Bibliographie & sitographie 73







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NOTIONS DE REEL & DE VIRTUEL


Les notions de virtuel et de réel sont des notions qui sont assez controversées. En effet, on différencie toujours le réel du virtuel et inversement.

Selon Benoît Virole19, « le virtuel est en nous ». A l’époque, les jeux vidéo ne reproduisaient que des pâles copies d’un terrain de sport avec une ligne au milieu, de petites raquettes dont les joueurs disposaient pour se renvoyer une balle représentée par un spot lumineux.

Aujourd’hui, les jeux vidéo nous plongent directement dans l’univers virtuel du personnage que l’on incarne (Dans Tomb Raider, la possibilité de se mouvoir avec le personnage Lara est stupéfiante, on peut à sa guise la faire marcher, courir, grimper, sauter, nager, etc., et cela dans tous les recoins du monde). On se rend malgré tout assez vite compte que l’espace des possibles est limité. C’est avec cela qu’on prend conscience que ce monde est fictif et qu’il est régit par l’informatisation, malgré l’effet réel saisissant.

L’auteur explique que cet effet de réel découle d’abord de l’impression de tridimensionnalité de l’espace, qui est lui-même renforcé par les effets d’ambiance sonore qui simulent les bruits de la jungle, de la ville. Des éléments mobiles sont alors utilisés pour rendre le paysage vivant et au plus proche de la réalité.

Il précise que l’évolution des jeux va certainement bénéficier des progrès considérables réalisés en informatique. Certains systèmes permettent aujourd’hui la projection de la réalité virtuelle par le biais de l’holographie, de murs interactifs ou plus couramment de casque et de lunettes stéréoscopiques (l’Occulus Rift20 a fait son apparition il y a quelques mois et à révolutionner la réalité virtuelle). Ces simulateurs sont d’autant plus importants qu’ils peuvent aider à la médecine, notamment avec les simulateurs d’entraînement à la pratique chirurgicale.

Mais l’auteur souligne un problème profond et nouveau lié au déploiement de la réalité virtuelle : Le virtuel n’est-il en effet qu’un réel dégradé, ou possède-t-il des caractéristiques spécifiques lui appartenant en propre ? En d’autres termes, le virtuel est-il une nouvelle instance, à l’instar du réel, de l’imaginaire ou du symbolique ?

Selon Pierre Lévy21, qui a éclairci les rapports entre le virtuel, le réel, le potentiel et l’actuel, aucune de ces entités ne peut être définie pleinement sans le recours aux autres. Elles constituent toutes les quatre les pôles différentiels d’une structure que l’on peut appliquer à tout objet. Selon lui, « le potentiel est l’ensemble des possibles prédéterminés d’un objet latent qui se manifeste dans le réel. Le réel est l’ensemble des choses persistantes et résistantes, qui subsistent, quelles que soient les tentatives subjectives de l’annihiler. Le virtuel partage avec le potentiel son appartenance au pôle latent, mais il se manifeste dans l’actuel. Le virtuel existe donc bien mais il ne s’oppose pas directement au réel, malgré le sentiment intuitif, mais à l’actuel, comme manifestation actuelle d’un événement crée comme solution particulière à un problème. Leurs fonctions sont de poser (le virtuel) et de résoudre (l’actuel) un problème en créant une dualité de sens entre ces deux processus. Ainsi, résoudre un problème physique (réel) nécessite une modélisation (virtuelle) de la situation destinée ensuite à tester la solution (actualisation) ».

Chez Pierre Lévy, la virtualisation du réel s'opère par un renforcement des potentialités du donné.

Pour lui la virtualisation est « une mutation d’identité, un déplacement du centre de gravité ».

Par conséquent, comme dit précédemment, le virtuel ne s'oppose pas au réel mais à l'actuel (ce qui existe dans le concret), alors que le réel s'oppose quant à lui au possible.

Selon Sylvain Missonier, le virtuel serait une conception mentale de l’observateur dans des simulations sensorielles. Lors du colloque « Numérique et Santé » s’étant déroulé sur Paris en Décembre 2014, il annonce que « la réalité virtuelle est un bon vieux simulacre de la réalité sensorielle » et que le virtuel se trouve être « un marchepied de l’acte ».

Il explique qu’il y a toujours une anticipation créatrice « virtuelle » avant de créer l’œuvre, et prend comme exemple un tableau de Bourdel, qui a choisi de ne représenter ni la corde de l’arc ni la flèche. Du coup, à partir de cette matrice, on peut imaginer alors vers qui ou vers quoi la flèche va aller.

Il explique aussi que la réalité virtuelle existe depuis toujours via les iconographies, les peintures dans les grottes. Ce n’est donc pas une conquête récente.

Au XXè siècle a eu lieu l’apparition de la télévision et de la radio, et au XXIè siècle celle des simulateurs de réalité virtuelle et internet.

Le rapport au virtuel est très souvent relié directement aux appareils électroniques, mais il peut être aussi présent par exemple lorsqu’on imagine un bébé dans le ventre de sa mère (échanges sensoriels et proprioceptifs de la mère avec son enfant).

Au vu des avis et exemples de ces auteurs, nous pouvons donc affirmer que le virtuel n’est absolument pas le vide, il existe bel et bien dans un processus donné.

Michel Serres, philosophe et historien des sciences, diplômé de l’Ecole navale et de Normal Sup, a donné une conférence s’intitulant « Petite Poussette », dans laquelle il explique qu’il a donné ce surnom aux jeunes d’aujourd’hui et de leur capacité d’envoyer une multitude de SMS avec leurs pouces.

Dans une interview faire par Libération22 dans laquelle il résume cette conférence donnée, il démontre qu’un « nouvel humain est né », que nos sociétés occidentales ont déjà connu deux grandes révolutions que sont le passage de l’oral à l’écrit puis de l’écrit à l’imprimé, et que maintenant c’est le tour des nouvelles technologies de former une nouvelle révolution majeure.

« Maintenant tenant en mains le monde » est une phrase issue de cette conférence. Elle peut être explicitée par le fait que Michel Serres démontre que le téléphone prend désormais part à notre corps, c’est comme un prolongement de notre bras, avant-bras et main.

En sport, le coureur sur sa piste ne tient pas en mains le monde, il est sur place à un endroit.

Dans les jeux vidéo, on joue avec le monde entier, on est partout en même temps.

Cette notion est difficilement perceptible par les personnes ne suivant pas le cours des nouvelles arrivées technologiques, et pourtant ces dernières sont de plus en plus présentes.

Le philosophe affirme même que les Petit Poucets et les Petites Poucettes ne parlent plus la langue que lui utilise. Le « nouveau langage » est plus riche, comme nous pouvons le constater avec les parutions d’un nouvel exemplaire du dictionnaire de la langue française tous les 40 ans : « Au siècle précédent, la différence entre deux éditions s’établissait à 4 000 ou 5 000 mots. Entre la plus récente et la prochaine, elle sera d’environ 30 000 mots. A ce rythme, nos successeurs seront très vite aussi loin de nous que nous le sommes du vieux français ! ».

Cette constatation peut être observée dans une grande majorité de domaines.

La suite de l’interview donne l’avis que Michel Serres a sur l’inquiétude des gens sur l’évolution des jeunes dans l’univers virtuel :

« Sur ce plan, Petite Poucette n’a rien à inventer, le virtuel est vieux comme le monde ! Ulysse et Don Quichotte étaient virtuels. Madame Bovary faisait l’amour virtuellement, et beaucoup mieux peut-être que la majorité de ses contemporains. Les nouvelles technologies ont accéléré le virtuel mais ne l’ont en aucun cas créé. La vraie nouveauté, c’est l’accès universel aux personnes avec Facebook, aux lieux avec le GPS et Google Earth, aux savoirs avec Wikipédia. Rendez-vous compte que la planète, l’humanité, la culture sont à la portée de chacun, quel progrès immense ! Nous habitons un nouvel espace… La Nouvelle-Zélande est ici, dans mon iPhone ! J’en suis encore tout ébloui !

Ce que l’on sait avec certitude, c’est que les nouvelles technologies n’activent pas les mêmes régions du cerveau que les livres. Ce dernier évolue, de la même façon qu’il avait révélé des capacités nouvelles lorsqu’on est passé de l’oral à l’écrit. Que foutaient nos neurones avant l’invention de l’écriture ? Les facultés cognitives et imaginatives ne sont pas stables chez l’homme, et c’est très intéressant. C’est en tout cas ma réponse aux vieux grognons qui accusent Petite Poucette de ne plus avoir de mémoire, ni d’esprit de synthèse. Ils jugent avec les facultés cognitives qui sont les leurs, sans admettre que le cerveau évolue physiquement. »

Quand le journaliste lui demande son avis que les changements du corps à travers les âges, il lui répond que « Petite Poucette n’aura pas faim, pas soif, pas froid, sans doute jamais mal, ni même peur de la guerre sous nos latitudes. Et elle vivra cent ans. »

La conférence qu’il a donné démontre le rapport entre ce qu’on va donner au jeu de soi, mais ceci est en relation avec un certain type de matériel qui fonctionne en dehors de nous.
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