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’Le paradis’’, lui en faisant parvenir quelques fragments afin de l’éclairer sur l’économie de l’ouvrage, Dante présenta le titre, la structure, les concepts, les multiples significations et enseignements de ‘’La divine comédie’’. Il indiqua qu’il avait utilisé la valeur mystique du nombre trois (symbole de la trinité). C’est que, connaissant la mystique numérale de Pythagore et ayant été initié à la Cabale, il a échafaudé toute l'architecture de son poème sur des combinaisons de nombres auxquelles il attachait une importance mystique que nous ne comprenons plus. Sa strophe est formée de trois vers, à rimes entrelacées trois par trois. Le poème est divisé en trois cantiques. Chacun est composés de trente-trois chants (nombre parfait puisque multiple de 3). Un (nombre également parfait car l'unité est l’origine de la suite infinie des nombres) chant supplémentaire (le prologue intégré à ‘’L’enfer’’) donne le nombre total de cent (nombre encore plus parfait puisqu'il est multiple de 10 par lui-même et qu'il se décompose en nombres tous parfaits). Chacun des trois royaumes éternels est divisé de dix zones (cercles, corniches ou cieux). D’autre part, 30 étant un nombre parfait, car composé de 10, nombre parfait, multiplié par 3, nombre également parfait, le chant XXX du ‘’Purgatoire’’ où apparaît Béatrice est précédé de 63 chants (par addition cabalistique 63 = 9, nombre parfait) et suivi de 36 chants (36 = 9, également, par addition cabalistique). Elle apparaît au 73e vers du chant XXX, c'est-à-dire juste au milieu du chant, puisqu'il contient 145 vers. Cette rencontre n'est pas un hasard. Plus curieux encore, la réduction cabalistique de chacun de ces nombres donne : pour ‘’L’enfer’’, le nombre 4, qui est celui du Démon ; pour ‘’Le purgatoire’’, le nombre 3, qui est celui de la Trinité ; et, pour ‘’Le paradis’’, le nombre 6, qui est, suivant les néo-platoniciens, le symbole même de la perfection, et dont la transcendance s'impose à Dieu lui-même. « Ce n'est pas, écrit en effet saint Augustin, parce que Dieu a créé le monde en six jours que le nombre 6 est sacré ; mais c'est, au contraire, parce que le nombre 6 est parfait que Dieu a créé le monde en six jours. » Si Dante a placé Béatrice au troisième degré de la rose, c'est parce que trois, nombre parfait, est la racine de neuf, qui est le chiffre de Béatrice, de qui le poète a dit, dans ‘’La vita nuova’’, qu'en raison de ses vertus, « elle était véritablement un neuf ».

S’il mit fin avec quelque désinvolture au chant XXXII du ‘’Paradis’’ en déclarant : « Comme fuit le temps qui t’oblige au sommeil, / Ainsi qu’un bon tailleur, cousant le vêtement / Selon le drap qu’il a, faisons un point ici», au contraire, au chant XXXIII du ‘’Purgatoire’’, il déclara : « Si je pouvais, lecteur, m'étendre davantage » ; en fait, il ne pouvait aller plus loin puisqu’il tint à consacrer à chaque cantique à peu près le même nombre de vers (4.720 pour ‘’L’enfer’’, 4.755 pour ‘’Le purgatoire’’, et 4.755 pour ‘’Le paradis’’ , soit 14.230 au total). Mais ce parti d'ordre arithmétique et rationnel ne fut jamais contraignant, en ce qu'il ne détermina nulle part les limites d'une scène, d'un exposé ou d'un épisode : certains ne font que quelques vers, certains s'achèvent avec le chant mais d’autres se prolongent dans le suivant ou s'interrompent pour reprendre plus loin ; enfin, il en est un qui s’étend sur trois chants entiers (‘’Paradis’’, XV à XVII).
Le voyage de Dante à travers les trois règnes de l’au-delà, des abîmes de notre individualité matérielle aux lumineux sommets de la vie divine, suit une ligne verticale descendante : il descend de l’hémisphère boréal vers le centre de l’univers, de là, dans l’hémisphère austral, monte jusqu’au sommet du purgatoire, où se place la scène de la rencontre de Dante et de Béatrice, scène d'une émouvante noblesse, ardente et pudique à la fois, mais trop brève oasis de pure poésie à la cime d'une œuvre encombrée de dogmatique, dont on peut penser que tout le poème a été conçu pour elle. Puis il s’élance avec elle en une ascension spirituelle qui, de degré en degré, dans l’illumination de l’amour, traverse symboliquement neuf cieux, pour atteindre enfin l’empyrée.
L’unité du drame (drame de Dante qui est aussi la destinée totale de l'être humain en même temps que celle de l'univers), déjà assurée par l'unité architecturale, est rendue encore plus rigoureuse par le jeu des parallélismes, des homologies, des correspondances et des analogies, des proportions et des symétries entre les trois sections (qui s'éclairent les unes les autres et s'organisent en une unité parfaite) et à l'intérieur de chacune d'elles. Mais la structure ne troubla pas son admirable imagination, qu’il appelle sa « fantaisie » (« Ici ma fantaisie succomba sous l’extase » [‘’Paradis’’, XXXIII]). Il décrivit une grande variété de paysages et de peines, disposa et organisa des apparitions continuelles et changeantes de personnages qui se détachent de la foule des démons, des pécheurs et des élus. Partout le mouvement inégal et inopiné de la vie se répand dans les harmonies d'une architecture aussi gigantesque que rigoureuse où Dante jamais ne perdit de vue son dessein.

À l’enchevêtrement complexe des thèmes et à la polyvalence des significations correspond la prodigieuse variété des moyens expressifs que Dante utilisa. On constate que la tonalité évolue au fil de l’œuvre :
Elle commence dans la tristesse, ’’L’enfer’’, où la nature est privée de la grâce, où défilent des monstres, des châtiments, des scènes violentes et douloureuses, mais palpitantes. Les âmes des pécheurs, qui sont toujours révoltées, sont réparties dans les neuf cercles, subissent des peines proportionnelles à la gravité de leurs fautes, présentant une correspondance matérielle ou symbolique avec elles, devenant plus insupportables à mesure qu’on s’enfonce dans les entrailles de la Terre et qu’on s’éloigne de la lumière. De toutes parts, dans ce lieu de l'incommunicabilité radicale, s’élèvent des plaintes, des cris, des désespoirs sans fin, chaque lieu n’offrant que scènes de deuil, de misères, de douleurs, de tourments, des déchirements de l'âme, de souffrances indicibles, de tortures sans fin, saisis avec le plus violent réalisme. Se déroulent des visions, horribles ou grotesques, essentiellement charnelles, les fameuses visions dantesques de châtiments qui ont fait entrer cet adjectif dans la langue courante :

- les luxurieux sont entraînés dans la tempête perpétuelle de leurs sentiments et de leurs regrets (V) ;

- les gourmands, couchés à plat ventre, fouettés par une pluie noire, glaciale, éternelle et violente, qui répand partout sa boue, sont écartelés et déchirés par Cerbère, monstre dont les trois gueules aboient (VI) ;

- les avares ont le poing fermé sur leur bourse, et les prodigues ont « le poil ras », sont tondus de tous leurs biens ; contraints d'agir avec empressement et dans une perpétuelle fébrilité, ils sont condamnés à soulever et à rouler à force de poitrine d'énormes rochers, en s'injuriant les uns les autres (VII) ;

- les colériques et les rancuniers croupissent, immergés dans les eaux noires et répugnantes d’un marais, où ils s'entredéchirent avec leurs dents (VII) ;

- les hérétiques sont couchés dans des tombeaux flambants, entrouverts et laissant échapper des gémissements (IX) ;

- les assassins et les voleurs bouillent dans la rivière de sang du Phlégéton (XII) ;

- les suicidés sont transformés en arbre épineux soumis au hasard des vents et exposés sans défense aux becs des harpies qui mangent leurs feuilles (XIII) ;

- les dissipateurs courent dans un bois, talonnés par des meutes de chiennes faméliques et voraces qui les démembrent et les déchiquettent (XIII) ;

- les blasphémateurs pleurent de douleur sous une pluie de feu dans un désert de sable (XIV) ;

- les sodomites courent comme des fous, enchaînés au mouvement de leurs membres (XVI) ;

- les usuriers sont cloués au sol et essaient de se défendre des guêpes (XVII) ;

- les séducteurs, les entremetteurs et les ruffians sont horriblement flagellés par des diables cornus (XVIII) ;

- les flatteurs et les adulateurs sont immergés dans un fleuve nauséabond d’excréments humains (XVIII) ;

- les simoniaques sont plongés par la tête et jusqu'aux jambes dans des trous rocheux tandis que des flammes parcourent la plante de leurs pieds (XIX) ;

- les devins et les sorciers ont le visage dans le prolongement du dos et sont condamnés à marcher à reculons (XX) ;

- les concussionnaires et les prévaricateurs sont jetés dans un lac de poix bouillante, surveillés et tourmentés par des démons (XXI) ;

- les hypocrites sont recouverts d'une chape de plomb toute dorée qu’ils portent pour l'éternité (XXIII) ;

- les voleurs sont enserrés par des vipères et des serpents de toutes sortes qui les mordent et les transpercent ; à peine atteints, ils s'enflamment, s'écroulent en cendres pour renaître aussitôt ou bien se transforment atrocement eux-mêmes en serpents (XXIV) ;

- les trompeurs voient des serpents s’enrouler autour d’eux, les bâillonner et les ligoter (XXV) ;

- deux larrons subissent de la part de serpents d’atroces métamorphoses (XXV) ;

- les conseillers perfides sont enveloppés de flammes (XXVI) ;

- les semeurs de scandale et de schisme sont physiquement déchirés, d’où le spectacle horrifiant de corps taillés à vif, de gorges béantes et de membres mutilés par des démons armés d'épées (XXVIII) ;

- les faussaires sont accablés de maladies répugnantes, ont le corps couvert de gale et de lèpre (XXIX) ;

- les traîtres sont emmaillotés dans la glace du marais du Cocyte, des larmes gelées leur fermant les paupières (XXXII) ;

- Ugolin da Gherarpesca férocement dévore pour l’éternité le cerveau de son ennemi. (XXXII) ;

- les traîtres à leurs hôtes sont « non face en bas, mais tête renversée » (XXXII).

Défilent les démons dont les noms (« Malequeue », « Malesgriffes », « Arlequin », « Foulegrive », « Cagnard », « Moricaud », « Dragonnard », « Griffechien », « Verrat », « Farfadet », « Rougeaud », « Barberêche ») sont comiques mais les comportements cruels (XXI-XXII) ; ces personnages entre tous célèbres : Francesca da Rimini (V), Farinata (X), Pierre des Vignes (XIII), Brunetto Latini (XV), , Ulysse (XXVI), Guido da Montefeltro (XXVII), Bertrand de Born (XXVIII), Ugolin (XXXII), Lucifer ou Dité, l'ange rebelle, planté jusqu'à mi-corps dans la glace, qui broie dans ses trois gueules les trois plus grands traîtres de l'Histoire : Judas, qui vendit son Dieu, Cassius et Brutus, les meurtriers de César. Sa chute a entraîné la formation de l’Enfer et du Purgatoire. (XXXIV).

‘’L'enfer’’ est, de ce fait, le cantique le plus pathétique, le plus dramatique, le plus expressionniste et haut en couleur, le plus connu et le plus populaire aussi, le goût du pittoresque, répandu par la critique romantique, y étant pour beaucoup.
‘’Le purgatoire’’ offre des spectacles de résignation paisible et, pour un peu, monotones en leur spiritualité, donne une grande place aux aspects didactique et mystique, la nature humaine, touchée par la grâce, étant en route vers l'éternité. Dans ce seul royaume de l’au-delà qui n’est pas éternel, lieu de la parole, des chants, de la musique et de l'écriture, abondent les scènes et les tableaux inspirés des beautés ou des arts de la forme. Mais des châtiments sont encore infligés :

- les orgueilleux ploient sous le poids d’énormes blocs de pierre et marchent courbés et recroquevillés, sur une chaussée pavée de mosaïques, représentant de fameux traits d'orgueil (X) ;

- les envieux sont revêtus d’un douloureux cilice et se soutiennent les uns les autres car ils ont les paupières cousue de fil de fer (XIII) ;

- les colériques sont constamment aveuglés par une épaisse fumée âcre et noire où ils voient apparaître des visions extatiques de douceur et des images de démence sauvage (XV) ;

- les gourmands, surveillés par l’ange de la tempérance, soumis au supplice de Tantale, réduits à l'état de cadavres, entendent des voix mystérieuses qui glorifient la tempérance, ou qui flagellent la voracité (XXII) ;

- les Iuxurieux brûlent à travers un mur de flammes purifiantes (XXV);

Mais prédominent les tons élégiaques, les pâles couleurs de la tristesse et de la douleur qui rachète, et le poète dessine affectueusement le chœur plaintif et mélancolique des pécheurs, créatures résignées et comme voilées, blotties sur les sept corniches. Le pouvoir d'émotion est grand, avec Caton d'Utique (I), Manfred (III), les récits de mort violente du chant V, la grande invective politique du chant VI, la féroce description morale de la vallée de l'Arno (XIV), le réquisitoire d'Hugues Capet contre la monarchie française (XX), la réapparition de Béatrice au paradis terrestre. Pour goûter et pour comprendre toute la beauté de ce cantique, bien plus délicate et diverse que celle de ’’L’enfer’’, il faut commencer par oublier celui-ci ; puis l’aborder avec une imagination fraîche, lui donner une sollicitude plus détachée du pittoresque, plus attentive aux grandeurs de l'ordre moral.
‘’Le paradis’’, où la nature humaine est anoblie et magnifiée par la grâce sanctifiante, où est privilégiée l’exaltation, lieu de la fusion dans un intellect commun, offre un miraculeux triomphe de l'imaginaire par ses visions immatérielles (où ce sont la lumière, la musique et la danse qui dominent, à l'exclusion pour ainsi dire de tout autre «motif»), par ses ravissements extatiques, par ses allégresses surhumaines, par l’exaltation qui se dégage d'une participation morale passionnée. Les tourbillons tumultueux de la nature humaine, les invectives, les polémiques, les jugements tranchants, les dures condamnations d’un esprit fort, toujours engagé et attentif aux réalités de son temps, s’apaisent à travers les dix cieux, devant les vérités divines, la prophétie de l’avènement futur d’un monde juste, la connaissance d’une paix méritée et d’une mission accomplie, d’où des effets lyriques très suggestifs. Sont particulièrement intenses les épisodes de Justinien et de Romieu de Villeneuve (VI), de Charles Martel (VIII), de Cunizza da Romano et de Folquet de Marseille (IX), suivis de l'éloge de saint François et de saint Dominique aboutissant à l'âpre dénonciation de leurs disciples dégénérés (XI-XII), de la rencontre du poète avec son trisaïeul, Cacciaguida (XV-XVII), de la vision colossale de l'aigle romaine d'où part une accusation véhémente contre la corruption et le cynisme de la curie apostolique (XVIII-XX), accusation que feront retentir à nouveau saint Pierre Damien (XXI), saint Benoît (XXII) et saint Pierre lui-même (XXVII). ‘’Le paradis’’ ne doit pas être considéré seulement comme la troisième section du poème, mais comme sa conclusion. Sans doute, les exposés théologiques ou scientifiques y sont fréquents, mais non au point d'en constituer la majeure part ou l'essentiel. Et la poésie n'y sombre pas, quoi qu'ait écrit Benedetto Croce, à moins qu'on ne refuse le titre de poésie à ce qui déserte l'évidence pour communiquer ce que nul autre moyen d'expression ne peut signifier pleinement. C'est là où Dante affronte l'indicible et atteint le sommet de son art, convertissant son aveu d'impuissance en un prodige de poésie, qui ouvre justement sur les perspectives infinies que son imagination pressent. Et de tels « aveux» s'ordonnent eux-mêmes en une suite de dépassements multiplicateurs, de plongées de plus en plus profondes dans l'immensité des mystères célestes, jusqu'au moment où le don de vision et de langage du poète, si haut soit-il, s'abîme extatiquement en Dieu, au sein de cet « amour // Qui meut et le soleil et les autres étoiles ». (‘’Paradis’’, XXXIII).

L'intérêt change tout à fait de caractère du premier cantique aux deux autres qui souffrent d’une infériorité, dramatique et pittoresque, indéniable.
Dante a symboliquement daté sa vision de l'année 1300, l’année du triomphe du parti des blancs à Florence, l'année où il fut prieur, ce qui fut, nous dit-il, la cause et l'origine de ses mésaventures ; surtout, « 
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