Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani







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I/ Imitation :

  1. Atomisme psychologique :

Gustave Le Bon et Gabriel Tarde, étude sur les foules comme départ de l’étude des mouvements sociaux. Psychologie des foules. Les lois de l’imitation : études sociologiques.

  • Loi psychologique de l’unité mentale : idée qu’une unité de groupe se crée grâce à la contagion d’un individu à l’autre. Unité > hétérogénéités individuelles. Sentiment de puissance.

  • Loi psychologie de l’imitation et de la contagion.

  • Normativité de ces théories (aversion pour la révolution) : ces auteurs ont horreur des foules. Cherchent à montrer comment la conscience individuelle s’évanouit dans les masses.

  • Approche intuitive et pas empirique. Imitation ancienne VS Raison moderne ?

  • Ce qui reste aujourd’hui de ces idées :

    • Emergence d’un public (John Dewey pragmatisme américain) par l’intermédiaire de la presse notamment qqch de commun se crée entre les individus et permet qu’une mobilisation véritable se déroule car interaction involontaire et diffusion du malaise sociale dans ce public nouvellement créé (qui peut aussi se faire propagander la gueule).

    • Conditions sociales à la protestation de masse : communauté des sentiments et des demandes, elle-même rendue possible par un certain « climat social » ou un « état de l’opinion », renforcée et déclenchée par un événement catalyseur et soutenue par une pensée dirigeante des entrepreneurs de mobilisation.



  1. Postérité du schéma de la contagion :

Approche atomistique mais facteurs structurels déterminants qui permettent de distinguer mouvement social de foule : cad la mise en forme construite.

  1. Politisation du mécontentement :

Comment les additions de demandes individuelles sont-elles politisées cad crées comme problèmes publics ?

  • Relations entre acteurs > personnalité individuelle. (Neil Smelser)

    • Mouvement social : élément de régulation systémique à un moment où les réponses des autorités sont insuffisantes par rapport à l’état d’icelle.

    • Conditions :

      • Tension structurelle dans le système : divorce entre prestation du systèmes et les problèmes auxquels il est censé répondre.

      • Emergence d’une croyance commune dans la possibilité de réformer cet état des choses : motivation individuelle (la question du désir) + valeurs, normes, ressources dont disposent les organisations pour puiser dans ces valeurs/normes les incitations à la mobilisation.

  • Frustration relative (Ted Gurr). Ecart entre ce que l’on a et ce qu’il apparaît possible et envisageable d’obtenir.

    • Politisation du mécontentement : intégré dans un raisonnement spéculatif sur l’utilité stratégique du recours à la violence encadré par normes du groupe et culture de la société.

Ce modèle de la contagion met en évidence qu’il n’est pas question que de rationalité dans un mouvement social.

  1. Prémisses et critiques du paradigme de la contagion :

Prémisses : passion > raison dans expression du mécontentement.

Critiques :

  • Mouvement social conçu comme éruption colérique.

  • Psychologisation excessive : mvmt comme somme des mécontentements individuels.

  • Relation peu explicite entre conditions objectives et perceptions subjectives.

  • Pas un mot sur l’incitation.

II/ Incitation :

  • Insister sur le caractère rationnel de l’action collective. Qu’est ce qui la rend rationnel ?

  • Travail d’organisation et de politisation pour déboucher sur une action collective.

  • Raisonnement économique coûts/avantages OU raisonnement sociopolitique (préférences individuelles et appartenances de groupes).



  1. Le paradoxe d’Olson :

Mancur Olson, Logique de l’action collective.

  • Si je me mobilise pour obtenir un bien collectif les coûts seront individuels alors que les bénéfices seront collectifs. Exemple : grève dans usine pour augmentation de salaire.

  • Renversement de la perspective marxiste

    • Pas de fausse conscience mais raisonnement utilitaire.

    • Révolution : expression des intérêts d’une élite révolutionnaire qui espère obtenir postes et avantages.

  • L’utilité marginale de la participation individuelle dépend de la taille du groupe. Dans les grands groupes la contribution d’un individu singulier ne fait pas de différence perceptible donc phénomène de passager clandestin utilité marginale faible VS importante dans un petit groupe.

  • Mesures coercitives/incitatives pour augmenter le coût de la défection ou le bénéfice de la participation.

    • Incitative : indépendamment de la qualité du bien collectif pour lequel on se bat, les organisations mettent à la disposition des militants des rétributions de participations qui peuvent être soit matérielles soit symboliques.

  • Evidemment les limites de ce paradigme sont qu’il est infalsifiable.



  1. Sociabilité organisationnelle et construction identitaire :

Tilly, Obershall, Tarrow. Ne répudie pas qu’il y a de l’intérêt à agir et que l’on peut peser les rapports entre coûts et bénéfices. Mais on insiste sur le caractère irréductible du social à la stricte logique économique mais ce n’est pas suffisant de prendre cela sur le plan strictement comptable. Pourquoi ?

  1. Variables supplémentaires, Obershall.

    • Les individus appartiennent à des groupes avant de se situer sur des marchés comme consommateurs.

    • Groupes inégalement dotés en ressources.

    • Degré de segmentation d’une société. Rapports verticaux de pouvoir.

    • Degré de solidarité. Rapports horizontaux de coexistence.

    • Forte segmentation et forte solidarité = mobilisation rapide.

2. Conditions sociales de la mobilisation, Tilly :

    • 2 facteurs : consicence qu’a un groupe de ses intérêts + contexte macrosocial.

    • Sociabilité organisationnelle cad organisation comme réseau social de solidarité d’appartenance qui procurent de l’identité aux membres indépendamment des buts de la mobilisation. Finalement la sociabilité peut être perçue comme un des buts premier de l’organisation en dehors des buts qu’elle se propose (le fameux « lien social »).

    • Pluralité des rationalités stratégiques (représentations et croyances aussi importantes que coûts/bénéfices > par exemple les kamikazes ont un autre intérêt que le cout bénéfice (ou pas)).

    • Evolution des répertoires d’actions.



  1. Paradigme de la mobilisation des ressources :

4 éléments constitutifs (Tarrow et Tilly) de la force ou non d’une mobilisation.

  • Appropriation sociale par des acteurs qui n’étaient pas préalablement parties prenantes. Exemple : dans les 50’s les églises noires sont entrées dans la lutte pour l’égalité des droits et a fait la différence dans les états du sud.

  • Activation des frontières : durcissement clivages entre groupe revendicatif et destinataires des revendications. Tjs pour les noirs : le recensement a agi aux USA en tant qu’activateur de frontière.

  • Certification : une instance extérieure au conflit montre par un signal qu’elle est prête à soutenir une revendication.

  • Le changement d’identité : lorsqu’une identité se crée et se partage entre plusieurs groupes revendicatifs par exemple 1956 avec Luther King qui dit que l’action de boycott des bus a donné naissance à un « nouveau nègre ».

Avantages :

  • sortie de l’atomisme psychologique et de la frustration relative.

  • Compréhension de l’inégale capacité de mobilisation.

  • Intégration du paradoxe d’Olson

Désavantage :

  • pas de place suffisante à l’idéologie et au vécu propre des acteurs et à la manière dont celui-ci peut venir structurer la protestation.

  1. Paradigme des identités collectives et des ressources cognitives :

Mobilisations = pourvoyeuses d’identité. Finalité = modifier la perception publique des problèmes. Ronald Inglehart, La transition culturelle dans les sociétés industrielles avancées.

  • Passage dans les sociétés modernes d’une recherche des valeurs matérialistes à une recherche du dvpmt des valeurs post-matérialistes : quand les principaux besoin matériels sont satisfaits les individus se tournent vers la satisfaction d’autres besoin esthétiques moraux spirituels.

  • Augmentation générale du niveau de compétence politique // instruction.

  • Apparition de nouveaux enjeux : protection environnement, qualité de vie, rôle de la femme, redéfinition moralité, reconnaissance des identités etc.

  • Diminution de la confiance dans les organisations traditionnelles et généralistes type partis et syndicats pour aller vers formes d’organisations plus souple et formes de mobilisations plus ponctuelles.

  • Mouvements moins généralistes et plus entiers : moins de compromis.

  • Caractère identitaire et expressif des conflits.

Les nouveaux mouvements sociaux (NMS). Ce paradigme :

  • insiste moins sur calcul rationnel et mobilisation des ressources.

  • Insiste davantage sur sociabilité organisationnelle et promoteurs d’identités collectives.

  • Insiste + sur le fait de modifier perceptions cognitives d’une société.

  • L’identité collective n’est pas qu’une ressource instrumentale de l’organisation en vue de la mobilisation mais bien une fin en soi.

  • Contributions du paradigme :

    • Elargissement notion de rationalité

    • Réhabilitation des identités et idéologies

    • Importance dimension cognitive.

III/ Représentation :

  • Dépendance et indépendance de la représentation

    • Légitimation : transfert de volonté

      • Autorisation

      • Reddition de comptes

      • Ressemblance :

        • Indécidabilité des traits à représenter

        • Décalage représentativité / travail des représentants

      • Non pas transmission d’un vouloir mais manifestation d’un savoir

        • Conception substantielle du gouvernement qui peut

        • Troisième élément de légitimation : Manifester la raison publique (concept de Guizot). Les libéraux ont horreur de la souveraineté et de la transmission de volonté et estiment que simple différentiel de raison.

        • Ainsi représentation = mécanisme qui permet d’extraire les plus capables de gouverner car les plus capables de se gouverner.



  • Paradigme délibératif dans le modèle représentatif

    • Participation directe des citoyens.

    • Dépassement libéralisme VS républicanisme.

    • Rôle consultatif et non pas décisionnel.

    • Impératif d’efficacité

      • Favorise acception des choix publics déjà préétablis ? (idéologie ?)

      • On retrouve les pyramides de la participations dans ces citoyens : les plus dotés en capitaux culturels. Phénomène oligarchique : comment comprendre le fait qu’un petit nombre décide pour un plus grand nombre ?

Séance 8 : Oligarchie et organisation.

  • Démocratie VS oligarchie ou oligarchie constitutive de la démocratie représentative ? Jusqu’où la délégation est-elle compatible avec le maintien de la souveraineté du peuple.

  • Partis : quelle est la légitimité d’une organisation partisane et partielle dans un système politique qui se veut consensuel et voulant promouvoir l’intérêt général ?

Comment penser la compatibilité entre des organisations qui contribuent à la démocratie dans son ensemble et qui pourtant ont un mode de fonctionnement qui ne correspond pas aux principes qu’ils sont censés servir sur le plan global ?

Introduction : origines des partis politiques.

Pour certains auteurs les partis politiques ont toujours existé. On peut toujours penser l’histoire comme affrontement de groupes divisés avec organisations. Mais parti politique est bel et bien un objet particulier de la science politique moderne en tant qu’organisation du suffrage universel. Conditions :

  • Extension du suffrage universel comme touche finale de la modernité politique qui permet avènement des régimes parlementaires.

    • Nécessaire à l’encadrement du suffrage : à mesure qu’il s’élargit il faut socialiser les nouveaux électeurs leur apprendre à élire.

    • Organisation des campagnes

    • Identification des programmes.

  1. Critères :

Définition (Palombara et Weiner) :

  • organisation stable durable routinisée

  • organisation complète (nationale et locale) : faire circuler l’information

  • objectif : conquête et exercice du pouvoir et non pas simple expression d’un conflit d’un problème. Critère discriminant pour syndicats par exemple.

  • Moyen : recherche d’un soutien populaire

Partis :

  • agents d’expression politique des clivages et conflits sociaux

  • liés à la séparation moderne entre société et Etat : comme s’ils étaient une courroie de transmission entre société et Etat.

  • groupements spécialisés dans la compétition pour l’obtention du pouvoir



  1. Weber : agents pour contrôler distribution des emplois :

Bassins de ressources et de capitaux dont se servent les hommes politiques.

  1. Une entreprise politique.

Se situant sur un marché avec offre et demande. Métaphore vient de Max Weber et reprise par la sociologie critique notamment bourdieusienne en France. Finalité : mettre ses chefs au pouvoir et procurer aux militants des avantages matériels et symboliques.

2 questions :

  • Celle du pluralisme. Logique ad extra externe de diffusion du pouvoir.

  • Celle de l’organisation. Logique ad intra de concentration du pouvoir.

I/ Dimension ad extra ou l’expression du pluralisme.

Deux manières de voir :

  • clivages sociaux et systèmes de partis représentatifs

  • les fonctions des partis dans ce système démocratique



  1. Parti et faction :

  • Préjugé de l’harmonie sociale originelle et donc les partis sont créateurs de divisions artificielles (pour mieux régner etc). De tous les côtés de l’arc politique tant Rousseau que Constant ou encore Bonald ou les pères fondateurs. Méfiance.



  1. L’analyse tocquevillienne :

Changement de regard dans De la démocratie en Amérique : pour la première fois un auteur considère que l’harmonie sociale est le fruit d’une construction et n’est pas qqch qui est donné naturellement. Les partis :

  • Expression normale des clivages sociaux dans une société marquée par la diversité. Pour Tocqueville on peut regrouper tout ça en deux grands partis : un pour les intérêts du peuple l’autre pour celui de l’élite.

  • Corps intermédiaires agrégeant les intérêts

  • Bipartisme (centripète) VS multipartisme (centrifuge).

  • Promoteurs de l’idée de liberté individuelle. Selon lui la passion de l’égalité peut conduire l’enchaînement de la liberté. Pour Tocqueville c’est le goût de la liberté s’exprimant dans l’esprit d’association qui contribue à tempérer cette mauvaise passion.



  1. Hans Kelsen

La démocratie, sa nature, sa valeur. Idée que la démocratie ne peut pas être individualiste mais doit reposer sur les partis politiques.

  • Décrochage principe d’égalité / principe de majorité.

  • Lien principe de liberté / principe de majorité.

  • Si on considère que démocratie = alliance principe de liberté et d’égalité et que celui de liberté vient justifier le principe majoritaire on comprendre dès lors qu’il faut des partis pour qu’il puisse y avoir des majorités des regroupements des transcendances d’opinions individuelles tout en pouvant se faire entendre. Pour Kelsen la démocratie est nécessairement partisane et

  • Pas de contrariété entre logique partisane et étatique car démocratie est une machine procédurale qui doit permettre de décider et de maintenir les libertés individuelles et conduit donc nécessairement à la création de partis.



  1. Les clivages sociaux et les systèmes de partis :

Stein Rokkan, Party system and voters alignment. Hypothèse : tous les partis politiques sont issus historiquement de clivages sociaux ayant vu le jour à un certain moment et se sont exprimés par l’intermédiaire d’organisations.

  • Pour Rokkan il y a dans toutes sociétés un certain nombre de contradictions d’opposition sociales qui ne sont pas nécessairement médiatisées par des acteurs.

  • Arrive un moment où celles-ci se politisent et se transforment conflit en antagonismes institutionnalisés pris en charge par des projets politiques.

  • Troisième étape : installation du clivage quand le conflit est routinisé et presque entré dans les mœurs. Du coup les demandes sociales issues de ces conflits trouvent des lieux « communs » pour se dire et se réguler.

  • Ce qui signifie que les organisations peuvent rester pertinentes alors même que le clivage social a disparu (hiatus entre évolutions de la société et des institutions/organisation). Explication génétique et traditionnelle des partis.

Les familles de partis politiques (traditions, cultures) : quatre idéaux-types pour Rokkan.

Jonction critique

Question cruciale

Clivage émergeant

Partis

Révolution nationale


  1. Question de la construction de l’Etat-nation



  1. Question des rapports religion-politique




  1. Clivage centre/périphérie



  1. Clivage Eglise/Etat

  1. Partis jacobins (centralistes) / partis girondins (localiste)

  2. Partis cléricaux / anticléricaux

Révolution industrielle

Question des bénéfices du développement économique


  1. Clivage urbain / rural



  1. Clivage possédants / travailleurs




  1. Partis « industriels » / partis agrariens

  2. Partis conservateurs / socialistes






Simple valeur heuristique. Partis peuvent être en concurrence sur des clivages ou au contraire en regrouper plusieurs sous une même bannière. Il faut juste considérer que selon Rokkan il y aurait nécessairement une origine sociale à tout parti politique et qu’il y aurait un maintien de l’identité sociale des partis politiques.

  1. Thèse du dégel des clivages :

Herbet Kitschelt, The transformation of social democraty in Europe :

  • fin du clivage religieux

  • fin du clivage de classe avec émergence classe moyenne

  • émergence du parti « attrape-tout » catch-all party marketing idéologie qui n’est plus identifié socialement à certains problèmes particuliers

  • Apparitions de nouveaux clivages

Nuances :

  • Clivage centre périphérie : existence de partis régionalistes

  • Clivage sécularisation : droit à l’avortement, mariage homosexuel, questions de bioéthique

  • Clivage possédants/travailleur : ligne de partage droite/gauche ?



  1. L’évolution des formes partisanes et la cartellisation des partis :

  • Katz et Mair : compétition interne entre organisations et non plus expression de clivages sociaux réels.

    • Plusieurs époques de dvpmt des partis politiques

      • Partis de cadres, de notables, de clientèles quand le suffrage n’était pas encore universel, et qui fonctionnaient au moment des élections. Protopartis

      • Partis de masse pour encadrer la population avec avènement du SU.

      • Après 1945 dvpmt état providence dvpmt des catch-all party.

      • Quatrième phase : partis-cartels VS partis anti-cartels. Il y aurait une entente entre les entreprises politiques concurrentes qui l’emporterait sur la concurrence par une sorte de mutualisation des bénéfices. Dans un contexte marqué par la réduction des alternatives politiques, la baisse du vote, la défiance et la méfiance, les « partis établis » (Katz et Mair) sont de plus en plus dépendants des ressources de financements publics et se tournent vers l’Etat pour exister et se détournent de leurs bases électorales pour maintenir leurs sphères des pouvoirs. Cette cartellisation donnerait naissance aux partis protestataires anti cartel « anti système » qui sont exclus de la compétition politique et des bénéfices. La démocratie devient un moyen pour les gouvernants de contrôler les gouvernés et non plus de limiter l’état par la société, mais un service fourni par l’état à la société.

      • On aurait donc des organisations qui ne traduisent plus des clivages mais qui les produisent pour pouvoir utiliser les ressources étatiques.

    • L’intérêt de cette vision est l’idée selon laquelle il y a des facteurs proprement politiques ou politiciens qui doivent être pris en compte pour comprendre un système politique, et pas seulement des facteurs sociaux. « politique politicienne »



  1. Typologie en fonction du nombre de partis :

  • Parti unique : pays socialistes (produire un homme nouveau), pays du tiers monde (créer une allégeance au pouvoir et moderniser la société). Les flux d’informations et de pouvoir viennent de la politique vers la société et non pas l’inverse.

  • Bipartisme / multipartisme

    • La représentation proportionnelle : partis multiples, rigides et indépendants.

    • Scrutin majoritaire à deux tours : partis multiples, souples et dépendants.

    • Scrutin majoritaire à un tour : bipartisme.



  1. Espace politique



  • construit par les partis

    • degré de fragmentation du système en fonction du nombre des partis, ce qui n’est pas seulement du au nombre des clivages mais aussi au

    • maintien ou non des clivages sociaux par des « règles du jeu » qui sont

  • forgée par des contraintes institutionnelles

    • degré de structuration du système : influence des lois électorales, du cadre constitutionnel (bipolarité en France).

    • Identité et poids des acteurs plus ou moins important, plus ou moins au marge : importance du PC dans les années 80 car impossibilité de s’allier avec.

  • Balisés par des marqueurs idéologiques

    • Degré de polarisation du système avec un ensemble de forces dont certaines sont infréquentables.

Finalement, une démocratie qui fonctionne bien est là où le poids des idéologies n’est pas trop marqué pour permettre le passage d’un bord à l’autre cad des alliances politiques. Pour Giovanni Sartori (Parties and party-system) :

  • Distinction partis gestionnaires / partis protestataires

    • Partis gestionnaires

      • Vocation majoritaire, partis d’électeurs et pas de militant, capter les votants la « majorité silencieuse »

      • Catch-all party (Kirscheimer)

      • Langage lénifiant, vague et séducteur.

      • Partis multicatégoriels et multiclassistes

    • Partis protestaires

      • Nés d’un refus d’une frustration d’une non traduction des demandes

      • Porte-paroles des revendications des exclus.

      • Langage d’émotion

      • 2 types d’écueils : contradiction des insatisfactions qui ne fait pas un « programme politique », seuil de respectabilité des demandes.



  1. Fonction des partis politiques :



  • Fonctions manifestes :

    • Fonctions programmatiques et de structuration des opinions (Tocqueville agrégation des opinions individuelles).

    • Fonction de relève politique et de sélection du personnel politique.

    • Fonction de coordination et de contrôle de l’activité politique.

  • Fonctions latentes :

    • Fonction de sociabilité (Merton, Elements de théorie et de méthode sociologique). Maintien des contacts entre différents membres de la population.

    • Fonction d’assistance et de mobilité sociale. (Kenneth Janda) Corps intermédiaires dans société individualiste, comme les associations.

      • Anne Tristan, Au Front : l’essentiel de l’activité politique consiste en des fêtes qui maintiennent le lien social.

    • Fonction tribunitienne et intégratrice : des partis anti-système. Permettent le maintien du système car ils intègrent des populations qui autrement en seraient écartées.
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