Profonds changements dans le paysage français des ventes aux enchères d’œuvres d’art







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Profonds changements dans le paysage français des ventes aux enchères d’œuvres d’art
23% de part de marché pour Sotheby’s et Christie’s


Pendant que des rumeurs bruissent sur l’hypothétique rachat de Drouot, Sotheby’s et Christie’s s’emparent du marché français.

La réforme des ventes aux enchères a libéré le marché hexagonal. Le patrimoine national est une vitrine alléchante qui aiguise les convoitises des maisons de ventes étrangères. Conséquences : en une vente Sotheby’s s’octroie 17% du marché, détrônant pour la première fois la maison Tajan sur la plus haute marche des commissaires-priseurs en matière d’œuvres d’art. Il faut dire que le marché français est particulièrement attractif : hausse des prix (+4,16% depuis mars 2001), du chiffre d’affaires et du nombre de transactions, baisse du taux d’invendus sont autant de signaux de la bonne tenue des ventes aux enchères sur le vieux continent au cours du 1er trimestre 2002. Face à la montée de l’art contemporain américain, dont la qualité reste à éprouver, la France possède le plus grand réservoir d’œuvres d’art. Grand est alors l’appât du gain.


2001 : rapport de forces équilibré entre Drouot et la province


En 2001 les ventes aux enchères restaient relativement confinées à Paris, et surtout au sein des commissaires-priseurs de Drouot qui réalisaient près de 50% du chiffre d’affaires en matière d’œuvres d’art. L’étude Tajan arborait le premier chiffre d’affaires réalisé aux enchères d’œuvres d’art. Mais aujourd’hui, les grands commissaires-priseurs, maîtres Tajan, Poulain, Briest et Picard, ont quitté le lieu mythique du 9, rue Drouot, emportant dans leurs bagages toute une part du prestige qu’ils lui conféraient.






La réforme des ventes aux enchères en juillet dernier a ouvert le marché français. Premiers gagnants dans la libre compétition : Sotheby’s et Christie’s. Longtemps écartés de la compétition sur l’hexagone, les deux grandes maisons anglo-saxonnes viennent de donner le ton en ce début de saison…En moins de 4 mois, elles ont su s’emparer de plus de 23% du marché français. Leurs stratégies sont particulièrement compétitives. Leur présence a fait monter d’un cran la qualité des œuvres proposées à la vente depuis janvier. Les principales victimes aujourd’hui : Tajan, Piasa et Cornette de Saint-Cyr se font grignoter leur chiffre d’affaires.

En 2002, le marché se scinde en 4 : 2 maisons anglo-saxonnes, Drouot et les autres maisons de ventes.


Les clefs du succès des maisons anglo-saxonnes





A l’origine des plus belles ventes de l’année, les thèmes choisis par les deux maisons de ventes sont spécifiques au marché français : le dessin ancien et la photographie. Dans les deux cas, Paris est reconnue à l’échelle mondiale comme la capitale des genres. Il s’y est organisé en mars le traditionnel salon du dessin, entraînant dans son sillage de multiples manifestations dont une belle vente thématique chez Christie’s. Pour la photographie, Paris est le site privilégié des salons les plus réputés, tels que Paris Photo. Chaque manifestation étant l’occasion de réunir dans un même lieu les collectionneurs les plus avertis en la matière, les maisons anglo-saxonnes savent saisir l’opportunité de ventes rentables. Il ne leur reste qu’à trouver des appâts suffisamment appétissants : les œuvres sur papier de la collection Pierre de Charmant et les tirages de photographies anciennes de la collection d’André Jammes.


En juin, elles poursuivent sur leur lancée en annonçant des ventes prestigieuses, notamment pour clôturer la saison avec les tableaux anciens et du XIXème. Internationalisation rime avec spécialisation : les ventes s’organisent là où les maisons ont un avantage compétitif, directement sur le lieu de production. Pour la France, la peinture du XIXème siècle semble être l’un des créneaux de choix. Cette fois, les deux maisons organisent sur deux jours deux ventes sur ce même thème : le 26 juin chez Christie’s et le lendemain chez Sotheby’s. Certes, cela peut paraître très concurrentiel de prime abord, mais elles tirent davantage de gains à réunir plus d’amateurs au même moment, afin de multiplier les surenchères. En procédant de la sorte, elles rythment les saisons par les thèmes successifs.

Les grandes maisons françaises ont à leur tour adopté des stratégies marketing aussi redoutables que celles de leurs compétiteurs anglo-saxons. Aussi les maisons Tajan et Piasa entrent dans la danse en proposant respectivement le 24 et le 25 juin des ventes de tableaux anciens. Les mécanismes de ventes d’outre-Atlantique sont désormais parfaitement paramétrées dans les stratégies des grandes maisons de l’hexagone. Ces dernières tiennent plus de la connivence que de la compétition. La concentration de l’offre dans le monde des enchères se répercute sur celle de la demande, il s’ensuit l’élévation des prix et des profits. La technique fait souvent recette : les ventes new-yorkaises de Sotheby’s et Christie’s d’art contemporain, d’art moderne ou impressionnistes sont souvent organisées en mai et se déroulent en moins de 3 jours. Particulièrement attendues, ces journées sont sous les projecteurs et donnent la température pour toute une saison.

Drouot se cherche encore




La vieille maison Drouot, principale perdante pour le moment, a des raisons de se réveiller : elle a perdu 11% de parts de marché par rapport à l’année dernière, cumulé à une chute de 23,2% de son chiffre d’affaires par rapport à celui réalisé au 1er trimestre 2001. Aujourd’hui, l’hôtel Georges V pour Tajan, l’hôtel Marcel Dassault pour Artcurial-Briest sont préférés aux traditionnelles plates-formes de Drouot Richelieu et Drouot Montaigne. Les nouveaux concurrents sont gourmands et les anciens s’activent : nombreuses sont les maisons de ventes qui se réorganisent. La tendance est aujourd’hui à la concentration : rien de tel que l’union pour faire face à un oligopole. Le stratégies se profilent. La concurrence s’intensifie. Aussi Artcurial récemment associé à la prestigieuse maison Briest vient de s’offrir l’étude de maîtres Poulain et Le Fur. Cette dernière s’avère être l’une des plus belle progression de l’année, multipliant les ventes prestigieuses et médiatiques. Avec son poids et son dynamisme, ce nouveau groupe pourrait rapidement devenir l’un des leader du marché de l’art français.


De même des rumeurs prêtent à Pierre Bergé, sorti de la compétition au rachat de Drouot, de s’associer avec Godeau, Chambre, Nicolay et Buffetaud, pour rentrer dans le duel. La fin de saison s’annonce particulièrement dense : le 10 juillet sera ponctué par la fin de la période de transition du statut de commissaire-priseur. A cette date, seules pourront exercer les sociétés de ventes volontaires aux enchères.

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18/10/16 Département d’Econométrie

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