La dénonciation, la question de la responsabilité et la compassion font partie intégrante des œuvres d’art sur la Shoah. De plus, la compréhension des œuvres et des intentions des artistes est très difficile, car leur implication personnelle est très forte.

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