Le calendrier égyptien







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F

OMPI/INN/ABJ/99/25

ORIGINAL : français

DATE : septembre 1999





GOUVERNEMENT DE LA
RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

ORGANISATION MONDIALE DE LA
PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

séminaire régional de l’ompi sur l’invention et l’innovation en afrique

organisé par
l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI)

en coopération avec
le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire

Abidjan, 1er – 3 septembre 1999



L’histoire de l’Invention et de l’Innovation en Afrique


Exposé de Dr. Hassane Idrissa Souley, Philosophe et Historien des Sciences

et des Techniques, Président de l’Association Nigérienne

pour la Promotion de l’Invention et de l’Innovation (ANPII), Niamey


Table des matières









Page


I.

INTRODUCTION


3-4

II.

PRÉSENTATION


5

III.

L’ÉCRITURE


6

IV.

LES MATHÉMATIQUES


7




1.

La numération

7




2.

Les opérations de calcul

8




3.

Unités de mesures


9

V.

LE CALENDRIER ÉGYPTIEN


10

VI.

LA MÉDECINE


11

VII.

L’ARCHITECTURE


12

VIII.

LA CONSTRUCTION NAVALE


12

IX.

LA MENUISERIE


13

X.

LE PAPYRUS


13




1.

Le tissage


13

XI.

CONCLUSION


14




Notes


15




Bibliographie

15


I. INTRODUCTION
Histoire de l'invention et de l'innovation en Afrique

(L’Égypte Antique -4000 à -332)
« Dans la mesure où l’Égypte est la mère lointaine

de la science et de la culture occidentale, la plupart

des idées que nous baptisons étrangères ne sont

que les images brouillées, renversées, modifiées,

perfectionnées des créations de nos ancêtres. »

C. A. Diop. Civilisation ou barbarie
« Le jour où nous serons capables de produire des aiguilles dans nos usines, alors on pourra dire que nous sommes développés » disait un président africain, il y a une trentaine d'année.(1)
En effet, la première impression qui se dégage de l'observation hâtive du paysage scientifique et technique de l'Afrique actuelle est bien celle là. Alors que les autres continents sont en train d'explorer tous les aspects de la matière (les dimensions macroscopiques et microscopiques, physiques et métaphysiques), l'Afrique semble complètement absente de cette investigation.
Partout c'est la désolation. Les questions existentielles les plus élémentaires manquent de réponses.
Elle est le continent de la famine endémique, des épidémies mortelles, de la misère matérielle, de la souffrance humaine, des techniques archaïques.
Bref, elle semble être le continent dans lequel le rêve cartésien de voir l'homme devenir par la science et la technique « maître et possesseur de la nature », est complètement inconnu.
Cette présentation sombre du tableau scientifique et technique de l'Afrique qui se dégage à première vue, est pourtant relativisée quand on interroge l'histoire et aussi quand on fait des investigations réelles sur le terrain.
En creusant un peu l'histoire du continent, on se rend vite compte que l'Afrique, loin d'être le continent de l'incapacité intellectuelle atavique endémique, a largement contribué à l'émergence et au développement de toutes les sciences et techniques considérées aujourd'hui comme les meilleures marques de la manifestation du génie humain.
Elle a inventé et innové dans tous les domaines. Elle fut à l'avant garde de l'invention ou de l'innovation de la roue, de l'écriture, de l'art, de la musique, de la gastronomie, des mathématiques, de la physique, de la chimie, de la biologie, de la médecine, de l'architecture, de la maçonnerie, de l'astronomie, de la construction navale et de l'art militaire, de l'agriculture et de l’élevage, etc.
Outre cette participation pionnière honorable à la réalisation des grandes inventions du monde, ses fils se sont également illustrés tout au long de l'histoire dans l'élaboration des connaissances et techniques qui sont pour l'humanité, des pas significatifs vers le rêve cartésien.
Ils ont mis au point les meilleurs produits pour combattre les pires maladies. Ils ont permis la domestication des énergies sauvages comme les eaux fluviales, le vent et le soleil (cas du professeur Abdou Moumouni) etc.
Hier comme aujourd'hui, ils s'exerçaient de deux manières différentes. Le génie créateur naturel ou les institutions de formation spécialisées.
Dans le premier cas, la nécessité de trouver une solution appropriée à un problème précis, pousse impérativement les hommes à conjecturer, à méditer et à trouver des solutions originales idoines à des problèmes ponctuels.
Le second cas est plus organisé. Les candidats à la création ou à l'innovation sont admis dès leur jeune âge dans des institutions spécialisées pour apprendre un métier et comment créer et innover dans le domaine. De la forge à l'institut de mécanique ou d'électronique, de l'initiation à la connaissance des plantes, au laboratoire de biochimie et à la Faculté de médecine, la préoccupation est la même, apprendre à l'enfant de manière méthodique, une science qui lui permettra de servir dans la société de guide sur certaines dimensions du réel.
Dans les deux cas, les œuvres réalisées sont nombreuses, mais elles sont mal vulgarisées ou banalisées à force de l'utilisation.
Pour les répertorier, il est nécessaire d'adopter une méthode de travail, car elles sont dispersées dans le temps et dans l'espace. Elles ont jalonné toute l'histoire de l'humanité et concernent toutes les zones du continent.
Conscient de cette difficulté, nous avons balisé notre champ d'investigation, dans le temps et dans l'espace.
Nous parlerons, dans cette première étape, de l'invention et de l'innovation en Égypte antique, de la période allant du 4è au dernier millénaire avant J.C.
Le choix de cette délimitation se justifie du fait que nous souhaitons, dans des prochains épisodes traiter de l'histoire des inventions et innovations dans tout le continent et à toutes les époques.
Si nous ne sommes pas montés plus haut dans le temps, c'est que l'historien des sciences et techniques que nous sommes, est doublé d'un épistémologue, de surcroît bachelardien. Dans toute notre démarche nous n'entendons guère faire de la place à l’idéologie. Nous tenons à présenter les faits tels que les documents les moins altérés les présentent.
Or, la période la plus sûrement connue de l'humanité commence à partir de cette période et dans cette zone de l'Afrique.
Par ailleurs, sans perdre de vue le débat fort intéressant sur la race des anciens Égyptiens, nous considérons qu'il n'a aucune incidence sur leur africanité. Qu'ils soient jaunes, rouges, blancs ou noirs ce qui est incontestable, c'est qu'ils sont des Africains. Cela suffit pour le thème que nous abordons.
Il est bien évident que d'autres contrées ont vécu une civilisation également riche en événements (Nubie, Koush, Méroé, Ghana, etc.), mais elles présentent les mêmes caractéristiques que l’Égypte. Elles seraient même fondées par des populations parties de cette région.

Voilà pourquoi nous commençons par traiter de l'invention en Égypte antique.
II. PRÉSENTATION
L’Égypte correspond aux 1000 derniers kilomètres de la vallée du Nil qui en compte plus de 6000. Elle est située entre le 31è et le 24è degré de latitude Nord. Son histoire véritable commence au Néolithique vers -5000 ans avec le peuplement progressif de la vallée par des populations chassées par l’austérité du désert qui entoure le fleuve ; et se termine à la fin du dernier millénaire avec l'invasion de l'Empire par les peuples étrangers: les Perses d'abord en -525 avec Darius Ier, Xerxès et Ataxexès et les Grecs ensuite en -332 avec Alexandre le Grand et les romains avec Jules César en -30.
A l'aube des temps historiques, elle est divisée en plusieurs royaumes, puis en deux seulement (la Haute et la Basse Égypte), que Narmer, achevant l’œuvre de son prédécesseur, le roi Scorpion, réunit vers -3100. Son fils successeur, Menès, inaugure la Ière dynastie (selon Manethon, prêtre égyptien du 3è siècle av. JC. à qui nous devons la liste des dynasties égyptiennes qui ont régné du début à la fin de la civilisation égyptienne, qui sont:
Période thinite Ière et IIè dynastie 3110 - 2665

Ancien Empire III - VI 2664 - 2155

Première Période intermédiaire VII - X 2154 - 2052

Moyen-Empire (2è période intermédiaire) XI-XII 1785 - 1570

Nouvel Empire XVIII-XX 1570 - 1075

Basse Époque XXI-XXV 1075 - 664

Période saïte XXVI 664 - 525

Première Période perse XXVII 525 - 404

Dernière Période égyptienne XXVIII-XXX 404 - 341

Deuxième Période perse XXXI 441 - 332

Période grecque XXXII – XXXII 332 - 30

Période romaine -30 - +324

Période byzantine +324 - +640
L'histoire de l’Égypte pharaonique ressemble à celle de toutes les nations qui ont régné aux destinées de l'humanité. Elle est celle d'un peuple qui, face à l'adversité de la nature a décidé d'opposer la ténacité du génie humain pour transformer chaque obstacle en un bien inestimable. C'est le cas de toutes les grandes puissances.
L'Europe, par exemple, n'est pas le continent le plus favorisé par la nature, pourtant par le génie créateur, elle est le maître du monde. Il en est de même du Japon et des autres puissances. Ils ont cultivé le goût de l'aventure, ils explorent et exploitent les forêts infestes, les déserts austères, les océans infinis, les terres inconnues, le cosmos, ses planètes et ses étoiles. Ils affrontent le froid terrible des zones polaires et les vents desséchants des savanes, ils vont sous la mer et sous la terre. Bref ils osent et ils réussissent. Et tout cela avec la science (le génie humain) comme guide principal.
Il en est ainsi de l’Égypte antique qui a créé la première ou du moins l'une des premières grandes civilisations du monde.
Pour Amara Cissé, le vieil adage: « L’Égypte est un don du Nil » que rapporte Hérodote, est sans doute une image historique fort belle, mais insuffisante pour expliquer toute la prouesse de la civilisation égyptienne. Le « miracle » égyptien, considère-t-il, procède essentiellement de l'exploitation rationnelle de la frange de terre arable située autour du fleuve.
« L'histoire de la civilisation de l'Afrique nilotique (Nubie, Soudan, Égypte) peut apparaître comme celle de la domestication d'un fleuve par l'homme », souligne-t-il. (2)
La nécessité de contrôler la montée des eaux du Nil, pour se protéger des inondations, a obligé les populations à créer des digues pour contenir les crues et des canaux pour les drainer vers les zones éloignées du lit du fleuve.
La réussite de cette technique a créé de l'abondance matérielle (alimentaire), tout le long du bassin nilotique vers 3000 ans avant notre ère. Ils y produisirent toutes sortes de plantes: des céréales (mil, blé, riz, etc.), des légumineuses (oignons, laitues et concombres etc.), des fruits (dattes, figues, noix de sycomore, raisin, etc.) Ils produisaient de l'huile extrait du sésame, de la bière, des gâteaux de toutes sortes. Ils inventèrent des instruments de chasse: pièges, flèches à pointe de pierre polie et plus tard, vers le 2è millénaire avec des métaux (le cuivre d'abord puis le fer). Ils innovèrent dans la pêche avec des nasses, des paniers, de la ligne, le harpon, etc. Dès au début du néolithique vers 5000 ans avant notre ère, ils pratiquaient l'élevage des bovins, des oryx et même des hyènes. Le papyrus Lansing relatent que les Égyptiens de l'ancien Empire s'appliquent à garder en captivité et à engraisser dans des parcs, un certain nombre d'espèces animales: oryx bubales, gazelles, etc. et même des grues, des hyènes. Mais on y renonça par la suite car cet élevage demandait beaucoup de main d’œuvre. Les graisses des animaux étaient utilisées pour fabriquer des onguents.
Cette abondance favorisa la naissance des premiers empires unifiés et forts entre 3000 et 2720 avant notre ère avec les rois thioniques.
La grandeur du nouvel empire obligea les pharaons à inventer des formes d'administration et des techniques de communication efficaces. D'où la naissance de l'écriture et avec elle le développement prodigieux de la science dans toutes ses disciplines et leurs applications techniques.
C’est de cette écriture, de la science et de la technique des Égyptiens que nous traitons.
III. L’ÉCRITURE
L'une des plus prodigieuses inventions des Égyptiens est l'écriture. Elle est l'une des plus anciennes que l'humanité ait connu et qu'on sache décrypter aujourd'hui. Les premiers documents écrits dateraient du 4e millénaire avant J.C. et l'utilisation de cette écriture a perduré jusqu'à la fin du 4e siècle après notre ère. Les derniers à l'utiliser sont des inscriptions dans l'île de Philae qui datent de 394 après J.C.
Durant tout le temps de son utilisation, elle s'est progressivement améliorée, en passant de la forme pictographique à la forme démotique en passant par la forme hiératique à la limite, proche de l'alphabet.
La forme pictographique signifie qu'un objet est représenté immédiatement par son image. L'agencement des signes entre eux se fait largement selon les critères esthétiques; il faut qu'un mot tienne dans un carré (cadrat) dans lequel les différents signes doivent être harmonieusement distribués. On aligne ces cadrats, horizontalement ou verticalement, de gauche à droite ou de droite à gauche, de haut en bas ou de bas en haut, selon le texte, la surface à couvrir de ce texte, la place des illustrations etc. Le sens de lecture est indiqué par le dessin mêmes des signes: on commence à lire par le côté que regardent les figures animées (hommes, animaux ou les dieux). Pour représenter les idées, on utilise des signes pictographiques d'objet ayant la même consonation phonétique. Par exemple beau Nfr (nefer).
Avec le temps, devant la nécessité d'exprimer des idées plus abstraites, les pictogrammes ont vite montré leurs limites. Il fallait changer de méthode. Ainsi au lieu d'exprimer les choses par leurs images, on les exprimait par leur son.
Et les signes antérieurement utilisés pour représenter des objets, ne sont plus utilisés que comme des syllabes permettant la composition d'un nom. Par exemple le symbole représentant la bouche re n'est plus utilisé que pour donner le son ra. Pour former un mot comme radot, il suffirait d'écrire les phonèmes ra et dos. C'est ainsi que l'écriture égyptienne a évolué de la forme pictographique à la forme dite hiératique, c'est-à-dire de la forme expressive à une forme plus conventionnelle voire alphabétique. Mais étymologiquement, il veut dire: qui a trait aux dieux du grec « hiéra », dieu. Le sens de cette écriture hiératique a d'abord été vertical, de haut en bas et de droite à gauche; puis il s'est fixé horizontalement, de la droite vers la gauche comme chez les Arabes et les juifs d'aujourd'hui. Les signes utilisés ne sont que des consonnes, les voyelles ne sont ajoutées qu'au cours de la lecture. Nfr est prononcé nefer. C'est le même principe que vont adopter plus tard, les écritures juive et arabe. Vers 500 avant notre ère (aux époques saïte, ptolémaïques et romaine), l'écriture hiératique va également s'améliorer et évoluer vers une écriture plus simplifiée appelée démotique (de démos peuple, pour dire couramment utilisée mais toujours par les scribes). Ainsi l'écriture égyptienne atteint un niveau de perfectionnement qui lui permit de bien écrire les expressions complexes des disciplines scientifiques que l’Égypte a largement contribué à fonder.
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