Histoire des missions en Chine des Auxiliatrices







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Supériorat de Mère Marie Emmanuel

Histoire des missions en Chine des Auxiliatrices de 1867 à 1929

CHAPITRE III (p. 52 à 64) –

Manque chap.II, p. 24 à 63- (le chap. 1 de ce livre 1 manque aussi ici) Voir archives de l’ordre)
SUPERIORAT DE MERE MARIE EMMANUEL

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Mort de Mère Saint Michel 5 Mai 1883

En Avril, Mère Saint Michel s’affaiblissant de plus en plus, un dispositif nomme Mère Marie Emmanuel, vice- supérieure et M. Ste Agathe, ministre.

Le Révérend Père Supérieur vient administrer la Mère Supérieure le 19 Avril et le 25, Monseigneur Garnier, si paternel, vient la voir et réunit ensuite la communauté pour donner du courage.

Le Révérend Père Yathouis, alors médecin de la Résidence, soigna la chère Mère avec un dévouement de toutes les heures, mais elle était mûre pour le ciel.

A l’aurore du 8 Mai, son archange vint la cueillir à 3 heures du matin, et le ciel ne tarda pas, sans doute, à s’ouvrir devant elle, car la communauté fut frappée de l’expression de radieuse sérénité empreinte sur ses traits.
Sa mort laissait un grand vide dans la Mission, mais, si imprégnée de l’esprit des fondatrices, elle avait donné une forte impulsion aux œuvres qui vont croître en nombre, et surtout en solidité

Mort de Mère de l'Ascension Janvier 1884

Mais il fallait encore des sacrifices. En Octobre, dans la salle de communauté du Sen-mou-yeu transformée en chapelle Mère de l’Ascension prononçait ses vœux perpétuels entre les mains de Monseigneur Garnier, assisté du Révérend Père Basuiau et du Père Zottoli.
La chère Mère, étendue sur une chaise longue, répond aux questions et récite elle-même, non sans effort, la formule des vœux. Le Te Deum est récité alternativement par Monseigneur, les Pères et la communauté.

Le 19 Novembre, Mère de l’Ascension reçoit l’extrême-Onction, et le 1er Janvier 1884, va commencer au ciel les années éternelles.

Peu après ce décès, on procède à la pose des pierres tombales des Auxiliatrices, dans le genre de celles du cimetière des Pères. Non loin se trouvent aussi les tombes des Présentandines.

13ème Arrivée - Novembre 1883

9 Novembre 1883 : Mère Sainte Odile – Mère Fernandez.

Le nombre des orphelines, catéchumènes etc. augmentant, la communauté qui jusqu’alors se tenait à la chapelle du côté de l’orphelinat, monte dans les tribunes pour laisser toute la place en bas.

Guerre de Corée – Avril 1885

L’années 1884 avait été dure en la Mission, et la Mère Emmanuel qui avait succédé à Mère St. Michel, dut faire face à une grande épreuve : La guerre entre la Chine et le Japon au sujet de la Corée causa au Sen-mou-yeu, où 5 ou 600 personnes se trouvaient réunies, de longs mois d’alarmes. On se demandait même si Dieu n’exigeait pas le sacrifice d’œuvres florissantes, fruits de longues années de labeur.

Enfin en Avril 1885, la paix fut signée à Tien Tain. Le pensionnat fut repeuplé, et durant 33 jours, une amande honorable et des prières d'actions de grâces furent récitées
Un cas de choléra vint de nouveau donner l'alarme, mais des prières ordonnées par le Vicaire Apostolique obtinrent la cessation du fléau.

En 1886, le Bon Dieu allait demander de grands sacrifices aux Auxiliatrices.
Mort de Se mou mou – 27 Janvier 1886

Mentionnons d'abord, le 27 Janvier, la maladie de la bonne et dévouée
Se-mou-mou, qui avait tant aidé à la fondation par son humble dévouement, et qui chargée plusieurs années des Vierges aspirant à la Présentation, se mit immédiatement sous la conduite des Mères, à leur arrivée à Wang-ka-dang, leur facilitant toutes choses, et se considérant comme la dernière des Présentandines.
Le 26 Janvier, Se-mou-mou reçut l'Extrême Onction ; le 27, Monseigneur Garnier voulut venir la bénir, accompagné du Révérend Père Zottoli, et elle mourut pieusement dans la soirée.
Le 29, messe des funérailles avec chant du Requiem.
Mort du Père Basuiau – 21 Août 1886

Le 21 Août suivant, c'était le si continuellement dévoué Père Basuiau qui mourait. Profonde douleur, que la mort de celui que Dieu avait fait le guide et le père de la Société !... Et avec quel dévouement inlassable, quelle humble discrétion, quelles attentions paternelles, n'avait-il pas veillé sur les humbles débuts de la Mission, comme il avait aidé Notre Vénérée Mère dans les premières années de la fondation !...
Les derniers jours du bon Père ont été décrits dans l'histoire des Origines de la Société. Rappelons seulement que le 11 Août, s'étant senti un peu moins oppressé que d'habitude, il vint de Hong-Kew où il était Supérieur, jusqu'au Sen-mou-yeu, et arrivant à l'heure de la récréation, il vit la salle bientôt pleine.
Le Père paraissait heureux, plein de joyeuse bonté, et ne voulut pas s'asseoir. Avant de partir, il bénit ses filles agenouillées ; c'était la dernière fois. Le soir même, une crise très forte inquiéta, et Mère Saint Dominique fit commencer aux Auxiliatrices une neuvaine à Notre Dame de Lourdes.
Le 19, le Père recevait l'Extrême Onction, et exprima son humble reconnaissance de mourir dans la Compagnie de Jésus. Sa dernière parole fut : "O dulcis Virgo Maria !"
Avec les Auxiliatrices du ciel, surtout Notre Vénérée Mère, le Père Basuiau allait continuer son œuvre et faire répandre les bénédictions divines sur une Société qui lui fut si chère.
C'était le sentiment de Mère Saint Dominique aux funérailles du Père. Elle perdait tous les appuis de la terre, mais elle cherchait désormais au ciel celui qui avait été si secourable, sur la terre aux Auxiliatrices. Pendant bien des années, le 21 Août, la tombe du Père fut visitée par les missionnaires du Sen-mou-yeu ou de Shanghai.
Mort de :

Sœur Saint Raphaël – 1er Janvier 1887

Sœur Saint Jean de Goto – 1er Février 1887
Pendant les années suivantes, les œuvres s'étendent doucement : des arrivées de France donnent un nouveau courage au labeur :
14ème Arrivée

8 Décembre 1886 – Mère St Ambroise – Mère St François Hieronymo – Mère Ste Catherine de Gênes – Sœur Saint Martin.
15ème Arrivée

13 Octobre 1888 – Mère de l'Ascension (2ème du nom) – Mère St Bernardin de Sienne – Mère St Félix – Mère du Bienheureux Gonzalez.

Voyage de Mère Saint Dominique – 10 Novembre 1888

Le 10 novembre 1888, Mère Saint Dominique et Mère Emmanuel bien émues s'embarquaient pour la France, avec Mère Miki, toute joyeuse et effrayée du voyage, et deux jeunes juvénistes : Mère Saint Ignace d'Antioche (Tessie Paul) et Mère Sainte Eugénie (Eugénie Tavarès
Les restantes étaient encore plus émues si possible, car la santé souvent branlante de la Mère Supérieure des Auxiliatrices de Chine, faisait appréhender un non retour... on ne prévoyait guère que durant 39 ans, Mère Saint Dominique travaillerait encore... et combien ! ... au développement des œuvres de Chine. – Le séjour en France, le voyage à Rome, ont été décrits.
Une grande retraite de 30 jours termine ce bon repos à la Maison Mère, et Mère Saint Dominique en sort pleine de confiance et d'amour divin.
Mort de :

Mère du Bex Gonzalès (Agnès Westlake) à Saint Joseph – 15 Août 1889
16ème Arrivée

12 Décembre 1889 – avec Mère Emmanuel revenant de la Congrégation Général : M. St Stanislas – M. St Frances of Rome – Mère du Rosaire
26 Décembre 1889 – Avec M. St Dominique : Sr St Jacques Kisaï
Le 1er Novembre 1889, les deux Supérieures de Chine, M. Miki et quatre nouvelles missionnaires, quittaient la Maison-Mère, pleines d'espérance, mais les émotions, les adieux, le froid ressenti sur le pont au départ, contribuèrent au mal dont, le retour était familier à M. St Dominique, et qui se déclara après peu de jours de traversée : un érésipèle si violent que le Commandant exigea son débarquement à Alexandrie, la première escale, où Sr St Jacques Kisaï resta pour l'assister, tandis que ses compagnes continuaient leur route.
La malade fut rapidement remise, grâce à son énergie et aux bons soins reçus chez les filles de la Charité, et put reprendre le paquebot suivant.
Pendant qu'à la Maison Mère on s'inquiétait, cette épreuve était ignorée à Shanghai. Une pieuse et filiale cérémonie de bienvenue était préparée à Saint Joseph, le chœur de chant, avec les élèves de l'Institution, était à la tribune, attendant le signal pour entonner le Magnificat que toutes devaient reprendre en bas... "Minutes d'attente bien longues à nos cœurs, écrit une contemporaine..." Puis Mère Saint Vincent et Mère Saint Jean arrivent, et cette dernière prévient que les Mères sont arrivées sans Mère St Dominique. Que s'était-il passé ?
Enfin Mère Emmanuel essaye de rassurer tout le monde, tout en avouant son inquiétude dans l'intimité. Elle part pour le Sen-mou-yeu : tous les établissements réunis à la chapelle chantent le Magnificat, et il y a réunion à la salle commune où l'on se réjouit de retrouver la Mère Supérieure et Mère Miki.
Le 26 Décembre, par le paquebot suivant, Mère Saint Dominique était enfin rendue à la Mission.
Le 12 Janvier, Monseigneur Garnier vint dire une messe d'action de grâces.
Mère Fernandez chargée des Probations

Le 2 Janvier 1890, Mère Fernandez était chargée du Juvénat, du noviciat, et aussi de la Présentation.

Voiles

En cette même année, par décision de la Très Révérende Mère Générale, les Mères et Soeurs chinoises doivent mettre un voile pour aller à la chapelle. L'usage est inauguré le 6 Novembre, les voiles sont déposés à l'entrée de la tribune.
1891

Le 12 Février 1891, fête pour les Présentandines qui ont atteint le nombre de 50. Il y a une petite séance de prestidigitation et, à quatre heures, salut accordé par Monseigneur.
Les études doivent être poussées davantage, un professeur chinois vient expliquer les livres aux Mères pendant une heure chaque semaine. Assistent au cours : M. Ste Gertrude, M. Spinola, M. St Joseph, M. St Jean Baptiste.
Mur de clôture

A son retour d'Europe, Mère Emmanuel, Supérieure du Sen-mou-yeu, songea sérieusement à mettre les établissements à l'abri des attaques nocturnes, en les entourant d'un mur de clôture. Mais le terrain, du côté du cimetière, était occupé par des païens bien décidés à ne pas vendre, surtout à des religieuses.
Celles-ci recoururent à l'intercession de Saint Benoît avec confiance, et, à la fin d'une neuvaine, un des voisins fit des avances ; mais en Chine les choses ne se traitent pas facilement ni promptement, l'affaire se complique même.
On redoubla de prières et les médailles de Saint Benoît prirent possession du terrain en silence. Saint Benoît remporta enfin la victoire et fit plus encore : les chrétiens propriétaires d'un chemin limitrophe, sur lequel, il semblait avantageux d'établir le mur, demandèrent d'abord un prix inabordable, puis, tout à coup une inspiration charitable porta ces braves gens à faire don de leur chemin à la Mission, ne demandant en retour que des prières pour leurs parents défunts.
Restait du côté de l'Ecole Externe, le champ d'une vieille païenne qui ne voulait pas vendre au Tie-Tsu-Dan (Eglise du Seigneur du ciel). Les prières redoublèrent et les médailles furent encore enterrées. Saint Joseph était invoqué avec Saint Benoît.
Tout en priant, on commença les travaux, et la bonne femme, inquiète qu'on semblât se passer de son champ, voulut bien le vendre, mais à un prix trop élevé. La Mère Supérieure promit alors à Saint Benoît de lui élever une petite statue contre la muraille si, ce jour-là même, l'affaire se concluait ; l'honneur reviendrait à St Joseph, si les prières n'étaient exaucées que le lendemain mercredi. Il paraît que cette prière fut tout à fait du goût du grand Patriarche d'Occident et que le bon Saint Joseph lui céda gracieusement la préséance : le mardi soir le marché était conclu.
Troubles en Chine – Juin 1891

A peine le mur de clôture est-il terminé que de grands troubles éclatent en Chine, c'est encore au sujet de la Corée, enfin la paix fut signée en 1895.
Un baptême conféré un peu imprudemment par deux Présentandines de Ou-hou fut le prétexte d'un terrible orage. L'église des Pères et leur maison furent pillées et brûlées. Sur plusieurs points à la fois, les rebelles "Ko-lao-wei", encouragés par la connivence de quelques hauts fonctionnaires, ravagèrent les chrétientés et se montrèrent de plus en plus menaçante.
Le Sen-mou-yeu ouvrit ses portes à un groupe d'orphelines qui fuyaient
Tchen-kiang, amenées par des Présentandines. En Juin les troubles augmentent et, par prudence, le Révérend Père Recteur conseille de ne pas faire, la procession du Saint Sacrement autorisée deux mois auparavant par le Vicaire Apostolique et préparée avec tant d'amour !

Bientôt même, les Ko-lao-wei approchant, on dût songer à la sûreté des personnes, les élèves du Pensionnat devaient rentrer dans leurs familles, excepté celles de l'ouest où les rebelles dominaient ; elles demandent d'amener avec elles quelques petites orphelines, ce qui rendit grand service aux Mères.
Le 8 Juin arrive un télégramme annonçant l'incendie de Wu-sieh, la plus belle chrétienté de la Mission, aussi le nombre des barques demandées pour le lendemain est-il augmenté.
Le 9 Juin, Mère Fernandez fait le partage des orphelines et des élèves auxquelles elles sont confiées. On prépare les petite paquets de vêtements : on emballe les objets précieux de la chapelle, les confiant aux élèves les plus sûres. On avait passé la nuit en prières, le Saint Sacrement devant être enlevé. Le départ qu'on aurait voulu silencieux, fut bruyant, car les élèves pleuraient, les bébés criaient, les bateliers se disputaient.
De plus, les soldats chinois qui se tenaient près du canal, disaient aux enfants qu'on allait leur couper la tête, que dans trois jours on brûlerait le Sen-mou-yeu etc...
Enfin les 8 barques partirent. Le lendemain 10 Juin, les départs recommencèrent, mais du côté du Poutong qui était gardé en grande partie par les navires de guerre.
Les novices Auxiliatrices partent pour Saint Joseph où les suivent bientôt
10 épileptiques et trois élèves d'un caractère difficile. "Il reste encore trop de monde au Sen-mou-yeu, s'écrie le Révérend Père Supérieur, et l'on pense à deux refuges : l'un à Tsang-ka-leu où se trouvait jadis l'orphelinat, avant la construction du Sen-mou-yeu. Les bâtiments existent encore et ont été transformés en école. Deux mères chinoises y conduisent nos grandes orphelines qui vont rejoindre celles de Tchen-Kiang sous la conduite de leur Directrice Présentandine. Les élèves restées au pensionnat sont aussi embarquées pour Tsang-ka-leu où bientôt le personnel s'élève à 69.
Le second refuge est Tsang-pou-ghiao. Les infirmes y sont conduites et surveillées par les novices Présentandines, bien affligées de quitter les Mères, mais courageuses pour se dévouer.
Les barques demandées refusent d'aller à Tsang-pou-ghiao, car on a menacé de mort les bateliers. Enfin le vendredi 12 Juin, le Frère Beauchef envoie des barques sûres et quatre Mères chinoises se mettent à la tête des quatre barques. Elles installent 60 personnes à Tsang-pou-ghiao et viennent retrouver la petite communauté du Sen-mou-yeu. Un groupe reçoit l'hospitalité à la maison Saint Joseph.
La bonne Mère Emmanuel, très souffrante au début de ces fuites forcées, se remit assez pour fortifier ses fidèles.
Les Auxiliatrices restèrent quinze jours seules dans ce vaste Sen-mou-yeu devenu désert, protégées par quelques bons Manillois, guerriers improvisés de la Providence.
Les Mères chinoises, invitées par leurs familles à se réfugier chez elles, préférèrent partager le danger de leurs soeurs, et la petite communauté était calme, joyeuse même. On respirait la paix auprès de la bonne Supérieure et l'on avait confiance dans le Sacré Coeur et la Sainte Vierge.
A la pensée que le Sen-mou-yeu et ses 14 établissements pouvaient devenir la proie des flammes, il fallait se jeter dans les bras de la divine Providence et dans la prière. A tour de rôle, les Auxiliatrices récitaient le chapelet aux pieds de la Sainte Vierge, et les plus fortes avaient le privilège de rester à la chapelle pour faire l'Heure Sainte, car Monseigneur n'avait pas eu le courage, disait-il, de faire enlever le Saint Sacrement du Tabernacle.
Dieu bénit l'abandon de la petite communauté. Tandis que 32 chapelles et Kan-Sou (Presbytères) étaient détruits et brûlés dans le seul vicariat de Kiang-Nan, le Sen-mou-yeu en fut quitte pour des menaces.
"Il paraît, écrit M. Saint Ambroise, que le jeudi 11 Juin avait été désigné pour en finir avec les Européens, et des affiches incendiaires prévenaient la population. Cela joint au départ des élèves et orphelines, avait jeté la panique dans le village de Zi-ka-wei, et certainement que dans l'après-midi de ce jour, les Révérends Pères eux-mêmes, eurent de véritables craintes. Ils prévinrent la police de Shanhai et les bateaux de guerre. Nul secours ne pouvait venir de ce côté, alors Monseigneur invita une quinzaine de Manillois pour garder les Mères. Comme le Révérend Père Van Dosselaere est leur curé, il les amena à l'Ecole Externe, ayant lui-même un sabre rouillé au bras, et ils passent ainsi sur le pont de Zi-ka-Wei. L'effet des fusils, des baïonnettes et du sabre rouillé est prodigieux... A peine les a-t-on aperçus que, dans tout Zi-ka-wei, la frayeur diminue, le moral est remonté...
Le Révérend Père Perrin, nommé Commandant de la troupe, fait faire les exercices militaires dans le fond du jardin. Les braves Manillois n'ont pas l'air bien guerriers, mais quand ils passent, l'arme au bras, les domestiques et ouvriers restent ébahis.
Le Révérend Père Recteur fait continuer, malgré toutes les alertes, les travaux des bâtisses comme à l'ordinaire, et c'est surtout pour remonter le moral.
D'autre part, l'Amiral Besnard vient faire une visite à Monseigneur et promet d'envoyer du secours par terre ou par eau en cas de danger. C'est un grand soulagement pour Monseigneur, et l'on remercie les Saints Anges dont les litanies sont récitées chaque soir pour obtenir leur protection.
Enfin, après deux mois de guerre, de lutte et de prière confiante, le Révérend Père Supérieur vient annoncer qu'on parle de paix. Peu à peu nos exilées reviennent ; le 10 Juillet, les infirmes quittaient Tsang-pou-ghiao, ramenés par les novices Présentandines qui avaient beaucoup édifié les habitants du village. Le retour des orphelines était ardemment désiré, mais il fallut attendre encore un mois, par prudence.
Ces pauvres enfants avaient supporté bien des privations : peu de paille leur servait de lit, elles devaient beaucoup économiser sur l'eau et sentirent la pauvreté en bien des choses.
Leur retour au Sen-mou-yeu après deux mois d'exil, n'en fut que plus apprécié, et plusieurs enfants difficiles à gouverner, revinrent toutes converties.
La rentrée du pensionnat fut fixée à la mi-Septembre. Pour le même jour, une nouvelle insurrection fut annoncée... Le Père Colombel, Ministre, consulté, répondit :"Ma bonne Mère, ouvrez vos portes à deux battants, la Providence vous a gardées, ayons grande confiance pour l'avenir."
La Mère Supérieure eut confiance, et l'on revit avec joie les élèves et les petites orphelines qu'elles ramenaient.
Les Manillois furent licenciés, mais non sans avoir tous consenti à s'approcher des Sacrements à la grande église de Zi-ka-wei. Ils partirent presque à regret, offrant chaleureusement leurs services en cas de nouvelle alerte.
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