Ateliers, pistes de travail







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date de publication18.10.2016
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Les arts premiers : autour de l’art africain.



  1. Bref rappel historique

  2. Quelques aspects de l’art africain

  3. Quelques exemples d’influence de l’art africain dans l’art européen

  4. Ateliers, pistes de travail


Qu’est-ce que les arts premiers ou « primitifs » ?

Ce sont l’art asiatique, l’art océanien, l’art oriental et l’art africain.
Aujourd’hui après bien des controverses l’art primitif est exposé au Louvre aux côté de chefs d’œuvres universels. Bientôt un musée leur sera entièrement consacré, quai Branly à Paris.
Bref historique :

La civilisation africaine est très ancienne. Les côtes africaines ont été découvertes au 15ème siècle par les Portugais.

L’Afrique noire restera longtemps inexplorée car seuls les enjeux économiques intéressent les européens, aussi ils ne s’intéresseront qu’aux côtes pour acheminer l’ivoire, l’or, les épices et les esclaves.
Dans ce contexte il n’y a aucune reconnaissance de la civilisation africaine et encore moins de l’art africain. Il a été rangé au rang de « gris-gris » ou encore de « fétiches ».
Les seuls objets qui vont intéresser les voyageurs et les négociants sont ceux en ivoire (des commandes seront passées auprès de sculpteurs indigènes pour décorer les tables royales ou autres cabinets de curiosités.).

Les sculptures en bois sont vouées au bûcher car les missionnaires ont pour objectif d’évangéliser ce continent et de lutter contre le fétichisme. Bon nombre de statues et autres objets anciens ont été ainsi détruit.
Jusqu’au moyen âge l’Afrique sera pour les européens le royaume des « idolâtres » des peuples à convertir. Cet « exotisme » va provoquer engouement et fascination jusqu’au 17ème siècle à travers les cabinets de curiosité. C’est à François premier que l’on attribue le premier cabinet de curiosité.
Les cabinets de curiosité sont nés de l’idée que l’on peut reconstituer le monde autour de soi en rassemblant une collection variée d’objets dans un lieu qui serait le point de rencontre entre les arts et la science. Leurs fonctions étaient d’instruire, d’amuser, de provoquer l’émerveillement des grands de ce monde.
Au 19ème siècle les cabinets cèderont la place aux musées. Les musées ayant uniquement une vocation pédagogique. Les objets exposés y seront considérés comme des spécimens ethnologiques.
Conclusion :

Au 19ème siècle l’objet primitif est appréhendé comme un échantillon de civilisation qui renseigne sur la technologie, la culture matérielle, les croyances et les rites. On ne lui assigne pas de qualités esthétiques.

2) Quelques aspects de l’art africain


  • Les matériaux utilisés






La terre cuite


Les plus anciennes figurines ont été retrouvées au Nigeria dans la région de Nok. Elles sont datées d’environ 2000 ans. Ce sont des terres séchées au soleil ou cuites dans des foyers.

Dans la région d’Ifé des têtes royales, des portraits d’apparat ont été retrouvés .De nombreuses représentations abstraites mais aussi animales ont été retrouvées.

L’art de la terre cuite est surtout pratiqué dans le delta intérieur de Niger. Les statues sont vouées au culte des ancêtres royaux déifiés après leur mort.

On a aussi retrouvée des œuvres en terre cuite au Tchad et en Côte d’Ivoire.

On retrouve des créations en terre cuite jusqu’au début du 20ème siècle.




Le bronze et l’ivoire


L’art du bronze et de l’ivoire naît du Bénin au 15ème siècle pour rehausser le prestige du roi Oba, avec un déclin au 16ème siècle faute de matériaux. Depuis la fin du royaume en 1897, l’art du bronze correspond à des commandes étrangères.




L’or


L’or est un métal maléfique pour les Africains. Le danger de l’extraction et de la récolte lié aux éboulements effrayait. L’éclat du métal était signe d’esprit malfaisant. Des cérémonies rituelles accompagnaient l’extraction. Les Africains utiliseront très peu l’or.



Le bois


En Afrique la sculpture sur bois domine. Les différentes essences des bois sont utilisées de façon très règlementées. L’ébène est essentiellement réservée aux souvenirs pour touristes, le bois étant très dur et difficile à travailler (statues toujours longilignes).

Un bois plus tendre blanc ou rouge est préféré des artistes africains. Les statues sont généralement patinées à l’huile de palme et colorées avec des pigments naturels.




Le fer



Il est très peu utilisé, seulement dans quelques régions chez les Dogon, au Mali et chez les Senoufo de la Côte d’Ivoire





  • Les formes d’expression artistiques


Les masques
A l’origine le masque est indissociable d’un costume en tissu ou en raphia. Il est aussi indissociable de la musique, des rythmes, des chants, de la danse et des rituels qui l’accompagnent.

Le masque est la concrétisation d’un esprit, d’une créature surnaturelle. Il se situe à la rencontre du sacré et du profane. L’au-delà devient visible et règle l’existence des individus.

L’esprit auquel le masque fournit un support formel peut se faire le défenseur d’un code moral non écrit.

Grâce au jeu des masques, les lois orales sont transmises de génération en génération créature surnaturelle intervenant dans la vie du village.

L’intervention des masques marque tous les temps forts de la vie d’un africain :

  • Rites de fertilité

  • Initiation à la vie d’adulte

  • Funérailles (…)

Le masque est souvent porteur de combinaisons formelles surprenantes. Il unit très souvent l’humain à l’animal, cela crée un être hybride qui incorpore à l’humain la forme de l’animal et surtout sa force vitale.
Il existe différentes formes de masques :

  • Le masque se limitant au visage, le reste du corps étant costumé.

  • Le masque heaume (masque casque qui recouvre complètement la tête.)

  • Le masque double (deux têtes côte à côte)

  • Le masque Janus (deux visages accolés par l’arrière)

  • Le masque Cimier (très haut que l’on pose sur le sommet de la tête. Le visage est caché avec le reste du corps par le costume)

  • Le masque planche ou masque à lame



Les pays africains où l’on trouve le plus de masques sont le Mali, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, le Zaïre et l’Angola


Les statues

Les statues africaines répondent à une demande religieuse plus qu’artistique. Elles sont vouées au culte des ancêtres ou des mythes (esprit de la nature, divinité….) elles sont le plus souvent en bois d’essences différentes. Les formes sont brutes et dégagent une force plastique. Les volumes sont remarquables

Les reliquaires

Ce sont des objets qui unissent vestiges humains (crânes, ossements, dents….) et une statuette ou tête sculptée, ceci dans le cadre du culte des ancêtres.


Les fétiches

« objets magiques »

Ce sont des objets anthropomorphes ou zoomorphes servant pour la magie.

Ils sont couverts de :

  • Clous, lames métalliques …

  • Graines, poils, ongles, dents amalgamés par des liens

  • Morceau de miroir, plumes, tissu

  • argile

Parures et bijoux

Le métal le plus recherché est le cuivre.

Les africains découvriront avec les arabes la valeur marchande de l’or (7ème siècle).

L’orfèvrerie est présente surtout en Afrique occidentale

Peu de pièces anciennes sont parvenues jusqu’à nous. Elles ont été fondues ou on servies de monnaie d’échange.

Les pièces que l’on peu voir sont des trésors de guerre ramenés par les européens ou des objets trouvés lors de fouille archéologiques.


Peintures de corps

scarifications

Peintures de corps :

Art éphémère, parures de fête, art de la décoration faciale et corporelle (Nuba au Soudan)

Les couleurs sont symboliques, elles renseignent entre autre sur l’âge des hommes.

Art de la scarification qui le temps d’une vie se trace sur la peau, symbole de beauté.


Textile

Niger : toile de bogolan (cotonnade tissée en bandes étroites puis assemblées entre elles.

Les tissus sont teints en jaune puis peints de motifs géométriques avec de l’argile noire.

Mali les Bokalanfini : tissus, vêtements masculins pour la chasse.

Mali, Haute Volta, Côte d’Ivoire : tissus Sénoufos.

Ces tissus sont tissés par les femmes et décorés par les hommes avec des lames de métal.



3) Quelques exemples d’influence de l’art africain dans l’art européen

(cf power-point)

C’est à la lumière des considérations énumérées dans la première partie et de ce que l’on a vu dans la seconde que l’on peut comprendre le choc, le scandale provoqués par certains artistes du début du 20ème siècle qui vont s’inspirer de l’art africain dans leur travail.
Les premiers à reconnaître des qualités plastiques et esthétiques de la sculpture africaine furent Gauguin et Cézanne.

P. Gauguin signa deux idoles : il apporta ainsi le premier témoignage de la reconnaissance par un artiste occidental des potentialités plastiques que recelait la sculpture africaine.
Mais ce sont surtout les Fauves qui vont faire découvrir l’art africain. Ils vont être attirés par l’audace des formes et un anti–réalisme en opposition au circuit officiel de l’art.

Parmi les artistes que sont Vlaminck, Matisse, Derain, Picasso, Brancusi, Giacometti et Léger, G. Braque fut le premier à ouvrir les portes de son atelier à l’art africain. Il va collectionner les objets africains, on va alors parler « d’art nègre ».

Picasso parlera lui aussi de « choc esthétique », il rassemblera une grande collection de sculptures, d’objets, de masques choisis pour l’humour ou l’émotion qu’ils dégagent.

Picasso voit dans ses formes épurées mais complexes le souci de transposition qu’il recherche inlassablement dans son œuvre.

(Exemples visuels : power point)
Conclusion :

L’engouement de ces artistes pour l’art africain répond à un désir de liberté, de regard et d’expression. La prise de conscience qu’il existe ailleurs qu’en occident des œuvres bouleversant l’ordre du beau jusqu’alors admis par l’élite officielle, donnera un élan à ces peintres jugés « révolutionnaires »

Matières et volumes

1 ) Les définitions du Petit Robert


  • Sculpture : Représentation, suggestion d’un objet dans l’espace, au moyen d’une matière à laquelle on impose une forme déterminée, dans un but esthétique ; ensemble des techniques qui permettent cette représentation.(d’où terme commun à la technique et à son produit )




  • Volume : partie de l’espace à trois dimensions.




  • Bas-relief : Ouvrage de sculpture en faible saillie sur un fond uni.




  • Haut relief : sculpture présentant un relief très saillant sans se détacher toutefois du fond dans toute son épaisseur (intermédiaire entre le bas-relief et la ronde bosse).




  • Ronde-bosse ou ronde bosse : ouvrage de sculpture en relief, qui se détache du fond (et autour de laquelle on peut tourner).




  • Statuaire : art de représenter en ronde bosse la figure humaine ou animale.




  • Statue : ouvrage de sculpture en ronde bosse, représentant en entier un être vivant.




  • Gravure : La gravure est une technique qui permet de travailler la matière et d’installer du volume en bas relief



  • Le ready-made : objet du quotidien récupéré, présenté de façon à leur donner le statut d’objet d’art.


Dans l’art contemporain, on classera dans le domaine de la sculpture tout ce qui relève des installations.


Les matières

Les techniques


  • Pâtes

  • Terres

  • Bois

  • Fil de fer / métal

  • Pierre

  • Béton cellulaire

  • Plâtre

  • Savon

  • Carton

  • Cire

  • Tissu

  • Tous matériaux hétéroclites dont les objets, pour les assemblages



  • Modelage

  • Sculpture par ajout

  • Sculpture par retrait

  • Assemblage :

  • Collage

  • Liage

  • Enroulement

  • Emballage






2) Les questions soulevées par la sculpture
En dehors de la question de la représentation ou de l’image proposée, la sculpture pose des questions plastiques essentielles :


  • Verticalité / horizontalité

  • Equilibre / stabilité

  • Vide / plein

  • Ombre / lumière

  • Dynamisme / position figée

  • Mouvement / arrêt





3) Propositions de programmation
Cycle 1 : La compétence gestuelle : modeler – graver – assembler – accumuler
Cycle 2 : La compétence de gestion de l’espace : investir l’espace en trois dimensions.
Cycle 3 : La compétence de composition : composer dans l’espace – assembler - installer

4) Accompagnement par cycle
Cycle 1  
Modeler – graver – assembler (en bas relief)
Modeler : Explorer les matières

Produire des formes

Varier les tailles
Graver : Produire des traces par retrait

Faire du graphisme

Faire des parcours

Représenter des visages

Diversifier les outils
Assembler : A travers un critère (forme, matière, couleur, format, dimension, sensation …)

Produire du sens

Produire du sens en créant une image
Cycle 2
Ancrer – équilibrer – proportionner
Ancrer : Mettre les matières lourdes en bas

Donner des racines

Jouer du principe de stabilité
Equilibrer : Stabiliser la sculpture

Equilibrer les formes, les matières, les couleurs

Jouer avec les déséquilibres
Proportionner : Respecter les proportions

Déformer pour produire un effet

Cycle 3
Installer – assembler
Installer : Investir un espace neutre

Investir un espace chargé de sens (Land Art)

Produire une mise en scène

Produire une image

Mettre en scène des personnages ou des objets
Assembler : Jouer avec les matières, les formes, les couleurs

Assembler au hasard

Assembler en fonction d’une intention

Assembler pour produire du sens

Liste des œuvres proposées



Bas-relief 

Hans Arp – Les trois cannes – 1927

Hans Arp – La planche aux œufs – 1922

Jean Arp – Danseuse – 1925

Tony Cragg – Britain Seen from the North – 1981

Arman – Rage - Colère de contrebasse sur bois – 1961Waterloo – 1961




Haut-relief 

Etienne Martin – Le manteau – 1961

Yves Klein – Portrait relief « Arman » - 1962

Yves Klein – portrait relief de Claude Pascal, Arman et Martial Raysse – 1962

Jim Dine – Green Suit – 1959

Pablo Picasso – Jacqueline et Pablo – 1961


Ronde bosse / Matières


Naum Gabo – Tête construite n°1 – 1915 (bois)

Stephan Balkenhol - Mann auf Wetkugel 1993 (bois)

Marcoville – Nana (bois)
André Derain – Nu debout – 1907 (pierre)

Constantin Brancusi – Le Baiser – vers 1922-1940 (pierre)

Constantin Brancusi – Sculpture pour aveugle – 1916 (pierre)
Keith Haring – Mother and child – 1986 (métal)

Alberto Giacometti – Femme de Venise – 1956 (métal)

Constantin Brancusi – Muse endormie – 1910 (métal)

Raymond Duchamp – Villon – Le cheval majeur – 1914 (métal)

Alexandre Calder – Le lanceur de poids – 1929 (métal)
Pablo Picasso – Guitare – 1924 (carton)

A.R. Penck – Standart-Modelle – 1973/74 ( carton, tissu)



Ronde bosse /

Techniques
Modelage / Moulage /

Terre - Pâtes


Pablo Picasso – Gros oiseau visage noir -

Claes Thure Oldenburg – 2 cheeseburgers – 1962

George Segal – Un homme sur une échelle – 1970

Ousmane Sow - La charge de Two Moon

Niki De Saint Phalle – La Waldaff - 1965


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