Bibliographie introduction a. Definition le terme «logique»







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République Démocratique du Congo

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR TECHNIQUE ET SOCIAL

I.S.T.S/GOMA

Agrément définitif : N° 070/MINESU/CAB.MIN/MML/CI/2011 du 29 mars 2011

B.P. 169 GOMA




COURS DE LOGIQUE

Dispensé en Première années de Graduat / Sciences Infirmières


Par : CT MUHEMEDI KOLO André


Appartenant à l’étudiant(e) : …………………………………..
Année académique 2014 – 2015
PLAN
INTRODUCTION

A. DEFINITION

B. HISTOIRE DE LA LOGIQUE

C. IMPORTANCE DE LA LOGIQUE

D. DIVISION DE LA LOGIQUE

CHAPITRE PREMIER : L’APPREHENSION ET LE TERME

ART. I. DEFINITIONS

ART. II. COMPREHENSION ET EXTENSION

ART.III. CLASSIFICATION DES IDEES ET DES TERMES AU POINT DE VUE DE L’EXTENSION

CHAPITRE DEUX : LE JUGEMENT ET LA PROPOSITION

ART.I. DEFINITION

ART.II. ESPECES DE JUGEMENTS OU DE PROPOSITIONS

ART.III. L’OPPOSITION

ART.IV. CONVERSION DES PROPOSITIONS

CHAPITRE TROIS : LE RAISONNEMENT ET L’ARGUMENT

ART. I. NOTIONS GENERALES

ART. II. LE SYLLOGISME

ART. III. L’INDUCTION

ART. IV. LA LOGISTIQUE

ANNEXE

LES SOPHISMES

BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION

A. DEFINITION

Le terme « logique » vient du mot grec Logos qui signifie raison. La logique est en effet la science des lois idéales de la pensée, et l’art de les appliquer correctement à la recherche et à la démonstration de la vérité.

La logique porte donc sur la raison comme instrument du savoir, en vue de déterminer les règles d’emploi de cet instrument, c'est-à-dire les conditions auxquelles la raison devra se conformer pour opérer avec ordre, facilement et sans erreur dans la recherche et la démonstration de la vérité. C’est là le sens le plus général des différentes définitions de la logique. Qu’on l’appelle, avec Port-Royal, l’art de penser, ou l’art de juger, ou encore la science du raisonnement (ARISTOTE) ou l’art de la conséquence (STUART MILL), il s’agit toujours de souligner son rôle instrumental dans l’exercice de la pensée et l’organisation du savoir.


  1. La logique comme science

Dire que la logique est une science, c’est affirmer qu’elle est un système de connaissances certaines, fondées sur des principes universels. Sous cet angle, la logique philosophique diffère de la logique spontanée ou empirique, car la logique naturelle n’est rien d’autre que l’aptitude innée de l’esprit à user correctement des facultés intellectuelles, mais elle n’est pas capable de justifier en raison, par recours aux principes universels, les règles de la pensée correcte.


  1. La science des lois idéales de la pensée

La logique n’a pas pour but de définir ce qui est, mais ce qui doit être, à savoir ce que doivent être les opérations intellectuelles pour satisfaire aux exigences d’une pensée correcte. Elle établit des conditions, non pas d’existence, mais de légitimité.

  1. La logique comme art

C’est cet aspect qui fait de la logique une science proprement normative et un art, caractère qui ne convient pas aux autres sciences. Toutes les sciences positives peuvent donner lieu à des applications pratiques. Mais cela ne saurait suffire à en faire des disciplines normatives, les sciences positives n’ayant pas pour fin de régler l’action humaine, mais seulement la connaissance des choses. La logique a pour fin de déterminer les règles de la pensée vraie. Ce n’est donc pas en tant appliquée qu’elle est un art, mais par soi et par son objet formel.

La logique est donc un art, en tant qu’elle est une méthode permettant de bien faire un ouvrage selon certaines règles. La logique, en effet, en même temps qu’elle définit les lois idéales de la pensée, établit les règles de la pensée correcte, dont l’ensemble constitue un art de penser. C’est pour cela qu’on définit souvent la logique comme l’art du raisonnement correct.


  1. Le but de la logique

La recherche et la démonstration de la vérité sont la fin de la logique en tant qu’elle définit les conditions de validité des opérations de l’esprit.

On oppose parfois logique et vérité, ou du moins, on propose de les séparer, en observant qu’il est possible de mal juger et de bien raisonner, c'est-à-dire de tirer des conséquences légitimes à partir de principes faux.

Cette observation justifie assurément une certaine distinction entre la logique (en tant que cohérent) et le vrai (entant que conforme à l’objet) et c’est cette distinction même qui fonde la division de la logique en formelle et matérielle.


  1. Le mythe du « prélogisme »

On a parfois soutenu que les non-civilisés ou « primitifs » auraient une mentalité étrangère ou même réfractaire à notre logique. Ils ignoraient le principe de contradiction, comme le prouvent, dit-on, les croyances totémiques, en vertu desquelles les sauvages se croient identiques à l’animal qui sert de totem au clan ou à la tribu.

Cette opinion concernant les primitifs manque de fondement. C’est un fait certain que les primitifs pratiquent les mêmes opérations logiques que les civilisés ; il leur arrive de mal raisonner, d’admettre des notions contradictoires et absurdes ; mais les civilisés en font autant. Leur logique est fruste et grossière, mais elle est substantiellement identique à la nôtre.

Quant à l’argument de la participation (totémisme), il n’a pas la portée qu’on veut lui donner : les primitifs totémistes, tout en admettant une parenté entre eux et l’animal totem, se distinguent parfaitement de celui-ci, ils se tiennent à la fois pour identiques et différents, mais non sous le même point de vue, ce qui suffit à mettre hors de cause le principe de non-contradiction, même quand les primitifs sont incapables de faire valoir cette distinction de points de vue.

Il n’y a donc pas lieu de parler de « prélogisme» mais seulement d’une mentalité « primitive » (ou préscientifique), qui se retrouve aussi bien dans nos civilisations, et qui est, en fait, une mentalité d’enfant. C’est d’ailleurs ce que reconnaît nettement M. Lévy-Bruhl, à qui l’on avait attribué l’invention du « prélogisme des primitifs ».

« … La mentalité « primitive » est un état de mentalité humaine…

Je l’ai étudiée chez « les primitifs » parce qu’elle y paraît plus facile à décrire et à analyser que chez nous, et cette description, cette analyse m’ont fait opposer cette mentalité à la nôtre. Mais je n’ai jamais dit ni pensé qu’elle se rencontrât uniquement chez les « primitifs ». J’ai même dit le contraire dès les Fonctions Mentales. Le « prélogisme » […] je n’en ai pas eu l’idée. Je pense seulement que cet état décrit et analysé sous le non de « mentalité primitive » a ses caractères propres, sans pour cela supposer que ces esprits sont bâtis autrement que les nôtres ».
B. HISTOIRE DE LA LOGIQUE

1. L’antiquité grecque

Depuis ARISTOTE il n’y a eu aucun progrès remarquable. Ce sont les grecs (SOCRATE, PLATON et les Sophistes) qui ont été les créateurs de la logique scientifique. ARISTOTE, utilisant les efforts de ses devanciers, porta la logique à un haut degré de perfection, en fournissant une théorie admirablement précise de la déduction syllogistique et des principes qui la commandent. Après lui, les stoïciens s’attachent à créer une logique purement formelle, c'est-à-dire un mécanisme orienté uniquement vers la cohérence indépendamment de toute considération objective : aussi fournissent-ils une théorie très étudiée du syllogisme hypothétique.

2. Le moyen âge

Au moyen âge, BOECE et les SCOLASTIQUES ont réussi à affirmer encore l’instrument logique légué par ARISTOTE, en particulier en intégrant à la logique les inventions stoïciennes concernant le syllogisme hypothétique.
3. Epoque moderne

Au XVIIe siècle, LEIBNIZ préconise une logique symbolique dont l’instrument consisterait à un système de signes représentant les concepts et les divers combinaisons dont ils sont susceptibles. Ces signes devraient, selon LEIBNIZ, non seulement figurer les objets (comme font les symboles des chimistes), mais surtout permettre le raisonnement, selon le modèle de l’algèbre.

Mais LEIBNIZ ne put pas exécuter ce projet.

Ce sont les logiciens contemporains qui reprendront les idées de LEIBNIZ ayant trait au calcul logique.

Tous les logiciens précédents ne se sont préoccupés que de la logique déductive, alors que les méthodes d’induction allaient prendre, par le jeu de l’avènement du savoir positif, à partir du XVIIè siècle,, un importance capitale. A vrai dire, toute une doctrine de l’induction était déjà contenue dans les théories d’Aristote mais cette doctrine était surtout philosophique. La théorie de l’induction scientifique sera l’œuvre de BACON (Novun organum) et surtout de STUART MILL (système de logique déductive et inductive).
4. Epoque contemporaine

Du XVIè au XIXè siècle, on constate un abandon à peu près général des études de logique formelle. Toute attention des philosophes est accaparée par les méthodes particulières des sciences. Il faut arriver au milieu du XIXè siècle pour voir fleurir de nouveau les travaux de logique, qui furent d’abord liés aux recherches de mathématiques (Georges Bode, Ernest Schroder).


C. IMPORTANCE DE LA LOGIQUE

1. La logique empirique

On peut arriver à la vérité sans le secours de la logique scientifique simplement au moyen de la logique dite naturelle et spontanée.

Avant toute formulation de lois de la pensée correcte, nous pratiquons d’instinct les différentes opérations logiques. Nous avons par là même le sentiment vif de ce que c’est que vérité et fausseté. Comme ARISTOTE l’observait avec force, il faudrait être un végétal pour ignorer l’usage du principe de contradiction qui est la règle suprême des opérations logiques. Aussi, LEIBNIZ n’a pas tort d’ajouter qu’en un sens les lois de la logique ne sont que les règles du bon sens mises en ordre et par écrit.
2. Utilité de la logique scientifique

a) Logique et bon sens

Le bon sens a toujours existé mais il est insuffisant pour observer les règles d’une pensée correcte. Le bon sens échoue souvent quand il s’agit d’écouter les difficultés et de réfuter les erreurs. Le bon sens ignore les procédés sophistiques. Le bon sens ne sait remonter aux principes universels ni descendre aux conséquences éloignées. La logique scientifique est donc nécessaire.
b) Logique et pratique scientifique

Les facultés de l’homme doivent toutes se perfectionner par l’exercice et par l’acquisition d’habitudes opératives. L’animal se suffit avec ses instincts. L’homme ne naît pas, ni ne devient sans un effort méthodique et persévérant, ouvrier, savant, homme de bien.

La faculté de raisonner doit être cultivée et perfectionnée comme les autres. Pour la conservation de sa vie et le progrès de la civilisation l’homme ne peut suffire du bon sens naturel. Il ne peut pas se contenter de ses deux mains. Saint AUGUSTIN n’a pas tort d’appeler la logique la science des sciences car elle nous enseigne comment procéder pour conquérir le vrai et le démontrer.


D. DIVISION DE LA LOGIQUE

LOGIQUE FORMELLE ET METHODOLOGIE

La logique se divise en logique formelle et en logique appliquée ou méthodologie.

La logique formelle fait abstraction du contenu ou matière des raisonnements et de propositions pour n’en retenir que la forme : elle est l’étude des conditions formelles de la pensée valable (ou, si l’on préfère, l’étude des conditions de la vérité formelle). On dit encore qu’elle règle l’accord de la pensée avec elle-même, c'est-à-dire la cohérence de la pensée. Ces conditions formelles sont nécessaires, mais non suffisantes : elles doivent être remplies pour atteindre la vérité, mais si elles sont remplies, on atteint pas toujours la vérité à partir d’un faux témoignage (erreur matérielle), comme dans l’exemple donné précédemment.

La logique appliquée ou méthodologie tient compte de la matière des raisonnements et des propositions, elle examine les conditions de l’accord de la pensée avec la réalité (vérité matérielle). Comme les sciences cherchent précisément à réaliser, chacune dans son domaine spécial, cet accord de la pensée avec le réel (sans négliger pour cela l’accord de la pensée avec elle-même, bien entendu), la logique appliquée étudie les différentes méthodes mises en œuvre dans les sciences spéciales, mathématiques, sciences expérimentales, psychologie, sociologie, histoire, etc., aussi bien méthodes de recherche que méthodes de contrôle, d’où son nom de méthodologie. Le cours de méthodologie constitue la suite naturelle du présent cours de logique formelle est fournit les éléments d’une philosophie des sciences.

Les conditions nécessaires et suffisantes pour atteindre la vérité consistent à la fois en l’accord de la pensée avec elle-même et en l’accord de la pensée avec la réalité, c'est-à-dire en l’union de la vérité formelle et de la vérité matérielle. Les sciences s’efforcent toujours de réaliser ce double accord.
CHAPITRE PREMIER

L’APPREHENSION ET LE TERME

ART. I. DEFINITIONS

A. L’appréhension et l’idée

1. Appréhender signifie saisir, et l’appréhension désigne en logique l’acte par lequel l’esprit conçoit une idée sans en rien affirmer ni en rien nier. L’appréhension diffère donc du jugement, dont nous verrions qu’il consiste à affirmer ou à nier une chose d’une autre.

2. L’idée ou concept

L’idée ou concept est la simple représentation intellectuelle d’un objet. Elle diffère essentiellement de l’image, qui est la représentation déterminée d’un objet sensible. « Homme », « triangle » sont des idées, en tant que faisant abstraction de toute réalisation singulière. Au contraire, « cet homme » (Pierre), « ce triangle isocèle » (inscrit au tableau), sont des images.
B. Le terme

Le terme est l’expression verbale de l’idée
ART. II. COMPREHENSION ET EXTENSION

A. Définitions et rapports

On peut considérer une idée et par suite un terme, au point de vue de la compréhension et au point de vue de l’extension. Cette distinction est d’une importance capitale pour toute la logique formelle.

1. La compréhension

La compréhension est le contenu d’une idée, c'est-à-dire l’ensemble des éléments dont une idée se compose. Ainsi la compréhension de l’idée d’homme implique les éléments suivants : être, vivant, sensible, raisonnable.
2. L’extension

L’extension est l’ensemble des sujets auxquels l’idée convient. C’est ainsi que le concept d’ « homme » convient aux Anglais, aux Français, aux blancs, aux nègres, à Pierre, à Jacques, etc.

3. Rapport de la compréhension et de l’extension

La compréhension d’une idée est en raison inverse de son extension. L’idée d’être, qui est la moins riche de toutes, est aussi la plus universelle ; l’idée d’homme, impliquant des éléments plus nombreux ne s’applique qu’à une partie des êtres, et l’idée de Français, qui ajoute à l’idée d’homme de nouveaux éléments, est encore plus restreinte ; enfin, l’idée de tel individu, Pierre, Paul, dont la compréhension est la plus riche, est aussi la plus limitée quant à l’extension.
Extension

Compréhension

Animal

Vertébré

Mammifère

Homme

Race blanche

Descartes
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