Introduction à la science politique – Jean-Marie Donegani







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II/ La connaissance de l’opinion publique

  1. L’humeur du peuple.

Depuis tjs les gvt ont tenté de la saisir. Au 18ème saut qualitatif rationaliste de cette connaissance « objective ». Enquête du contrôleur général Orry en 1747 aux intendants du royaume pour obtenir des données démographiques, « gouvernementalisation » Foucault, appareil statistique d’état + Souci de sonder l’état d’esprit du peuple.

Comte de Roederer : l’OP est étagée.

  1. De la connaissance de l’OP à sa mobilisation :

Affaire Dreyfus. OP devient explicitement objet de toutes les tentatives pour la convaincre et l’interpeller : non seulement la connaître mais l’influencer pour qu’elle parle dans le « bon » sens.

  1. L’objectivation de l’opinion :

Méthode de connaissance scientifique de l’opinion. Invention des sondages dans le débat politique.

  1. J.A. Bryce : célébration de l’opinion et démocratie directe.

  • L’OP existe empiriquement. La plus puissante aux USA. Elle s’impose au législateur en tant que ce que veut le plus grand nombre.

    • Comme un méta-pouvoir : opinion souveraine et juge des pouvoirs. La démocratie serait le gvt par l’OP.

    • Idéal de démocratie continue et du gvt de l’opinion.

  • 4 âges de la politique

    • OP passive sans conscience

    • OP critique du gvt

    • OP du plus grand nombre souveraine

    • Volonté de la majorité sans représentant si l’on peut connaître l’humeur du peuple.

  • Formation de l’OP = critique de la représentation.



  1. Lippman, contestation de l’opinion et de la démocratie directe :

Opinion = versatile incompétente peu informé. Il faut l’informer et la former.

  • La politique et donc la démocratie = création du consentement éclairé de l’opinion.

  • Cette création exige :

    • Une activité de professionnels, d’élites, de représentants qui doivent diffuser les connaissances.



  1. Opposition des deux modèles Bryce / Lippmann 

On va retrouver en permanence ces deux positions antagonistes au long des débats sur l’opinion publique.

Dans les deux cas l’OP qu’elle soit informée ou à former est à connaître, et on ne la connaît que par ses effets lors des élections ou des émeutes populaires DONC :

  • comment passer de l’opinion individuelle (psychologisme, comportementalisme, école de Chicago, voir les « attitudes » au début du cours) à la connaissance de l’opinion publique ?

    • OP = juxtaposition des opinions individuelles. Invention des sondages d’opinion dans les 30’s aux USA.



  1. Invention du sondage d’opinion par George Gallup en 1935

  • Méthode des échantillons – quotas. 1936 : prédiction de la victoire de Roosevelt.

  • Caractère scientifique du SO qui miniaturise la société et les élections.

  • Lazarsfeld et Hadley Cantril

    • L’OP que l’on cherchait depuis le 18ème = ce que mesurent les sondages.

    • Science de l’OP = sciences de la nature

      • Démarche expérimentale

      • Disparition de l’observateur

      • Règles d’échantillonnage et passation des questionnaires.

  • Conjugaison de l’idée de scientificité et de démocratie dans cette OP mesurable.

  • Idée que les SO seraient de nouveaux « town meetings », réunions civiles de la démocratie américaine en tant que figuration de l’OP.

Conclusion :

Ce qui s’exprime par les SO ne serait pas une voix parmi les autres opinions de la scène publique : elle a plus de poids.

III/ La contestation de l’opinion publique :

  1. Sondages et démocratie :

La critique des SO existe dès avant l’invention de ces mêmes SO : figures rhétoriques de méfiance obligées sur la réalité de l’opinion publique, sur sa connaissance objective.

  • Méfiance au nom de la mythologie de l’isoloir et la solitude de l’électeur face à la Raison.

    • L’effet band-wagon / l’effet underdog : oppositions entre deux effets de publication d’intentions de vote :

      • Avant élection cela viendrait contraindre le résultat final car effet d’entraînement : si je donne Roosevelt gagnant des électeurs vont voter pour lui.

      • VS underdog : effet perdant, si je vois que Lyndon va perdre je vole à son secours.

      • Impossible de mesurer la pondération de ces deux effets dès lors l’influence du sondage serait nulle.

      • En France interdiction de publier des sondages pré-électoraux dans la semaine précédant les élections.

  • Méfiance au nom du gvt représentatif, Lindsay Rogers, The pollsters :

    • Sondages instillent démocratie directe alors que démo est représentative donc système abâtardi : opinion sans les conditions dialogiques du face à face d’un public qui délibère. Simple juxtaposition des opinions individuelles



  1. Lynd et Blumer : critique des sondages.

  • Cf Lynd :

    • Toutes les opinions ne se valent pas. ≠ compétences.

    • Pondérer les opinions selon le poids/place social des individus : car l’implication des citoyens n’est pas la même selon les sujets sur lesquels on les interroge. L’avis d’un agriculteur sur la politique agricole > avis d’un chauffeur de taxi.

    • La sociologie critique de gauche est assez anti-démocratique, qualitative plus que quantitative.

  • Cf Blumer :

    • La société est composée de groupe et pas d’individus : l’isoloir est une chimère.

    • Le sondage est le reflet de l’arbitraire du vote : un homme, une voix.

    • L’OP est un artefact car cela ne correspond pas au fonctionnement réel de la société car celle-ci est organisation et mouvance permanentes.



  1. La critique bourdivine de l’OP :



  • Les doxosophes / L’OP n’existe pas.

    • Critique des postulats de la scientificité des sondages

      • Les sondages eux-mêmes sont des artefacts idéologiques : tout le monde n’a pas d’opinion spontanée sur tout.

      • Tout le monde ne comprend pas les questions

      • Toutes les opinions ne s’agrègent pas car elles sont ≠ en valeur.

    • Critique de l’utilisation des sondages

      • L’opinion est une poupée que l’on fait parler

        • Mais cela a tjs été le cas même avt l’invention des SO dans une légitimité représentative parlementaire.

      • Elle révèle les intérêts de ceux qui la font parler.



  1. La manipulation de l’opinion :



  • Karl Deutsch : le gvt d’une société est un réseau de communication. La démocratie moderne est à l’écoute d’un pays.

    • Le gvt = pilotage par essai/erreur du système et donc adaptation des structures d’autorité.

    • Par un flux continuel d’informations sur

      • Les attentes des gouvernés

      • Les obstacles à l’application des décisions

      • Les modifications de l’environnement

  • Médias

    • Politique = marketing et spectacle.

    • Emotif > rationnel.

    • Spectacle > écrit.

    • Vider la démocratie de sa substance rationnelle au profit des entrepreneurs de spectacle et des politiques.



  1. Les effets réels de la communication politique :



  • Etudes sociologiques : celle-ci n’aurait pas d’effet, sinon au long-terme par transformation du rapport à l’information. Idée qu’une campagne électorale transforme l’opinion serait fausse.

  • Système d’opinion tendrait à persister dans sa stabilité.



  1. Critique des sondages est normative :

  • Critique sous-jacente du suffrage universel et du postulat d’égalité des opinions.

  • Exigences contradictoires : opinion doit être à la fois informée/concertée et spontanée/indépendante.

  • Questions disputées :

    • Celle du nombre (qui compose le public ?)

    • Compétence (comment déterminer l’aptitude à raisonner politiquement ?)

    • Procédure (faut-il des discussions organisées ?)

Conclusion : du bon usage des sondages.

Séance 10 : Implication et participation.

Introduction : libéralisme et républicanisme.

  • Implication : mécanismes d’investissement dans la politique. Quels rapports entre implication et compétences ?

  • Orientation : déterminants des préférences idéologiques

  • Compétence : capacité à se situer et situer des objets politiques

  • Participation : le fait de voter. Normée et déterminée socialement.

  • Socialisation : identification, acquisition, intégration

Libéralisme et républicanisme :

  • Libéralisme : indépendance privée et liberté négative.

  • Républicanisme : participation publique et liberté positive.



  1. Libéralisme



  • Benjamin Constant, liberté des anciens liberté des modernes :

    • Anciens : système holiste-participatif.

    • Modernes : système individualiste-représentatif. Jouissance du privé.

  • Libéralisme, indépendance et participation

    • Modernes : participation politique = moyen d’obtenir l’indépendance

    • Donc plus tentant de l’abandonner pour jouir immédiatement de l’indépendance privée.

    • Danger concernant la citoyenneté et la participation chez les Modernes.

  • Le risque de l’individualisme selon Tocqueville avec despotisme doux et au bon le risque de l’atomisme et la perte du lien social du renfermement sur la sphère privée.

  • Tocqueville et le mal démocratique :

    • Le désir d’indépendance vient miner l’exigence d’autonomie (se donner à soi même et aux autres ses/nos propres lois).

    • Croissance parallèle de l’individualisme et de l’étatisme.

    • Esprit d’association : résistance à la passivité démocratique et à la dérive étatiste.



  1. Républicanisme :

Nécessité de la participation.

  • Cf Charles Renouvier, Jules Simon

    • La démocratie repose sur la raison et doit être éduquée.

    • Elle se réalise dans les droits politiques de participation.

    • Elle implique la liberté individuelle et la solidarité de tous.

  • Cf Isaiah Berlin Eloge de la liberté/

    • Distinction liberté négative (indépendance) et positive (autonomie).

  • Cf Jurgen Habermas, Droit et démocratie : entre faits et normes :

    • Statut de citoyen = auteurs politiquement autonomes d’une communauté de personnes libres et égales. Notion de solidarité, pas de monisme psychologique et politique.

La question est de savoir si la participation est une valeur en elle-même et doit être imposée comme un devoir à l’ensemble de la société en tant qu’il est moral et que qqch de l’humanité même se joue ici.

  • Philip Petitt Républicanisme : une théorie de la liberté et du gouvernement.

    • La liberté positive n’est pas une conception moniste du bien (républicanisme libéral : permettre la coexistence de plusieurs conceptions rivales du Bien, théorie de la justice Rawls).

      • Participation instrumentale et non pas un devoir moral.

      • Liberté comme non-domination.

  • Quentin Skinner

    • Participation comme impératif

      • Garantie du libéralisme

      • Impératif hypothétique et non pas catégorique : si l’on veut que les droits-libertés libéraux soient garantis il faut participer.

  • Pocock, républicanisme non libéral, Vertu commerce et histoire :

    • Participation = impératif catégorique

    • Humanité de l’homme

    • Conception substantielle de la liberté positive

    • Récusation de la partition libérale privé/public

  • Synthèse

    • Républicanisme instrumental ou hypothétique avec neutralité de l’état.

    • Républicanisme catégorique avec conception substantielle du bien.

    • Libéralisme « pur » privé/public mais contradiction indépendance/autonomie

I/ Participation et compétence politique :

  1. La participation entre normes culturelles et situation sociale



  • Participation politique entre public et privé

    • Dépassement du public/privé

    • Pouvoir lié à un devoir : activité normative

    • Légitimation de la démocratie

    • Produit de la culture et socialement déterminé (étude, revenu, âge, sexe)

    • Signe d’intégration sociale

    • Evolution de la norme (prescription sociale d’une activité dans la société)

  • Modèle sociologique de l’abstention :

    • Intermittence de l’abstention

    • Montée de l’abstention alors que croyance que participation augmente avec niveau de vie.

    • Effacement des différences programmatiques, consensualisme

    • Généralisation des élections d’apaisement

    • Méfiance à l’égard de la classe politique

    • Abstention protestataire

  • Cécile Braconnier, J-Y Dormagen La démocratie de l’abstention, enquête dans une cité difficile les Cosmonautes à St-Denis :

    • Dimension collective et familiale du vote VS catéchèse libérale. 2/3 des votants de la cité vont voter en famille. Dans la plupart des cas les conjoints allant voter ensemble ont la même orientation.

    • Ne pas seulement considérer l’abstention comme anomie sociale mais au contraire comme manifestation positive de l’insertion dans d’autres groupes concurrents que les groupes dominants. Révolte à l’égard des « bourges » (« quand on tient les murs c’est la tehon d’aller voter »).

    • Normes de groupes VS normes dominantes.

  • La pyramide de la participation :

    • Vote

    • Lecture de journaux, suivi d’émissions politiques

    • Assistance à des meetings

    • Adhésion à un parti

    • Détention d’un mandat

    • Critiques

      • Néglige les contextes et les ≠ modes de rapport au politique

      • Néglige la séparation entre professionnels et amateurs



  1. Compétence et argumentation

  • Compétence :

    • Capacité de distinguer et de justifier les préférences (politiques etc)

    • Capacité à user des catégories politiques pour se situer politiquement et non des catégories morales, affectives, stéréotypées : « c’est un gagneur » etc. Cette utilisation vient, pour les sociologues, disqualifier les choix car ne relève pas de la compétence objective de la préférence politique.

    • 51% des gens pensent que la politique ne sont pas d’accord avec l’affirmation « la politique est une chose compliquée et il faut être un spécialiste pour la comprendre ».

    • 89% de ceux qui considère que la politique est une chose compliquée sont aller voter aux élections de 1988.

  • Sentiment de compétence / d’incompétence : structuré socialement

    • Indice de position sociale de 0 à 3 selon niveau de revenu, de diplôme, niveau de patrimoine.

      • 57% d’incompétents au niveau 0 et 32 au niveau 3

      • Simple tendance.

    • Ne dépend donc pas entièrement de la structure sociale : il y a qqch d’autre qui n’est pas réductible à l’inscription sociale des individus.

  • Guy Michelat, Michel Simon : intérêt pour les sans réponses des sondages.

    • La compétence est liée à la position sociale

      • Les femmes d’agriculteurs ou d’ouvriers avec faible niveau d’étude = taux le plus élevé de sans réponse.

      • Hommes cadres études +++ = sans réponse très faible.

    • Compensation entre attributs sociaux :

      • Taux de sans réponse est = entre ouvrier et femme de cadre supérieur avec études secondaires ou supérieures.

      • Différence sexuelle.

      • Soit un cumul des handicaps soit une compensation.$

    • Indice sociologique et indice politique :

      • Sexe, éducation, milieu rural ou urbain : indice de prédisposition sociologique de 0 à 3.

      • Déclaration d’intentions de vote (pour qui allez vous voter ?), politique jugée non compliquée, lecture des nouvelles politiques : indice d’intégration politique de 0 à 3.

      • D’où 95% de sans réponse pour du 0 – 0, et du 14% pour du 3 – 3.

      • Conclusion : le simple fait de s’intéresser à la politique permettrait de rattraper les handicaps sociaux. La compétence politique dépendrait d’avantage de l’attitude face aux objets politique que des prédispositions sociales.

  • Influence de la politisation sur la compétence

    • Droite : renforcement des handicaps sociaux

    • Gauche : compensation des handicaps sociaux

    • Chez les sujets avec predispo socio à 0 :

      • A droite taux de SR+ 82%

      • Gauche 57%

      • Vision positive politique 41% SR

      • Négative 95% SR.

  • Daniel Gaxie, Le cens caché : Inégalités culturelles et ségrégation politique

    • Le cens est le clivage dominant dominé avec inégalités culturelles discriminantes.

    • La politique est d’abord une lutte entre professionnels dont les profanes sont exclus.

    • MAIS l’incompétence est dans ce cadre là un déficit de savoirs : savoir théorique, savoirs-faire, savoirs-dire.

  • Nonna Mayer, Les modèles explicatifs du vote,

    • Richesse et plurivocité des significations politiques développées par les « électeurs ordinaires ». (analyse ethnologique compréhension)

    • Ce que les sociologues critiques rangent sous les incohérences apparentes des opinions ont toujours une logique cachée.

    • Cette logique apparaît si on laisse les électeurs donner ses raisons dans son propre logique d’expression : « je suis d’accord avec LE PEN mais j’aime pas les fachos » : trop d’immigrés dans sa cité, lui est d’origine ouvrière parents communistes.



  • Compétence et argument :

    • Il faudrait pour être sûr que la décision soit argumentée et pas contre-argumentée que l’argumentation dure à l’infini, ce qui est impossible.

    • Comment évaluer la force d’un argument ?

      • Force persuasive : le nombre de gens que l’argument convainc.

      • VS Charge rationnelle : nombre ≠ poids. Persuasion ≠ raison, croyance, panurgisme.

    • La conviction

      • Visibilité

      • Simplification de la prise de décision.

    • Donc la répudiation de la compétence des électeurs par défaut d’argumentation serait une logique ne tenant pas la route, dans la mesure où Sarkozy par exemple ne tient pas de langage politique, pareil pour VGE



  • La thèse de l’incompétence de l’électeur :

    • Dénonciation de la pyramide de participation

    • Mise en évidence

      • D’un défaut de connaissance

      • D’un défaut de cohérence

      • D’un défaut de stabilité

    • Le premier argument est valable, les 3 autres sont contestables (relativisme des socialisations)



  • Critiques de Kulinski, Lupia et Dewey : psychologie politique. Pour se situer par rapport à des objets politiques les individus utilisent

    • Des raccourcis heuristiques pour produire des opinions à moindre coût après avoir reçu des messages, des stimuli médiatisés. « Les individus n’ont pas besoin de beaucoup d’informations pour produire des jugements »

    • Importance et cohérence des « impressions ».

    • Dewey, Le public et ses problèmes :

      • La compétence politique est une œuvre collective.

      • Opinion : construit social résultant d’une interaction politique transindividuelle.

      • Dissociation élément cognitif / élément politique.

III/ Socialisation et reproduction :

  1. Socialisation politique et apprentissages sociaux



    • Herbert Hyman, Political Socialization

    • Définition :

      • Acquisition de connaissances sur les différents objets du système politique

      • Apprentissage et acceptation des normes dominantes

      • Formation d’orientations et de comportements conformes

    • Défauts de la définition :

      • Réduction de la socialisation à la dimension cognitive

      • Réduction du politique à l’institutionnel

      • Réduction de la socialisation à l’acceptation du système

  • Socialisation > apprentissage de connaissances

    • Goffman, Bourdieu

      • Socialisation = inscription des normes du groupe dans chaque individu.

      • Arbitraire culturel et violence symbolique (Bourdieu)

    • Critiques

      • Sous estimation de l’autonomie du politique

      • Surrestimation de la conditionnabilité de l’enfant

  • Annick Percheron, La socialisation politique

    • Socialisation : mode d’insertion sociale

    • Socialisation : assimilation d’un savoir intuitif du groupe. L’apprentissage du politique ne concerne pas un stock de connaissance explicite mais une socialisation diffuse de la norme.

    • Socialisation est donc :

      • Un lieu de conflits entre groupes appartenances systèmes. Situation de conflit contradiction névroses.

      • L’enfant n’est pas un être passif

      • La socialisation n’est pas que reproduction à l’identique (mais vraiment ? idée négligée par les écoles précédentes) et au contraire permet peut-être les changements d’une génération à l’autre.



  1. Socialisation et transmission familiale :

  • Modalités de la socialisation :

    • Socialisation apprise (stock de connaissances)

    • Socialisation d’usage (fruit des expériences)

    • Socialisation symbolique (construction d’une vision du monde)

  • Anne Muxel, L’expérience politique des jeunes (Presses de SciencesPo) :

    • La transmission de l’orientation politique dépend de :

      • Homogénéité du milieu :

        • 2 parents gauche : 59% enfants gauche

        • Père droite mère gauche : 31% gauche.

      • Lisibilité :

        • Instruction primaire : 43% de reproduction

        • Instruction supérieure : 63% de reproduction.

Conclusion : langage et politique (droite et gauche) 

  • Droite et gauche :

    • Origine religieuse (Robert Hertz, Sociologie et folklore) : l’expérience du cosmos est trop riche pour l’appréhender d’une manière simple donc la grammaire mythologique sert à ramener de l’intelligence dans le foisonnement du chaos et donc

    • Réduction des conflits multiformes à une seule opposition : il y a dans toutes les civilisation une forme de spatialisation des préférences, du Bien et du Mal etc. Et dans toutes les civilisations sauf Chine : droite = ordre, positif, gauche = désobéissance, Chaos, négatif. Droite sacré, gauche profane.

    • Formes et non contenus d’expression politique : dimension vide de sens, un pur axe de projection de divisions.

  • Axe économique : marché ou Etat

  • Axe axiologique

    • Ordre naturel VS changement

    • Hiérarchie VS égalité

    • Communauté VS individu.
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