Cours sur l’ Esthétique







télécharger 21.83 Kb.
titreCours sur l’ Esthétique
date de publication19.10.2016
taille21.83 Kb.
typeCours
a.21-bal.com > comptabilité > Cours
Cours sur l’ Esthétique




INTRODUCTION DU COURs.

Les collages et assemblages cubistes.

1) L'apparition des objets dans l'art


La naissance de la grande industrie est déterminante dans l"apparition du phénomène. Elle à une influence sur les comportements par rapport à l'objet : il est produit en série et condamne la pièce unique.

Walter Benjamin l'œuvre d'art à l'heure de sa reproductibilité technique. 1930 reconnaît la responsabilité de la reproductibilité dans la perte de l'aura. Plusieurs philosophes s'attachent à analyser la place attribuée à l'objet et son influence sur notre comportements. Il réévalue l'importance de la matière. "la matière est bien plus magique que la vie". Jean Gaudriart, dans le systèmes des objets essaie de révéler la logique inhérente aux objets qui sont classés, organisés, dans notre monde contemporain à l'image des classements propres au règne biologique. Le langage joue un rôle déterminant pour la structuration de leur organisation.
Donc l'art contemporain à participé à cette entreprise de classification. Exposition d"objet, ou une compilation au hasard ; l'introduction des objets du quotidiens participe à la désacralisation des musées et celle de l'exposition. D'une certaine façon, ces objets offrent un regard sociologiques et ethnologiques de la société contemporaine.
Le ready made.

Pour florence de Méredieu, « l'intrusion de celui-ci (le ready made) dans le champ d'une sphère culturelle hautement sacralisé dénote assez le caractère révolutionnaire du ready-made, lequel change désormais et du tout au tout le sens de l'art. Comme si son apparition marquait un clivage entre deux mondes ».

Objet issu de la production industrielle dans un premier temps, il est ensuite ready-made modifié lorsque l'artiste s'autorise à une intervention, ou ready made aidé lorsque c'est quelqu'un d'autre qui le fait.

L"essence du ready made est liée à sa préexistence industrielle. Il existe au préalable. Indépendamment de l'intention artistique.
La réinvention de l'objet.

Alors que pour Duchamp la démarche du choix de l'objet est conceptuelle, pour Picasso elle est du domaine de la rencontre. Une confrontation au hasard objectif, l'objet n'est pas choisi pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il peut représenter. Pour ce qu'il peut susciter comme référence émotionnelle ou symbolique. Il use de la métaphore. Picasso disais : les objets eux mêmes, leur forme, et leur texture, me donnent souvent la clef de ma vision... Je n'ai pas besoin d'éléments tout faits mais à travers eux j'arrive à rejoindre le réel. Mes sculptures sont des métaphores plastiques

Autant la confrontation qui résulte de la juxtaposition d'éléments disparates est à même de produire un nouvel objet, on nouveau réel : la confrontation de symboles ou d'idées associées à l'objet peut de manière inattendue éveiller une nouvelle émotion dans l'esprit du spectateur.
Le nouveau réalisme.

Tinguely, Heins, Spoerri, Villeglé, Klein, Pierre Restani, constituent en 1960 un groupe nommé Nouveau réaliste, leur rapport à l'objet est lié à l'accumulation. Nous ne sommes plus dans le registre de la mimesis (l'objet n'est plus représenté), ni dans celui de son détournement (comme chez les surréalistes) mais les objets sont additionnés, accumulés, (e.g. armand) et ces accumulations font disparaître le centre. Le propre même de la production industrielle, la production en série, à la chaine. Elle est présente dans la vente en grande surfaces. Sur la surface du support artistique, elle envahit l'espace, détruisant le centre comme référence classique à sa gestion. L'objet s'ajoute à lui même.

Pour armand. " la quantité crée un changement. L'objet est accumulé en tant qu'objet, il devient une sorte de grain. De surface, de monochrome. Sa destination est différente [..] 100 fourchettes c'est tout à fait autre chose, cela devient une masse, un fourmillement, une chose complètement différente."

Pour lui, "les petits objets accumulés perdent leur identité, ils deviennent surface". Par le biais de l'accumulation, visuellement chaque objet s"efface, se fond dans la masse, devient matière sensible, perceptible, en tant que relief, reflet.
Guy Tosatto : L'ivresse du réel, Carré d'art de Nîmes en 1993.

Objets soustraits à la réalité, fragments soustraits à la réalité : on considère que la réalité est un tout, est que l'objet est un fragment de la réalité

«  l'envahissement du champ artistique, est plus largement de l'imaginaire, par la réalité, une réalité quotidienne, banale, vulgaire. ». => une des phénomènes les plus importants de ce siècle.

La peinture est minoritaire par rapport à la profusion d'objets au Xxs , supplanté par les collages, installations, … combien de peintures mettent en scènes des objets du quotidien ??

C'est l'envahissement du champ artistique : on considère que les objets présents dans la réalités sont introduits dans le champ (délimité) artistique.

eg. une chaise est « marquée », comme une chaise de type XXXX qui appartient au milieu scolaire. On reconstitue l'univers qui est autour, la chaise est bien un fragment, l'objet n'est pas neutre : il porte la marque de son environnement.
Il note deux tendances : le retour d'une peinture figurative, et un accaparement du réel avec un développement important (collage installations et photographies) développement œuvre.

La peinture traditionnelle rassure car elle suggère le maintient des trucs traditionnels, autant la deuxième dérange car elle est la frontière entre le réel et l'imaginaire, le vécu et le rêvé, le transitoire et l'éternel. Il sépare l'art et le réel, ainsi il met l'art dans l'imaginaire.

Tossato "elle est source de confusion et de questionnement sans fin, tels que : ' ainsi l'art ne serait plus cette alchimie qui balaye l'écran de fumée du réel pour révéler le monde sous un jour transcendé dans sa vérité ' ? ".

L'art semble dire aujourd'hui que derrière le réel il n'y a rien d'autre que le réel. L"objet réel qui rentre dans l'art n'est plus de même nature car il change de fonction. Il perd sa fonction initiale. Quelle est alors sa nouvelle nature ? Diverse opérations : soustraction, déplacement, réinscription.

Guy Tossato nous place en 1912 1914 : Picasso et Braque font leurs collages, Duchamp ces ready mades, et de Chirico fait ses natures mortes métaphysiques. C'est l'instauration d'une nouvelle relation entre l'art et le réel.


  1. Picasso et Braques

Ils considèrent les tableaux "classiques" comme un espace abstraits, car ils ne représentent pas le réel. Le costume, le décors sont ajoutés. Ils veulent montrer le réel dans leurs œuvres pour le transformer. "Le rendu illusionniste du visible". Remise en cause de l'intégrité du tableau en introduisant un fragment du réel. Ils mettent des étiquettes, du papier peint, des étiquettes. C'était une façon de remettre en cause les conventions de la peinture soutenue par l'académie.

Leurs compositions marquent l'avènement d'un genre nouveau qui fait passer le reste pour du veillot. Chaque élément modifie la perception qu'on a de l'autre objet de celui qui est à côté, d'où "assemblage" et "métissage".

  1. Duchamp

La roue de bicyclette en 1913 et le porte bouteille de 1914. La réalité sans aucun artifice avec la crudité de l'objet quotidien qui s"impose comme œuvre d'art. Ceci est une œuvres quelque chose

  1. Conclusion

Mélange d"objet réel et d'imaginaire. Les éléments sont reconnaissables, (réels), mais pas totalement interprétés comme tels (imaginaire). Distance faible entre l'extérieur du musée avec l'intérieur : le réel devient moins en moins réel, l'extérieur et l'intérieur se confonde, le monde devienne un grand musée d'art contemporain.

Duchamp limite le nombre d'œuvres pour qu'elles aient de la valeur. Duchamp bouleverse la perspective artistique, et propose le mot ready made en 1915. L'objet est séparé de son environnement, cela conditionne un nouvel angle de vue, inédit, par le biais du titre l'objet est renommé, rebaptisé. JC Baillys écrit "l'essence du ready-made réside dans la décision de l'appropriation, qui par le seul signe du vouloir, transforme un objet en déplaçant entièrement le registre de signification." L'objet est également soustrait à son sens et à son usage d'origine. Il est soumit à la volonté de l'artiste qui le considère comme faisant partie intégrante de son œuvre. En 1953, Duchamp dira "il s'agissait de ramener l'idée de la considération esthétique à un choix mental et non pas à la capacité ou a l'intelligence de la main contre quoi je m'élevait chez tant d'artiste de ma génération".

Avec pharmacie, en 1914, on arrive au ready made aidé, on arrivera à LHOOQ 1919. Il intègre la décision de l'artiste, la pensée de celui ci.

Le titre peut être un calembour, une relation entre le mot et l'objet. Jean Marc Lachaud : "cette relation s'opère dans l'abolition de l'écart entre l'art et la vie et aboutit à la négation du concept d'œuvre d'art. " Lorsque Duchamp écrit : "le choix se basait sur une réaction d'indifférence visuelle dans une absence absolue de bon ou mauvais goût, en somme, une anesthésie totale". Il est bien question de battre en brèche la notion de beauté.

Au delà, cela implique une transformation dans le mode de voir des spectateurs. Ce n'est plus l"œuvre qu'il doivent regarder, mais tenter d'accéder au domaine de pensée qui l'a fait naître. Pour Aragon, dans "la peinture au défi" , il considère le ready made comme l'accusation la plus féroce et la plus violemment négative lancée au visage et à l'avenir de la peinture. Picasso : "Duchamp, ornant de moustaches la Joconde et la signant, Cravant signant une pissotière, Picabia signant une tache d'encre et l'intitulant "La sainte vierge", sont pour moi les conséquences logiques du geste initial du collage."

Duchamp privilégie la pureté de l'évènement mental.

Ces artistes vont s'ancrer d'avantage dans le réel; la définition vient du dictionnaire générale du surréalisme, quand on travaille sur un sujet la première des choses c'est d'aller dans le dictionnaire. Chaque science à le dictionnaire générale du surréalisme. La substitution du modèle intérieur au sujet extérieur. Le prototype même de l'objet de contestation.

Paul éluard veut créer une physique de la poésie.

L"envahissement du monde sensible par les choses...

Mobile / Stabile

une partie qui bouge, une partie qui ne bouge pas.

similaire:

Cours sur l’ Esthétique iconCe cours est donc centré sur une analyse des problèmes posés par...
«bien rangé», qui renvoie à la décoration, à l’arrangement de soi (ex : cosmétique = morceaux de cosmos = outils pour bien s’arranger...

Cours sur l’ Esthétique iconRésumé du cours «L’internationalisation et la mondialisation de l’art contemporain»
«Pourquoi a-t-on tant commenté la globalisation d’un point de vue sociologique, politique, économique, et quasiment jamais selon...

Cours sur l’ Esthétique iconEssai sur l'autoréférence en art. Logique de la réflexivité esthétique

Cours sur l’ Esthétique icon«pin up» sans discrimination : Égale et libre
«Pin up»i. Tout d’abord, une inspiration esthétique sur le thème de la «Pin up» avec modèles exclusivement féminins vers une immersion...

Cours sur l’ Esthétique iconCours sur la photographie

Cours sur l’ Esthétique iconCours sur la poésie. Numérisés par Fabienne

Cours sur l’ Esthétique iconCours de la servitude volontaire. Notes sur le fondamentalisme démocratique...
«l'abrutissement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.» De toutes les morales qui eurent cours dans l'histoire de l'humanité,...

Cours sur l’ Esthétique iconCours de croquis en cours du soir aux Beaux-Arts de Tournai

Cours sur l’ Esthétique iconLe calendrier perpétuel réinventé
«suppriment» les quantièmes superflus pour ceux qui en comptent moins — ils passent en accéléré sur les dates inutiles au cours du...

Cours sur l’ Esthétique iconParcours de L'esthetique théatrale







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com