Initiation à l’art moderne et contemporain







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Introduction à l’histoire de l’art

Initiation à l’art moderne et contemporain

Introduction : Programme

Nous allons voir comment, à travers des tendances, des hommes ont souhaité traduire le monde à travers les arts. Cette traduction du monde passe par la mise en oeuvre d’une pensée nouvelle. A chaque époques ses nouveautés, ses rites, ses mots & ses arts.

Pour comprendre les œuvres, il va falloir les resituer dans l’histoire mais aussi être attentif au temps où elles ont été créées. C’est la relation entre forme et concept de l’artiste et du spectateur que l’on va étudier avec cette question :

Comment les images traduisent-elles une pensée ?
Au 14ème, les italiens vont poser des règles qui dureront 5 siècles, jusqu’à la nouvelle modernité qui repose ces questions : « Qu’est ce que voir ? Qu’est ce que sentir ? ».

La peinture est beaucoup plus qu’une image : couleur, matière, relief, etc … constituent un langage.
1874 : première exposition impressionniste dans un endroit prêtée par un photographe > c’est le premier pas de la modernité, déjà liée à la photographie.

Un tableau est une toile sur laquelle s’applique une image. Dans l’art de la renaissance italienne on fait rentrer dans cette surface l’image qu’on pourrait avoir devant l’œil > c’est le point de vue unique + perspective + vision qui représente le monde.

Pendant 5 siècles on ne remettra aucune de ces règles en question.
La rupture arrive en 1826 avec la photographie : on peut alors reproduire les œuvres et on croit ne plus avoir besoin des hommes Les artistes se posent la question : « Qu’est ce que voir ?  Comment dire avec une surface plane ma vision du monde ?  Voir n’est ce que ça ? ».

Dès lors que la peinture devient matériellement transportable on peu peindre en même temps que l’on observe. Cela amène l’avènement en 1874 de l’impressionnisme.
Le 3ème mouvement que l’on va voir est le cubisme (1907) qui dit : « peindre le réel c’est en donner des indices, ce qui force le spectateur à le vivre ». C’et la quête de la forme et du fond, ne plus être une simple source de représentation mais créer un langage sans être assujetti » : c’est l’abstraction. Le dadaïsme prend suite et, débarrassant l’art de la contrainte de représentation, le rend politique.

1937 : fin de la modernité. Toutes ces avant-gardes étaient le départ d’un monde qui meurt en 1937 avec l’exposition fasciste qui traita ces arts « d’abjects et dégénérés ».
L’impressionnisme à travers les œuvres de Manet.
Le mot « impressionnisme » vient du tableau Impression – Soleil levant.

Les impressionniste, traités de fumistes par la critique, marquent le retour de la « touche » : on voit la marque du pinceau, alors que la peinture avait tenté de la dissimuler pendant des siècles pour nous faire croire à la réalité.

L’impressionnisme est une nouvelle interrogation sur la couleur et la lumière et, en mettant fin aux « grandes œuvres », annonce que la peinture est l’interrogation d’un instant.
Manet va se demander « comment puis-je faire pour avoir le motif ? » et dit « je veux représenter ce qu’il y a entre le motif et moi ».
02/02/06
L’impressionnisme
C’est d’abord une question d’artiste : Qu’est ce que voir ? en quoi la peinture peut-elle répondre à ça ?

Ce que je vois devant moi n’est que ce que me donne à voir la lumière et la variante de la lumière est changeante. Antonio Machado décrit l’impressionnisme comme « la peinture pour aveugles ».
C’est le pari des impressionnistes : comment percevoir les variations de lumières, d’air, la recherche de l’impression. Lumière et couleur sont liées. De plus la naissance de l’impressionnisme va de pair avec la naissance de la peinture en extérieur, permettant la rapidité du geste in situ. Du coup on a une peinture qui ne fait pas de la reproduction de la réalité, la vision se brouille au profit du ressentit.

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Alfred Sisley

« Neige à Louveciennes » : on ressent l’étouffement des sons, le craquement des pas dans la neige. Le but n’est pas la reconstitution de la scène mais l’impression pesante de la neige pour permettre l’immersion.


« La Seine à Suresnes » : le geste artistique suit bien le mouvement des éléments. Tout est suggéré, rien n’est dénoté. C’est une peinture en rapidité pour faire naître l’émotion. L’artiste nous donne sa perception du monde. La rapidité de la touche laisse apparaître des interstices de toile blanche crue > création d’une impression de lumière double.

Camille Pissarro

« Route de Louveciennes » : Revient ici la question de l’air, de la transparence. On sent bien ici l’atmosphère d’après pluie et l’inexactitude des corps illustre un moment.

« Vue de ma fenêtre « : Pisano pratique aussi le pointillisme : plutôt que le hasard de la touche rapide, on joue sur la complémentarité des couleurs : un oint rouge placé à côté d’un point jaune crée une impression d’orange vu de loin. De plus, il met plein de points bleus pour « matérialiser » l’air. Le pointillisme impose un travail en atelier, il n’y a plus de fusion entre « percevoir » et « faire ».
Renoir 1841-1919

On perçoit les formes à travers la diffraction lumineuse. Ce n’est pas la forme du vêtement qui est mise en avant mais c’est une myriade de tâches. C’est ce type de peinture qui a rompu avec le clair obscur : ce sont ici des aplats qui créent le volume. 450px-galette-renoir

« Bal au moulin de la Galette » 1876 : Renoir prône une peinture légère mais sa peinture est très forte en ambiance, en retranscription de l’atmosphère. Le but du tableau est l’immersion du spectateur.

« Deux baigneuses » : cette peinture d’apparence très nouvelle est pourtant bien ancrée dans les codes de la grande peinture : les corps sont traités comme des paysages.
Edgar Degas 1834-1917

« Courses de chevaux devant les tribunes » : Degas va rechercher à faire passer des impressions et à essayer de dire tout ce qui signifie les scènes représentées. On a une recherche de l’absolue : « Toutes les courses de chevaux ont cette ambiance ». Degas dit « le dessin n’es pas la forme mais la manière de voir la forme ». Sa peinture prône l’appropriation du monde par le corps sensible. degas01
Georges Seurat

« Le cirque » : peinture qui cristallise les trouvailles des impressionnistes : « le choix du hasard », que faire avec ? Que dire avec ?

C’est le divisionnisme, séparation de divers éléments (couleurs locales, couleurs d’éclairages et leurs réactions), équilibre des tous, choix d’une touche proportionnée à la taille du tableau

Plus tard le pointillisme devient une réelle mise en œuvre de la technique de la lumière, on a des œuvres d’art très structurées, mises en scènes

> le Néo-impressionnisme se sert des trouvailles de l’impressionnisme pour les utiliser de façon systématique

Le Fauvisme
Fauvisme : ce mouvement accorde toute leur importance aux couleurs, n’hésitant pas à représenter un ciel couchant non pas bleu mais rouge flamboyant.

Le travail de l’artiste fauviste se fait à partir es éléments du réel, il les déforme (couleur et forme), de la même manière qu’on peut inventer dans mots pour dire nos sensations. Matisse, par exemple, essaie de se débarrasser de ce « vieux langage » en s’essayant à l’impressionnisme, jusqu’à sa rencontre avec « l’art nègre » qui sera une révélation. Il taille dans les lignes de la représentation humaine fidèle pour obtenir une représentation épurée et faire naître cette nouvelle vision, à travers les formes et couleurs.

C’est le principe du fauvisme et de l’expressionnisme, c’est la mise à vif, un art du métissage qui crée une nouvelle langue, loin des vieilles règles bourgeoises. Cela donne une expressivité très large, très naturelle.
Différence impressionnisme / Fauvisme : l’impressionnisme est une prtaique fluctuante basée sur la sensation d’épaisseur de l’air et la décorporisation, alors que le fauvisme rentre à l’intérieur du peintre.
09/02/06

Le fauvisme est un art qui hurle pour marquer les gens, à travers un geste simple mais direct. C’est une peinture sauvage dans la couleur et le geste.

Henri Matisse, André Derain, Maurice De Vlaminck, Albert Marquet, Raoul Duffy, Kees Van Dongen font partie de ce mouvement.
Maurice De Vlaminck

« Paysage aux Arbres rouges » : de Vlaminck dit « le fauvisme c’est ma façon de ma révolter ».vlaminck paysage aux arbres rouges2

« Intérieur Rouge » : on a une impression de présence colorée. La couleur rouge remonte jusqu’à la fenêtre et même dans le feu aux joues de la cuisinière. C’est la maîtrise de l’espace coloré qui creuse ici l’espace réel.




André Derain.

Il étudia la peinture dans une académie où il rencontra Matisse.

Dans « Péniches », on voit bien que c’est la couleur qui est mise en scène avant les sujets, de même que dans « Port de Westminster » avec ses vibrations et saturations de couleurs.
Albert Marquet.

« La plage de Fécant » : les personnages sur la place ne sont que des traces : plus les moyens sont élémentaires, plus la sensibilité apparaît.

Raoul Dufy 1877-1953

« Les affiches de Trouville » 1906 : l’espace se creuse par le rapport de lumière donné par les couleurs.1113376713_extras_ladillos_1_1

« La rue pavoisée » : de tout le défilé, Dufy ne retient que les drapeaux, qui sont pour lui des « moments de couleur ».
Othon Fritz 1879-1949

« Portrait de Fernand Fluvet » : Le globe des yeux est traité en violet et beaucoup d’ombres sont traitées avec du vert. Les mains ne sont pas dessinées, ce ne sont que de la pâte colorée. Il n’y a pas une seule touche de noir, tout le travail est dans la couleur et la complémentarité pour faire le jeu du contraste.
Henri Matisse 1869-1964

« Luxe calme & volupté » 1904.

Matisse s’inscrit en chef de file du mouvement fauviste. On retrouve chez lui la touche du néo-pointillisme et dans le même temps les personnages de Gauguin. Matisse prend parti de dire le monde avec la couleur.
« L’atelier rouge » : il parle ici de bidimensionnalité de la toile. On a une face rouge + les objets qu’il va peindre. C’est ici par l’organisation des objets qu’il exprime sa vision intérieure de l’atelier.

« Intérieur aux aubergines » : ce tableau nous donne la vision que Matisse a de la peinture, c’est une mise en scène.
D’une manière générale, toute l’œuvre de Matisse est une expression, une transcription du ressentit.

L’expressionisme
L’expressionisme est une tendance cousine du fauvisme et regroupe deux tendances :

« Der Blaue Reiter » (Le cavalier Bleu)

« Dee Brucke » (Le pont)
Initialement, « expressionniste » voulait dire « différent de ces bas de plafond que sont les impressionnistes ». Le terme sera réemployé pendant les années 1950, en particulier pour qualifier une certaine peinture abstraite. Face à la menace nazie, les artistes dits « dégénérés » s’exilent aux USA, ce qui donnera naissance à l’expressionnisme abstrait américain, qui sera revendiqué dans les années 1980.
L’expressionnisme est connu comme un coup de poing : un relâchement sans fioritures pour CRIER quelque chose : la nature et la force de l’être (peut être l’inconscient) qui transforme notre vision du monde.

Mais le mouvement expressionniste va plus loin qu’une simple expression du volume et de brutalité et va jusqu’à inventer un monde imaginaire.
Edouard Munch 1863-1944

« Le Cri »- 1893. Le corps laisse ici exhaler son âme dans la peur. La tête des autres personnages est à peine évoquée et pourtant on se plonge sans difficulté dans la scène.
James Ensor 1869-1949

« L’intrigue » - 1890. Un trait commun à tous les expressionnistes est le poids du vécu du peintre. Ici, on n’est pas étonné d’apprendre que les parents d’Ensor vendaient des costumes de carnaval et qu’il a donc vécu entouré de ces figures qui sont vus comme des fantômes de son passé.crowd
1894-197614-504

« Paysage à Lofthus » 1911. Cette oeuvre est assez proche du fauvisme, mais la rupture y est beaucoup plus apparente : la toile est très apparente. Les formes sont simplifiées et la couleur est forte pour laisser au spectateur la liberté de l’interprétation. Karl S-R va beaucoup graver (environ 600 gravures) et il fondra avec d’autres artistes, le mouvement « Dee Brucke » (sculpture, théâtre, prose, peinture,…).

Autour de la revue « Der Strum », ils collaborent avec d’autres avant-gardistes.

La gravure s’oppose à la peinture en ce sens qu’on enlève de la matière. De plus les artistes vont choisir des matériaux difficilement malléables. Ainsi, Rottluff choisi un bois très dur pour pouvoir travailler avec la violence du geste et du corps, ainsi que la violence de l’âme.
Beistein

« Deux nus » - 1909 : il essaye de peindre la fusion du corps et de la nature. L’expressionnisme c’est aussi accepter qu’on est un corps vivant et vibrant, à travers le charnel et la sexualité.

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Auguste Macke 1887-1914

« Dame à la jaquette verte » 1913.

Marc Chagallchagall_shabbath

« Sabbat »


Kandinsky 1866-1944

« Paysage à la tour » - 1908 : Kandinsky est fortement marqué par Matisse, Cézanne ou Picasso. La construction de ce tableau n’est pas très lisible mais nous renvoie une sensation d lyrisme. Kandinsky se montre mécontent de l’expressionnisme : il dit que ce qui arrête l’émotion, c’est la figure. Débarrassé de la figure, Kandinsky peut laisser libre cours aux émotions.
1910 marque une rupture avec les notions de bas et de haut, l’espace est celui de la picturalité, dans lequel on navigue sans contrainte.

Cubisme
Le cubisme se caractérise par une multiplicité de points de vue. Il cherche à rendre compte du réel sur une surface plane en donnant des indices du réel.

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Piet Mondrian 1872-1944

« L’arbre rouge » - 1909 : Ce tableau est très expressionniste avant d’être cubiste. Il convient toutefois de chercher à comprendre quelle structure se cache derrière l’arbre.

« L’arbre argenté » - 1912 : La palette est restreinte et les formes géométriques prédominent. La forme de l’arbre commence à épouser le fond de la toile > forme et fond fusionnent.
« Pommier en fleur » : on est encore dans l’interprétation de la réalité. Au même moment, Mondrian intègre un institut prosélitique qui prône la méditation pour la connaissance de soi-même. Il dit « La verticale peut représenter l’homme, l’espace, le statique et l’harmonie. A l’inverse l’horizontale peut représenter la femme, le temps, le dynamisme et la mélodie ». sans titre3
« Composition » : on arrive ainsi chez Mondrian à un jeu d’équilibre entre vertical et horizontal, puis à « composition avec rouge, jaune et bleu » où tout est encore question d’équilibre entre la place, la taille, le positionnement des aplats de couleur. mondrian_composition
Mondrian va fonder avec d’autres le mouvement STIGL, puis l’école du Bauhaus (où les élèves construisent des meubles, des décors de théâtre, etc.
Casimir Malevitch

« La maison de seigle » 1912 : réduction à l’essentiel des formes et des couleurs. Malevitch veut « une libre navigation des surfaces peintes ». On n’est plus dans l’espace euclidien. « Le carré est l’enfant royal, harmonie, et à la fin, le néant ». Il y a un fort poids de l’icône dans la peinture de Malevitch, conséquence de la culture de la société Russe.

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« Carré blanc sur fond blanc » - 1917-1918 : cette forme du carré, icône nue de l’époque s’ajoute au blanc, symbole d’un espace infini. On peut tout lettre en scène. Face à une œuvre si minimaliste, on cherche à raconter des histoires. Cependant on est avant tout confronté à des sensations, il faut « se plonger dans la blancheur et nager dans cette infini ».
Picasso

A 14 ans, Picasso dispose d’une technique de dessin parfaite. Il arrive vers 1900 à Paris. Il aura à ses débuts une peinture très fauviste : c’est sa période bleue & triste.

De 1904 à 1906, il réchauffe sa palette et peint des choses plus gaies : c’est sa période rose.

Pendant 7 ans Picasso va faire atelier commun avec Brach, ce sont eux qui créeront le cubisme.
Le cubisme va regrouper plusieurs tendances :

- La recherche : comment écrire le réel dans la toile en donnant le moins d’indices possible pour que le spectateur reconstruise le réel : c’est le cubisme analytique.

- Le cubisme synthétique, plus sensible et plus sensuel.
09/03/06
Au début du 20ème siècle a été mise en place un certaine modernité qui transgresse les codes et, surtout, pose la question : qu’est ce que l’art ???

L’art, propre aux hommes, est un moyen de traduire un sentiment d’être vivant qui nous vient de la conscience de la mort.

Quand on se demande en quoi l’art peut représenter le réel ? Au fur et à mesure de l’interrogation on a une peinture qui déstructure le réel.
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