Bibliographie & sitographie 73







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LES PLANS DE FEMINISATION


D’après les Chiffres clés de la féminisation du sport 2012/201312
On peut constater que les femmes deviennent de plus en plus sportives au fil du temps.

La part des femmes déclarant la pratique d’une APS s’est accrue de 11 points en dix ans (de 2000 à 2010) tandis que celle des hommes n’a augmenté que de 5 points (à champ constant, individus de moins de 75 ans).

En 2010 : 87 % des femmes et 91 % des hommes âgés de 15 ans et plus déclarent avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive (APS) au cours des 12 derniers mois, même de façon occasionnelle, y compris pendant les vacances.


La progression des licences délivrées entre 2008 et 2012 est nettement perceptible.

Entre 2008 et 2012, les licences délivrées à des femmes ont progressé de 13,43% (+ 663 745 licences) quand celles délivrées à des hommes ont progressé de 5,81% (+525 894 licences).



  • TOP 10 des fédérations ayant délivré le plus grand nombre de licences féminines en 2012



Même si l’on a pu voir que les femmes étaient de plus en plus sportives, un fait observable montre aussi que l’abandon de la pratique sportive à l’adolescence est nettement plus marqué chez les jeunes filles.


L’adolescence (14-20 ans) est une période où l’abandon de la pratique est plus important chez les filles* (-45%) que chez les garçons (-35%).

*par rapport aux 7-13 ans et toutes fédérations confondues



Il existe néanmoins une représentation féminine à haut niveau sensiblement inférieure au taux de licences.

La représentation des femmes au sein des collectifs de haut niveau (36,30%) est proche de la proportion de femmes licenciées (36,91%) : la part des femmes est comprise entre 30,32 % (partenaires d’entraînement) et 38,10 (collectif « reconversion »).

Les collectifs « élite » et « reconversion »présentent la plus forte densité féminine.


Nous parlons depuis le début de ce mémoire de la notion de sport et de pratique sportive, mais aussi implicitement d’activité physique. Mais qu’est-ce que ces termes ? Quelles définitions peut-on leur apporter ?

QU’EST-CE QUE L’ACTIVITE PHYSIQUE ? QU’EST-CE QUE LA PRATIQUE SPORTIVE ?


Il existe différentes définitions de ces termes, mais très souvent elles se rejoignent dans leur signification.

Les activités physiques et sportives représentent un continuum allant de l’inactivité à une activité au moins modérée jusqu’à la pratique d’activités d’intensité élevée de façon régulière.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit l’activité physique comme « tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques, entraînant une dépense d’énergie supérieure à celle du repos ». Pour eux, l’activité sportive est un « sous-ensemble de l’activité physique, spécialisé et organisé », c’est une « activité revêtant la forme d’exercices et/ou de compétitions, facilitées par les organisations sportives.

En d’autres termes, le sport est la forme la plus sophistiquée de l’activité physique, mais l’activité physique ne se réduit pas au sport, elle comprend aussi l’activité physique dans la vie de tous les jours, à la maison, au travail, dans les transports et au cours des loisirs non compétitifs.

Le sport est un terme générique qui englobe dans sa définition tout un ensemble d’activités, qu’elles soient de loisir, de spectacle, de compétitions ou éducatives, et de diverses représentations.

Depuis de nombreuses années nous pouvons remarquer que le sport est un fait social total et qu’une très grande partie de la population témoigne faire du sport régulièrement (environ 54%, avec une majorité de personnes de 15-25 ans).13

Georges Hébert a publié une définition du sport assez explicative : « Le sport est tout genre d’exercices ou d’activités physiques ayant pour but la réalisation d’une performance et dont l’exécution repose essentiellement sur l’idée de lutte contre un élément défini, une distance, une durée, un obstacle, une difficulté matérielle, un danger, un animal, un adversaire et, par extension, contre soi-même ». 

Cette définition nous montre bien toutes les facettes que l’on peut découvrir dans le sport, mais aussi tous les ressentis que l’on peut avoir en pratiquant un sport quel qu’il soit.

Le sport est un élément de la société et il évolue avec elle. On peut aussi remarquer que beaucoup de pratiques sportives peuvent-être reliées à un ou plusieurs groupes sociaux, ce qu’a fait remarquer Pierre Bourdieu en comparant les pratiques physiques et les différents groupes sociaux.

Pierre Bourdieu (1930-2002) est l’un des chercheurs français qui a certainement le plus contribué au renouvellement de l’approche sociologique du phénomène des classes. Bien qu’il utilise (dans La distinction notamment) des appellations marxistes telles que « petite bourgeoise », Bourdieu se distingue nettement de l’approche marxiste des classes dont il récuse le « substantialisme ». Guidé avant tout par des motifs politiques, Marx était en effet davantage préoccupé par le souci de distinguer et de construire les classes que de comprendre les processus grâce auquel un groupe parvient à exister en tant que classe. Ainsi contrairement à Marx, Bourdieu considère que «Les classes sociales n'existent pas. Ce qui existe, c'est un espace social, un espace de différences, dans lequel les classes existent en quelque sort à l'état virtuel, en pointillé, comme un donné, mais comme quelque chose qu'il s'agit de faire » (Raisons Pratiques, p.28).

Ainsi Bourdieu distingue les classes théoriques qui ne constituent que des virtualités et les « classes réelles » qui seraient l’actualisation de certaines virtualités au terme d’un travail spécifique de construction. Les classes théoriques se définissent tout d’abord en rapport à la position occupée par les individus dans l’espace social. Bourdieu définit en effet la société comme un espace à plusieurs dimensions et il peut être en ce sens qualifié de « structuraliste ». Il introduit pour cela deux concepts. Le premier, l’habitus, sert à désigner un « système de dispositions durables et transposables » qui structure la perception et l’action des agents (terme qu’il préfère à celui d « acteurs »). Il souligne en outre que la division du travail est à l’origine de nombreux domaines autonomes et spécialisés de l’activité sociale, qu’il qualifie de « champs ». Un « champ » est un espace de concurrence où s’affrontent des individus dotés en ressources (ou capitaux) en vue du monopole de la légitimité. Il s’agit donc d’une lutte avant tout symbolique. Ainsi il n’existe pas pour Bourdieu de conflit central unique mais d’une multiplicité de luttes sociales. Les conflits qui s’expriment dans le champ de la grande industrie n’ont par exemple aucune mesure avec les conflits dans les champs de la haute couture, du journalisme ou des médecins-anesthésistes.

Il ne suffit cependant pas d’être doté de ressources suffisantes ou de se situer dans un même champ pour constituer une classe. Il faut également pour cela effectuer « un travail collectif de construction inséparablement théorique et pratique » (Raisons pratiques). C’est par exemple par un processus de délégation politique qu’un groupe existe par l’intermédiaire de son porte-parole. Comme l’a démontré Bourdieu c’est le Parti communiste français qui a permis à la classe ouvrière d’exister en même temps que cette dernière faisait exister celui-ci. On assiste donc à un processus « circulaire » de construction des classes et plus généralement des groupes. C’est la critique de l’« objectivisme et la mise en avant de processus historiquement et socialement déterminés qui permet de qualifier l’approche de Bourdieu des classes sociales de « structuralisme génétique »14.

Il s’est beaucoup intéressé, tout au long de sa carrière, à la pratique sportive différenciée par l’appartenance sociale et par les autres critères qui peuvent être comparatifs à plusieurs groupes sociaux.

En plus de ces définitions apportées par les uns et les autres au fil du temps, certains sociologues se sont penchés sur une question plus profonde concernant ces activités physiques. Constatant qu’il existait énormément de pratiques différentes, ils se sont mis à leur donner une classification, comme ce fût le cas de Pierre Parlebas au cours des années 70.

Pierre Parlebas est sociologue et théoricien de l’éduction physique contemporaine. Pour lui l’EPS devrait être une « pédagogie des conduites motrices », et pour caractériser les effets recherchés avec l’EPS, mais aussi les acquisitions qui peuvent en être attendues (à partir d’une approche structurale), il met en place une classification des activités physiques. Le critère de cette dernière est lié à logique interne de l’activité et regroupe 8 groupes d’activités. Parlebas construit sa classification au travers de trois critères :

  • L’Incertitude de l’environnement (I)

  • La présence de partenaires directs (P)

  • La présence d’adversaires directs (A)

En fonction de ces trois critères, il range les activités en groupes qui sont au nombre de 8 :

  • Milieu certain sans partenaires ni adversaires (Gym, plongeon,…)

  • Milieu certain, communication avec partenaires (Kayak à 2, relais,…)

  • Milieu certain, contre communication motrice (Sports de combat, escrime,…)

  • Milieu certain avec partenaires et adversaires (Sports collectifs,…)

  • Milieu incertain, communication motrice avec partenaire (Voile en équipage, spéléologie,…)

  • Milieu incertain, contre communication motrice contre adversaire (Voile, Cross,…)

  • Milieu incertain avec partenaires et adversaires (Cyclisme sur route, grands jeux de pleine nature,…)

  • Milieu incertain sans partenaires ni adversaires (ski alpin, canoë,…)

Aujourd’hui, la classification est telle qu’on retrouve très bien les 3 critères donnés par Parlebas.

En ce qui concerne les jeux vidéo, ces critères sont plus ou moins présents. En effet, l’environnement dans lequel nous jouons est très souvent incertain en fonction du type de jeu auquel nous prenons part. Que ce soit lors d’une aventure personnelle ou d’un jeu multijoueur, nous ne pouvons jamais anticiper ce qu’il va se passer, à moins que le jeu ait un scénario connu à l’avance.

En ce qui concerne les partenaires et adversaires, il se trouve que l’on retrouve la même chose que pour les activités physiques. Certains jeux vont se jouer en solo avec la présence d’adversaires tout au long de la partie, et d’autres vont se jouer obligatoirement à plusieurs afin de franchir les différentes étapes demandées.

Le seul point différent qu’il peut exister c’est que dans les jeux vidéo, rares sont ceux qui ne détiennent pas de « méchants prêts à tout pour nous faire tomber dans le Game over ».

En résumé, la classification de Pierre Parlebas est certes simple, mais elle est claire, concise, et peut s’employer pour les activités physiques comme pour les jeux vidéo.

Après cet éclaircissement de ces termes liés à la pratique sportive, nul doute n’est fait que je me dois d’expliciter l’histoire des jeux vidéo ainsi que sa notion, cette dernière étant souvent controversée et prise comme un « fait social péjoratif », et surtout par les parents.
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