Sociologie des publics Semestre 5 Chapitre 1 : le public et les mass-médias







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Sociologie des publics


Semestre 5

Chapitre 1 : le public et les mass-médias


Influence des médias de masses sur leurs publics
Introduction : Socio/ Logos – Discours sur la société. Sociologie : étudie des faits de sociétés.
Sociologie des publics : A- façon d’évolution de la société avec les médias / B-quel impact réciproque entre médias et publics.

Auteurs / fondateurs de la théorie de la réception par le public des médias de masses

La théorie critique


Née aux USA, elle contribue au refoulement du public. Inspirée de l’école de Francfort (inspirée elle-même par Marx), elle pense que les consommateurs de médias de masses sont aliénés, ils sont pensés par les producteurs comme des gens aliénés. Le public est envisagé misérable, telle une masse passive et amorphe. Dès les 40’s, Aberno et Horkheimen rédigent les premières théories : création du concept d’industrie culturelle. Les biens culturels sont alors assujettis au mode industriel de production. Les produits de la culture sont pensés comme une série d’objets standardisés créent pour être vendus (cf. téléréalité). Le public n’agit et ne réagit pas, il ne résiste pas à l’action dont il est victime. L’industrie culturelle aurait le pouvoir de faire accepter l’assujettissement jusqu’à le faire désirer. On parle d’instrumentalisation des individus qui apparaissent comme privés de leurs capacités à juger et à s’opposer.

En Europe, toujours dans les années 40, on développe un point de vue analogue. On analyse les médias à partir d’un schéma dit de Stimuli-Réponse, proche de la réflexologie pavlovienne (Cf. Reflexe Pavlov). Autrement dit on donne un message publicitaire au public, celui-ci va répondre en fonction. Serge TCHAKHOTINE (Socialiste) va rédiger un ouvrage sur ce schéma : « Le viol des foules par la propagande. ».

Son postulat est le suivant: ‘Par certaines pratiques (mécanismes publicitaires ici), on peut affaiblir la faculté de résistance des mécanismes nerveux supérieurs : il suffit de provoquer une généralisation de l’inhibition interne, ce qui est identique au sommeil, ou d’avoir recours à la fatigue. Si dans ces conditions le sujet est frappé par un ordre, il devient irrésistible.’ Par exemple, la puissance de la propagande s’explique par cet état d’impuissance généralisée. Cas ‘Juvabien ….Juvamine’. Schéma : on affaiblit le sujet / on impose un ordre. On appelle le public qui subit ce matraquage le ‘Groupe V’, le groupe des violables. Le groupe des ‘V’ sont alors des automates, des robots-vivants : on parle d’esclaves psychiques.

En France, J-M Domenach parle de reflexes conditionnés, de suggestibilités. Le public est conçu comme une cible irradiée. Métaphore de la Seringue – Hypodermie : Les médias (seringue) injectent dans le cerveau de la cible. Plus tard dans les années 60, Bourdieu et Passeron parlent du sujet en stipulant que les mass médiologues imputent injustement aux médias la responsabilité des débordements sociaux. On a ici la dissociation entre audience et impact de réception. Bourdieu considère dès les années 80 que l’assimilation à une masse conduit construire une catégorie sociale dont les membres ont pour unir caractéristique d’être auditeur et n’ont plus d’appartenance sociale. Selon Bourdieu et Passeron c’est précisément cette caractéristique sociale qui change l’appréhension et l’impact des médias.

On décodera différemment les médias suivant notre origine sociale. D’autre part, le public homogénéisé serait privé de toute capacité à recevoir des messages dans des modalités non prévues par les émetteurs,’ il a mille manière de voir, de lire et d’écouter’. Ex : on peut écouter une musique en bruit de fond, en travaillant, en regardant un clip et écoutant les paroles…

La sociologie Nord Américaine : Étude empirique


La théorie des effets limités : ouvrages ‘the People’s choice’ et ‘Personnal Influence’ de Katz & Lazarsfeld réalisés à partie des années 40.

Ils sont en rupture importante avec la ‘Seringue Hypodermique’ : ces études mettent en évidence certains mécanismes par lesquelles l’influence des médias est limitée. Ils disent que les effets des médias sont variables selon la psychologie et selon la situation des récepteurs. Au cours des années 40, les travaux de Lazarsfeld donnent naissance au paradigme dominant des effets limités qui prend deux formes : Le ‘Two Step Flow of communication’ et le

Le two step flow of communication : Paul Lazarfeld est à l’origine lui même de la réfutation de la thèse de l’omnipotence des médias. Il va substituer un modèle de propagation épidémique au modèle de radiation par irradiation. Les messages émit par les médias ne vont pas directement vers le public, les récepteurs, cela se fait par vagues successives. Les messages ne circulent pas librement ils sont filtrés par le tissu social. La société est considérée comme une juxtaposition de groupes restreints primaires auxquels on accorde une certaine autonomie et influence sur les idées, les sentiments et les comportements de leurs membres. Lazarsfeld dit que l’individu n’est pas un individu isolé, il est socialement situé. Ces groupes ont des rôles de pression sur ses idées et ses actes et qui pèsent sur la façon dont il reçoit les informations. La réponse d’un individu à une campagne ne peut être estimée sans faire référence à son environnement social de ces relations interpersonnelles

La pression des groupes d’appartenance, Constaté par Katz et Lazarsfeld : C’est un des niveaux de médiations de la communication, les médias n’atteignent pas les individus atomisés de la même manière. Le flot d’information n’est pas de A vers B il est relié par des médiateurs, des intervenants. Il y a des variations qui dépendent de l’appartenance socioculturelle et l’homogénéité des groupes primaires. Les groupes auxquels l’individu appartient exercent sur lui une pression qui l’incite à adopter attitudes et opinions conformes à ceux des autres membres et à éviter les opinions et les attitudes déviantes. Les auteurs disent que ‘Voter est fondamentalement une expérience de groupe, les gens qui travaillent, vivent ou se distraits ensemble sont enclin à voter pour les mêmes candidats’. L’acte de voter est un fait collectif (Cf. Durkheim). La cohésion est de plus en plus forte à mesure que l’on se rapproche du scrutin. En période de gestation de la décision de vote se tient des dialogues, des débats. Il y a donc émergence d’esprits dissidents lors des débats. Les dissidents reviennent dans le droit chemin car chaque camp opère comme une force magnétique qui attire à lui les gens dont les opinions sont similaires et qui rejettent les individus dont les opinions sont différentes. Chaque groupe devient de plus en plus homogène en termes de comportements et d’opinions : c’est l’effet Band-Wagon. L’individu tend à être attiré par le climat d’opinion auquel il appartient. Comment expliquer l’efficacité de cette conformité ? Il y a un vrai bénéfice à être conforme (être non marginal, accepté..). D’autre part, cette efficacité s’explique par le fait que ceux qui appartiennent à un même groupe ont des opinions et comportements assez proches, ils partagent des schémas d’interprétation communs (mêmes normes morales, culturelles ou politiques).

Le rôle des leaders d’opinion : Katz & Lazarsfeld nous disent que les messages des médias n’atteignent pas toujours les individus, ils sont d’abord captés par des leaders d’opinion qui les répercutent dans le cercle proche. On serait entourés de leaders qui nous passeraient les messages de manière digérés. C’est le Two-step flow of Communication.
Message-Média  Leaders  Individus : La communication a deux étages. Le leader d’opinion n’est pas passif : il filtre les informations. Il est un garde barrière actif, il est un interprète de l’information qui trie les messages qu’il reçoit. Les leaders ne sont pas déterminés par une catégorie de diplômes ni par classes sociales. Ce sont des personnes de confiance, crédibles et dont l’opinion est tenue en haute estime. Quelle est la crédibilité du leader d’opinion ? D’où vient-elle ? Elle dépend d’abord du fait qu’il occupe une position centrale dans le groupe. La sociabilité est une variable plus cruciale du leadership que la position sociale. Ensuite il tire son pouvoir du fait qu’il est conformiste par rapport aux idées, aux attitudes, aux langages, aux comportements du groupe. Il a ensuite un degré d’exposition à l’information au mieux dans le groupe. Enfin le leader d’opinion occupe une position qui lui permet de faire le lien entre le groupe et son environnement (rôle de médiation, au cœur du réseau). En sus, le leader d’opinion a une influence liée à trois choses : la personnification de certaines valeurs (qui il est, son charisme), à sa compétence (ce qu’il sait), à sa position sociale (qui il connait). C’est le concept d’autorité, son aptitude à commander. Il détient aussi une capacité à ce faire obéir. Il réunit les capacités à ce faire commander à faire obéir.

Des effets limités & spécifiques : Ils pensent que l’influence des médias n’est pas aussi directe et massive que le pensent les auteurs de la théorie critique. Les effets sont limités : Il n’y a pas une influence directe et massive des médias, il y a un effet d’activation : ils renforcent des opinions déjà acquises : des prédispositions vers des opinions elles même transformées en actions. Si les médias peuvent difficilement modifiée une opinion, ils peuvent amplifier et accélérer une évolution en gestation.
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