Résumé du cours «L’internationalisation et la mondialisation de l’art contemporain»







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Actualités de l’art contemporain

Licence 3, semestre 2

Ce document est prévu dans le cadre de la révision pour l’art contemporain.



Résumé du cours «  L’internationalisation et la mondialisation de l’art contemporain »

L'enjeu de ce cours est de comprendre les transformations importantes qu’a connues le champ de l'art contemporain, de la période d'après-guerre aux années 2000, tout en proposant une analyse historique de la perte d’influence de Paris dans la consécration internationale de la création. Dans un premier temps, sera abordé à partir de l’exemple de la documenta de Kassel, l’avènement de l’art pauvre, de l’art conceptuel et de l’art vidéo, constituées depuis en balises de l'histoire de l'art. Secondement, l'attention sera portée plus particulièrement aux arts non occidentaux. L'apport de la sémiologie, du poststructuralisme et des études postcoloniales permettra de saisir pleinement le contenu de cette production, en particulier latino-américaine et africaine, travaillée par la remise en question des valeurs culturelles du modèle occidental et la recherche autour de la notion d’identité.

Prenant appui sur la documenta, les séances 2, 3, 4 et 5 sont consacrées à l’étude des courants et des nouveaux médiums du second vingtième siècle. Les séances 6, 7, 8 et 9 portent sur l’art de la zone Pacifique et d’Amérique latine. Les trois dernières séances (10, 11 et 12) s’intéressent à l’art contemporain africain et au développement de la notion de blackness.

Séance 1 - INTRODUCTION

Les expositions Les Magiciens de la terre et Modernités plurielles. Présentation du champ théorique des études postcoloniales avec pour appui l’analyse de l’introduction de L’Orientalisme d’Edward Saïd.

Dans son ouvrage Radicant, Nicolas Bourriaud s’interroge ainsi « Pourquoi a-t-on tant commenté la globalisation d’un point de vue sociologique, politique, économique, et quasiment jamais selon une perspective esthétique ? »

On retrouve le même écho dans les définitions. Mondialisation =

Fait de devenir mondial, de se mondialiser. Mondialiser : Donner à quelque chose un caractère mondial, universel, lui donner une extension qui intéresse le monde entier.

Économie
Élargissement du champ d'activité des agents économiques (entreprises, banques, Bourses) du cadre national à la dimension mondiale.


Géographie
Interaction généralisée entre les différentes parties de l'humanité.


Du village global au temps des résistances ?

Le cours analysera selon la formule connue de Serge Guilbaut, Comment New York a volé l’idée d’art moderne. Cette question sera abordée avec tous ses enjeux politiques, sur fond de guerre froide.

Pendant longtemps, on a envisagé la mondialisation de l’art depuis les Etats Unis sur un schéma parallèle au plan Marshall, un centre situé aux EU qui essaimait à travers l’Europe devenue vassale inversant les représentations d’une domination française. Notion d’école de Paris. Il ne faut pas oublier la relativité de ce processus qu’on appelle Phénomène de translation. Quand les français en 1964 se sont offusqués de la Victoire de Rauschenberg à Venise, en pleurant la fin de leur domination culturelle, encore aurait-il fallu qu’ils souviennent que cette domination ne remontait qu’au XIXème siècle. Pendant des siècles, depuis le quattrocento, il était revenu à l’Italie d’impulser les modes et mouvement à l’ensemble de l’Europe.

I/ La documenta, art et l’art en Allemagne

Documenta I à III 1955- 1964

Avec les directeurs artistiques Arnold HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnold_Bode"BodeWerner HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Werner_Haftmann"Haftmann ; on voit beaucoup d’art américain, particulièrement de l’expressionnisme abstrait

documenta III (27 juin - 5 octobre 1964

L’abstraction à l’agenda, et on assiste à une réappropriation de l’abstraction.

Les œuvres décriées comme « art dégénéré » par les nazis ne sont plus qu’un lointain souvenir.

L'Art occidental du XXe siècle ; Werner Haftmann, historien de l'art, qui publie la même année La Peinture du XXe siècle. L'intérêt du premier pour tout ce qui ressortit à ce qu'il appelle la « mise en scène de l'art » et les réflexions du second sur la situation artistique allemande, en amont et en aval de la Seconde Guerre mondiale, se conjuguèrent dès lors dans un désir commun d'organiser une manifestation qui permette à la jeune génération de découvrir non seulement l'art contemporain, ses tendances et ses formulations, mais aussi l'art d'avant-guerre dont le régime fasciste avait interdit toute diffusion.

La documenta, à cette époque, est une véritable rétrospective historique de l'art européen depuis 1905, elle rassembla près de six cents œuvres d'environ cent cinquante artistes, elle n’est pas encore prospective. Son succès fut tel qu'il fallut envisager de mettre sur pied de nouvelles structures de gestion afin de répondre à l'attente enthousiaste du public.

Documenta IV - 1968 réception du pop art en Allemagne, partition RFA/RDA comme rejouant le débat abstraction, à l’est et figuration, à l’ouest. L’insertion du pop art comme nouvelle donne de ce clivage capitalisme abstraction – socialisme abstraction. Avec le pop art et Richter et réalisme capitalisme, image et socialisme s’associent. Analyse de Richter qui triomphe.

Documenta 5 ( 1972). On sort peu à peu des tensions larvées de la guerre froide, de l’instrumentalisation de l’art par les artistes et les institutions comme outil de propagande pour suivre les évolutions les plus brûlantes de l’art contemporain. Lors de cette documenta emblématique qu’est l’édition de 1972, la direction artistique est confiée au suisse Harald HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Harald_Szeemann"Szeemann.

Documenta 6 : directeur artistique Manfred HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Manfred_Schneckenburger&action=edit&redlink=1"Schneckenburger ; Approche positviste, Manfred Schneckenburger interrogeait la position de l'art dans la société de médias. La photographie, le film et la vidéo formaient les points principaux de ce concept de médias.

Documenta 7 Des débats théoriques, le retour de la peinture, le postmodernisme

Dans les années 1980, se profilent les questions politiques comme la guerre, le pouvoir et l'utopie. 

Dans les années 2000 les problématiques de l’art du temps présent croisent celle de l’art au temps de la mondialisation. Sous la houlette de  OkwuiHYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Okwui_Enwezor" HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Okwui_Enwezor"Enwezor ; directeur artistique de la documenta 11, 2002, on aborde les ressources de l'art, les questions politiques, sociales, mais aussi les questions sur la mondialisation, la migration et l’urbanisme.

II. Mondialisation : un champ d’études

La mondialisation touche la vie des formes bien au-delà d’une uniformisation généralisée, d’un lissage fondé sur la mise en conformité du globe sur l’occident, comme ce fut le cas longtemps pour l’économie. Elle touche les phénomènes sociaux, qui reprennent à l’échelle mondiale les religions, les idéologies, les arts, les conflits…Le phénomène de la mondialisation affecte pourtant la vie des formes.

Mais outre quelques exceptions notable et un renouveau depuis 2010 avec les contributions de Sophie Orlando et Catherine Grenier, d’Elvan Zabunyan et du Centre Pompidou, qui dédie des bourses annuelles à des jeunes chercheurs, doctorants, pour travailler sur les relations entre mondialisation et art, l’intérêt reste restreint, fragile et récent.

Au cœur de l’expression culturelle du Maghreb, le métissage ou pour reprendre la formulation de Jean Loup Amselle, la raison métisse, est un paradigme pour comprendre le fait culturel.

1. Etudes postcoloniales

Pour comprendre, retracer l’histoire de ces régions, nous appuierons sur un courant méthodologique qui a sa spécificité mais tire ses sources dans des méthodes antérieures, marxisme, qui insiste sur la notion de classe, aspect qui doit être pris en compte.

De même on retrouve l’influence, la parenté du féminisme, qui a affirmé l’importance de la différence des genres. Plutôt que de statuer de manière définitive par des analyses applicables à chaque individu et à chaque artiste, ces méthodes se rejoignent sur un objectif commun, ne plus considérer la bourgeoisie ou l’homme hétérosexuel comme seuls filtres.

Dans un sens, les études postcoloniales suivent ces modèles. Le postcolonialisme maintient que les affirmations universalisantes sont erronées et que les différences culturelles ne peuvent plus être ignorées. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas considérer l’homme blanc, comme un canon.

Le terme post colonialisme suggère l’histoire des empires, la résistance et la décolonisation.

Alors que la théorie postcoloniale est peut-être encore mieux pensée par la notion de géographie que d’histoire, le modèle du centre et de la périphérie est fréquemment invoqué. On note une distinction entre le centre métropolitain et la périphérie.

L’empire britannique est un exemple clair de la capitale impériale de Londres au centre, autour de laquelle gravite de nombreuses colonies. Cette image n’est pas simplement littérale. La notion de centre/périphérie peut décrire également comme une métaphore dans le cas d’immigrés indiens vivant à Londres.

La théorie postcoloniale semble se poser la question suivante : à quoi ressemblerait l’histoire, l’histoire de l’art, pour ce qui nous concerne, si elle était écrite du point de vue des périphéries ?

Quelles histoires nous raconteraient-elles ? Quelles seraient les divergences vis-à-vis des valeurs du centre ?

Que se passerait-il si les colons s’arrêtaient de parler pour les « colonisés » et que ces derniers parlaient pour les colons ?

Le postcolonialisme, ce n’est pas s’intéresser aux cultures extra occidentales, comme les masques africains et la peinture australienne aborigène. Le post colonialisme est plus spécifique : son approche se consacre à l’interaction entre les cultures impériales et indigènes.

Donc plutôt que considérer les autres cultures, il s’agit de considérer ce qui arrive à des cultures différentes quand elles se rencontrent. Les effets matériels de la colonisation, sont par exemple ceux d’un impérialisme culturel, qui confine à dicter, en les changeant les manières de penser et d’agir, et comment peindre etc.

Les postcolonial studies ne s’intéressent pas seulement aux effets de la colonisation sur les individus colonisés. La manière dont la présence des britannique a modifié la culture indienne trouve un écho dans la manière dont la culture britannique a été changée au contact de l’Inde.

D’autre part, le postcolonialisme n’est pas une approche systématique comme le marxisme ou l’hégélianisme. Il ne dispose pas d’un seul modèle de développement historique.

2/Les auteurs

L’Orientalisme d’Edward HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Said"Said (1978)

Pour Said, l’art comme la littérature et l’histoire est une construction qui change selon la subjectivité de l’observateur et selon l’épistémologie et le savoir du temps, dans lequel l’histoire sera écrite.

L’Europe projette sa propre identité sur « l’Orient ». Pour cela « l’Orient » ou plus précisément « l’Orientalisme » est le résultat d’un agglomérat ou d’une accumulation du savoir et des disciplines sur l’Orient.

Homi Bhabba

The Location of Culture (1994), traduit en français, les Lieux de la culture, qui se base sur les travaux de Foucault, de Derrida et particulièrement de Lacan. Il est le premier à affirmer que l’histoire n’est pas un fait donné, empirique, une construction génétique et mythique, mais une construction – conception d’histoire comparable à celle que Le Goff ou Hayden.

3/ Expositions

Le Primitivisme en 1984

"Primitivism" in 20th Century Art: Affinity of the Tribal and the Modern was a major attempt by William Rubin, Kirk Varnedoe,

Les Magiciens de la Terre 1989 Centre Pompidou et Grande Halle de la Villette

Jean-Hubert Martin, directeur du Musée national d’art moderne a eu l’idée de rassembler ceux qu’il appelle les Magiciens de la Terre alors qu’il était encore à la tête de la Kunsthalle de Berne. Il s’est lancé dans ce projet hors des circuits habituels.

Enjeux

L’originalité était de rapprocher des œuvres occidentales connues et des œuvres d'« ailleurs », afin de soulever des questionnements multiples. Néanmoins, des œuvres importantes ont été écartées au cours de la sélection pour des problèmes de compréhension, dus à des caractères spécifiques de ces cultures jugés incompréhensibles dans la culture occidentale sans un dispositif pédagogique approprié.

Les objectifs de l'exposition, qui ont été l'objet de vives controverses, ne consistaient pas seulement à montrer l'universalité de l'acte créateur, la contemporanéité des arts non-occidentaux et à faire entrer ces formes d'art dans le champ de l'art contemporain, ils consistaient aussi à introduire un dialogue interculturel entre des formes d'art habituellement séparées, en s'appuyant notamment sur l'ouverture d'esprit et l'intérêt des artistes occidentaux pour les autres cultures2.

-Méthode de travail

-origine du nom

-enjeux

-display

-Problèmes – débat

-réception

Ultérieurement, Johanne Lamoureux a relevé que deux types de sélections avaient été appliquées, aux artistes occidentaux et non occidentaux lors de l’exposition Les Magiciens de la terre.

Le choix des artistes occidentaux, jugé trop conventionnel, dans lequel une partie de la critique a vu le top 50 habituel, des grandes expositions internationales.

Geneviève Breerette, quant à elle pointe le phénomène de récupération d’un art non occidental pour le plaisir d’élargir le marché

. Modernités plurielles

À travers un nouvel accrochage de ses collections, le Centre Pompidou présente une nouvelle géographie de l’art moderne de 1905 à 1970.
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