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Iman Kérim Ahmed 96مجلة كلية الاداب / العدد



Francis Ponge :

L'homme des Choses
Iman Kérim Ahmed

Université al-moustansirya

Faculté des lettres

département De français
Sommaire

Francis Ponge; poète de la littérature moderne. Il est considéré le témoins du poème de la prose. Parlant des textes qui deviennent la Rage de l'expression. Le pain; poème en prose qui nous invite à porter un regard particulier aux choses simples et ordinaires dans la vie quotidienne. Les philosophes et les poètes classifient Ponge comme un homme entre les choses et les mots. Dans Le pain , il joue de l'expression et le poétique des choses pour nous présenter une belle image du pain. Il suit les étapes de la création du pain utilisant les métaphores et les adjectifs qui reflètent son style poétique et son talent de jouer des mots. L'œuvre de Francis Ponge est considérée aujourd'hui comme l'une des plus originales et des plus présentatives de la modernité poétique..

موجز

فرانسيس بونج شاعر من الأدب الحديث والذي يعتبر شاهدا لقصيدة النثر في هذا العصر.ويتكلم في نصوصه التي اصبحت هوسا وجنونا في التعبير اللفظي.

لقد اعتبره الفلاسفة والشعراء الرجل الذي مابين الكلمات والأشياء. فقصيدة ( الخبز) هي دعوة لنا لألقاء نظرة خاصة للأشياء البسيطة والأعتيادية في الحياة اليومية.

.ففي هذه ا لقصيدة يتقن فرانسيس بونج التفنن واللعب بالألفاظ وشاعرية الأشياء مظهرا الصورة البهية والجميله لها. فهو يتتبع مراحل تكوين الخبز بأسلوب شعري مستخدما ا\لأستعارات والمفردات الوصفية الجميلة التي تعكس لنا اسلوبه الشعري وموهبته مع الكلمات.

يعتبرنتاج فرانسيس بونج في الوقت الحاضر من أكثر المؤلفات اصالة وتقديما للحداثة الشعرية..

Avant-propos

Ils sont nombreux les poètes qui à travers la poésie ont voulu offrir des productions et des œuvres marquées par le lyrisme et tous les sentiments de l'amour et de la joie.

En revanche, il ya d'autres qui ont cherché à casser cette règle et cette idée d'une poésie conventionnelle.

Francis Ponge; poète de XXe siècle, nous présente un de ses œuvres remarquables ''Le Parti Pris des Choses'' 1942.

Dans ce recueil, Ponge réinvité la poésie à travers son jeu sur les mots

Le Parti Pris des Choses est un témoignage de son refus pour les formes traditionnelles et sa valorisation pour des objets courants

Il s'inspire des deux modèles littéraires; la leçon des choses et la Fable. Son œuvre est une réflexion de la fable traditionnelle:

« L'œuvre de Francis Ponge est inspirée par le modèle de la Fable traditionnelle, mais une fable dont la leçon

passe de l'ordre moral à l'ordre poétique. » (1) Francis Ponge cherche toujours à dissocier les choses et à les rendre singulières et d'une qualité différentielle:
La poésie de Ponge, c'est l'essence de ce qu'on avait »oublié: un cageot, une huître, ou une bougie. L'auteur

avoue un objectif ;faire du Parti Pris des Choses un

cosmogonie construit sur la nature divisée en trois

règnes: minéral- végétal-et animal dont les choses seraient les réalités .» (2)

La poésie de Ponge n'est ni dans les mots ni dans les choses, mais elle se trouve entre les mots et les choses. Chez Ponge, les choses deviennent un prétexte et un sujet à s'exprimer.

Ponge choisit les objets qui appartiennent au quotidien le plus ordinaire: le pain (l'exemple qu'on va étudier dans notre recherche)- l'orange-un morceau de viande-le savon-le cageot….etc.

Dans ce cadre, Ponge ancre les poèmes dans un concert charnel où le plaisir de l'odorat du goût de toucher est convoqué.
Le Pain est un poème en prose publié pour la première fois dans Le parti Pris des Choses en 1942, manifeste mieux que tout autre texte peut-être. Mais, Ponge a cherché dans son recueil de plusieurs objets qui deviennent la matière de son poétique. On est dans un monde des mots.

Le projet du Parti Pris des Choses reflète la démarche poétique de Francis Ponge et il devient le poète des réalités familières. Il donne voie aux choses muettes .



Nous le voyons dans Le Savon ,il représente Le Savon à la fois objet esthétique et pratique. C'est un objet de contemplation et qu'on manipule.

Un objet qui mène le poète à explorer le langage.



Dans l'Orange, on trouve des vers cachés dans son poème en prose. Il décrit les cellules éclatées de l'orange et il parle de ses tissus qui se sont déchirés.

L'éponge a sa place dans son recueil. L'éponge n'est que muscle se remplit de vent ou d'eau sale ou propre.



L'huître de la grosseur d'un galet moyen. Ponge le considère un monde opiniâtrement clos..Ponge veut nous dire que le poème est comme l'huître ,difficile à ouvrir, mais elle contient une ''perle'' .

Le cageot ; qui est une simple caissette à claire –voie vouée au transport de ces fruits. Le poète personnifie le cageot et souffre ses souffrances:
«Il ya une personnification symbolique, le cageot est personnifié et le poète souffre avec lui .»(3)

Le mimosa, sur fond d'azur: comme un personnage de la comédie italienne. Ponge lui donne un caractère d'une naïve gloriole vite

découragé. Le poète utilise l'idée du comédien .

Ainsi, la poésie de Ponge est considérée comme la plus éloignée de toute subjectivité et l'objet devient vraiment un'' ob-jeu''..

Le pain
"La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes ,le Taurus ou la Cordillère des Andes . Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses…Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux,-sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la foi. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation."

Francis Ponge, Le parti –pris des choses, 1942,Gallimard,1942,p.39
Introduction 1-1

La nouveauté dans la littérature se produit de grands événements

politiques ou économiques. Faisant parti de ces événements, la guerre incite les écrivains à trouver de nouveaux moyens d'expression. Ils éprouvent la nécessité de changement comme une réaction contre la guerre. L'œuvre de Francis Ponge semble être le témoins silencieux et ironique de ces effets :-
«Ponge, en revanche, qui se voulait moins poète que savant, et désirait s'il était possible fonder «une science» dont la matière serait les impressions esthétiques», visera ce qu'il y a de singulier dans la chose, tout en adaptant une attitude scientifique: ''Je suis de plus en plus convaincu que mon affaire est plus scientifique que poétique" » (4)

Ils sont beaucoup les philosophes et les poètes qui classifient Ponge comme un homme entre les choses et les mots. Henri Maldiney, un philosophe, le situe dans ce cadre :-
«Le mutisme des objets de la nature –chose ou être silencieux - constitue pour le poète une supplication et un défi.» (5)
Francis Ponge avec son entreprise invente de nouvelles formes de penser. Il travaille sur le pourquoi et le secret des choses ; il consacre son activité poétique pour la réalité des choses. Ce serait le sujet de ses écrits dans la vie. Il nous invite à jouer les choses simples de la vie sans attendre.
Le Pain, est un regard particulier et nouveau sur le monde qui nous entoure. C'est un poème en prose qui met le pain en pleine lumière.

C'est une vision pour des choses et de ses propres états. On voit souvent en lui le collectionneur des objets et l'amateur des vocables dans ses descriptions les plus objectives et ses jeux de mots les plus gratuits:
«L'on ne me connaîtra que par mes panoplies» notait Ponge en 1928» (6)
Le Pain reflète le point de vue de son art et la connexion poétique selon lui entre l'objet et l'art poétique:
«Oui, seul l'artiste alors sait s’y prendre .Il cesse de regarder, tire au but. L'objet, certes, accuse le coup. La vérité se renvoie, indemne .La métamorphose a eu lieu.» (7)



Nous allons voir, dans Le Pain, que Ponge nous montre que le rapport de l'homme à l'objet n'est du tout seulement de possession ou d'usage .Il va plus loin que cette explication:
«Les objets sont en dehors de l'âme, bien sûr, pourtant, ils sont aussi notre plomb dans la tête. Il s'agit d'un rapport à l’accusatif. Notre âme est transitive.» (8)
Donc, Ponge voit qu'il faut choisir des objets véritables, objectant indéfiniment à nos désirs. Ce sont des objets que nous rechoisissons chaque jour et non comme des choses inertes.
Ainsi, on va suivre comment Ponge traite le pain d'une manière poétique ou scientifique, et si l'analyse de ce poème reflète vraiment son point de vue sur les choses.
Notre travail sera dans l'intérieur du pain où l'on trouvera tout un monde. Ponge le voit à travers la forme du pain. Il décide de regarder le pain à la loupe, de grossier l'échelle de l'objet contemplé et retrouver ainsi la magie de premier contact avec l'objet. Le pain devient un paysage, en miniature.
Le Pain est considéré comme un manifeste ou une invitation d'avoir la volonté de mettre en place une forme de penser à l'objet.



Une vision géographique 2-1
Le pain est divisé en trois paragraphes, dans le premier, le poète s'intéresse à la surface du pain. C'est un regard naïf, il voit le pain avec curiosité pour la première fois. La forme du pain donne au poète l'expression quasi panoramique.Il le décrit en grossissant l'échelle de l'objet. C'est l'une des réalités qui nous entourent :
«La surface du pain est merveilleux d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne: comme si l'on avait à sa disposition sous la main , les Alpes ,le Taurus ou la Cordillère des Andes. »(9)



Nous voyons que le poète utilise dans la première ligne, l'adjectif «merveilleux» pour provoquer la surprise et susciter l'étonnement des lecteurs.

Ce mot reflète l'admiration du poète pour cet objet, et le pain à travers la vision pongienne ne devient plus un objet banal, mais un relief merveilleux et hors de commun.
Ensuite, Ponge nous donne une autre image métaphorique du pain. Pour lui, le pain est la terre dans son épaisseur dure qui contient des vallées et des montagnes: «cette impression quasi panoramique…..»(10).Le poète essaie d'exposer tous les éléments esthétiques du pain pour nous montrer la création cosmogonique de cet objet par rapport à la terre.
Ainsi,le pain; c'est la terre en son étendue et l'on possède cet objet porté de main. Cela veut dire que l'on a, à sa disposition les Alpes et les Cordillère des Andes.« comme si l'on avait à sa disposition….;»(11)
Revenons à l'utilisation du préfixe «pan» et «orama» qui ont des significations en latin:
«L'adjectif «panoramique» est ainsi parfaitement adapté à la situation: composé du préfixe –pan-qui signifie «tout» et du grec «orama» qui désigne ce que l'on voit, ce terme évoque l'étendu de pays que l'on découvre depuis une hauteur. Le préfixe «pan » paraît n'être en effet qu'une abréviation du substantif latin«panis» qui signifie «pain».L'adjectif «panoramique» désigne en quelques sortes, une nouvelle façon de voir le pain.» (12)
Maintenant, le pain devient un microcosme sous la plume de Ponge.

Il semble à travers les premières lignes du 1er paragraphe que notre poète entend retourner et provoquer la magie du premier contact avec l'objet, et il revalorise en le comparant avec les Alpes et la Cordillère des Andes.
Ainsi, l'évocation géographique du poète fait ressembler le pain à la terre:
«Hors de ma fausse personne,c'est aux objets,aux choses du temps que je rapporte mon bonheur…Il s'agit de rendre justice aux choses, d'en parler avec justice.» (13)
Les Choses et leur Rhétorique 2-2

Le 2e paragraphe suit la cuisson du pain. Le poète joue sur le temps des verbes pour nous exprimer la naissance du pain. Il commence par le présent de l'indicatif au sens actif; puis il a recours à une tournure passive pour montrer la métamorphose de la pâte grâce à la chaleur qui, selon le

poète, donne vie au pain:

«….Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations crevasses…» (14)



Voyons que le passif donne à la description du pain une image plus belle et plus magique:
«La pâte «éructe» sous les effets conjugués de la chaleur et du levain, «durcir» et « façonner», ces verbes employés au début du second paragraphe, soulignent la formation de la croûte et la métamorphose de la pâte du pain » (15)
Revenons encore à l'opération de la cuisson, cette idée nous fait penser normalement au feu et à la chaleur qui parfois brûle l'objet dans le four.

Mais, chez Ponge, c'est autre chose, il donne une description et une image très charmante de ce fait. L'adjectif «stellaire», fait penser à un acte poétique, car ce mot «stellaire» a une signification spéciale en latin:
«L'adjectif «stellaire» qui signifie «étoile» assimile la chaleur du four incandescent à la chaude.» (16)
Ici, nous voyons que Ponge fait une connexion entre la cuisson du pain et le monde céleste puisqu’il voit par son œil poétique que la chaleur du four qui cuit le pain est comme des étoiles brillantes dans le ciel. Ainsi, il sort de la routine de cette opération.
Dans la dernière ligne du 2e paragraphe, si le poète cesse d'évoquer la surface du pain, c'est pour nous pousser à découvrir maintenant par nous-mêmes le secret de la mie. Il brise sa phrase par cette construction syntaxique qui comme on rompt le pain:
«….Et tous ces plans dès lors si nettement articulés , ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux- sans un regard pour la mollesse ignoble -sous jacente »(17)
Un jeu d'opposition 2-3

Nous pouvons aussi remarquer que dans la dernière phrase de ce paragraphe, il y a une opposition entre la croûte du pain «la surface» qui est l'objet d' une évocation, et la mie « l'intérieur du pain ». Il présente le (sous-sol) du pain d'une façon dépréciative: la croûte est associée à la chaleur et à la lumière:

la lumière y couche ses feux…»(18)»
Tandis que la mie est « ignoble»; le poète nous dis qu'elle est «froide et lâche ». Par cette opposition ,nous pouvons imaginer la paradoxe entre les deux; la croûte : c'est le monde brillant et chaleureux, et la mie représente le monde obscur et troublant.

Ainsi, se montre la relation et la comparaison du pain avec la terre qui se compose aussi de la croûte (la surface) et la mie du pain représente l'intérieur de la terre.

Revenons au troisième paragraphe, le poète assimile la mie à des «éponges», il compare le tissu de la mie du pain avec l'éponge. Le caractère organique et troublant de la mie renforce l’impression dans le 2e paragraphe quand il considère le monde de la mie comme un monde inconnu et plein de secrets :
«Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des «éponges» feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois.» (19)
2-4 Le Flétrissement du Pain

A la fin de 3e paragraphe, Ponge nous présente la façon par laquelle la mie flétrit . L'utilisation des verbes « se rétrécir», « rassir », « faner» et «se détacher», qui s'accorde avec le desséchement du pain.

La première phrase est allongée car le poète veut suggérer la souplesse spongieuse de la mie:

«Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et rétrécissent: elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable..;» (20)
Le verbe «rétrécir» souligne le flétrissement du pain: le poète suit les étapes de la création du pain pour nous donner une idée de l'expansion de l' univers. L'adjectif «friable» reflète la nature du pain qui peut être facilement fragmenté et même réduit en poudre .
A un moment donné, le pain perd sa qualité de bon pain, c'est comme les fleurs qui possèdent tous les éléments de la beauté, mais soudain, elles se fanent et se flétrissent. C'est l'image de ratatiner de la vieillesse qui se ressemble à celui de la création des mondes .C'est le poème des mondes.

Cette comparaison, nous fait penser que le pain est comme la vie, lorsque la vie s'arrête, tout devient inerte et mort. Sa beauté est provisoire .
Croûte et mie sont l'origine du pain par rapport à l'origine du monde: genèse et destruction :
«Ponge reconnaîtra aussitôt l'importance de chaque chose, et la muette supplication, les muettes instances, quelles font qu'on les parle à leur valeur, et pour elles-mêmes, en dehors de leur valeur habituelle de signification, choix et pourtant avec mesure, mais qu'elle mesure: la leur propre.» (21)
A la fin du poème, nous arrivons à une réalité, c'est que le pain ne reste plus une chose spirituelle, parce qu'il doit être brisé et mis à la bouche:

«brisons - la…» (22)
Dès ce moment, Ponge cesse d’en parler et le texte s’arrête en donnant cette injonction. Nous sommes devant un double registre puisque le pain devient dans la bouche qui renvoie au plaisir de la table et l’usage de la parole:
«L'œuvre de Ponge n'est restée vivante ou demeurant, qu'en réussissant à se dégager de cette emprise critique. Son œuvre est toujours en activité et celui qui se mêle d'écrire aujourd'hui se trouve dans l'obligation de le faire à partir d'elle, et parfois contre elle.» (23)

2-5 Conclusion
Le poète arrive à nous donner une leçon. Il interrompt brusquement sa description du pain pour conclure et en tenir une leçon.
Ce que nous pouvons conclure de ce poème, c'est que Ponge entend montrer au lecteur ce qu'on peut avoir des choses merveilleuses et prosaïques. L'échelle de l'objet donne l'impression quasi panoramique.
Revenons au choix de tel ou tel objet comme sujet de poème, c'est sûrement le résultat d'une rencontre réelle avec l'objet dans un certain lieu. Ponge choisit les choses les plus simples qui appartiennent au quotidien le plus ordinaire: (huître, orange, pain, morceau de viande…etc.)
Ainsi, la réceptivité du poète à l'objet et l'émotion éprouvée déclenchent le désir d'écrire. Par là, l'œuvre de Francis Ponge est considérée aujourd'hui comme l'une des plus originales et des plus représentatives de la modernité poétique:
«L'axe majeur de réflexion de Ponge est incarné par la présence discrète ou insistante, explicite ou retrousse d'une structure textuelle de la fable traditionnelle, mais une fable dont la leçon passe de l'ordre moral à l'ordre poétique. La voix du poéticien ne cesse d 'accompagner la voix du poète des objets.» (24)
La réalité du pain: tout était pâte puis à cause de la chaleur et par la cuisson au four stellaire, nous avons la croûte et la mie. Ponge semble désacraliser la poésie et il ancre les poèmes dans un univers ou un concert

du goût et du plaisir. Il nous met dans un monde de boire et de manger :

«La plupart des commentaires qu'à susciter à son œuvre reflètent la marque des modes modernes et intellectuelles qui se sont succédées en France pendant un demi siècle. Il s'est facilement reconnu par ses interprétations qui portent toujours un aspect de sa démarche créatrice et trop riche.» (25)
Francis Ponge; poète de la littérature moderne, ressent le besoin d'aller plus loin avec le «ronron poétique». Parlant des textes qui deviennent la Rage de l'expression. Il écrit: «Le poème en prose ne me suffit plus, je tiens à une autre forme» (26)



La poésie de Ponge est une poésie qui colle aux problèmes du quotidien. Elle devient le moyen par lequel le poète s'affirme à travers les objets prenant pour support l'observation fine et détaillée des objets .

Alors que chez Ponge, c'est un motif curieux et intrigant. Il s'agit donc avant tout de la recherche d'une expression poétique vraiment personnelle.

A la fin du poème, il est fait allusion au partage du pain, il devient un aliment "spirituel". Pendant toute sa vie, Francis Ponge ne cesse jamais de se réclamer l'amour de la matière, avec lui, l'objet banal a fait son entrée en littérature. Ponge nous montre que l'objet le plus banal possède des richesses insoupçonnées que seule la langue poétique dévoile. Ainsi, il devient vraiment l'homme des choses…
BIBLUGRAPHIE 3-1

Œuvres de Francis Ponge

1- Francis Ponge, L'Atelier Contemporain , Gallimard , 1977.

2- Francis Ponge, De la connaissance en poésie , Presse Universitaires,(PUF) , Paris, 1999 .

3- Francis Ponge, Le Parti Pris des choses ,Gallimard, Paris , 1942.

4- Francis Ponge ,Tome Premier, Les Façons du regard , Gallimard, I.F.E, 1980.
Œuvres Critiques

1- Bernard Beugnot, Poétique de Francis Ponge, PUF écrivains, 1990.

2- Bruno Doucey, Francis Ponge, 5 clés pour aborder l'œuvre, Hatier, Evreux ,1993.

3- Daniel Le Claire, Lire le Parti Pris des choses de Ponge , Gautier, Villars , Paris , 1995 .
4-Gérard Farasse, Guide d'un petit voyage dans l'œuvre de Francis Ponge, Presses Universitaires du septentrion, Arras, 1999 .

5- Jean-Marie Gleize, Francis Ponge , Les contemplations, Seuil ,1982

6- Michel Collet, Francis Ponge entre mots et choses, Champs Vallon , 1991 .

1- Bernard Beugnot, Poétique de Francis Ponge, PUF, écrivains,1990, p.34

2- Source d'internet consulté le 24 novembre 2010 à20h.@la lettre.com

3- Source d'internet consulté, le 20 novembre 2010 à 22h. http://fr.wikipédia.org

4- Francis Ponge, De la connaissance en poésie ,presses universitaires, (PUF),paris,1999 P. 33.

5- Daniel Le Claire , Lire le Parti pris des Choses de Francis Ponge, Gautier –Villard, paris,1995, P. 51.

6- Michel Collet , Francis Ponge entre mots et choses, éd. Champ Vallon,1991, P.

7- Francis Ponge , L'Atelier Contemporain, Gallimard,1977, P. 224 .

8- Ibid , P. 224 .

9- Francis Ponge , Le Parti pris des choses , p. 39

10- Ibid., p.39

11- Ibid., p.39

12- Bruno Doucey , 5 clés pour aborder l'œuvre , Hatier, Évreux , 1993,P. 57

13- Jean Marie Cleize , Francis Ponge , Les Contemplations ,Seuil,,1982, p. 73

14- Francis Ponge ,Le Parti pris des choses , p. 39

15- Bruno Doucey , op. cit. p. 58

16- Ibid. , p. 59

17- Francis Ponge , Le Parti pris des choses , p. 39

18- Ibid , p. 39

19- Ibid , p. 39

20- Ibid , p39

21- Francis Ponge , Tome Premier ,Les façons du regard , Gallimard, I.F.E,1980,P.137

22- Francis Ponge , Le Parti pris des choses , p. 39

23- Gérard Farasse , Guide d'un petit voyage dans l'œuvre de F. Ponge , Presses universitaires du Septentrion ,Arras,1999, p .11

24- Bernard Beugnot , Poétique de Francis Ponge, P. 44

25- Michel Collet , Francis Ponge entre mots et choses , p 7

26- Site d'internet consulté le 26 décembre 2010 à19h.,Rapport de stage ROots ,Texte rédigé par M. Éric Pellet, enseignante à l'UFR de lettres de l'UPVM


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