Le lieu de l’imaginaire littéraire, le







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Oraison funèbre :

  • Relève du genre rhétorique épidictique ; espèce quasi morte aujourd’hui.

  • Ce genre a de quoi séduire, par sa situation de parole en premier lieu, et sa théâtralité : proximité physique, et tt à la fois distance de l’orateur, impact de la parole sur l’auditoire, chq fois spécifique. D’autre part, l’oraison funèbre intéresse directement plsrs problématiques : les rapports entre texte et voix ; texte de circonstance et Parole sacrée ; littérature et lieu commun ; elle interroge aussi à sa fç la notion de voix lyrique.

  • Entre ciel et terre, une situation de parole : l’orateur est en surplomb au-dessus de l’assemblée. Cette situation fait de lui un prodigieux dramaturge, un machiniste d’idées, d’images, de sensations, de rythmes. Le discours devient une sorte de grand écran où passe, en une procession d’images, la vie des grands/

  • L’orateur sacré est un passeur : il a la charge de ramener à sa vocation surnaturelle un auditoire d’étourdis. Pour les retourner, il épouse sur la vie et sur la mort le pt de vue même de Dieu : c bien ds une focalisation divine qu’il entraîne son auditoire. Le lyrisme de l’oraison funèbre chrétienne a fonction cathartique : s’il avive, en effet, la douleur de l’assemblée, c pr la purifier. A cette fin, il met en œuvre une parole musicale. Dans l’esthétique classique, la véritable grandeur repose sur la simplicité confondante du voc : là est le sublime

  • Un art du portrait ? Depuis le début du 17ème siècle, l’oraison funèbre s’est éloignée du panégyrique tt imprégné d’éloquence surchargé. Elle est devenue un véritable sermon. La belle machinerie de l’oraison funèbre n’est donc là que pour rappeler à l’homme qu’il fut créé à l’image du Créateur et qu’il doit en tirer les conséquences.

  • Lyrisme de l’oraison funèbre : chez Malraux et Bossuet, on perçoit les halètements, grondements et suffocations ; la force de leurs évocations est envoûtante et splendide. L’antithèse, chez Bossuet, est le ferment du lyrisme. Mais une interro sans réponse : est-ce un « lyrisme impersonnel » ???


Pamphlet :

  • Le mot ne désigne pas à l’origine un genre précis, ms un mode de diffusion, un ouvrage court et peu coûteux, distribué aussitôt qu’imprimé, traitant en termes polémiques un sujet d’actualité. Il a été longtemps malaisé de distinguer satire, libelle, essai polémique, diatribe et pamphlet.

  • Ainsi, c la brièveté, la virulence et l’actualité qui peuvent rendre mieux compte du pamphlet. Porte-parole d’un groupe voué au silence, solitaire et pessimiste, le pamphlétaire s’adresse à tous et à personne. Sa bouteille à la mer contient un message universel dans lequel entre le refus du despotisme, de l’injustice, de l’arbitraire, de l’ordre et du désordre établis. Libéral ou liberticide, le pamphlet est toujours anarchisant et libertaire. Il participe d’une réception spécifique de la part de lecteurs dont les opinions sont tranchées.

  • Rhétorique du pamphlet : l’amplification. Le genre abonde en périodes troublées, où la perte des repères traditionnels, le dysfonctionnement des institutions, la crise de l’esprit public favorisent la confrontation d’opinions et radicalisent l’antagonisme des positions.


Pastorale dramatique :

  • C l’ensemble des genres dramatiques mettant en scène des bergers ou des princes déguisés en bergers, et, plus largement, des personnages rustiques. Topoï : berger et bergère sont pris dans une chaîne d’amours contrariées :le père… Forte stylisation des dialogues, très comiques svt. L’espace dramatique est le locus amoenus où les perso aiment et aiment dire leur amour. Le spectaculaire est assuré par les pratiques de magie, notamment l’utilisation d’un miroir, qui suscite apparitions, jalousie, faux espoirs, retrouvailles… et dans un climat non forcément religieux.

  • Intéressantes résurgences : dans d’autres genres théâtraux (cf Corneille, Th. De Viau), dans le roman (L’Astrée)… = atmosphère pastorale.

  • Fonctions de la pastorale : elle porte à la scène les fortes potentialités dramatiques du récit + métaphore du théâtre du monde.


Picaresque :

  • Ce genre suppose comme sa condition nécessaire une origine basse du héros, la traversée des bas-fonds de la société. Le picaro est la figure littéraire inversée du berger d’Arcadie.

  • Contre-voyage épique.


Récit de voyage :

  • Le récit de voyage est un parcours de « lieux » au sens rhétorique du terme : les lieux sont autant de réserves de citations, de dvpt, de situations types mobilisables à partir des noms de lieux. On y puise images et citations, ornements qui donnent éclats, amplifie l’anecdotique. Genre mineur, le récit de voyage s’écrit sur des souvenirs de lecture, mobilisant idylle, ekphrasis, épopée, roman noir…

  • Le lieu est en rhé un tiroir renfermant des images mentales, des rpst°, symboles, clichés, au total des amorces ou des fragments de discours. Comme le « lieu » de l’argumentation, le pays, la ville sont une réserve potentielle d’hist, d’anecdotes, pp à instruire, à plaire, émouvoir.

  • Plus généralement, le récit de voyage est schématiquement une succession de paysages décrits qui sont liés ensemble et s’ordonnent selon la chrono de l’itinéraire transcrit. Cependant, la subjectivité apparaît rapidement, et c’est là toute la complexité du genre.

  • Un récit de voyage peut également et souvent être voyage spirituel, voyage vers soi (cf Chateaubriand).

  • Récit de voyage et récit didactique : on cherche par les divers tableaux à instruire le lecteur.

  • Récit de voyage : un parcours de « lieux » pour faire mémoire : le récit de voyage fut d’abord un mémoire au service de la connaissance ; il en vint à faire davantage mémoire du voyageur lui-même, de sa sensibilité et de son histoire pp : il entre en littérature. faisant mémoire des lieux et des hommes, le récit passe par l’éloge, voire l’hymne, si la mémoire se fait lyrique. Les lieux visités sont des « lieux » où se sont accumulé un trésor de références, les traces des écrivains déjà passés. Le passage du voyageur est réverbéré à son tour par la mémoire des grands auteurs : à ce titre, le récit est une forme particulièrement riche d’intertextualité. Ms attention, faire mémoire, c s’exposer à repasser par des lieux ppt incontournables, des « lieux communs ».


Roman à thèse :

  • C un roman réaliste qui se signale au lecteur comme porteur d’un enseignement tendant à montrer la validité (ou l’absence de validité) d’une doctrine. Le roman à thèse est un acte de parole défini par une visée spécifique, démontrer, laquelle oriente à son tour la lecture.

  • Deux traits pertinents caractérisent ce type de roman : - l’affrontement de deux systèmes de valeurs ; - l’incitation, pour le lecteur, à éprouver dégoût ou aversion pour la conduite issue d’un des deux systèmes. La lecture doit produire sur le lecteur un effet qui n’est pas de l’ordre du seul acquiescement à une thèse ; c à une sorte de conversion que le récit à thèse doit conduire.


Roman historique :

  • Le roman historique « rencontre » moins des faits historiques qu’il ne donne à réfléchir sur l’histoire elle-même au travers de la fiction. La fiction n’est pas un habillage d’un essai historique, elle est une fonction heuristique.

  • L’âge d’or : la sensibilité romantique au temps : (le 19ème siècle) « scènes » et « tableaux » réfèrent à une esthétiques dramatiques : roman hist et drame romantique interfèrent. Les deux notions de scènes et de tableaux passent par la médiation de la peinture.

  • Une condition nécessaire à l’essor du roman hist comme de l’hist elle-même fut la perception plus aiguë du devenir, la conscience croissante de forces à l’œuvre dans l’histoire. Seul le roman pouvait retracer les cheminements, transitions ruptures, évolutions, non seulement des fortunes et des conditions, ms des passions et des raisons de vivre des successives générations. Les petits événements, les circonstances mineures sont plus aptes que les récits ppt hist à faire sentir l’interaction du collectif et de l’individuel.


Le roman noir :

  • Les « lieux » du roman noir : il a établi ses lieux dans l’atmosphère sombre d’un manoir ou d’un cloître, dans les cachots, passages secrets, cimetières, ds les visions de ruines et d’horreur, les landes hostiles… Le lieu noir est le siège d’une puissance redoutable ; emprisonnement, lente et solitaire agonie sont au programme. Schéma : une jeune fille à la merci d’un tyran, sur le point de succomber, sauvée par un justicier. Les oubliettes, passages secrets, forteresses seront le décor tandis que les figures de prêtres pervers, enlèvements, évanouissements, naissances illégitimes, incestes, parricides seront ses ressorts. Rapports étroits, donc, entre roman noir et mélodrame.


Saturnien (ton) :

  • « Se dit d’une personne d’humeur triste, à cause des propriétés attribuées par l’astrologie à la planète Saturne » (Littré).

  • Cette humeur substantielle caractérise une litt, par delà ses variations hist et perso, où le corps et ses humeurs s’inscrivent sur la page, où une mélancolie quasi physique imprègne de sa substance toute vision de l’extérieur.


Sermon :

  • Le sermon est un acte de langage visant à la conversion, càd littéralement, au retournement de l’auditoire. C un acte de lgg à la fois illocutoire et perlocutoire. C un déchiffrement de l’Ecriture ms à finalité pragmatique : il cherche à opérer le commencement d’une mutation chez l’auditeur. Cet acte s’opère non seulement en un lieu déterminé, l’église, ms encore depuis la chaire, suspendue entre ciel et terre. Ce cadre énonciatif est essentiel : il peut favoriser la théâtralité indiscrète du prédicateur, il peut aussi assurer efficacement sa position de passeur : il ets en effet chargé d’arracher, en qq manière, son auditoire, qui reste au sol, pour l’enlever et lui faire retrouver sa vocation.

  • Le sermon prend pour point de départ un tx de l’Ecriture qu’il commente et paraphrase. C un genre didactique, dominé par la rhétorique délibérative, en particulier soumis à des règles strictes de composition. Celle-ci doit faire cheminer l’auditeur, il faut littéralement l’inquiéter, le mettre en mouvement et en route.

  • Le sermon est pris entre plsrs tensions : - entre l’écrit du texte et l’oral, l’improvisation ; - entre l’ici et maintenant du sermon et l’éternité de l’écriture ; - entre la présence active du corps et l’invisible vers lequel reconduire l’auditoire.

  • Sermon et théâtralité : liens essentiels ; - tout comme les relations entre sermon et rhétorique : mvt, images pour faire frémir l’auditoire.


Sotie :

  • Elle relève des formes théâtrales brèves et se dvpe entre le 13ème et le 15ème siècle. Elle exploite à des fins de satire très vigoureuse la forte théâtralité de l’allégorie et l’appareil carnavalesque dont se dote ici la satire. On y montre des sots entourés d’autres allégories.
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