Littérature et art







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Commissaire d'exposition : Harald Szeemann est le premier à revendiquer le statut d' « autorialité » (artiste qui signe lui-même), le premier qui va s’affranchir des musées. C’est un créateur. Il revendique la motion d’auteur d’espace : « C’est un poème dans l’espace. » 1969 : When attitude become forme, œuvre la plus importante.
Depuis les années 90 des artistes ont vu l’exposition comme un art. Ces artistes renouvellent les conventions de l’exposition. Ces artistes vont explorer le cap r…, faire des promenades, aller au pôle nord. On va exporter l’exposition. Ces artistes retravaillent le format de l’espace.

Pierre Huyghe : est un artiste français, plasticien, vidéaste, architecte et designer français. Voire internet, expédition scintillante : Il est invité à faire une exposition, Au Centre d'Art de Bregenz en 2002, Pierre Huyghe investit le bâtiment avec un projet intitulé L'expédition scintillante et inspiré d'un livre d'Edgar Allan Poe. L'exposition est conçue comme une fiction fragmentée, dont chaque élément séparé permet de récréer une situation imaginaire. Aux différents étages de l'espace d'exposition, se trouvent un bateau de glace fondant au fur et à mesure des changements d'un microclimat contrôlé, la modélisation d'une montagne accompagnée d'une musique et d'un jeu de lumière originaux et une patinoire de glace noire. Ces éléments préfigurent une expédition future en Antarctique. Une exposition qui est en expédition.


Les maisons d'écrivains, les intérieurs, l'aménagement, est-ce que l'intérieur est aussi une modalité d'exposition?

Dans les intérieurs du XIXème on dispose des choses, des productions artistiques... La notion d'exposition personnelle n'a pas cour. On peut pointer cependant des modalités d'expositions personnelles. Quand un artiste décide d'exposer, c'est toujours en marge du salon, dans une sorte de contestation des officialités de l'académie.

- Exemple: peintre David, entre 1799 et 1805 il a innové en présentant dans un ancien atelier une œuvre, l'enlèvement des Sabines. Il a lui-même organisé cette exposition qui dure six ans. Elle est totalement indépendante, payante, et a attiré près de 50 000 visiteurs. David a ajouté un petit livret d'explication, note sur la nudité de mes héros, écrit par lui pour expliquer le choix de l'exposition. Il avait également installé un très grand miroir qui permettait de se croire intégrée dans l'œuvre.

David refera en 1824 une autre exposition de ce genre.

Certains critiquent cette exposition, (paiement...)

- Exemple: 1855, l'exposition universelle. Napoléon III mande à l'académie de consacrer des espaces particuliers à certains grands peintres de l'époque. Il y a donc des espaces personnels, réservés à un seul artiste (Delacroix, Horace Vernet, Deschamps, Ingres). Ingres n'a pas voulu être avec le reste, il a demandé une salle réservée, mais également de pouvoir choisir lui-même ses tableaux, les accrocher, c'est aussi la première fois qu'on fera venir des peintures exposées ailleurs, les décrocher pour les faire venir. Il va refuser que le jury visite l'exposition avant l'inauguration. Il a autorité sur son espace.

- Ce sont des pratiques très rares, mais en 1855 Courbet va également organiser une exposition personnelle en marge du salon, car le jury a refusé d'exposer sa toile. L'exposition se fait dans un bâtiment construit aux frais de Courbet et de son mécène, il rassemble des tableaux de son choix, dont ceux refusés, et il va donner un titre à ce pavillon: le pavillon du surréalisme

- Turner, 1802, 1820, il va faire construire une galerie dans sa propre maison de Londres, concevoir un espace d'exposition à un public choisi. Il va y porter une attention extrême aux conditions d'expositions des œuvres, espaces, lumière... Il rouvre une deuxième espace en 1818/1829, pour en faire un lieu optimal pour la monstration et la visibilité des œuvres. Il avait aussi dans une troisième maison un atelier interdit au public ainsi qu'une galerie dans laquelle il avait aménagé un trou dans un mur pour pouvoir observer et écouter les commentaires des visiteurs. Toiles de Georges Jones, 1822, deux petites huiles qui représentent la galerie de Turner, puis sa mort dans sa propre galerie (1852).
En marge du salon l'une des voies possibles de l'exposition est la maison privée. Au XIXème l'atelier était déjà un espace relativement ouvert (marchand...) LA maison musée à ses exemples fin XIXème. Ce qui les pousse à l'exposition privée: l'intérieur modulable par le savant, et parce que le XIXème a été grand siècle de l'ameublement intérieur.

Maisons d'artistes: 1899, 1901, maison de Victor Horta, à Bruxelles. Elle a été construire par lui, architecte. Tout est ouvragé, elle fait la démonstration de tout le savoir-faire de l'architecte.

Maison-musée Gustave Moreau, Paris, l’a acheté puis conçu l'idée de concevoir cette maison comme son "petit musée." C'est à la fois un espace de vie. 1896. Doté à l'état français. C'est une maison cerveau, faite pour être étudiée. Maison de Claude Monet à Giverny, tenue par une fondation américaine. Elle se démarque par les collections intérieures (estampes japonaises) et le jardin. Le jardin est un laboratoire oculaire, le lieu où Monet regarde les variations lumineuses. Plus les Nymphéas, musée de l'Orangerie, Paris, Claude Monet: il essaie de reproduire l'environnement du jardin, comme un monde englobant la totalité du visiteur. 1914-1926.

On a au moins un livre, avec A rebours, qui fait de la maison artiste un livre, c'est un livre d'Edmond de Goncourt, 1881, la maison d'un artiste.

Maison d’Emile Zola, à Médan. On peut faire un parallèle entre Zola et Huysmans, parce que H était un écrivain qui a participé Médan. 1875 : Zola finance à son aise dès que ses débuts son difficile. Les finances vont biens grâce à ses succès d’écritures et son activité de critique. Un ami à lui lui trouve cette maison à Médan et Zola acquiert en 1878 ce qu’il appelle une « petite maison » (pavillon.) Il écrit à Flaubert le 09/08/78 en disant qu’il a acheté une cage à lapin. Il exprime le besoin de se retirer à la campagne tout en gardant la possibilité de se déplacer à Paris.

En contrebas de cette maison passe le chemin de fer, qui va inspirer à Zola un roman.

1898 : début de création d’un espace qui serait un lieu de repos pour un écrivain. Zola va écrire une grande partie de son œuvre dont les finances lui permettent de créer la bâtisse de sa vie. Il va y avoir la tour d’Ama à droite. Exemple avec l’atelier de l’écrivain ; pièce de 90m2, 5,5 de hauteur. Au milieu du cabinet il y a une grande cheminée.

http://www.cahiers-naturalistes.com/histoire_de_medan.htm

1885: tour de gauche, (composition tour de droite)

Besoin d’une pièce de réception : création de la tour de gauche avec chambre domestique qu’il appelle la tour Germinal. L’ensemble est une démonstration de sa réussite littéraire et surtout sociale et économique. Elle est le reflet des capacités monumentales de Zola. Il œuvre dans le massif. La maison présente des aspects artistiques avec vitraux qui proviennent d’une église. Aménagement au goût de l’époque. Les vitraux annoncent l’art qui s’ouvre devant l’industrialisation.

Lettre de Zola à Janolo : Ses exigences concernant ce qu’il veut faire, il ne fait pas dans la finesse.

Tour… : sur le mur on voit le blason qui rappelle sa pénélope, les armureries de Médan, de Paris, de Venise. Zola la photographie en 1890. De ses photos.

Maison de Pierre Loti, Rochefort : Dans sa maison il rassemble ses voyages. Exotisme de l’art : salon tradition sageoise ?, salle à intérieur gothique, salon turc, http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Pierre_Loti

Au XIXème la…

A rebours:

Inspiration de deux ouvrages, Daniel Grojnowski Le sujet d'à rebours.

La publication du roman: Huysmans a travaillé dans la mouvance de Zola qui a considéré l'un de ses premiers romans comme un exemple de roman contemporain. (naturaliste). Mais quand Huysmans écrit à rebours, il cherche de nouveaux sujets à traiter sur le naturalisme, des exceptions rares, énormes (il pense sûrement déjà à à rebours.)

Quand il rédige à rebours, il a sûrement envie de brouiller les pistes et veut entremêler différents types d'écriture. Il veut se démarquer de Zola et du naturalisme. Publication dans la première moitié des années 1880: à l'époque il y a concurrence entre naturalisme, symbolisme et romans psychologiques. A rebours relève finalement d'option contradictoire de l'auteur. Il est encore naturaliste par son soucis de documentation, par sa préocupation de peindre, mais il est aussi antinaturaliste par son refus d'observer la réalité sociale, sa volonté d'observer l'intériorité d'un seul personnage. Avec ce mélange de naturalisme et d'anti naturalisme, à rebours est une œuvre relativement unique de cette époque. Lui-même appelle de ses vœux un "naturalisme mystique", ou encore un "réalisme surnaturel."

Le résultat donne un roman difficile d'accès, qui se dérobe aux approches du premier degré: une première lecture nous dit qu'on a affaire à un bandit aristocrate quelque peu névrosé.
La conception du roman: se compose d'une part d'épisodes de fictions, chapitres qui marquent les étapes de ce périple intérieur, qui relatent des sensations, souvenirs, rêves, impressions, et d'autre part des essais sur l'art, la langue, le style. Dans chaque chapitre ces deux évènements sont enchevêtrés. Ce roman commence également par une notice qui fait partie du roman, on en apprend sur le passé du protagoniste avant d'entamer le récit dans "un refuge situé hors du monde." (Daniel) en fait nous avons là une situation de laboratoire (cf l'idée du roman expérimental). A rebours pose une question sur le romanesque et la narration. On s'aperçoit que le titre peut nous aider à apercevoir qu'on a affaire à un récit à rebours de l'usage de la narration. Elle commence au moment où le protagoniste veut en terminer avec sa vie sociale. D'après Daniel ce roman serait "une saga de l'intimité, de l'intériorité" qui va à l'encontre de conceptions unanimement reconnues de la vérité. C'est un roman sans action principale.

Sylvie Thorel, la tentation du livre sur rien, 1994.
H explique dans la préface écrite vingt ans plus tard qu'il avait procédé à un inventaire par chapitres, apparemment interchangeables. L'histoire relate des expériences, satisfaisantes, décevantes, mais que le protagoniste a vécu et dont il nous fait part. Cette histoire est encadrée par la notice qui se termine par la recherche d'un refuse et le chapitre 16 qui marque le retour du protagoniste au monde réel.

Des essaintes: à la fois protagoniste et sujet du roman, son apparence physique est à peine évoquée, mais on en apprend bcp sur ses mœurs, son caractère, ses talents et ses défauts. En terme de rhétorique on parle d'éthopée, à l'inverse d'une prosographie (description des aspects physiques.) c'est un aristocrate névrosé qui vient d'une famille d'une très ancienne noblesse, épuisée par les mariages consanguins: il crée donc un personnage qui est conforme à la conception scientiste de la personnalité. En créant un personnage dont la vie est influencée par son hérédité H se conforme aux préceptes du roman expérience. H explique le comportement de son personnage par ses origines. À l'époque l'explication des pers par 3 éléments est en vogue: race, milieu, moment. Avant de se retirer à la campagne des essaintes a mené une vie de dandy et d'artiste, une vie assez typique. Il à le souci de la distinction, le plaisir de la singularité, et ses idées vont souvent à l'encontre de l'opinion courante, à rebours. Mais en s'installant à Fontenay il va sciemment se priver de spectateurs, se vouer au culte de soi-même.

Son nom: aristocratique, H a voulu se dégager des personnages et des noms ordinaires des romans naturalistes. C'est donc un nom avec des sonorités qui mettent en valeur son excentricité. Jeu de lettres et de sonorités. Jean: prénom opposé aux valeurs mercantiles, associé à l'évangéliste Jean. Floresas: porterait à travers le thème floral une empreinte féminine. Mais référence aux fleurs du mal de Baudelaire.

Enjeux du roman: c'est le moi. Le protagoniste est le seul et unique sujet du récit. La notice résume les trente années de la vie de Des Esseintes, elle nous explique les désillusions du "héros" devant la sottise humaine, qui expliquent sa décision de rompre avec les autres. Huysmans avait d'abord pensé à appeler son roman Seul. Le personnage à recours à se souvenir de certains moments de sa vie. Il s'investit dans l'imaginaire (rêverie devant certains tableaux etc etc), culte des objets et sensations de toutes sortes. Le personnage devient son propre public. Même s'il ne cherche plus à éblouir les autres, il tient quand même à son goût pour le raffinement (obsession pour un décor coloré, etc etc). Tout cela marque l'inconsistance de sa vie. Il stimule son existence en simulant des manières d'être. C'est par ces simulacres qu'il accède à lui-même.

L'intention de Huysmans est d'interroger l'intériorité de son personnage. Ce dernier est un cas clinique mais aussi un homme-machine qui fonctionne selon les lois de l'attirance et de la répulsion. Une sorte de pantin qui subit les effets du mal qui l'habite. Le corps du personnage n'est jamais perçu dans sa totalité. C'est un témoignage de la crise de la notion de personne, une crise de l'identité. Le Moi est un lieu de fluctuation au lieu d'être homogène. Huysmans anticipe ce que certains philosophes de la fin du 19e expriment : le moyen de saisir l'identité.
« Flacons rangés dans un casier ou des spécialités rangées dans une vitrine comme si le roman était conçu à des fins d'exhibitions » métaphore qu'emploie Huysmans pour parler de la composition de son roman.

Chapitres : alternance entre sujets drôles et sujets graves.

Deux références littéraires dans le livre de Huysmans : Baudelaire (1821-1867) et Mallarmé (1842-1898).

Les tout premiers écrits de Huysmans sont des poèmes en prose inspirés de ceux de Baudelaire. Baudelaire est le plus mentionné dans le roman de Huysmans (17 fois). Huysmans se distingue de Zola car il trouvait le romantisme de Baudelaire dangereux car diabolique. Dans la bibliothèque du personnage principal, Baudelaire tient une place à part. Les pages que Huysmans consacre à Baudelaire parlent de ses dons d'analyses et d'observations. Huysmans ne parle pas vraiment de Baudelaire mais il parle surtout des poèmes en prose. Huysmans procède à une interprétation par réseau de métaphores (psychologie morbide du personnage principal, nom du personnage en rapport avec le titre de recueil de Baudelaire, etc etc). Huysmans partage avec Baudelaire l'idée que les catégories de la morale traditionnelle ne suffisent pas et qu'il faut chercher les richesses qui se cachent sous la surface de la claire raison (pour expliquer les actions des personnages). Modernité de fin de siècle : il faut aller dans les profondeurs de l'âme, exploiter les zones enfouies dans la pénombre des âmes pour expliquer le comportement des personnages. Huysmans estime que ces zones enfouies sont le matériau que devrait exploiter la création littéraire.
Durant l'écriture de son roman, Huysmans a demandé à Mallarmé de lui envoyer des pages difficiles comme le poème d'Hérodiade pour que son héros puisse citer des vers à la saveur sublime. Ces extraits consacrent le culte du livre. Ils sont mis en valeur car le héros lit les poèmes à voix hautes et en fait une explication de texte. Cela donne une tonalité sacrée au roman de Huysmans.

La littérature d'intérieurs:
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