Etude du contexte physique du projet d’architecture







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3 La forme urbaine



C’est en ce qui nous concerne l’espace volumétrique tridimensionnel lié à l’environnement bâti préexistant pour un projet donné dans un lieu donné. Cet espace est défini par l’enveloppe de la ville qui le constitue.

Il est matérialisé par les façades et les toitures du bâti ainsi que par les différentes natures de matériaux et textures des revêtements de l’enveloppe de l’espace public (essentiellement, en dehors des façades déjà citée , celles du sol .

Les fonctions internes de ce bâti seront prises en considération selon la terminologie de Bruno Zévi au moyen du concept d’espace architectural. Quand ce bâti est considéré comme constituant à son tour l’environnement urbain des objets d’architecture nous adopterons le même concept de Bruno Zévi, nous parlerons alors de l’espace urbanistique qu’il constitue.
Le rôle des façades
L’objet architectural prends corps et est défini visuellement dans l’espace urbanistique par le truchement de la membrane qui le clos: sa façade. Elle constitue, dans un rapport dialectique, l’enveloppe des deux espaces définis ci dessus. Cette façade est en relation fonctionnelle, symbolique et stylistique, concomitamment, avec ces deux espaces, elle matérialise l'état d'équilibre conjoncturel entre les deux espaces. L’espace urbanistique, quelquefois aussi appelé espace urbain ( Robert Krier ) ou espace public (Jürgen Habermas2), est constitué donc entre les façades d’un objet nouveau et celles des objets d’architecture en place sur le site d’insertion. Cette notion a été abandonnée pendant des décennies par le mouvement d’architecture moderne qui sans le savoir a ainsi organisé le démantèlement de l' espace urbanistique. La déconstruction anarchique et impensée de la ville n’a été que le résultat de cette non volonté, elle a introduit naturellement la notion tout aussi évanescente et ambiguë de "la ville chaos"24 grand sujet de débat sur la réalité physique de la périphérie des villes contemporaines.

Il est donc logique de constater que cette notion d’espace urbanistique, sa pensée et finalement sa conception et sa constitution sont globalement absentes des volontés des architectes et de la maîtrise d'ouvrage dans la période qui s’étale de 1930 à 1975.
L’ évolution des concepts sur la ville
Aujourd’hui, par contre, en réaction aux conséquences désastreuses dont nous sommes témoins ( gaspillage économique et académisme esthétique entre autre ) , ce concept, de la forme urbaine grâce à un retour sur la constitution de la ville dans sa nouvelle complexité ( cf les villes de troisième génération)25 effectué en même temps par des architectes , des chercheurs en sciences sociales et des décideurs, devient une revendication de différentes « écoles d’architecture» agissant en particulier en Europe ( Vittorio Gregotti )26
Exigence et contexte des exercices d’analyse
Pour différencier l'espace public ou urbanistique de l'espace bâti architectural l'étudiant produira deux plans complémentaires sur lesquels seront pochés en noir tour à tour : l'espace vide, et l'espace plein.

Une analyse précise des forme prises par l’espace vide « urbanistique » poché en noir permettra d’apercevoir des volontés d’organisation de celui-ci dans le temps

Il fera apparaître les hiérarchie évidente entre les espaces publics vides

    1. La Trame



La recherche de la compréhension de la structure urbaine d’un site donné passe par le repérage de la trame ou des trames apparentes différentes, juxtaposées, contradictoires ou coordonnées qui organisent et donnent un ordre aux tissus urbains tant en plan que dans l’espace.

1.1.1le tracé viaire



En deux dimensions, sur le plan de la ville, la lecture des rythmes, des hiérarchies du tracé, les variations des formes du schéma viaire, la dimension relative des voies, les hiérarchies géométriques et fonctionnelles des rues font apparaître les traces imbriquées de plusieurs réalités superposées qui ont engendré dans le temps : « le tracé des villes,le plan des villes. »

Mais le plan d’une ville dépasse la notion de tracé

« Faire un plan c’est préciser, fixer des idées. C’est avoir des idées. C’est ordonner ses idées pour qu’elles soient transmissibles. Il faut donc manifester une intention précise. »27

Ces tracés dessinent des zones homogènes, des lieux de rencontres de plusieurs zones homogènes différentes, des espaces résiduels, des entités enkystées dans des zones plus vastes auxquelles elles n’appartiennent pas.
Ces traces encore apparentes résultent de toute une série de raisons topographiques, hydrologique, couvert végétal, économiques, climatiques, fonctionnelles, politiques, symboliques Leur forme dénote les conditions de leur réalisation et permettent de décrypter l’histoire de la forme urbaine et de la société qui les a produites, dans la lecture d’établissements humains anciens qui ont laissé des traces équipements, centre de villages absorbés par la ville, traces d’anciennes abbaye, de châteaux. (Savério Muratori : l’archéologie urbaine )

Beaucoup d’évènements physique comme la présence d’un fleuve oiu celle d’un bord de mer déterminent fortement ces tracés.
Exigence et contexte des exercices d’analyse
Donner des plans faisant apparaître les différentes voies et leur hiérarchie géométrique.

Donner des croquis de coupes au 1/200 indiquant les différentes typologies existantes de profil en travers de ces rues sur la zone d'étude. Cf l’étude des espaces publics.

3.1.2 les îlots



Ce sont les éléments de la ville qui regroupent un certain nombre de parcelles et qui sont entouré par des éléments du réseau viaire. Dans une ville traditionnelle fruit des additions et modifications successives de l’histoire ils sont de forme et de tailles variables.

Pour une période donnée et un mode de découpage de la ville ( type d'urbanisation) ils peuvent avoir des dimensions proches leur donnant une grande homogénéité. Ces îlots anciens gardent des dimensions compatibles avec une circulation piétonne fluide dans la ville ils ont souvent leur plus grande dimension qui est de l'ordre de 50 à100 mètres. Ils autorisent des parcours urbains variés.

Dans les villes conçues avec et pour l’automobile individuelle les dimensions des îlots ont totalement éclaté l’ « eixempla » de Cerda pour Barcelone est une trame de plus de 150 mètres entrecoupée de voiries larges elle exclut un parcours dense de la ville par le piéton, quelques exemples d’îlots troués ont remis en vigueur des dimensions plus conformes aux exigences piétonnières.La ville nouvelle de Chandigar a réintroduit l’aléatoire et l’échelle de la circulation piétonne à l’intérieur des îlots de la ville radieuse organisée pour la voiture automobile.Dans les villes d’Amérique du Nord la trame est de l’ordre de 400 mètres définitivement en rupture avec le cheminement piéton.

Les rénovations haussmanniennes ont produit un objet d'architecture urbaine particulier : l'immeuble îlot, un seul immeuble ( produit par un seul maître d'ouvrage) occupe entièrement un îlot, on retrouve cette typologie à une toute autre échelle dans les plans urbains contemporains.
Exigence et contexte des exercices d’analyse

Indiquer les zones découpées suivant le même type d’ilots, ces zones peuvent apparaître en même temps dans la ville à des endroits différents où elles ont les même raisons d’apparition.

Faire apparaître les îlots de raccord entre deux zones homogènes Dimensionner les îlots les plus fréquents

Donner une vision historique de la répartition des différents tyoes d’ïlots

.

3.1.3 le parcellaire



En superposition au tracé viaire, dépendant ou indépendant de lui se trouvent inscrites dans la chair de la ville les marques qu' y ont laissé les parcellaires anciens, c’est à dire les divisions successives de la propriété foncière de l’ensemble des terrains qui sert aujourd’hui d’assise à la ville.

La remontée dans le temps permet de comprendre les mécanismes de composition de la ville les acteurs et les forces économiques qui ont été et restent encore en présence. Les traces des unités foncières d’origine sont généralement celles du parcellaire agricole, elles sont étroitement liées aux tracés des voies intercommunales, à la géométrie du réseau hydrographique, quelquefois aussi à la topographie du lieu et au couvert végétal.

Les traces de la propriété agricole d’origine demeurent souvent , superposées aux traces contemporaines, et permettre de retrouver à partir de parcelles de grande importance une relative homogénéité aux découpages ultérieurs. On peur remonter souvent jusqu'à la trace de la parcelle supportant ou ayant supporté la ferme ( les bâtiments d'exploitation de l'espace agricole d'origine ). Les traces de la couverture végétale subsistent très longtemps.

Ces formes de l’unité foncière d’origine, celle du partage des terrains agricoles existent toujours dans la ville contemporaine qui les a colonisées. On retrouve l’unité de base avec en son sein le domaine agricole bâti qui a été souvent conservé (le quartier Gracia de à Barcelone les traces des mas dans les quartiers des années soixante à Montpellier).

Dans l’acte de bâtir de nouveaux quartiers ces traces repérées peuvent participer à la production de la forme et de l'échelle du tissu urbain que l'on est entrain de constituer ou de restructurer.

L’évolution historique des formes du parcellaire des découpages successifs ou des remembrements que les parcelles d’origine ont subi ont laissé des traces qui subsistent encore. Le parcellaire a des formes et des dimensions qui pour une société donnée et une époque donnée en sont représentatives. Les marquages du parcellaire se répercutent sur le bâti auquel elles ont servi de support.
Les plans cadastraux successifs, le bâti ancien porte les traces en façade et en plan de l’évolution historique du parcellaire.

Sur les parcelles elle mêmes d’autres manifestations spatiales sont marquées dans le tissu urbain notamment celles qui dépendent de la typologie de l’occupation de la parcelle par le bâti ( alignement en continuité, alignement avec retrait, bâti en milieu de parcelle, implantation du bâti en retrait par rapport aux limites de la parcelle, occupation de la totalité de la parcelle…).

Cette typologie peut être liée aux dimensions de la parcelle, aux usages du bâti, à des attitudes stylistiques ou réglementaires…Au Moyen Age par exemple, comme dans les parcelles de colonisation agricole du Canada, les parcelles sont étroites afin de permettre dans la ville à chaque maison «d’avoir pignon sur rue» et accès à sa parcelle agricole.

Sur l’ile de la Réunion la distribution du parcellaire suivar une découpe symbolique qui donnera des parcelles étroites s’établissant du haut des monts aux plus hautes vagues.
Exigence et contexte des exercices d’analyse

Indiquer sur des zones d’ilots homogènes les dimensions et les formes des parcelles

Faire apparaître les parcelles étrangères en dimension et en forme avec la structure en place.

Donner une vision schématique des différentes façons dont la bâti ,investit la parcelle (alignement sur rue, retrait, continuité de bord à bord ou retraits de chaque côté sur les limites entre parcelles, plusieurs corps de bâti sur la même parcelle...)

Faites apparaître des typologies patrimoniales ou contemporaines : emprise bâti/ parcelles

      1. les façades



Les façades concrétisent les formes de l’investissement social elles sont le repérage des différentes classes dans la ville.

Elles gardent figées dans leur élévation les stigmates des découpages et remembrements parcellaires consécutifs.

Ce sont de véritables palimpsestes de la ville, on y découvrira, juxtaposés, des éléments architecturaux, de natures et de périodes différentes. Elles permettent de refaire une lecture de l’histoire de la ville, des modifications passées du tissu urbain que nous connaissons aujourd’hui, de la connaissance de la date à laquelle cette peau de l'architecture urbaine a été édifiée puis constamment remaniée.

En effet jusqu’au XVIIIème siècle les façades des bâtis ne seront, pas faute de moyens productifs suffisants, démolies et reconstruites au gré des modifications mais remaniées et réhabilitées. Elles gardent donc les traces successives de ces modifications. Certaines trames de façade indiquent la disparition d’une voie publique antérieure qui a été récupérée par le privé sur le public et bouchée par une construction.

1.1.2les toitures



Sur la photo aérienne, faisant apparaître la structure des toitures, la dernière façade des bâtis en place, les traces des modifications invisibles sur un cadastre peuvent se révéler. Ces différentes traces prennent entre autre les formes de toitures aux pentes différentes, de toitures de différentes hauteur, de différentes factures, faites avec des matériaux différents.

Ces modifications, invisibles de la rue, peuvent suggérer l’existence passée de modifications du plan des voies dans un secteur urbain donné. La présence d’une rue ancienne, aujourd’hui bouchée par ré appropriation et construction d’une nouvelle façade faisant unité avec celles du bâti voisin, peut être ainsi révélée.

L’ouverture d’une voirie nouvelle, la création d’une place publique sur un croisement de deux rues par élargissement ou troncature des immeubles d'angle en présence, une sur densification du bâti construit sur la longueur d’un îlot et pris sur la largeur de la voirie ancienne ( portiques des rues de Bologne construits sur les rues, densification du la partie médiévale de Montpellier quand les faubourgs rasés pendant les guerres de religion rapatrient leur population intra muros.), des constructions mineures sur les emprises des cours en intérieur d’îlot, toutes ces modifications et bien d’autres peuvent apparaître plus clairement en faisant une lecture critique des toitures..

Il faut cependant comme pour toute analyse scientifique connaître les évènements qui ont permis certaines modifications pour les reconnaître dans les espaces que nous avons sous les yeux.

1.1.3la volumétrie de la ville sur la trame



« L’architecture est le jeu savant , correcte et magnifique des volumes assemblés sous la lumière »28
Les façades, leurs rythmes architecturaux que nous proposons d’étudier ultérieurement, l’épannelage volumétrique du site mis en évidence par les volumes du bâti sur les parcelles et sur les îlots vont nous permettre de faire une lecture en volume de la mise en évidence des caractères de la trame de notre secteur analysé précédemment.

Cette nouvelle lecture permettra de faire des différences qui n’étaient pas sensibles en plan et qui donneront de nouvelles informations en particulier sur la monumentalité de certains espaces et sur les densités de bâti en présence.
Ces informations nous indiquerons les lieux de centralités établis successivement dans la ville en fonction des densités, des hauteurs et des emprises des bâtis en présence.

1.1.4les monuments et les espaces publics



Dans la mise en évidence de la trame urbaine la présence et la localisation des monuments est fondamentale.

Cette présence organise la lecture et l’orientation de la ville en y introduisant en des lieux symboliques particuliers les points singuliers dont A Rossi29 indique qu’ils sont des éléments fondateurs de l’architecture urbaine qui organisent les zones plus nombreuses et moins emblématiques de l’habiter. Cette localisation indique aussi les volontés, les objectifs que la société poursuit à un moment de son histoire30, elle est liée aux choix qui ont présidé aux investissements nécessaires.

Les monuments sont souvent les bâtiments abritant les équipements publics ou ceux représentatifs des pouvoirs en place. Ils donnent une lecture orientée de la structure urbaine, ils ont une relation privilégiée et organique avec l’espace public qui les accompagne, les prolonge et leur permet une mise en scène à l’échelle de leur monumentalité. 31

Cette symbiose du monument avec son espace public trace une trame lisible de la ville classique, les abandons le vie et la mort des différents équipement à travers l’histoire permet une réactualisation, une réhabilitation de certains lieux importants. Il est remarquable de vérifier la présence concomitante dans les points forts de la ville de monuments, d' équipements publics jouant un rôle similaire à un espace public proche dans la fonction urbaine ( le marché couvert et la place du marché par exemple, la place principale du rassemblement, l'hôtel de ville et l'église).
Une histoire des monuments représentatifs de nos sociétés modernes qui n’en finissent pas de redéfinir sans cesse leurs objectifs, brûlant aujourd’hui ceux qu’elle a adoré hie. Cette lecture historique est aussi bien évidemment une lecture politique montrant les disparitions de certains monuments, des églises, des caves coopératives agricoles, des colonies de vacances, des écoles de villages, des gares de lignes secondaires de transport ferroviaire, des petits hôpitaux... et l’apparition de certains autres monuments, sièges des conseil généraux et régionaux, nouvelles mairies, stades, maisons de retraites, supermarchés aux plus grandes échelles, salles de spectacles privées Aréna et Zénith, collèges lycées.

Et étrangement un nouvel espace public de prolongement de toutes ces nouvelles créations, la desserte routière et autoroutière, le stationnement des véhicules et le rond point dans la ville .

C’est à une bien vilaine mise en forme de la ville autour de la voiture automobile que nous assistons depuis plus d’un demi siècle. Une automobile individuelle qui a été volontairement médiatisé comme le consommable représentant symbolique d’une société en perdition autour d’une surconsommation marchandisée et gaspilleuse de temps, de travail, d’argent et de valeurs humanistes et républicaines.

La localisation de l’implantation des bâtiments à caractère symbolique aux différentes échelles de notre travail d’analyse, est souvent celle des nœuds , des pôles, des points forts de la ville autour desquels s'organise la vie urbaine. Ces points forts sont la plupart du temps le siège d’implantation des espaces publics. Ils peuvent devenir malheureusement ces fameux ronds points giratoires non fonctionnels qui jalonnent et découpent la continuité de nos villes.

Exigence et contexte des exercices de l’analyse sur les chapitres 3.1.4.à3.1.7.
Indiquer les traces successives des parcellaires et des îlots en fonction des documents utilisés cadastres)

Faire apparaître en plan la trame, le squelette (ce qui est dur et qui demeure) du secteur d’analyse en expliciter les parties homogènes, les parties spécifiques ou en difficultés, les éléments participant , à une autre échelle,celle de la ville toute entière.

Sur des schémas complexes ou superposés, faisant apparaître des fonctions, les parcellaires, le bâti, les toitures, des explications seront apportées par la lecture des cadastres successifs à la lumière des différentes versions littéraires des histoires de la ville, des différentes représentations graphiques des plans de la ville existants, qui pourront permettre de révéler l’origine et la cause des variations ou perturbations des différents tracés mis ainsi en évidence.

La mise en lumière des lignes de force de la trame du secteur étudié ou de la présence d’un véritable chaos apparemment indéchiffrable permettra une meilleure perception du lieu et des conditions de sa production dans un nouveau projet à venir..

La maquette et les croquis perspectifs sont les outils privilégiés de l’analyse volumétrique de la ville.

L’utilisation de la photo aérienne interprétée donne de bons renseignements sur le mode d’occupation du bâti sur le parcellaire, les successions de ruptures, de changements de structure, de géométrie ou de volume ( hauteur) subis dans le cours de l’histoire la lecture des différentes formes de toitures superposées ou juxtaposées indiquent les différents moments de construction d’ajouts qui ne demeurent visible que par leur interprétation.

Faire apparaître le réseau reliant aux les voiries et aux points singuliers les espaces publics et monuments, bâtiments publics sur un plan de la zone étudiée en tentant de le relier à la ville comme ensemble plus vaste,le contenant .

3.2 La Structure



Le fragment de ville à l'étude sera appréhendé comme un élément particulier qui occupe une place spécifique dans un ensemble plus vaste et plus complexe qui permet de commencer à détecter une structure supérieure de la ville ou de l'espace urbain de niveau hiérarchique l’accueillant.

Cette « structure » que nous allons mettre en évidence est un système orienté composé de vecteurs( les axes32, les différentes voies), de pôles (les croisements , les places les espaces publics en général et leurs équipements publics d'accompagnement ) et de secteurs ( les zones au sein desquelles se déroulent les activités de la ville : les ilôts en général).

Le schéma de cette structure, réseau de relations organisées entre les éléments qui la composent dépend de la géométrie de la forme urbaine et de la situation du fragment de ville dans la ville totale.

Les vecteurs, ensemble des voies orientées par le sens des circulations, et les alternances relatives des pôles auxquels elles aboutissent, dépendent des attractions ou répulsions fonctionnelles que ces pôles peuvent exercer entre eux, selon les heures d’une journée, les différents jours de la semaine, les saisons…

Ces variations et cette organisation rythmiquement renouvelée mais répétée permettent une lecture fonctionnelle de la ville et des différents flux qui la parcourent et l’organisent.

C’est une véritable pulsation qui anime la ville, elle est organisée par les variations des circulations et plus généralement par tous les flux qui la parcourent.

Elle introduit la lecture métaphorique de la ville comme celle d’un organisme vivant. Un organisme ayant ses stades de développement, des périodes de repos et d’activités, des périodes de croissance rapide dans un contexte faste et des récessions qui peuvent être brutales, des maladies, la mort et même éventuellement la disparition presque totale de ses restes et de ses souvenirs.

Notre espace d’analyse possède une structure dépendant de celle de la ville et une structure interne qui lui est propre et qu’il est utile de mettre en évidence et de confronter l’une et l’autre. Les relations entre les deux structures donnent une idée de la hiérarchie qui s’établit entre notre fragment de ville et la ville. Notre lieu d’étude possède des fonctions hiérarchisées qui appartiennent à la ville entière, d’autres qui lui sont spécifiques, qui sont à son échelle et qui ne sont pas automatiquement les mêmes que dans les autres parties de la ville.

Ces caractéristiques peuvent permettre de rapprocher notre secteur d’analyse d’autres secteurs dont il aura une structure et une typologie similaire,qui établissent avec la ville toute entière la même structure de relations; ils peuvent au contraire participer à le singulariser dans le tissu urbain.
La structure de la zone mise en évidence peut faire apparaître des parties homogènes ayant un équipement fonctionnel, mais aussi des zones en déliquescence ou possédant ses réseaux secondaires en situation d’opposition par rapport à la structure principale.

Ces anomalies mises en évidence, porteront les potentialités d’évolution du secteur considéré par la mise en place d’un aménagement spatial susceptible de résoudre les discontinuités de la structure ou d’en exacerber leur accentuation porteuse quelquefois de particularismes singuliers.
Des territoire plus neutres moins différenciés apparaîtront ainsi, les éléments banals de la ville formant son tissu conjonctif , ordinaire, quotidien, y trouvent naturellement place ce sont les lieux privilégiés d’implantation des logements qui en forment déjà la plus grande partie.

Exigence et contexte des exercices de l’analyse
Sur les documents réalisés lors de l’étude de la trame et servant de synthèse, on notera la mise en évidence des éléments constitutifs de la structure de la ville, et celle du fragment de ville que nous étudions.

3.3 les volumes


définition

Des deux formes dialectiques de l’espace urbain analysé, l’espace architectural et l’espace urbanistique, l’espace laissé vide par le bâti, délimité lui aussi par ses façades, dans lequel viendra s’insérer en plein le futur projet détermine les espaces publics et les espaces privés non construits.

L’espace public se différencie généralement de l’autre, l’espace privé non construit, par sa continuité et ses dimensions importantes par comparaison avec la fragmentation et les dimensions plus réduites de l’espace privé.
On pourra distinguer dans cette analyse de l’espace laissé vide : un territoire délimité précisément par le bâti, en continuité, structuré, organisé, présentant de l’ordre, bénéficiant d’un investissement conceptuel, issu d’un acte volontaire de création d’un autre espace que nous avons déjà nommé espace urbanistique. Un tel espace est apparu au dix neuvième siècle sous la dénomination " d'art urbain"333

A l’inverse l’espace que nous avons appelé résiduel est le sous produit quotidien du positionnement conjoncturel de l’architecture dans le territoire urbain, dans l’agglomération. Il est le tissu conjonctif de l’agglomération comme le logement était celui de la ville.

Il est l’espace qui reste au delà de toute création.

Il est cependant présent sous une forme physique réelle, consternante. Il est devenu le fait spatial marquant du mouvement moderne international celui du péri urbain et est donc devenu l’espace le plus important que les entités urbaines contemporaines possèdent dans leur conquête de l’espace encore non urbanisé.

Nous passerons en parcourant cette coupe sur le tissu urbain de la ville historique à la ville contemporaine, d’une ville pourvu d’un volume et d’une densité à une ville horizontale où la densité se dissout dans la nature la dénaturant à cause des nuisances qu’elle y apporte.

      1. l’échelle des volumes



La notion d’échelle est à mettre en relation avec les outils de représentation et de conception que nous utilisons pour concevoir un projet d’architecture et d’urbanisme. Dans cette perspective nous utilisons chaque échelle d’intervention avec des intentions différentes car elles sont porteuses de représentations et donc de détails et d’informations différentes

Les échelles mettent en évidence des phénomènes, des étapes différentes dans la compréhension du contexte en passant par tous les stades de la croissance de l’urbain, du projet au site , du quartier à la ville (Philippe Boudon 4).

L’espace urbanistique, perceptible comme un volume en creux dans la ville, a ses formes propres, celles de ses vecteurs ( avenues rues ou ruelles), de ses pôles

( croisements , placettes, places ou agoras).

Il permet d’organiser les espaces publics.

Il peut être conçu de façon volontariste en ayant le sens des volumes que l’on est entrain de créer qui seront le résultat d’équilibre entre le contexte et un projet architectural nouveau.

Cette composition de la volumétrie de l’espace urbanistique anticipe celle du projet architectural auquel il donne des contraintes mais dont il dépend cependant partiellement.

Il lui servira de mise en scène et d’écrin.

Les différentes échelles de ces volumes seront en relation avec celles des objets qui les constitueront et qui ne jouent pas le même rôle symbolique dans la ville.

On fera la distinction entre les échelles des logements et celles des points singuliers comme les appelle Aldo Rossi.
Exigence et contexte de l'analyse
A ce niveau de l'analyse un exercice qui met en relation site urbain et futur projet pourrait s'intituler qu'est ce que le site attend ?

Il consiste à ce niveau d'avancement des études de prévoir la volumétrie que le lieu induit, supporte, met en valeur et réciproquement par lequel il est valorisé grâce auquel il fonctionne mieux.

3.3.2. l’épannelage et les caractères géométriques des volumes.



La prise en compte de la géométrie d'un lieu peut être représentée par la forme théorique de ses relations aux autres grands secteurs urbains alentour, sa topologie .Cette forme topologique se découvrira en recherchant le référant théorique archétypal cernant au plus prés la situation géométrique en présence.

La réponse spatiale sera la plupart du temps mieux cernée par un ensemble géométrique hétérogène faisant appel à plusieurs formes topologiques mises en relation entre elles dans un schéma complexe.

Nous pourrons utiliser pour avancer encore vers la forme architecturale et urbaine utiliser des espaces existants connotés formant référence et nommés par nous archétypes.5

Les référents archétypaux que nous utiliserons seront de plusieurs natures , ils pourront par exemple renvoyer à la qualité intrinsèque d'une forme géométrique et donc à sa forme pure symboliquement puissante ( cercle, carré, octogone, triangle…). Mais ils pourront aussi être représentatifs d'un espace urbain ou architectural connoté reconnu dans la mémoire populaire et porteurs d'une série de valeurs culturelles traditionnelles tels qu'une rue de village, une architecture linéaire de représentation, un angle de rue, un cloître, un amphithéâtre, une tour, un théâtre,……

L’épanelage d’un objet architectural peut être assimilée à l’ébauche du volume qu’il occupe dans l’espace.

Ce travail d’analyse se fera en essayant de schématiser les espaces en présence en les référençant par rapport à des figures géométriques de base afin de révéler les lignes de force de la structure spatiale du secteur.

La structure géométrique du quartier commence à apparaître quand les volumes de base, additionnés prennent entre eux une hiérarchie. Les ensembles constitués par la répétition d'éléments types, leur variation et les ruptures que ces ensembles subissent, leur juxtaposition conflictuelle ou intégrée caractérisent ce travail sur l'épanelage. Ils constituent avec les éléments singuliers, les éléments forts, les éléments de repérage, les éléments symboliques ,un ensemble constituant un vocabulaire spatial architectural et urbain à mettre en évidence et à analyser.
Exigence et contexte des exercices de l’analyse
A ce niveau d'analyse la maquette et des vues axonométriques seront des outils efficaces de représentation. Ils permettront de rendre une image acceptable de cet épanelage et des référents utilisés.

Une étude du secteur urbain plus poussée mettra en évidence les caractères spécifiques de cette volumétrie : les différence d'emprise au sol , les différences de hauteur, les changements d'échelle, les différentes formes de toitures…

Plusieurs échelles seront successivement utilisées

Le 1/1000 qui donnera une échelle du secteur urbain comme lieu de vie spécifique dans la ville, une image du quartier par rapport au contexte ville immédiat.

Le 1/500 qui permet une mise en situation du site plus précisément étudié pour l'insertion architecturale dans le quartier en faisant apparaître la totalité du paysage urbain concerné par cette intervention- transformation .

Le 1/200 qui présente plus particulièrement le site d'insertion du projet architectural et urbain.

Transitions successives

0 les paysages urbains

1 la structure de la ville

Les différentes formes en présence

Les époques d’intervention volontariste



2 les densités

3 les hauteurs et les volumes la ville spatiale

4 définition des centralités
On va analyser maintenant les creux et les pleins de la ville

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