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INFOS COLLECTIF VAN


L’Azerbaïdjan détruit les mosquées des Taliches

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - On savait déjà que l’Azerbaïdjan avait organisé en 1989 et 1990 sur son territoire les terribles pogroms anti-arméniens de Soumgaït, Kirovabad et Bakou, qu’il avait mené une guerre sans merci contre la population arménienne du Haut-Karabagh entre février 1988 et mai 1994, en y pratiquant des actes de barbarie inouïs, et qu’il continue à agiter le spectre de la reprise du conflit aux frontières de cette République autonome arménienne. On savait aussi que l’Azerbaïdjan avait rasé au cours de trois campagnes de destruction (1998, 2002 et 2005), le cimetière historique arménien de Djoulfa et ses 12 000 croix de pierre sculptées, joyaux de l’art chrétien arménien datant du 9ème siècle, qu’il avait détruit les églises arméniennes présentes depuis des siècles sur l’ensemble de son territoire.
Mais on connaissait moins le rôle du gouvernement azéri à l’encontre d’une minorité musulmane d’Azerbaïdjan, les Taliches. Ceux-ci, de langue iranienne, seraient d’après certaines estimations, plus de 1,5 million à vivre sous la poigne de fer de Bakou qui minimise leur nombre à 86 000.
Le témoignage du leader du peuple taliche, qui a demandé l'asile politique en Russie, est révélateur de la situation d’oppression permanente dans laquelle vit ce très ancien peuple du Caucase. Les Taliches sont un peuple non-turc du Nord de l’Iran. Leur contrée, le Khanat de Taliche, a été annexée par l’Azerbaïdjan où ils subissent une oppression ethnique, religieuse, culturelle, politique et économique. Leur faute : ne pas être de race turque. Bakou applique à la lettre les principes chauvins et racistes prônés par son grand frère l’Etat turc, et fait de l’idéologie panturque, le fer de lance de sa politique, en opprimant aussi les musulmans.
Le panturquisme (ou pantouranisme), qui a mené à l’extermination des Arméniens de l’Empire ottoman avec le génocide de 1915, a encore de beaux jours devant lui.

Les photos ci-contre sont extraites de la vidéo mise en ligne à la fin de cet article : on y voit des grues travailler de jour et de nuit pour détruire entièrement la mosquée des Taliches à Bakou, 190 rue Murtuz Muchtare. Cette mosquée a été détruite le 26 avril 2009 dans l’indifférence générale. Un scandale qui reste d’actualité et qu’il faut dénoncer.

Collectif VAN


Voskanapat.info

26 septembre 2010

Le leader du peuple taliche a demandé l'asile politique en Russie

Le 24 septembre 2010, le Bureau du Service fédéral des migrations de la région de Moscou a fourni au leader établi à Moscou, le chef du peuple taliche Fakhraddin Abbasov (connu comme auteur sous le nom de Fakhraddin Aboszoda) et à sa famille "un certificat d'examen sur le fond d'une demande de statut de réfugié au sein de la Fédération de Russie." Fakhraddin Abbasov a lui-même annoncé au journaliste d’IA REGNUM Novosti les raisons de sa demande d’asile politique en Russie :

"I – Moi, Fakhraddin Farman Oglu Abbasov, je suis impliqués depuis 1993 dans la lutte de mon peuple pour la restauration de ses droits violés dans la République d'Azerbaïdjan, les Taliches - l'un des peuples du nord de l’Iran, vivant en Iran et en Azerbaïdjan. D’après de nombreuses estimations, 800.000 Taliches environ vivent sur le territoire des sept régions du sud de l'Azerbaïdjan - Lick (Lerik) Lankonskogo (Lankaran) Vargadizskogo (Yardimli) Ostorinskogo (Astara) Masalsky (Masally) Hymoashira (Jalilabad) et Bilasyvo (Bilasuvar). En dehors de ces régions, les Taliches vivent à Bakou et ses environs (plus de un demi-million), Soumgaït (environ 150 000) sur le territoire de Salyan, Neftechalinskogo et d'autres secteurs (plus de 50 000 personnes). Ainsi, sur l'ensemble du territoire de l'Azerbaïdjan, les Taliches sont plus de 1.5 millions, ce qui est confirmé par des enquêteurs taliches, occidentaux, et même américains.

Malgré ces évidences, les autorités azerbaïdjanaises continuent à prétendre que le nombre présumé des Taliches dans le pays est égal à 86 000 personnes.

Les Taliches en Azerbaïdjan sont privés de tous leurs droits politiques et autres droits. Il nous est interdit d’apprendre et de recevoir une éducation dans notre langue maternelle. Il n'y a pas une seule chaîne de télévision en langue taliche. Le nom de notre pays a été rebaptisé comme étant la fameuse "région du Sud". Le mot «Taliche » est retiré de tous les manuels de collège et de lycée. Même le "Khanat de Taliche" est rebaptisé « Lenkoran ».

Les autorités ont porté le «panturquisme», qui implique la destruction des peuples autochtones non-turcs de cette terre, y compris les Taliches, les Lezgines, les Avars, etc., à un niveau d’idéologie officielle de l'Etat.

Malgré le fait qu’il y a dix ans, la République azerbaïdjanaise avait signé la "Convention européenne pour la protection des minorités nationales", elle n’a satisfait aucune des exigences de la Convention, ni la plus importante d’entre elles - la loi sur les langues régionales. Les Taliches sont exclus du gouvernement. La presse officielle et non-officielle dans le pays demande aux autorités de priver les Taliches de tout droit d’occuper des postes à responsabilité dans le système de gouvernance. Formellement, pour rendre compte devant l'Europe, sont présents au parlement quelques soi-disant «Taliches », qui sont étrangers à la douleur et aux problèmes de leur peuple.

Tout cela nous oblige, en tant que représentants des intellectuels taliches, à lutter pour le rétablissement des droits violés de notre peuple, qui se réunit sous les baïonnettes des autorités du pays.

Avant le début du XIXe siècle, les Taliches vivaient au sein de leur Etat national indépendant, qui se nommait le « Khanat de Taliche ». Nos ancêtres, les Khans Taliches, ressentant le danger que représentait pour leur pays la dynastie des Turcs khadjarites, lesquels ont envahi le royaume iranien à la fin du XVIIIème siècle, ont fait appel à l’Empire russe en demandant de les aider. Comme conséquence des deux guerres russo-iraniennes du début du XIXe siècle, conformément aux traités de Turkmanchai de 1828, les terres du nord du « Khanat de Taliche » ont été annexées à la Russie. Après l'effondrement de l'Empire russe en 1917, les Taliches se sont retrouvés contre leur volonté dans la RSS d'Azerbaïdjan. Dans les premières années du pouvoir soviétique toutes les conditions ont été créées pour l'étude de l'histoire et de la géographie des Taliches, pour l'enseignement de la langue et de la littérature taliches, des écoles taliches ont été ouvertes, des mesures ont été entreprises pour la renaissance culturelle de ce peuple ancien et unique. Mais dans les années 30 au siècle dernier, les hauts dirigeants de la RSS d'Azerbaïdjan ont commencé une répression contre les Taliches et les représentants intellectuels taliches, au cours de laquelle un grand nombre d'entre eux a été tué, les écoles taliches ont été fermées, et les Taliches ont même été enregistrés comme étant des "Azéris". C’est seulement en 1989, lors du dernier recensement de la population de l'URSS, en raison de la lutte de libération nationale de l’intelligentsia taliche, que le mot «Taliche » est de nouveau apparu dans les listes de recensement, parmi les autres peuples de l'URSS.

Après l'indépendance de la RSS de l'Azerbaïdjan, les Taliches ont à nouveau repris la lutte et exprimé leur souhait de faire partie du peuple russe dans la Fédération de Russie. À cette fin, en 1993, les Taliches se sont révoltés contre le gouvernement de l'État [azéri] nouvellement formé, lequel depuis ses premiers jours a commencé le processus d’assimilation des Taliches, en les « transformant » en azéri. Le 7 août, le Majlis (parlement) du Peuple taliche a proclamé la République autonome du Taliche-Mugan au sein de l'Azerbaïdjan, où j'ai été élu président du Majlis du Peuple TMAR. Hélas, le TMAR n’était pas destiné à vivre longtemps. Déjà, à la fin août, nous avons dû quitter Lankona (Lenkoran) pour empêcher une effusion de sang dans une lutte inégale avec les forces armées de l'Azerbaïdjan. Après cela, l'étape suivante de la répression sévère contre « l’équipe dirigeante » des Taliches a commencé. Beaucoup de Taliches ont été incarcérés dans les prisons d’Azerbaïdjan, où certains sont morts. Certains responsables du TMAR, y compris moi-même, ont été forcés à émigrer vers la Russie. Ainsi, j’ai donc résidé de 1995 à 2005 sur le territoire de la Fédération de Russie.

En 2005, en tenant compte de l’atmosphère bienveillante créée suite à des élections législatives en Azerbaïdjan, je suis retourné chez moi, où j’ai vécu jusqu’en automne 2008. Après qu’en 2007, N. Mamedov, le rédacteur en chef du « Tolyshi Sado » (Voice of Talish) ait été arrêté - un scientifique de 67 ans qui fut plus tard assassiné dans des circonstances mystérieuses dans la prison nationale azerbaïdjanaise -, le gouvernement a commencé à poursuivre tous les militants taliches. Vers la même époque, le nom d'un village taliche a été rebaptisé - Ozobizhona (Azerbaïdjan), qui est situé dans la région de Lick (Lerik), à la manière turque « Yeni Gyunashli ». Nous avons publié dans le journal « Shavnysht » l’appel du mouvement national taliche lancé aux organisations internationales de la protection des droits de l’homme, dans lequel on s’oppose aux changements apportés aux noms des villages taliches. Suite à cela, une enquête pénale a été ouverte contre moi, selon laquelle j’aurais contribué à « l’incitation à la haine ethnique», suite à quoi une menace a pesé sur ma famille et moi-même. De ce fait, j'ai été forcé à nouveau d’émigrer en Russie avec ma famille, où je vis à ce jour.

Malheureusement, la persécution n'a pas pris fin. Les autorités azerbaïdjanaises, sous des prétextes divers, sont à la recherche d'une opportunité pour mon arrestation, ou pour m’éliminer physiquement moi et ma famille.

Tout cela m'a mené à introduire, auprès des autorités de la Fédération de Russie, une procédure d’obtention du statut de réfugié pour moi et ma famille afin de légitimer notre présence en Russie et d’obtenir la protection par les lois russes. "

Rédacteur en chef de Voskanapat.info

Levon Melik-Chahnazaryan

Traduction: I.M. pour le Collectif VAN – 3 octobre 2010 - 11:17 - www.collectifvan.org


Vidéo : http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48573

Destruction de la mosquée des Taliches, à Bakou en Azerbaïdjan

Texte en russe au début de la vidéo :


"Mosquée de notre prophète Mohamed.
Bakou, 190 rue Murtuz Muchtare
26 avril 2009

Qui a détruit la mosquée en Azerbaïdjan ?"


http://www.youtube.com/watch?v=D6cZIRGU80I&feature=player_embedded

Lire aussi:

Lancement du site Maragha.org http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=47859

"Maragha, 10 avril 1992. Génocide ordinaire” http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=47645

Maraghar : Avril, le mois des génocides… http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=42309

Maraghar : Caroline Cox parle du Golgotha contemporain http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=42310

Maraghar : 18 ans après, des massacres oubliés http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=42308

Azerbaïdjan : le pogrom anti arménien de Soumgaït http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=40816

Le procès des crimes de Soumgaït (Février 1988) http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=40817

Les Arméniens commémorent le 22ème anniversaire des pogroms de Soumgaït http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=40973

Pogroms de Soumgaït : 21e anniversaire http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=27886

Permanence haineuse en Azerbaïdjan contre les Arméniens http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=40856

Génocide blanc en Azerbaïdjan http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=9728

L'Azerbaïdjan élimine un patrimoine culturel datant de 12 siècles http://www.collectifvan.org/article.php?id=44

Arménie/Azerbaïdjan : "Djoulfa : le chant brisé" http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=5801

Azerbaïdjan : le Groupe de Minsk va évaluer la destruction de Djoulfa http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48584


Téléchargez le pdf ci-dessous

 La plaquette du CCAF conçue et réalisée par le Collectif VAN

http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48573

http://www.voskanapat.info/news/lider_talyshskogo_naroda_poprosil_politicheskogo_ubezhishha_v_rossii/2010-09-26-792

Lire le texte original dans la Rubrique en russe

Azerbaïdjan : le Groupe de Minsk va évaluer la destruction de Djoulfa

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Après une rencontre avec le président Serge Sarkissian, les co-présidents du Groupe de Minsk de l'OSCE se sont engagés à visiter au cours d'une escale au Nakhitchevan, le site du cimetière arménien détruit de Djoulfa. Fassier, le co-président français, a déclaré aux journalistes que les rencontres et l'itinéraire de la mission d’enquête de l'OSCE seraient déterminés à Stepanakert, après que les médiateurs aient rencontré des représentants de la République du Haut-Karabakh. 12.000 Khatchkars (croix de pierre), sculptés et ciselés, étaient érigés sur la rive nord du fleuve Araxe depuis le IXème siècle. Mais il aura suffi de quelques années pour que l'Etat azerbaïdjanais ait raison de ce trésor archéologique. Au cours de trois campagnes de destruction (1998, 2002, 2005), il a systématiquement profané les tombes arméniennes et pratiquement effacé toute trace de la présence millénaire des Arméniens dans cette région. Les destructions programmées de Djoulfa sont le prolongement de la politique d'épuration ethnique anti-arménienne que l'Azerbaïdjan mène depuis des décennies dans la région du Nakhitchevan. Cette province, historiquement arménienne, a été donnée arbitrairement en 1920 par Staline à l'Azerbaïdjan, et ce malgré l'absence de continuité territoriale. Le Collectif VAN vous propose la traduction d’un article paru le 6 octobre 2010 dans le journal arméno-américain, Asbarez.


Les Co-présidents du Groupe de Minsk vont évaluer la destruction de Djoulfa

EREVAN - Après une rencontre avec le président Serge Sarkissian, les co-présidents du Groupe de Minsk de l'OSCE se sont engagés à visiter au cours d'une escale au Nakhitchevan, le site du cimetière arménien détruit de Djoulfa, a rapporté le service de presse présidentiel.

Les co-présidents de la Russie, Igor Popov, des Etats-Unis, Robert Bradke, et de la France, Bernard Fassier, accompagnés par Andrzej Kasprzyk, Représentant personnel du Président en exercice, ont rencontré Sarkissian et le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian.

Les co-présidents ont rapporté aux dirigeants arméniens leurs récents entretiens avec les dirigeants azerbaïdjanais et ont présenté les membres de la Mission d'évaluation de l'OSCE, qui doit surveiller la ligne de contact entre le Karabakh et l'Azerbaïdjan et est en charge d’une mission d'enquête dans la région.

Sarkissian a souligné l'importance de l'objectivité dans le rapport final de l'OSCE après qu'il a été informé des détails de la mission et de ses objectifs.

Les co-présidents ont rencontré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev plus tôt dans la journée au Nakhitchevan, où des discussions similaires ont eu lieu.

Suite à cette réunion, Fassier, le co-président français, a déclaré aux journalistes que les rencontres et l'itinéraire de la mission d’enquête de l'OSCE seraient déterminés à Stepanakert, après que les médiateurs aient rencontré des représentants de la République du Haut-Karabakh.

L'officiel français a exprimé l'espoir que la mission terminera ses activités le 13 Octobre.

Traduction Collectif VAN - 08 octobre 2010 - 09:10 - www.collectifvan.org

Lire aussi :

L'Azerbaïdjan élimine un patrimoine culturel datant de 12 siècles
http://www.collectifvan.org/article.php?id=44

Téléchargez le pdf ci-dessous

 La plaquette du CCAF conçue et réalisée par le Collectif VAN

http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48584

http://asbarez.com/86251/minsk-group-co-chairs-to-assess-djulfa-destruction/

Lire le texte original dans la Rubrique en anglais

29 élus de l'APCE dénoncent la politique de l’Azerbaïdjan

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le 5 octobre 2010, 29 élus de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe ont signé une déclaration dénonçant la politique de l’Azerbaïdjan et ont rappelé que "L’Azerbaïdjan doit être invité à satisfaire aux obligations et aux engagements qu’il a pris à l’égard du Conseil de l’Europe". Sont entre autres évoqués dans cette déclaration, la volonté de Bakou d’éliminer délibérément le patrimoine culturel arménien sur le territoire azerbaïdjanais, l’exemple le plus récent étant la destruction du cimetière médiéval arménien et de milliers de stèles chrétiennes à Jugha (Djoulfa), et le refus de reconnaître le droit du Haut-Karabakh à disposer de lui-même. Deux parlementaires français ont approuvé cette déclaration : François Rochebloine pour le PPE/DC (Groupe du Parti populaire européen) et René Rouquet pour le Groupe socialiste.

Doc. 12387

5 octobre 2010

L’Azerbaïdjan doit être invité à satisfaire aux obligations et aux engagements qu’il a pris à l’égard du Conseil de l’Europe

Déclaration écrite no 456

La présente déclaration écrite n’engage que ses signataires

*********

Le Conseil de l’Europe a invité l’Arménie et l’Azerbaïdjan à régler le conflit du Haut-Karabakh « uniquement par des moyens pacifiques » en rejetant toute menace de recourir à la force.

L’Assemblée parlementaire souligne qu’un climat de confiance est nécessaire pour parvenir à un règlement du conflit. Elle estime aussi que le groupe de Minsk de l’OSCE est le cadre le plus approprié pour les négociations.

En dépit des engagements précités, l’Azerbaïdjan continue :

- d’éliminer délibérément le patrimoine culturel arménien sur le territoire azerbaïdjanais, l’exemple le plus récent étant la destruction d’un cimetière médiéval arménien et de milliers de stèles chrétiennes à Jugha ;

- de refuser de reconnaître le droit du Haut-Karabakh à disposer de lui-même ;

- de refuser de négocier avec des représentants du Haut-Karabakh, qui est la partie principale au conflit ;

- de poursuivre une politique dangereuse de militarisation de l’Etat et de recours à tous les niveaux, y compris au plus haut niveau, à une rhétorique belliqueuse et chargée de haine à l’encontre de l’Arménie et des Arméniens ;

- de jeter en prison ceux qui contestent la version officielle de la guerre du Haut-Karabakh, l’exemple le plus éloquent étant celui d’Eynulla Fatullayev ;

- d’inscrire sur une liste noire les personnes, y compris les membres de l’Assemblée, qui se rendent au Haut-Karabakh.

L’Assemblée parlementaire doit exiger que l’Azerbaïdjan se conforme davantage à ses obligations et qu’il les respecte plus sincèrement.

Signé (voir au verso)

Signé: 1

POSTANJYAN Zaruhi, Arménie, PPE/DC

AGHAJANYAN Artsruni, Arménie, NI

BADEA Viorel Riceard, Roumanie, PPE/DC

CHERNYSHENKO Igor, Fédération de Russie, GDE

DONABAUER Karl, Autriche, PPE/DC

FRANKEN Hans, Pays-Bas, PPE/DC

GATTI Marco, Saint-Marin, PPE/DC

GUŢU Ana, Moldova, ADLE

HARANGOZÓ Gábor, Hongrie, SOC

HARUTYUNYAN Davit, Arménie, GDE

HAUPERT Norbert, Luxembourg, PPE/DC

KOSTŘICA Rom, République tchèque, GDE

KUBATA Václav, République tchèque, PPE/DC

KÜHNEL Franz Eduard, Autriche, PPE/DC

LAUKKANEN Markku, Finlande, ADLE

MAISSEN Theo, Suisse, PPE/DC

MINCHEV Krasimir, Bulgarie, PPE/DC

NAGHDALYAN Hermine, Arménie, ADLE

NESSA Pasquale, Italie, PPE/DC

PETROV Petar, Bulgarie, PPE/DC

ROCHEBLOINE François, France, PPE/DC

ROUQUET René, France, SOC

RUSTAMYAN Armen, Arménie, SOC

SCHÄDLER Leander, Liechtenstein, PPE/DC

SCHOU Ingjerd, Norvège, PPE/DC

STOLFI Fiorenzo, Saint-Marin, SOC

TINDEMANS Elke, Belgique, PPE/DC

XUCLÀ i COSTA Jordi, Espagne, ADLE

ZOHRABYAN Naira, Arménie, ADLE

__________________________

Total = 29

1 PPE/DC: Groupe du Parti populaire européen

SOC: Groupe socialiste

ADLE: Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe

GDE: Groupe des démocrates européens

GUE: Groupe pour la gauche unitaire européenne

NI: non inscrit dans un groupe

http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/WorkingDocs/Doc10/FDOC12387.htm

http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48601

Tous avec Catherine Pederzoli dimanche 10 octobre

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Réintégration et réhabilitation de Catherine Pederzoli : c’est ce que demande son Comité de soutien. Nous appelons à un rassemblement dans ce sens dimanche 10 octobre à 15 heures aux abords du ministère de l’Education nationale (angle des rues Saint-Simon et de Grenelle), dans le 7e arrondissement de Paris. Catherine Pederzoli a été suspendue de ses fonctions, pour quatre mois, le 1er septembre dernier, suite à un rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale mettant en cause sa manière d’enseigner la Mémoire de la Shoah et d’organiser des voyages pédagogiques sur les lieux de vie et d’extermination des Juifs d’Europe.


Communiqué de presse du comité de soutien à Catherine Pederzoli – Mercredi 6 octobre 2010

Tous avec Catherine Pederzoli dimanche 10 octobre

Réintégration et réhabilitation de Catherine Pederzoli : c’est ce que demande son Comité de soutien.

Nous appelons à un rassemblement dans ce sens dimanche 10 octobre à 15 heures aux abords du ministère de l’Education nationale (angle des rues Saint-Simon et de Grenelle), dans le 7e arrondissement de Paris.

Catherine Pederzoli a été suspendue de ses fonctions, pour quatre mois, le 1er septembre dernier, suite à un rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale mettant en cause sa manière d’enseigner la Mémoire de la Shoah et d’organiser des voyages pédagogiques sur les lieux de vie et d’extermination des Juifs d’Europe.

Atteinte dans sa vie professionnelle, elle l’est aussi dans sa dignité depuis que la rumeur lui impute défaillances psychologiques et manquements divers. Catherine Pederzoli n’est pas la seule à subir de telles calomnies. Le cas de Lila Amoura, professeur d’allemand dans un collège de Seine-Saint-Denis, relève du même syndrome. Elles ne sont malheureusement pas les seules, aujourd’hui en France, à se heurter à des agissements incompréhensibles et scandaleux dont l’origine concerne l’enseignement de la Shoah.

D’autres enseignants, dans d’autres académies, quelles que soient leurs confessions ou leurs origines, y sont confrontés.

Il est temps de porter à la connaissance de l’opinion publique l’existence de tels dysfonctionnements qui adviennent en dépit des circulaires et des directives ministérielles, en dépit des supports pédagogiques et du travail remarquable de l’institution. Et de s’interroger sur les questions que posent de tels dysfonctionnements.

Le comité de soutien à Catherine Pederzoli s’est constitué en vue d’apporter son appui aux élèves, anciens élèves, parents d’élèves et collègues nancéiens qui se sont mobilisés pour la défendre. Il rassemble aujourd’hui de nombreuses associations et personnalités* issues de toutes les communautés soucieuses de ne pas voir mis en péril l’indispensable travail de mémoire que le monde civilisé, sorti de son silence il y a à peine quarante ans à l’égard de la tragédie, reconnaît comme un élément fondateur de l’apprentissage de la citoyenneté.

La vingtaine de cas similaires déclarés dans une dizaine d’académies sont certes minoritaires à ce jour, mais ils sont emblématiques de ce que la République, fer de lance exemplaire de cette conscience morale, ne saurait tolérer sur son territoire.

Si d’aucuns estiment devoir réfléchir à cet enseignement, en tout état de cause les professeurs victimes d’ostracisme n’ont pas à payer le prix de telles polémiques.


* Liste de quelques associations et personnalités :

Agir ensemble
Bernard-Henri Levy
Bnai Brith France
BNVCA (Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme)
Claude Goasguen
Collectif VAN [Vigilance arménienne contre le négationnisme]
Collectif d’urgence
CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France)
Guy Konopnicki (journaliste)
Isabelle Kersimon (journaliste)
Jack Lang
Jean-Pierre Brard
Julien Dray
Marco Perez (journaliste)
Marek Halter
MEMORIAL 98
Rédaction de la Règle du Jeu
Tropiques FM et d’autres radios communautaires
UMDPJF (Union des médecins, dentistes et pharmaciens juifs de France)
UPJF (Union des patrons juifs de France)

et de nombreuses autres associations
et de nombreux autres intellectuels et hommes politiques
et d'autres journalistes

Contact presse : 06 99 09 73 89 Marco Perez et Isabelle Kersimon

http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48589

Kurdistan : solution négociée ou radicalisation de la Turquie ?

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose cette information publiée sur le site des Amitiés kurdes de Bretagne le 3 octobre 2010.

Ouverture prochaine du procès de Diyarbakir dans un contexte politique complexe

Peut-on aller vers la paix au Kurdistan de Turquie en emprisonnant des élus ?


dimanche 3 octobre 2010
par Amitiés kurdes de Bretagne

Va-t-on vers une solution négociée pour une reconnaissance des droits culturels et politiques des Kurdes ou faut-il s’attendre, à quelques 11 mois des législatives, dans le climat pré-électoral de la Turquie d’aujourd’hui, à une radicalisation des positions des partis politiques turcs, qu’ils constituent la majorité parlementaire ou qu’ils soient dans l’opposition au Gouvernement ?

Difficile de décrypter les intentions profondes du parti majoritaire, en l’occurrence le parti islamo-conservateur AKP, qui gouverne la Turquie en soufflant le chaud et le froid.

Difficile aussi de décrypter les intentions profondes des partis d’opposition représentés à la Grande Assemblée (Parlement de Turquie), en l’occurrence le MHP, parti d’extrême-droite qu’on dit en perte de vitesse et le CHP, parti laïc adhérent de l’Internationale Socialiste et membre associé du Parti socialiste européen, qui semble vouloir retrouver ses valeurs sociale-démocrates depuis que le très sulfureux Deniz Baykal ait été évincé de la présidence du parti au profit de Kemal Kılıçdaroğlu, surnommé "Gandhi" et connu pour sa lutte anti-corruption.

Un certain nombre de questions ne sont plus taboues et la presse turque parle ouvertement de rencontres informelles, de discussions exploratoires, de négociations secrètes au plus niveau entre l’Etat entre les représentants de la cause kurde, même avec Abdullah Öcalan, leader incontesté du PKK honni hier encore, célèbre prisonnier de l’ile insalubre d’Imrali ; c’est sans doute le signe que le MHP, qui garde sa force de nuisance, n’a plus les faveurs de la rue, ni celles des milieux économiques.

Le parti pro-kurde BDP (Parti pour la Paix et la Démocratie) perçoit les dividendes de la réussite de son boycott référendaire : au centre de toutes les négociations, il est en passe de devenir le partenaire incontournable d’une majorité qui pourrait sortir des urnes en juillet 2011, tout en conduisant sur le plan politique les revendications du peuple kurde, soutenu dans sa démarche par le PKK prêt à transformer un cessez-le-feu unilatéral temporaire en un cessez-le-feu bilatéral qu’il souhaite définitif.

D’après Eyyup Doru, représentant du BDP en Europe, qui a donné vendredi 1er octobre 2010 une conférence à Rennes, les négociations portent sur quatre points principaux : une amnistie générale comprenant la libération de tous les détenus politiques et l’arrêt des poursuites, une vraie réforme constitutionnelle [1], une modification de la loi électorale [2], et un cessez-le-feu bilatéral ouvrant sur des négociations directes avec les belligérants.

L’AKP, qui veut toujours séduire l’électorat kurde et qui tient compte, lui aussi, du résultat du referendum, n’a pas donné une fin de non recevoir aux propositions du BDP mais veut renvoyer l’ouverture des négociations après les élections.

La position du CHP, qui n’est sans doute pas sans arrière pensée, a pris tout le monde à contre-pied et inauguré une nouvelle ligne politique : oui à l’ouverture de négociations sur ces quatre points mais ouverture "tout de suite", c’est-à-dire avant les élections.

C’est dans ce contexte de poker menteur que va s’ouvrir le procès de Diyarbakir le 18 octobre prochain et pour lequel l’opinion internationale doit se mobiliser : Daniel Delaveau, Maire de Rennes, va se rendre à Diyarbakir à la tête d’une délégation rennaise le 23 octobre et rencontrera son homologue Osman Baydemir, Maire de Diyarbakir à qui il apporte son soutien ; Jean-Louis Tourenne, Président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine et Claudy Lebreton, Président du Conseil général des Côtes-d’Armor, Président de l’Assemblée des Départements de France, Jacky Le Menn, Sénateur d’Ille-et-Vilaine, ont tenu également à manifester leur soutien ; Jean-Marc Ayrault, Député-maire de Nantes, président du groupe socialiste de l’Assemblée Nationale, a interpellé à ce sujet Bernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères.

Nicole Kiil-Nielsen, Députée européenne, qui honorait de sa présence la conférence de Eyyup Doru, a rappelé, à propos du procès de Diyarbakir, la question écrite qu’elle avait posée pertinemment à la sous-commission des Droits de l’Homme de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen ; la réponse très diplomatique, obtenue le 30 septembre, est pour le moins décevante : aux dires du chef de l’unité Elargissement à la Turquie, la Commission européenne est tout-à-fait solidaire des Turcs dans leur lutte contre le terrorisme, notant au passage que les 151 prévenus "auraient été membres de la branche civile du PKK" toujours considéré comme une organisation terroriste ; il concède, toutefois, que cette lutte ne doit pas s’appliquer au détriment des droits fondamentaux et que la législation anti-terroriste doit être amendée ; il semble également se satisfaire d’apprendre que les enfants accusés de terrorisme (NB : pour avoir jeté des pierres sur des tanks) seront jugés par des tribunaux pour enfants... bref une réponse qui est en retrait par rapport à une évolution de la pensée, en Turquie même, sur la notion de terrorisme, ce mot qu’on agitait volontiers, et qu’on agite encore, même à la Commission, comme une muleta travaillant le taureau.

Le représentant de l’Union européenne à Ankara, apprend-on, va participer au procès qui commencera le 18 octobre avec des auditions tous les jours jusqu’au 12 novembre ; le prochain rapport de progrès de la Commission sur la Turquie sera néanmoins adopté le 9 novembre prochain :

Les sources de la Commission seront très diverses et comprendront y compris l’audition d’ONG travaillant au Sud-est de la Turquie.

Il reste encore beaucoup de travail au Groupe d’amitié avec le peuple kurde du Parlement européen, dont fait partie la Députée européenne Nicole Kiil-Nielsen, pour convaincre la Commission d’adopter une ligne en conformité avec les critères de Copenhague fixant, entre autres, comme conditions préalables aux pays candidats à l’Europe

La mise en place d’institutions stables garantissant l’état de droit, la démocratie, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection.

Les ONG, auditionnées ou non, "travaillant au Sud-est de la Turquie" sauront aussi se faire entendre.

André Métayer

[1] Une constitution qui définit, notamment, une citoyenneté au regard de la composition pluriethnique du pays et qui autorise les populations de disposer d’un enseignement en leur langue maternelle.

[2] Le BDP demande la suppression du "seuil des 10 %" : il faut savoir en effet que chaque parti, pour qu’il soit représenté au Parlement turc, doit franchir, lors d’élections législatives nationales, la barre des 10% dans un scrutin proportionnel à un tour ; les voix des partis qui ne franchissent pas ce seuil sont réparties entre des partis gagnants au prorata des résultats obtenus : c’est ainsi que l’AKP a renforcé son emprise sur le Parlement et sur les autres institutions de l’Etat.

http://akbdrk.free.fr/spip.php?article288

http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48524

Premières Assises de la coopération décentralisée France/Arménie

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous soumet cette information publiée sur le site du Ministère des affaires étrangères et européennes le 06 octobre 2010.

Premières Assises de la coopération décentralisée entre la France et l’Arménie (Erevan, 7 et 8 octobre 2010)

Les premières Assises de la coopération décentralisée entre la France et l’Arménie, coordonnées par la ville de Lyon et la capitale d’Arménie, se tiendront à Erevan les 7 et 8 octobre.

Ces rencontres sont nées d’un double constat :
- l’existence en France d’une communauté arménienne importante à l’origine des coopérations mises en place entre villes françaises et villes arméniennes. A ce jour, vingt deux collectivités territoriales françaises développent des projets en Arménie.
- et la volonté de la France et de l’Arménie de voir la francophonie se développer dans le cadre de ces nombreux échanges et partages d’expériences.

Cette manifestation s’inscrit également dans le cadre de l’action engagée par les autorités arméniennes pour promouvoir la francophonie dans leur pays. Le domaine de la francophonie occupe déjà une place importante dans les différentes coopérations établies entre les villes arméniennes et françaises, notamment par l’intermédiaire d’un soutien accordé aux écoles arméniennes dispensant des cours de français, de l’organisation de cours de français dans les villes arméniennes, de la formation pédagogique apportée aux enseignants arméniens ou encore des échanges scolaires.

Quatre thématiques prioritaires ont été retenues pour ces deux journées qui mobiliseront tous les acteurs des collectivités territoriales (entreprises, universités, associations et société civile) et qui permettront d’intégrer, de façon plus systématique, effective et concertée, la dimension de la francophonie dans les futures activités de coopération :
- Apprentissage du français,
- Gouvernance locale et formation des cadres,
- Développement économique, tourisme, développement rural,
- Mutualisation des coopérations.

Le comité de pilotage a été constitué en France sous la présidence du Maire de Lyon, Gérard Collomb et celle du Maire de Erevan, Yervand Zakarian.

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/armenie_456/france-armenie_1020/presentation_4410/cooperation-decentralisee-premieres-assises-franco-armeniennes-07-08.10.10_86489.html

http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=48526
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