Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani







télécharger 346.06 Kb.
titreIntroduction à la science politique – Jean-Marie Donegani
page2/9
date de publication20.02.2017
taille346.06 Kb.
typeDocumentos
a.21-bal.com > comptabilité > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9

I/ Les déterminations sociales du politique :

Quel rapport y a-t-il entre ce champ politique et la société qu’elle est censée régir. Deux paradigmes :

  • Analyse systémique : la politique est un système à l’intérieur d’un environnement social qui reçoit des demandes. Ainsi pas de conflits insurmontables et de divisions sociales profondes car possibilité de s’agréger.

  • Analyse marxiste : le contraire, conflits irréductibles et même essentiels où le politique est l’expression des conflits de classes dans la sociétés.

  1. Analyse systémique :



  • Théorie générale des systèmes.

  • Système ≠ structure. Systémisme = théorie de la stabilité dynamique où ce sont les rapports entre les composants du système qui fondent sa stabilisé.

  • Notions-clés :

    • Autorégulation : le système dispose des moyens nécessaires à son maintien sans avoir recours à des aides extérieures.

    • Equilibre dynamique : tout système tend à la stabilité, laquelle n’est pas immobile mais intègre les éléments de stress des milieux et tente d’aller de l’avant en composant avec.

    • Rétroaction : boucle dynamique où chaque moment du système est ≠ du précédent et le résultat de la sollicitation précédente.

Pour David Easton, systémiste, le « système politique » est une boîte noire avec des

  • INPUTS (exigences, demandes, soutiens, cad toutes les demandes adressées au système politique en terme d’allocations de valeurs, d’intervention dans la vie sociale).

    • Exigence :

      • précises/vagues ; quantitatives/qualitatives.

      • But = faire en sorte que ses demandes puissent se traduire et être compatibles ensemble, cad fonction programmatique d’agrégation des demandes. Mais aussi nécessaire régulation du système à l’entrée duquel des « gatekeepers » ou garde-barrières empêche que viennent des demandes inassimilables.

      • Régulation culturelle et structurelle.

    • Soutiens : ce qui légitime le système politique.

      • Soutien à la communauté. Le plus important parce que sans lui la société explose (génocides purification etc). Les autorités peuvent choisir de dépolitiser des questions communautaires pour éviter d’exploser en guerre civile (Irlande question religieuse). Ou bien de renforcer les clivages communautaires pour que la convergence des demandes et des luttes ne se réalise pas (diviser pour mieux régner).

      • Soutien au régime. Légitimation du système en place.

      • Soutien aux autorités. Légitimation du pouvoir en place mais surtout de l’idée que les autorités sont toujours « capables » même en tant de crise, systémique ou non.

L’équilibre d’un système tient au rapport entre exigences et soutiens. En gros pas de surcharge de demandes par rapport aux soutiens. Le tout est la proportion. Un régime peut fonctionner sans soutien à condition que les problèmes à résoudre soient faibles, exemple de la monarchie des Habsbourg dans l’Ancien Régime apparemment à bout de souffle mais sans demandes jusqu’au réveil des nationalités et aux demandes de reconnaissances d’indépendances etc et c’est cela qui conduit à l’effondrement de l’Empire à la guerre de 1914.

  • et des OUTPUTS (actions, décisions), lesquels rétroagissent (feedback loop) en modifiant les demandes. La question pour lui est de savoir pourquoi des systèmes politiques perdurent.

Critique de l’analyse systémique :

  • Oubli du travail politique au profit de l’individualisme méthodologique qui fonde toute vie sociale. Le politique comme sphère neutre, vraie chambre d’enregistrement qui traduit mais qui ne régit ni ne transforme ou n’occulte les demandes. En bref les gouvernants sont des machines rationnelles.

  • Schéma organiciste de la réalité sociale. On postule que le système veut persister, bref naturalisation des rapports agonistiques, dépolitisation.



  1. Analyse marxiste :



  • Les acteurs sont des classes sociales et pas des individus. Déterminées par des rapports de production qui sont d’abord d’ordres économiques et qui déterminent les rapports sociaux.

  • Idéologie = moyen de domination et de légitimation.

  • La question est celle de la place du politique dans cette dialectique entre superstructure et infrastructure.

  • Autonomie relative du politique :

    • Engels, lettre à Bloch de Septembre 1890. « Détermination en dernière instance » cad au long cours de l’ordre économique. Cela n’empêche pas l’existence d’autres facteurs que l’économique au jour le jour qui doivent être pris en compte. La porte est ouverte aux théories révolutionnaires d’action directe sur la réalité sociale.

    • Antonio Gramsci s’interroge sur la dialectique entre superstructure (ordre social déterminé par l’infrastructure) et infrastructure (rapports de production) (empruntée par Marx à Hegel). Gramsci dialectique : la superstructure modifie la manière de percevoir l’infrastructure cad la naturalise etc etc.

    • Louis Althusser réflexions sur Marx et concept de surdétermination, idée selon laquelle il y a une « détermination en dernière instance » du social par l’économique MAIS aussi une surdétermination des rapports économiques par la superstructure sociale, dépendante, elle, de l’activité politique.

    • L’enjeu du développement de cette pensée marxiste est de réhabiliter l’activité politique, de trouver un sens à l’activité révolutionnaire.

Points communs des deux paradigmes :

  • Existence d’un ordre social et d’un ordre politique.

  • Etat est l’expression de rapports sociaux et rétroagit sur lui.

  • Insistance sur l’autonomie relative du politique.

  • Au final pour ces conceptions, l’Etat ni les dirigeants ne gouvernent vraiment : soit ils dépendent de l’environnement social (écologie de l’action), soit des contradictions entre les structures qui produisent une lutte des classes.

II/ Les crises politiques :

Parfois les liens entre société et politique ne tiennent pas : désaccord entre forces sociales (inputs etc) et ce que fait/est le pouvoir (outputs).

  • Fragilité de la docilité (en tant que produit d’une socialisation mais aussi en tant que production permanente).

    • Crise révèle la fragilité des soutiens au pouvoir.

    • Conceptions alternatives de l’ordre politique.

    • Son moteur est l’insatisfaction relative. Notion de Tocqueville dans L’ancien régime et la révolution : le moment où un régime est le plus fragile est lorsqu’il desserre son étreinte, où des opportunités nouvelles semblent se présenter et sont fermées à nouveau. James Davies « courbe de l’insatisfaction relative » des attentes des groupes sociaux et des écarts entre réalité (embellie puis déception) et attentes (qui croissent continuellement). Crise = écart inacceptable.

  • Rupture de la légitimité. Pouvoir apparaît illégitime (voire du système). Crise politique = période avec dynamiques d’affrontements qui viennent compromettre la manière dont les relations sociales s’établissaient habituellement. Moment où sont rejetés les croyances etc, que les gouvernants agissent pour l’intérêt général. Mais nécessité d’organiser ces mobilisations, « entrepreneurs » de mobilisation : toutes les insatisfactions qui caractérisent un état social à un moment donné ne peuvent donner lieu à une crise politique que si elles sont inscrites dans une stratégie de subversion. Plusieurs points manifestent cette rupture de légitimité :

    • Extrémisme et mobilisation : visées alternatives portées par des agents mobilisés de telle manière qu’elles apparaissent comme plausibles, comme un programme pouvant pallier les insuffisances du système précédent (économie sociale et solidaire ?)

    • Mobilisation multisectorielle : convergence des luttes et multiplication de celles-ci dans plusieurs secteurs de la société de manière que « ça » prenne un tournant global.

    • Désectorisation de l’espace social : complicité entre élites-dominants s’effrite. Dialogue des mobilisés entre eux, convergence des luttes encore une fois, agrégation des revendications du haut jusqu’en bas (rencontre de dynamiques top-down et bottom-up).

    • Michel Dobry, Sociologie de l’espace politique.

Révolutions (un seul mot pour des tas de processus différents)

  • Il n’y a pas de révolution sans organisation, sans entrepreneurs de mobilisation (mouvement des indignés, coordination etc). Pas de mouvements spontanés sans « guides » (multiples ou Un, anonymes ou reconnu).

  • Révolution avec mobilisation multiple ou petite avant-garde très mobilisée.

  • Révolution avec guerres civiles ou temps pacifique.

  • Ouverture du problème de la personnalisation du pouvoir au lendemain de la révolution avec la routinisation du régime et la gestion de l’héritage révolutionnaire.

Paradigmes des révolutions :

  • Marxiste : révolution comme processus mettant à jour les contradictions précédentes, donc presque inéluctable.

  • Libéral : remise en place des compteurs, manière de rendre plus adéquat l’Etat devant correspondre à sa société (faire correspondre la sphère politique à la sphère sociale). // marxiste = la révolution est fruit des rapports sociaux.

  • Paradigme contre-révolutionnaire. Edmund Burke, Augustin Cochin. Révolution = effet des idéologies diffusées dans les élites et la masse du peuple, sorte de prophétie auto-réalisatrice d’un discours sur la société qui la modèle (représentation > réel et pas l’inverse).

III/ Domination sociale ou domination étatique

  • La malencontre (mauvaise rencontre) entre politique et domination

    • La Boétie, Discours… avec commentaire de Clastres et Lefort chez Payot.

  • Sécularisation et avènement de l’Etat.

    • Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde, 1985.

  • Ces auteurs s’appuient sur l’anthropologie politique cad sur la place et la conception du pouvoir dans les sociétés primitives/traditionnelles pour mesurer les écarts avec les sociétés modernes et la contingence du rapport politique – domination. Le pouvoir a toujours des fonctions et ses fonctions sont de lutter contre les imperfections de la société = faire que l’ordre social fonctionne. Toute société produit des différences, des hiérarchies, des comparaisons, de l’Autre. Plus ces ≠ sont visibles plus elles sont intolérables si il n’y a pas de Weltanschaung pour les justifier et le pouvoir doit se renforcer. Le pouvoir est sacralisé (sacer signifie mis à part en latin) car on sait qu’il est nécessaire et à la fois menaçant et on le craint/respecte pour cette ambiguité.



  • La Boétie et la Servitude volontaire et la chaine des tyranneaux dans un mécanisme d’identification d’incorporation bref de l’Un. Commentaire de Clastres, Gauchet et Lefort (issus de l’extrême gauche marxiste et critiques à l’égard de l’Union Soviétique).

    • Clastres anthropologue, La société contre l’Etat, tipi-guarani, guyaki. Absence d’état. Pas de prisme développementaliste = choix d’être sans état. Ce choix est pour Clastres le choix de la liberté contre l’oppression, la réponse à la question de La Boétie. Il est inutile de s’interroger sur le meilleur régime : c’est son absence qui est bonne, la nature de l’homme serait liberté. Le politique, dans l’Etat, est asservissement et division. Les sociétés de Clastres n’auraient pas de lieu de pouvoir.

    • Lefort et la théorie de l’Un comme explication de la question de La Boétie : projection sur le tyran du fantasme de tout rapport à l’Autre cad l’identification l’incorporation. La « chaine des tyranneaux ». L’aliénation politique n’est que la traduction des rapports entre tous les assujettis eux-mêmes qui vivent par le tyran ce qu’ils rêvent de faire subir etc.

    • Pb normatif : les sociétés sans état seraient le paradis perdu de l’humanité avec règne de l’égalité et servitude volontaire.

      • Spécificité de ces sociétés :

        • équilibre des besoins dans une économie de la subsistance, non accumulation des biens (abondance selon Salins).

        • Pas de « chef » au sens où pas d’incorporation du pouvoir. Pas de coercition, de pouvoir. Fonction de rappel des coutume : pouvoir du dire.

        • De plus pas de « décision » à prendre, aucune question ne se pose puisque domination du mythe et de la tradition, reproduction de l’état social antérieur. La seule question est la guerre.

        • Egalité dans l’assujettissement à la loi transcendante comme inscrite sur le corps par la scarification dans les rites de « passage » à l’âge adulte. Bref intégration sociale énorme : la coercition se trouve dans l’état social lui-même. La domination est diffuse, non figurée ni incorporée. La sphère du politique n’y existe pas. Le pouvoir est entre la société et chaque membre.



  • Marcel Gauchet et la sécularisation dans Le désenchantement du monde (Weber modernité démagification désenchantement). Pourquoi apparition de l’Etat et pourquoi monde si ≠ de celui que décrit Clastres ?

    • Nécessité d’une partition sociale dans toute société. « La division est une donnée originaire du social ». Variantes intérieur/extérieur :

      • Sociétés hétéronomes : division extérieure Société/Dieu > nous sommes tous libres/asservis à Dieu.

      • Sociétés autonomes : division intérieure entre les membres de la société, dominants/dominés. Modernité.

      • L’histoire de la modernité est le passage du premier au second état.

      • La sécularisation (réduction du religieux à la sphère privée) est l’autre face de la création de l’Etat, dans un même geste. Libération de la religion comme contrainte sociale transcendante (hétéronomie).

  • Division, coercition, Loi sont nécessaires mais soit Etat sphère politique soit intégration religieuse. Jugement normatif de Clastres ou Gauchet = domination religieuse est meilleure car égalité dans l’asservissement.

Conclusion :

  • L’Etat n’est pas une nécessité, construction historique.

  • L’état a partie liée avec le destin de la religion : deux modes de coercition sociale.

  • Toute société nécessite contrainte sociale.

    • De l’extérieur sans division interne (religion)

    • De l’intérieur avec une dominations des uns sur les autres (Etat).

    • C’est parce que l’Etat a remplacé la religion (contenant les volontés) que les totalitarismes ont été possible.

Chapitre 3 : Légitimations et figurations du pouvoir.

Introduction :

Légitimation ≠ légitimité. Processus, résultat d’un travail.

  • Légitimation : occultation de la contrainte (euphémisation de la violence) et de la jouissance du pouvoir (non pas des intérêts des gouvernants). Car la coercition ne suffit pas à maintenir l’ordre, qui repose en premier lieu sur l’intériorisation de la contrainte, croyance en la légitimité du pouvoir au service du bien commun etc.

    • Pierre Legendre (L’amour du censeur, essai sur l’ordre dogmatique 1974) insiste sur le fait que tout travail politique consiste à « faire des enfants », cad à infantiliser les assujettis : il faut susciter le désir de contrainte le « tout cuit dans la bouche ». Il compare la relation de pouvoir à celle que les croyants entretiennent avec leur divinité ou enfant-mère.

    • Hebert Marcuse Eros et civilisation

      • Contrainte = légitimation

      • Principe de réalité seul ne suffit pas à = ordre comme Freud le pensait. Principe de rendement = il faut inculquer aux assujettis qu’une révolte contre l’ordre social doit entrainer la culpabilité.

    • Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes 2003,

      • Socialisation > violence symbolique (contrainte dans la perception de la signification du monde) > habitus et intériorisation de la domination, des divisions sociales.

  • Mise en scène/figuration/théâtralisation du pouvoir.

    • George Balandier, Le pouvoir sur scènes concept de théâtrocratie : pour que la contrainte soit légitime il faut produire de la croyance et donner à voir la souveraineté. Il s’agit ici d’identifier le gvt à un idéal social : le gvt est conforme à l’être de la société. Il faut établir la correspondance entre ordre social et ordre politique et en cela la politique est vraiment illusio.

    • Toutes ces dramaturgies politiques tentant de légitimer pouvoir et ordre social ont à voir avec croyance religieuse. Le pouvoir se donne pour réplique d’un arrière-monde auquel le commun des mortels n’a pas accès.

  • Exemple de la légitimation du vote.

    • Au début de l’installation du suffrage il y eut un recours explicite à la démarche religieuse. L’acte de vote, Yves Deloye : invention de l’urne électorale avec vocabulaire religieux et analogie avec tabernacle (monstration d’un lieu sacré, dont l’intérieur est invisible, lieu de la transsubstantiation de la volonté individuelle dans la volonté collective). C’est là que se donne à voir le passage de l’individu à la société. Prescriptions religieuses : urne préservée du contact etc, présentée comme une frontière (cad limite sacré profane).

    • Pédagogie et dramatisation du vote qui recourt aux formulations religieuses. Manuel électoral de 1948 : les bulletins qu’on ne choisit pas sont des « réprouvés » (VS « élus »).

  • Voegelin et Cassirer :

    • C’est bien plus le mythe qui mobilise les populations que la raison.

    • Les régimes totalitaires expriment la dimension religieuse (communielle fusionnelle) de la société. Cérémonies Nuremberg // cérémonies liturgiques.

  • Raymond Aron dimension religieuse de la politique moderne, concept de « religion séculière », des doctrines qui s’en prennent à l’âme et l’esprit des assujettis et non plus seulement leurs corps. Qui utilisent liturgie et rhétorique religieuse (dimension salvifique et eschatologique des régimes politiques).

  • Le pouvoir résulte d’un jeu de différences :

    • Tout pouvoir sépare et isole (sacer).

    • Mise en scène du pouvoir est inhérente aux mécanismes de domination.

    • Légitimation = figuration du lien unitaire entre société et pouvoir
1   2   3   4   5   6   7   8   9

similaire:

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconL'accès à notre travail est libre et gratuit à tous les utilisateurs. C'est notre mission
«Comment évaluer la politique étrangère. L’exemple français au crible de la science politique» [15]

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconIntroduction Astronomie Géologie Hydrologie Météorologie Science des gaz Histoire l’être humain

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconUn document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconUn document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconUn document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconUn document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconDenis Monière/Jean Herman Guay (1987) Introduction aux théories politiques

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconBibliographie introduction a. Definition le terme «logique»
«logique» vient du mot grec Logos qui signifie raison. La logique est en effet la science des lois idéales de la pensée, et l’art...

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconJean genet, L’antisemitisme en question
«Jean Genet politique, le grand malentendu»10, le critique entend dénoncer l’image traditionnellement répandue de Genet militant...

Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani iconMme le Sénateur-Maire Jacques couture. Thierry albertini. Isabelle...
«que le candidat venant sur une liste immédiatement placé après le dernier élu, est appelé à remplacer le Conseiller Municipal élu...







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com