Cm (4) Littérature et société







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CM (4) Littérature et société
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Introduire l'extrait de l’œuvre, l'auteur, ne pas faire un commentaire linéaire, aucun retard toléré. La problématique sous forme de question n'est pas obligatoire.
Le Rouge et le Noir

Introduction

Stendhal , dans le rouge et le noir, raconte le parcours de Julien Sorel, jeune ambitieux d'humble origine, le met en scène dans le livre 2 dans le milieu aristocratique parisien chez les De la Mole. Julien découvre au chapitre 4, le salon. Le texte se présente comme une description de ce salon, comme une présentation des personnages qui le fréquente, y compris les maîtres de maison. On étudiera les enjeux de cette progression en insistant sur les « je » de la focalisation, sur la mise au jour du caractère hiérarchisé et fermé de ce micro-groupe social et sur la démystification de l'univers aristocratique opéré par Stendhal.
Conclusion

Par la diversité des objets et des sources de la perception, Stendhal offre une représentation intéressante et riche d'un univers comparable à une petite Cour mais dont il dévoile non sans ironie, les misères : hypocrisie, ennui, cruauté, dépendance des uns à l'égard des autres. Le lecteur est d'autant plus curieux de savoir ce que Julien, qui a ici un statut à part, va tirer de cette expérience et du monde aristocratique.
La Fortune des Rougons

(pages 128/129)

Il y a une galerie de portraits avec des éléments biographiques.
La question du déchiffrement
Louis Philippe est le roi de la Monarchie de Juillet (1830/1848 ) Il appartient à la branche des Orléans et descend de Louis XIV. Les données historiques sont très présentes dans ce texte. Il y a 2 types de Temps : le temps cyclique et le temps historique des événements qui ont secoué la France. Le salon est mis en perspective.

Cette évocation du Comte vise à nous informer. L'orientation du texte est dirigée sur la satire, nous sommes amenés à rire de ce noyau de conservateurs. Elle repose sur :



      1. une galerie de personnages

          1. une présentation collective

          2. 3 portraits physiques et moraux

          3. l'ouverture sur le passé des personnages




  1. Au début, le romancier présente les personnages comme un groupe, comme un noyau qui met en évidence le fait qu'ils soient très soudés. Ils sont liés par leurs opinions politiques, par leurs habitudes de par leur réunions quotidiennes à des fins politiques . Il s'agit donc d'un salon politique contre la République. La plupart d'entre-eux sont des négociants retirés, des rentiers. Cette représentation collective s'assortit de portraits, d'où les portraits physiques et moraux.




  1. Sur le plan physique, les personnages sont pittoresques. On donne des détails sur l' expression générale de M. Granoux, l'expression particulière que lui donne certaines circonstances frappe le lecteur , il est question de sa rougeur, signe d'une forte émotivité . Concernant M. Roudier , il est grassouillet et insinuant. Il parle avec passion . Concernant Sicardot, la corpulence du personnage est mise en avant, les coutures du visage, le physique de ce personnage est plutôt saillant. Sur le plan de leur comportement verbal, Zola est très attentif à leur discours, à leurs paroles. On y trouve un mélange de retenue et de violence qui choque, de par les insultes : « fainéant ». Le trait moral dominant est la passion . Le vocabulaire de la passion est ici mis en évidence : « il ne tarissait pas sur le sujet ». On trouve donc chez les personnages un investissement passionnel.




  1. Des éléments biographiques sont internés dans le texte. La présentation des personnages s'assortit d'éléments personnels. M. Roudier a eu son heure de gloire sous la monarchie de Juillet. Il a eu des rapports commerciaux avec les Tuileries. A ce moment, sa carrière était tellement bien lancée qu'il avait des espoirs très forts pour son fils. La Révolution a tué ses espérances. Pour Sicardot, au moment du premier empire, la chute de Napoléon a constitué un tournant dans son parcours. Ces personnages sont marqués par l'Histoire. Le texte nous présente la peinture d'une époque.




  1. La peinture d'une époque


1) Paris/province

2) un aperçu sur l' Histoire de France

3) une idée du climat, du moment concerné


  1. Il est question de Plassans qui est une ville de Province, présentée comme obscure : « venir manger son argent au fond du département » Elle donne l'idée d'éloignement. On voit émerger une opposition entre la province et Paris, qui est associé à la Cour, au pouvoir politique. Cette opposition entre obscurité provinciale et éclat dont brille Paris débouche sur une hiérarchie. Il est question de tout homme qui a gagné de l'argent à Paris et qui vient le « manger » en Province. Le verbe « daigner » donne l'idée d'une condescendance du parisien par rapport au provincial. Le Parisien exercerait une influence ce qui implique une admiration des provinciaux pour lui.




  1. Il est question d'emblée de la République instaurée contre le désir des Conservateurs. Elle est fondée sur la violence puisqu'elle émerge à l'issue de la guerre des rues, ce qui introduit une guerre civile. Il est question de la grande armée, on est renvoyé à l'époque prestigieuse, mais aussi à la guerre et à la violence, fondatrices du siècle. La Monarchie se trouve favorable au commerce. La monarchie de Juillet est donc une monarchie favorable à la bourgeoisie.




  1. Il paraît assez explosif, ce qui se joue dans le salon est suggestif et contre la République. Il y a une idée de fanatisme de ce qui est dit de Roudier : « a corps perdu ». Le pays semble coupé en 2 : les républicains d'un coté et les conservateurs de l'autre. C'est un climat très tendu et on se dit que le terrain est prêt pour Napoléon III, les gens appellent un gouvernement fort. Les mentalités sont prêtes à accueillir cet homme dit providentiel.




  1. La satire


1) la satire physique

2) la satire morale

3) la mise en question de ceux qui défendent le temps de la monarchie de juillet
1) la satire physique touche en particulier Granoux qui est grotesque au sens ou il est laid et ridicule. Ce qui le rend grotesque est la comparaison à une oie grasse. Évocation d'une apoplexie possible , on est dans la caricature aussi pour Sicardot, les métaphores ici sont intéressantes : « bouquet de poils gris... »

CM 5 Littérature et société
la satire physique : texte marqué par un jugement dévalorisant.
2) La satire morale : « ganache » , ce terme désigne dans ce contexte un vieillard décrépi et radoteur. Il y a une association de mots qui se contredisent : « glorieux » / « ganache » ,ce qui donne au terme « glorieux » un effet ironique. Cette présentation prend une tournure générale ; En effet dans le passage, la vanité de Roudier est de mise. Il veut se faire passer pour ce qu'il n'est pas. Ce qui frappe, c'est la médocrité de Granoux qui se ressent au niveau du langage. On voit qu'on a affaire à un chef qui n'a pas les moyens de l'être. La médiocrité est mise en évidence par rapport à la médiocrité du langage, ce qui constitue un groupe médiocre.

Il y a une mise en évidence du caractère égocentrique de Roudier, « il a été dérangé dans ses calculs ». Le mot « calcul » met en évidence le fait que ses opinions politiques sont valorisées par ses intérêts. Ce qui préoccupe les personnages , ce sont leur rente « ils tremblaient tous pour leur rente » ce qui nous ramène à l'oie grasse qui est utilisée pour parler de Granoux. Elle est suggestive car elle est un équivalent des rentes qui sont importantes et « grasses ». Ils ont peur que ces intérêts leurs soient enlever.
3) Cette présentation dévalorisante rejaillit sur ce que les personnages valorisent . Pour Sicardot , il y a plus d'une « glorieuse ganache ». C'est le grand règne de Napoléon qui en prend un coup. Il y a une forme de discours indirect libre, un effet de citation : « le grand règne de Napoléon ». Roudier est attaché à la Monarchie de Juillet qui en devient suspecte car elle est bourgeoise. On est amené à suspecter les faveurs qu'elle attribue . La Bourgeoisie est suspectée d'être trop favorable au commerce. La position des conservateurs opposée à la République et rendue suspecte du même coup. Le conservatisme est une question de richesses qu'il faut protéger.
Conclusion:
Les personnages sont portraiturés et mis en situation de façon à faire ressortir un mileu, la province et un moment, la seconde république qui s'inscrit dans une histoire de france fort troublée. Zola propose une peinture féroce des personnages, peinture dont souffrent ce qu'il valorise ou représente, le premier empire , la monarchie de Juillet et le conservatisme. Si nous avons là les soutiens du second empire nous pouvons nous attendre à ce que ne soit guère glorieux les débuts de ce régime et ceux de la famille Rougon qui coïncident dans ce premier roman de la série.
Introduction :
On part du sous titre des Rougon-Macquart qui est naturel et social. Le projet historique social est bien illustré par la peinture du salon . Il est cependant évoqué avant le second empire et se présente comme un salon de conservateurs hostiles. Zola en évoque quelques habitués (Granoux/ Sicardot...) La situation est orientée vers la critique et se présente comme une galerie de portraits dans une perspective satirique. Le salon évolue sur des questions politiques et sociales. Les enjeux politiques sont évoqués.
La politique dans le roman
Stendhal en a une image très intéressante : « la politique dans un roman c'est comme un coup de pistolet dans un concert » il a conscience du caractère inhabituel de l'insertion de motifs politiques dans un genre comme le roman. On les retrouve pourtant dans le roman du XIXème siècle et cela en devient presque une habitude. Il n'est pas étonnant que le salon prenne cette tournure là, car cela correspond à un tournant plus général du roman dit réaliste.

On ne retrouve pas cette idée dans le salon purement mondain qui est plûtot orienté vers la littérature, la musique bref vers les arts et la culture. Ce type de salon est intéressant à titre de références. On en retrouve les caractérisques dans un roman non moins célèbre : un amour de Swann qui évoque « le salon des Verdurin » .
« un amour de Swann »
Il s'agit du premier volume parut en 1913, de la série A la recherche du temps perdu de Proust. Cette une œuvre majeure constituée de plusieurs volumes. La partie que nous étudions est un récit à la troisième personne centré sur Swann. Ce qui est très connu de ce volume, c'est l'évocation du salon des Verdurin, ils sont très riches mais entièrement obscurs. Il s'agit d'un salon bourgeois. Proust à critiqué le réalisme et pourtant il développe un tableau social et psychologique de différents milieux sociaux. On perçoit dans cet extrait un milieu social morcelé, des milieux sociaux très séparés. Il y a des éléments de continuité avec les œuvres évoquées ci dessus « noyau » . Les considérations sociales ne sont pas absentes mais ne sont pas déterminantes. Il y a un vocabulaire particulier et des métaphores significatives : « adhérer tacitement à un Credo » qui appartient au vocabulaire religieux « petite église ». Le salon Verdurin fonctionne comme une secte. Il y a l'idée de fermeture.

Proust est attentif au langage comme élément fondateur, les personnages ont un parler propre à eux même. Ce qui fait le groupe, c'est le langage commun mais aussi la manipulation car Mme Verdurin fait croire des choses fausses à Mme Odette. Il y a une forme de malhonnêteté, de mensonges . Ce qui intéresse le groupe, c'est l'art et en particulier la musique avec des références à des personnages historiques fameux comme « Wagner ». Il s'agit d'un lieu de la culture, sur ce plan Proust sera très critique.

On pourrait étudier le salon au théâtre, dans le genre du Vaudeville. On peut citer Musset qui présente le salon comme un milieu intime.
La rue
Dans le roman picaresque, elle joue un endroit décisif. Elle est rattachée au milieu urbain. D'une part dans le roman, les villes se dévelloppent au XIX me siècle et changent, notamment Paris. On en a des traces chez Zola dans la Curée. Elle est importante en tant que telle et est un lieu où l'histoire et le destin des régimes se jouent et cela depuis la Révolution de 1789. Elle est le lieu de la foule qui a beaucoup interressée la littérature du XIXème siècle. La rue est une réalité historique. Dans l'extrait Illusions perdues, on trouve une ville en paix.
Illusions perdues
C'est un roman long publié en 1845 et écrit par Balzac. Il est constitué de 3 parties et est un roman d'apprentissage tragique. Dans la première partie qui se passe en Province , Lucien de Rubeinpré est un jeune homme beau et doué mais qui ne dispose pas d'une personnalité très forte. Il va donc pâtir de cela. Sa mère est aristocrate mais pas son père ce qui pose problème. Il est introduit dans un salon, Mme de Bargeton est sa protectrice. L'action se passe à Angoulême, Mme de Bargeton va recevoir une leçon de la part du Baron du Châtelet, il est un rival de Lucien plus âgé et va essayer de « s'emparer » de madame de Bargeton. Lucien se lance à la découverte de Paris.

Lucien est un étranger à Paris et on voit bien qu'il à un apprentissage à faire, vécu dans un milieu étranger.
CM 6 littérature et société
On passe du récit au commentaire. Weinrich est un auteur ayant énoncé les différentes caractéristiques qui oppose le récit au commentaire. Il a recourt à un présent à valeur générale. Il revient par la suite au récit et repasse au commentaire. Il y a un moment particulier ou on est dans un entre deux (entre récit /commentaire). L'auteur emploie « un jeune poète » plutôt que le pluriel car nous sommes dans le contexte narratif, il y a tout de même une valeur généralisant dans le « un ». Lucien est un échantillon exemplaire de ces jeunes gens de la province. Ensuite jusqu'à la fin du texte, on reste dans un texte narratif. Il y a donc un entremêlement des 2.

La fin mérite qu'on y attache de l'importance. Elle dispose d'une composition à part. Ce qui peut frapper, c'est les relations entre madame Bargeton et Lucien. Ils sont perçus comme des amants. On peut être sensible au fait qu'elle lui « serre amicalement la main » mais « amicalement », montre que leurs liens se défont. Ce qui nous ramène à la question de l'apprentissage.
Commentaire :
En quoi et comment le romancier montre un Lucien découvrant Paris et comment cela illustre t-il un niveau d'apprentissage ?


  1. une expérience unique et exemplaire

a) la composition : un entrelacement du récit et du commentaire

b) la désignation du personnage

a) le temps du récit sont l'imparfait et le passé simple, mais aussi le présent gnomique (à valeur générale) L'élargissement tient à l'absence de complément d'objet direct : « saisisse » (qui?). Le sujet est « les personnes ». Cet élargissement montre l'ambition qu'à Balzac de faire valoir une expérience à caractère typique.
b) Lucien est désigné par son prénom, ce qui est individualisant. Un élargissement s'annonce par la comparaison « Lucien est comme tous les nouveaux venus... ». Il y a une demi-phrase précédée d'un démonstratif : « cet homme ». Il y a avec Lucien une sensibilité particulière car il est jeune et qu'il a des dispositions poétique. Cela est relativisé car il n'est pas le seul jeune poète à débarquer de sa province. Le romancier joue avec individualité et généralisation.
II) une peinture de Paris par les effets

a) les effets sur la perception

b) les effets sur la sensibilité affective
a) il y a une sorte de réalisme de la perception. Lucien vagabonde « sans but » sur les boulevards et dans la rue de la Paix (associée à la flâne). Ces rues sont caractérisées par le monde. « il y a du monde ». Il est question de foule à laquelle Lucien n'a pas l'habitue. Il y a une affluence de piétons et de voitures. Il y a un caractère subjectif. On se préoccupe beaucoup plus des choses que des personnes. Il y a donc une vision sélective. Des mots sont mis en avant « chose » et mis en avant par « masse ». « Les masses » frappe de par le relief. Cela renvoie aux traits saillants de premier plan et aux traits généraux. On ne parle de boutiques luxueuses mais de « luxueuses boutiques ». Balzac à recours au substantif pour rendre son texte pertinent et met en avant certains mots.Cela tient au contraste entre pauvreté et richesse. Il y a une hiérarchie d'ordre grammatical. La mise en relief de la perception sensorielle est mise en avant par le rythme de la vie parisienne qui est trépidant « étourdi par la rapidité du tournoiement parisien ». Balzac met d'abord en avant l'effet produit (effet avant la cause). C'est là encore une façon de mettre en avant la subjectivité.
b) Les effets des sentiments nous paraissent en accord avec une logique de la perception. Les sentiments de Lucien sont aussi en jeu, car ils ressortent tout au long du texte : « il éprouva ». Ce qui est frappant, c'est de voir comment sa perception de Paris rejaillit en négatif sur sa perception. C'est l'anéantissement de soi, elle est une expérience douloureuse pour Lucien qui se caractérise par la perte. Il s'agit de passer de quelque chose à « rien ». Cette expérience de l'anéantissement de soi est dans le cas de Lucien aggravé par ce qui est dit du costume qui correspond au délabrement intérieur :  « il fut gêné par le délabrement de son costume ». Il y a une surenchère dans l'expérience de la perte. Cette compensation n'existe même pas sur le plan intime et sur celui de l'apparence, d'où la gêne de Lucien. A cela s'ajoute la solitude qui apparaît dans un paradoxe puisqu'il a été question d'une foule alors qu'elle est décrite comme un « désert » pour Lucien et pour les jeunes poètes. Cette épreuve correspond à une étape.


  1. cette épreuve est une étape

a) une étape qui s'inscrit dans un parcours géographique

b) une étape disposant d'un dynamisme temporel
a) Mise en rapport de la Province et de Paris. Il y a un autre mot qui apparaît pour désigner la Province « son coin » « son pays ». Cette découverte s'inscrit dans un parcours géographique correspondant à 2 lieux et univers sociaux différents. Les valeurs partagées en province ne sont pas les mêmes à Paris « considération », « importance » ,« valeurs ». Cela renvoie à la question du prestige que l'on reçoit en Province qui est sans répondant à Paris. Ce qui est suggéré, c'est que l'on passe d'un univers à un autre car la vie en province est caractérisée par la proximité, la chaleur humaine « partage » alors que Paris est placé sur le régime de l'effritement du lien social, on tombe dans l'anonymat.
b) Cette étape a aussi un dynamisme temporel. La vie Provinciale, c'est le passé, la solitude n'est pas encore actuelle. C'est le futur qui se dessine « paris allait être un désert ». Au passé heureux s'oppose un futur malheureux et solitaire. L'instant présent pour Lucien est décrit comme étant accompagné. Il y a une compensation pour lui , il y a encore de l'écho, lorsqu'il presse la main de Mme de Bargeton. Cependant le duo est entravé et gêné par la présence du rival (baron) .
S'ajoute la décomposition , la dégradation des relations entre Madame de Bargeton et Lucien. On a donc un tournant à tout point de vue pour le jeune homme.
Conclusion :
Cette exploitation de l'expérience de la rue, n'est pas sans rapport avec la route. On dit de cette dernière que cet espace où se joue la destinée des personnages. Il y a une association entre les deux. Tout cela est en rapport avec le roman d'apprentissage.
Introduction :
On pourrait partir du titre « illusions perdues ». Ce titre que Balzac a choisi donne l'idée de ce qu'est l'apprentissage pour lui. C'est déjà ce qui arrive à Lucien à ce moment là. La découverte de Paris est une épreuve marquée par la perte, une épreuve radicale.
Les fleurs du mal – Baudelaire
On situe ce texte comme postérieur à Balzac. Il s'agit d'un recueil qui dans première parution en 1857 provoque un procès. Ce recueil a connu plusieurs publications. Il y a plusieurs sections dans cet ouvrage. Celui que nous étudions est  tableaux parisiens . C'est un poème connu. Il s'agit d'un sonnet (2 quatrains/ 2 tercets) composé d'alexandrins. Le sonnet n'est pas régulier car il s'agit d'une forme fixe et donc d'une forme contraignante. Baudelaire joue avec la structure car contrairement aux règles, il renouvelle les rimes. Il y a un rapport entre le mètre et la phrase, c'est ce qu'on appelle un enjambement. La phrase se poursuit de la première strophe à la seconde, ce qui provoque un relief. Baudelaire a un certain intérêt pour les foules qui lui vient d'Edgar Poe.
CM 7 Littérature et société
devoir non obligatoire (dissertation) : Expliquer les rapports entre espaces et sociétés à partir de tous les textes étudiés
Sonnet à la française :
Il est mis en place à partir de la Renaissance. Il y a une autre règle qui est imposée dans les conventions : il s'agit de l' alternance des rimes féminines (se terminent par un « e » muet) et masculines (toutes les autres). Quand on change de rimes, il faut qu'il y ait cette alternance.
Le rapport entre le vers et la phrase :
Il faut dans l'enchaînement des alexandrins, caser des phrases : il y a t-il concordance entre l'architecture du vers et celle de la phrase. S'il y a discordance, on parlera d'enjambement et éventuellement de rejet. Une césure coupe un alexandrin en 2 hémistiches (la césure est marquée //). Accentuation anormale de « statue » rend le texte pertinent. C'est un coup de foudre que décrit le texte, il ne s'agit que d'une métaphore filée. Cette rencontre a quelque chose de fulgurant. Ce qui est intéressant c'est qu'elle est directement liée à son contexte : une rue parisienne. Il n'y a pas grand chose qui nous est dit : la rue est assourdissante : « autour de moi hurlait », « assourdissante ». La femme, il l' a aperçue dans la foule. Cet amour est directement liée au contexte urbain, dans une rue de grande ville ( qui se définit par le bruit qui est directement lié aux pavés qui produisent un son particulier lorsque les roues passent dessus).

Ailleurs, Baudelaire parle de la foule urbaine, on se demande jusqu'à quel point les mots sont ajustés. Cette rue bruyante très peuplée favorise l'expérience de la rencontre fugitive, ce qui permet un caractère intense. Les rues de la grande ville induisent un certain type de relation amoureuse et également un certain type de beauté, la beauté excessive et fugitive. Les mots choisis portent au plus haut degré, hyperbolise la réalité . Cette dernière est pourtant éphémère et s'assortit d'une nostalgie, car elle est refoulée vers l'impossible. On est ici à l'articulation du social et du privé qui favorise une expérience personnelle fascinante.

Ce poème et plus précisément ce tableau parisien présente un intérêt pour la rue et pour les marginaux de la ville que l'on relie à plusieurs textes :  le Cygne ,  Les petites vieilles ,  les 7 vieillards , etc. Il y a un fantastique urbain très présent placé sous le signe du tournoiement et du fourmillement, on a l'idée que ça grouille. On le retrouve dans la poésie en prose de Baudelaire. Il avait l'idée que la poésie en prose était liée à la ville et devait passer par un langage particulier. Cette question de la foule est venue à Balzac notamment d'Edgar Poe (traduit par Baudelaire) qui a écrit L'Homme des foules , ce qui a inspiré à Baudelaire un poème en prose intitulé La Foule. Le principe de la typologie sociale commande toute une partie du texte. La rue est un espace où sont exposées les différentes couches sociales de la société.
Splendeurs et misères des courtisanes - Balzac
Comment aiment les filles :
Le Bal de l'opéra :
La tradition du bal au début du XIX ème siècle est une tradition ancienne qui est liée au carnaval (masqué). C'était une occasion pour toutes les couches sociales de se mélanger. La société parisienne a ses codes que seuls ses initiés peuvent connaître.
La manière dont Balzac s'y prend pour créer de l'énigme, du mystère est étonnante dans ce texte.

Comment s'y prend t-il pour créer du suspens ? :


  • il a recourt à des périphrases pour désigner les personnages.

  • Il a recourt à la métonymie (le contenant par le contenu)

  • il amorce des interprétations sachant que la réalité doit se déchiffrer


Le plan de la représentation sociale :
le bal de l'opéra est l'occasion d'un mélange des classes sociales présenté comme confus. La confusion est favorisée par le fait que les gens sont masqués. Les différences sociales disparaissent et on peut penser que l'intérêt pour le bal de l'opéra est lié à une réalité de l'époque qui se caractérise par une disparition de ces différences sociales. Il y a donc dans ce texte un lieu de l'indistinction. Il est représentatif de la société de Balzac.
CM 9 littérature et société
Recours par Zola a un vocabulaire du plus haut degré : « forte douleur ». Il est question d'angoisse mortelle. Le mot « terreur » est employée. L'angoisse mène à une agonie mentale. « coup de grâce » « espérance » « délivrance »
III) le comique de l'extrait
On est amené à sourire dans ce texte, à se moquer d'eux.
a) les renversements
Rougon est mis en position de chef de la ville, il annonce l'injonction qui reste sans appel. Elle est censée manifester l'autorité du personnage. L'usage de l'autorité prête à sourire : « on ferme les portes pour rassurer la population » : on obtient le contraire : la population est épouvantée. Le verrouillage est censé protéger de la mort mais il aboutit à une « angoisse mortelle » .
b) les décalages
Les anachronismes sont nombreux. Zola fait ressortir cette idée. On est au beau milieu du XIX ème siècle. Ce qui met en valeur ce moment et renvoie à la modernité. Il y a un décalage entre Plassans et l'époque dans laquelle on se trouve. Il y a aussi un décalage entre la fin et les moyens : « murs croulants ». Il y a aussi un décalage entre la cause et les effets. Il y a une peur excessive et mal placée . Elle ne met pas en valeur les habitants de Plassans. Il y a donc une vision négative sur le plan politique de Plassans. La position politique se trouve dégradée. Les insurgés sont associé à l'énergie de la nature , aux idéaux de la République, ce qui rejaillit sur les gens de Plassans.
Conclusion :
Ce tableau d'une panique collective est d'autant plus intéressant qu'il est lié à un espace particulier et à un moment particulier, moment que l'auteur sait mettre en perspective. Il nous montre une pure panique dont le caractère pathétique est miné par des renversements, des décalages qui oriente notre réaction et notre jugement. Nous sommes amenés à sourire de cette douloureuse agoni des conservateurs de Plassans (des partisans de LN Bonaparte) et a valoriser les défenseurs de la république même si par ailleurs ils ne sont pas toujours glorieux.
Les rapports entre espaces et société dans les textes étudiés ou dans d'autres de votre connaissance
(Zola/ Proust/ Balzac/ Baudelaire/ Poe...)


  1. Espaces:

D'après nos textes, les espaces sont construits, artificiels, aménagés par l'homme. Ce ne sont pas des espaces naturels. On a intérêt à déplier le singulier pour faire valoir la diversité des espaces (publics)


  1. Société

Renvoie à l'organisation de la société, aux mœurs sociales, à la mentalité d'un groupe social..

Ces rapports entre espaces et société sont toujours marquées par le temps.


  1. Appropriation

Des espaces varient (privés, publics). On pense à la rue et au salon (étant mixte ) . L'espace est investi par les classes sociales. Distinction entre bourg et faubourgs. Ce ne sont pas les mêmes qui investissent ces deux endroits. Le bourg est divisé en secteurs qui correspondent chacun à une classe sociale différente. Opéra est d'abord un lieu de spectacle dont ressort la joie. Les espaces ont des choses à nous apprendre sur la société. Il y a deux grandes idées : 1 : de cercles sociaux, hiérarchies (mise en valeur par l'idée du salon)


  1. Révélation

Il y a un autre aspect : la révélation des espaces : principe du mélange et tendance à l'indistinction. Ce principe de mélange ressort bien du bal car c'est une occasion de se mélanger et de se rassembler. Proust est celui qui fera épouser au prince de Guermantes et madame Verdurin. Il y a une tendance au mélange et à l'indistinction. Selon Balzac, au bal de l'opéra, on reconnaît pas le milieu social d'une personne. Le mot masse reprend l'idée d'une foule dans laquelle le personnage se retrouve noyée.


  1. Conditionnement

On joue sur l'opposition petite ville/ grande ville. Plassans par exemple, est une petite ville de province qui a une situation géographique particulière. Ce qui à un rapport avec la mentalité. La ville est coupée du reste. Cette configuration urbaine favorise un certain archaïsme. La grande ville favorise l'illusion.


  1. Des rapports marqués par le temps …



Littérature générale et comparée
Rapports entre littérature et cinéma, prioritairement les adaptations des œuvres littéraires au cinéma.
Trois niveaux :
- CM = instruments théoriques et techniques pour penser les transferts et relations entre les arts
- TD = Une partie consacrée à la recherche du temps perdu et sur la façon dont les autres arts se sont saisis de cette œuvre. Une partie sur cinéma et opéra avec les relations entre Verdi et Wagner, on travaillera alors sur Carmen (adaptations au cinéma), on sera en autonomie, on aura à préparer des dossiers et exposés.

Contrôle la 12ème semaine de 8h à 10h qui portera sur ce qu’on a fait en cours (Proust ou Carmen), plus un exposé ou dossier à rendre dans le cours du semestre.

Introduction - Adaptation : le mot et les choses

On pourrait se demander pourquoi s’occuper de romans et de films dans un cours de littérature, et pourquoi en particulier dans un cours de littérature comparée. L’adaptation cinématographique peut être une modalité d’existence pour un texte, ou encore un état du texte. Cet état ou modalité d’existence est problématique, mais aussi parfaitement attesté, d’une part par l’histoire du cinéma (on commence à faire des adaptations cinématographiques dès le début du XXème siècle) qui est structurée par des querelles concernant l’adaptation cinématographique des textes littéraires (a-t-on le droit d’en faire ?) ; et d’autre part par notre expérience de spectateur (on a tous lu un livre que l’on a vu en film et inversement). C’est notre expérience qui singularisera la pensée de la question.
Si on anticipe sur la réflexion à venir, ici on va essayer d’observer comment un film peut devenir un instrument de lecture du roman, comment un film peut devenir une instance critique, un instrument de pensée, un lieu d’interprétation du roman, au même titre qu’un article critique ou qu’une réflexion universitaire, avec une différence importante qui perturbe la réflexion : le film, comme le roman, quel que soit la qualité, est un objet esthétique autonome, contrairement à un texte critique dans un journal. L’existence du film est autonome en ce sens que l’on n’a pas besoin de la lecture du roman pour comprendre le film.


On peut se dire par exemple que pour comprendre la recherche du temps perdu, il peut être dommage de se passer des travaux d’experts (le temps retrouvé par exemple), le film peut avoir pour capacité de révéler du texte, ou du moins des aspects que l’on ne perçoit pas de prime abord.
Se priver de ces instruments d’interprétation reviendrait à accepter une conception muséologique de la littérature selon laquelle elle atteindrait une plus grande profondeur que le cinéma.
Le cinéma touche à la littérature et s’en empare.


En quoi le programme relève-t-il de la littérature comparée ? La dimension comparative du travail peut apparaître de plusieurs façons puisque l’on va d’abord étudier les mécanismes et les enjeux d’objets fictionnels hétérogènes dont le second objet est donc génétiquement rattaché au premier (le film est censé être rattaché au texte) comme dans un rapport de transformation, de descendance, avec une parenté souvent marquée par le générique ou le titre du film. Les objets existent sur deux supports différents, et l’on peut isoler des traits communs à ces objets hétérogènes comme l’argument du récit, le titre du récit, des procédés de figuration. Ces traits communs apparaissent sur le fond de différences qui sont extrêmement radicales. Les moyens de représentations, d’accès à la représentation ne sont pas les mêmes. Il faudra étudier cette relation de descendance entre ces objets hétérogènes sur des médiums différents, c’est donc bien une démarche comparative.

Nous allons étudier l’adaptation d’un texte de la fin du XXIIème siècle, de Chrétien de Troyes, Perceval le Gallois. Nous avons vu le début du film, de 1978. Quelles difficultés peut-on lui reconnaitre en tant qu’adaptation d ‘un texte ?


On a à faire à un texte en Ancien Français dont la grammaire et le vocabulaire sont bien souvent sortis de notre langage. Ce texte qui appartient de plein droit à l’histoire de la littérature française est devenu étranger aux lecteurs contemporains.
Il y a aussi la question de la musique qui fait un petit peu incongrue. L’idée n’est pas de laisser le spectateur tranquille mais plutôt d’essayer de retrouver les conditions de la performance d’un texte et l’on garde la poésie du texte et son rythme (accompagnement, chœur…). C’est un peu déroutant pour le spectateur contemporain. Il y a une parenté graphique par rapport aux techniques de représentation du Moyen Age, et les personnages ne sont pas vraiment proportionnés par rapport aux décors (ils sont aussi grands que le château). A l’époque où Chrétien de Troyes écrit son texte, la perspective n’existe pas, il n’y a donc pas de raison de la représenter, puisqu’il s’agit de remettre un public en contact avec la période du texte. D’un point de vue commercial, cela n’est pas vraiment très rentable.


D’un point de vue énonciatif, le personnage parle de lui à la troisième personne. Cela produit un effet de décalage, de distanciation puisque la troisième personne est la personne de l’absent, quelqu’un qui n’est pas là. Cette particularité doit être prise en compte puisque le réalisateur n’a pas essayé de rendre le personnage ou le paysage très présent, il a plutôt essayé d’aider le spectateur à se faire ses propres images. Elles sont lacunaires et insuffisantes, c’est au spectateur de se faire ses images.


Quand on parle d’adaptation on parle aussi parfois de traduction, terme qui pose problème parce que le cinéma ce n’est pas une langue. Cependant, il y a quand même un travail de semi-traduction effectué par l’adaptateur, car l’adaptateur n’a pas été obligé de tout traduire car les termes qui sont perdus, que nous ne connaissons plus sont rétablis par l’image, qui complète les lacunes de vocabulaire. C’est vrai aussi pour la grammaire elle-même qui s’est modifiée et à certains moments l’image permet de remettre le sens des choses en gardant le texte ancien sans traduction, sans ambiguïté.


Il y a quelque chose de théâtral dans la profération du texte, et il n’y a pas autant de décor de forêt que de forêt dans l’histoire, et il en va de même pour les châteaux. Un décor vaut pour plusieurs. Au moment où le film est sorti en 1978, Jacques le Goff n’était pas du tout gêné par cette représentation, expliquant que la forêt telle qu’on la voit aujourd’hui ne ressemble plus du tout à la forêt médiévale. La docilité du spectateur qui va consentir à la fiction se décide par rapport à des conventions artificielles. On est simplement plus accoutumés aux artifices Hollywoodien.
Selon Genette, le vraisemblable est ce qui dérange le moins les idées reçues qui structurent la pensée du lecteur ou spectateur contemporain.

Lancelot, chevalier de la reine, c’est une adaptation un peu plus réaliste, le lecteur n’est pas actif dans la représentation. On peut opposer l’attitude adoptée par ce réalisateur. On a quelque chose qui contrevient beaucoup moins aux habitudes du spectateur.
On essaie de nous plonger directement dans un univers virtuel, on a choisi de privilégier le récit au texte. Ici on recompose un décor avec de l’herbe bien verte, des arbres réalistes etc.
Ici, l’amateur de western ne peut pas être déçu par ce commencement. On ne brutalise pas les habitudes du spectateur.
A la recherche du temps perdu & ses rapports avec les autres domaines artistiques
I) Adaptation : les mots & les choses.

1) Introduction

Le temps retrouvé, Raoul Ruiz

La captive, Chantal Ackermann

  • L'adaptation cinématographique peut-être une modalité d'existence nouvelle pour le texte ou un état de ce dernier.

Cette modalité est problématique et attestée.L'histoire du Cinéma est jalloné de querelles.Est-il possible de faire des adaptations ?

  • Comment un film peut-il devenir un instrument de lecture des romans ? Est-ce une instance critique ? Un lieu d'interprétation du roman ?

  • Le film comme le roman est un objet esthétique autonome ; il est différent d'un texte. L'existence du film est autonome car il ne nécessite pas la lecture du roman.

  • Il s'agit alors de déhiérarchiser les instruments d'analyse, de dépasser une conception muséologique de la littérature.

  • Etude des mécanismes & des enjeux fictionnels ; le film est dans un rapport de descendance avec le roman. Rapport génétique au sein de ces objets hétérogènes ( le récit, procédés de figuration, tite du récit). Cependant les moyens de représentations et d'accés sont différents.


Etude d'extraits de films

Adaptation de Chrétien de Troyes

Perceval le Gallois, d'Eric Rohmer ( 1978 )

  • Texte en Ancien français, vocabulaire sorti de notre usage donc impression d'étrangeté.

  • Volonté de retrouver les conditions de la représentation et de la performance du texte médiéval. Le récit, ici, est accompagné par des choeurs. Restaurer le rapport à la langue et au poème initial ( respect du rythme et des sonorités ).

  • Parenté graphique avec les représentations médiévales ( enluminures ). Aussi la perspective n'existe pas encore. Radicalité et audace des choix de Rohmer.

  • Le protagoniste parle à la 3ème personne ( or la 3ème personne est celle de l'absent ). Ainsi le spectateur a la possibilité de se faire se propre représentation car ce qui nous est donné est lacunaire.

  • Travail de semi traduction car l'image complète les "défauts" du vocabulaire. C'est par le biais de l'image que le spectateur peut comprendre le texte.

  • Le résultat est de déconstruire les idées reçues que l'on peut avoir sur le Moyen-Age et la littérature médiévale. Capacité d'élaborer un rapport problèmatique à l'univers médiéval & au monde fictionnel ( mise en abime fictionnelle, puisque à l'intérieure de la fiction il y a des personnages qui raconte la fiction elle-même.

Lancelot, chevalier de la reine, de Cornel Wilde ( 1963 )

  • Le récit cinématographique est ici plus important que le texte littéraire. Ce dernier est liquidé ainsi que toute réflexion sur le référent ( le Moyen-Age ).Il s'agit de gommer la singularité et l'altérité du texte, pour en faire du vraisemblable, du "même".

  • Il y a dramatisation du récit, grâce à la musique.

  • Parenté avec le cinéma Hollywoodien.

  • Logique de la continuité, logique commerciale. Car respect des codes en vigueur par rapport à des genres voisins ( Western/Péplum ).

Sacré Graal, des Monty Python ( 1975 )

  • Satire du cinéma Hollywoodien et de la littérature médiévale.Ils sont les cibles des Monty Python.

  • Désacraliser et tourner en dérision une certaine littérature. Cinéma transgressif et parodique.

  • Le récit devient un commentaire du récit. Position intermédiaire entre le dedans & le dehors de la fiction.

  • Dimension réflexive ayant une vocation humoristique. Critique des codes sans forcèment les remplacer.

NB : Il est nécessaire de considérer chaque objet dans sa catégorie afin de l'apprécier à son juste titre ainsi que l'ambition de chaques réalisateurs, l'éventail des possibilités.

2) Le mot et la chose

  • Adaptation : vient du latin, adaptatio. Se diffuse au XVIème siècle avec le sens suivant, action d'approprier/d'ajuster.

  • Fin XIXème, le mot désigne le fait de transformer une oeuvre afin de l'adapter à une forme nouvelle. Afin de rendre raison du passage du roman vers le théâtre.

  • 1912 - apparition de "adaptation cinématographique"

  • Acceptation dans le domaine de la biologie = modification d'un organisme vivant, selon le milieu, la situation. Possibilité d'envisager le texte comme un organisme vivant qui se doit de se transformer afin de persister, de survivre.

  • Acceptation dans le domaine de la psychologie = in/adaptation.

  • Le terme "adaptation" a une double détermination, ainsi il est objet et processus.

  • Finalité de l'adaptation = possibilité de l'existence de quelque chose d'inapproprié dans le roman, il y a donc nécessité d'apport des transformations afin de convenir/ d'exister.

Pourquoi ce mouvement de la page vers l'écran ? Qu'est-ce que le cinéma peut corriger et complèter ?

  • Le mot " adaptation " désigne originellement une déficience. Ce qui introduit un paradoxe, l'utilisation du mot présuppose la transformabilité du roman, de l'objet initial qui est choisi pour sa singularité.

  • Sélectionner un texte plutôt que d'écrire un scénario, c'est choisir parmi d'autres textes. Il y a donc identification d'élèments particuliers et singuliers. Le travail de l'adaptation consiste à se saisir de cette exemplarité afin de lui donner existence ailleurs.La pratique de l'adaptation reconnaît l'exclusivité d'une oeuvre et l'abîme simultanément.

  • La surface d'accueil n'est pas homogène. Impossibilité de traiter une adaptation comme une traduction.


Littérature et cinéma : la différence des moyens d'expression

  • Le cinéma n'est pas une langue. Comme l'écrit Christian Metz, le cinéma est une sorte de langage différent de la langue. Ainsi le cinéma pratique un langage dont la langue n'existerait pas tout à fait.

  • Il peut y avoir un rapport de conccurence entre la parole et l'image. Or toute image n'à qu'une occurence.



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