Résumé Première partie







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André Durand présente
‘’Illusions perdues’’

(1843)
roman de BALZAC
(630 pages)
pour lequel on trouve un résumé
puis successivement l’examen de :
l’intérêt de l’action (page 3)
l’intérêt littéraire (page 9)
l’intérêt documentaire (page 15)
l’intérêt psychologique (page 48)
l’intérêt philosophique (page 38)
la destinée de l’œuvre (page 41)
l’étude d’un passage (page 72)
Bonne lecture !
Résumé
Première partie
Les deux poètes
À Angoulême, vers 1820, David Séchard, qui a repris l’imprimerie vétuste de son père à Angoulême, désire révolutionner l’industrie de la papeterie. Pour le sauver du désespoir, il prend comme prote un ancien camarade de collège, Lucien Chardon, intelligent et séduisant poète qui est aimé de Mme Louise de Bargeton, épouse d’un notable local et la femme qui est la plus en vue dans la société aristocratique et bourgeoise de la ville. Elle est séduite « par l’excessive beauté de Lucien, la timidité de ses manières, de sa voix ». Il découvre l’amour grâce à elle qui, dans son salon, l’initie aux subtilités, aux raffinements et aux codes de la vie mondaine, lui fait prendre de Rubempré. Mais, lors d’une soirée, il s’attire la haine des invités, notables mesquins, ridicules et ignorants. Se dessine un projet de mariage entre David Séchard et Ève, la sœur de Lucien qui, lui, travaille à un roman historique (‘’L’archer de Charles IX’’) et à un volume de poèmes (‘’Les marguerites’’). Il rêve de conquérir la gloire littéraire à Paris et, comme les deux amants sont épiés par la société d’Angoulême, ils décident de quitter la province pour se rendre ensemble dans la capitale.
Deuxième partie
Un grand homme de province à Paris
À Paris, Mme de Bargeton est accueillie par sa cousine, la marquise d’Espard, est invitée dans les plus grands salons, courtisée par le baron du Châtelet qu’elle allait épouser, tandis que Lucien est méprisé par les jeunes « lions » de Paris et doit s’installer dans une petite chambre d’étudiant du Quartier Latin. Mais il travaille à son œuvre et il est introduit par Daniel d’Arthez dans un cénacle de jeunes gens épris de science, de philosophie et de littérature, ce qui le réconforte. C’est alors que le journaliste Lousteau lui expose les difficultés presque insurmontables que rencontre un écrivain débutant. Entraîné par sa faiblesse et sa vanité, Lucien se lance donc dans le journalisme mondain et politique : articles de complaisance rapidement écrits, nombreuses compromissions, légèreté et papillonnage. Il brille dans le monde, excite les jalousies, s’attire des ennemis dans toute la société parisienne. Il devient l’amant d’une actrice à la mode, Coralie. Mais ses dettes s’accumulent, un duel le laisse blessé et humilié, et Coralie, dont la nouvelle création dramatique est froidement accueillie, tombe malade. Brouillé avec Lousteau, humilié par d’Arthez, honni et abandonné de tous, brisé, tous ses espoirs de connaître la gloire évanouis, Lucien connaît une profonde détresse. Avec seulement vingt francs en poche qui lui ont été donnés par Bérénice, une gentille prostituée qui a eu pitié de lui (« Cet argent lui brûlait la main, il voulait le rendre ; mais il fut forcé de le garder comme un dernier stigmate de la vie parisienne. »), il revient à Angoulême.
Troisième partie
Les souffrances de l’inventeur
À Angoulême, la sœur et la mère de Lucien l’accueillent avec une certaine méfiance. David Séchard, qui s’est consacré à des recherches dans le domaine de la papeterie, est la victime des frères Cointet qui manoeuvrent pour le ruiner. Traqué par les huissiers, il se cache chez une amie d’Ève. Lucien tente de lui venir en aide, mais, berné par les ennemis de l’imprimeur, il révèle sa cachette. Se sentant responsable de l’arrestation de David, il annonce son suicide par une lettre à sa sœur. Sur les bords de la Charente, il rencontre un voyageur étrange et autoritaire, l’abbé Carlos Herrera, qui lui promet une vie de plaisirs et la gloire s’il accepte de le suivre à Paris et de se laisser guider. Lucien succombe aussitôt à cette nouvelle influence.

À Angoulême, David qui a rétabli au mieux sa situation, trouve une heureuse sérénité. La révolution de Juillet propulse les notables aux plus hautes fonctions. « Quant à Lucien, son retour à Paris est du domaine des ‘’Scènes de la vie parisienne’’. »

Analyse
(la pagination est celle du “Livre de poche”)
Intérêt de l’action
Les deux premières parties ont été rédigées par Balzac en 1837 et 1838, la troisième en 1843

.

Genre de l'histoire : Parlant d’”Illusions perdues” à la princesse Belgiojoso, Balzac lui écrivit le 2 mars 1843 : «C’est l'oeuvre capitale dans l'oeuvre». C'est en effet un roman d'une importance essentielle, le sommet de “La comédie humaine”, d’abord à cause de sa place dans la vie de Balzac : il a porté “Illusions perdues” pendant huit ans ! Si l’on considère, d'autre part, que sa production la plus intense va de 1829 à 1847, l'élaboration de cette oeuvre est exactement au centre. De sorte qu’”Illusions perdues” n’est pas seulement une fresque, un roman de transition, comme on l’a dit : Balzac, en l’écrivant (et surtout la deuxième partie) a vu, d’une manière géniale, répétés dans des miroirs en enfilade, les destins de presque tous les personnages de “La comédie humaine”. Mais c’est surtout le roman où il a mis le plus de lui-même, celui qui est le plus directement autobiographique.

Si Balzac peut être considéré comme le créateur du réalisme moderne dans le roman, c'est par “Illusions perdues”, plus encore que par tout autre roman de “La comédie humaine”, car il présente une action longue, importante, une tranche de vie essentielle dans l'existence des personnages. Bien que situé dans l'Histoire, mêlant habilement les personnages réels (mais qui ne sont pas au premier plan) et les personnages fictifs, s’employant à accréditer la fiction (page 291), le récit évite de tomber dans la chronique comme dans la monographie ou la satire. C’est ici qu’apparaissent avec le plus de force et de pureté les caractéristiques du génie balzacien : le don de comprendre le réel, de pénétrer jusqu'aux forces secrètes qui le dominent et de le reconstruire ensuite en un univers nouveau.

Illusions perdues” est aussi un roman d’apprentissage, un roman d’initiation.
Originalité : Même si, à l’inverse de la plupart des écrivains romantiques, Balzac répudiait la littérature confidentielle, même s’il a montré que la littérature pouvait être autre chose que l’épanchement qui était alors à la mode, ses romans révèlent un véritable fourmillement de souvenirs, d'expériences vécues, de sentiments éprouvés. Les trois premiers grands romans, “La peau de chagrin”, “Louis Lambert” et “Le lys dans la vallée”, cédaient, dans une certaine mesure, à la tentation de la confession. Mais, dans “Illusions perdues”, la part autobiographique est encore plus grande. C’est le poème de ses luttes et de ses rêves déçus. Il y a illustré des formes de l’amour et de l’amitié, de la tendresse fraternelle, qui sont celles auxquelles il est resté fidèle toute sa vie. Les grands thèmes, celui de la désillusion, celui de l’éducation sociale, sont ceux qui ont hanté sa jeunesse et sa vie d’homme mûr. Ayant besoin d’une industrie et d’un décor, il a choisi ceux qui avaient laissé dans sa mémoire une trace inoubliable. Jusque dans ses plus petits détails, il trahit le besoin d’une référence constante à ses propres souvenirs.

Quant aux personnages, Balzac, encore plus que tout créateur qui atteint la catharsis à travers eux, s’est traduit et s’est trahi à travers eux. Chacun représente une de ses tendances ou une de ses tentations. C’est pourquoi il a opposé des figures contradictoires, dans une perspective tout à fait manichéenne, mais qui traduit aussi son ambiguïté intérieure, chacun de ces personnages révélant un aspect de lui-même. Balzac est David, mais il est aussi Lucien (page 349 : l’allusion à Janus).

À David, il prêta ses traits physiques, mais aussi ses traits moraux, mettant en relief l'intime combinaison en lui de puissances volcaniques et de secrètes faiblesses. On peut noter aussi que l'amitié de David pour Lucien, c’est celle que Balzac eut pour Jules Sandeau. Les tentatives sans succès de David de faire fortune dans l’imprimerie et l’édition correspondent aux projets de ce type, qui n’ont jamais abouti, que firent le père de Balzac, ainsi que son beau-frère Surville. Mieux, les recherches de I’imprimeur sont celles mêmes qu’a poursuivies Balzac. De 1825 à 1828, comme le succès de ses premiers romans tardait à venir, il se lança dans les affaires : il s'associa à un libraire, puis acheta une imprimerie rue Visconti (c’est elle qui est décrite comme étant l'atelier de David à Angoulême). Il livra alors une véritable bataille contre ses concurrents, essaya de pallier le déficit de son entreprise en la complétant avec une fonderie de caractères, et, mieux encore, rêva d’inventions nouvelles, d'un papier nouveau, beaucoup moins cher que ceux en usage. Mais ces recherches qui devaient lui apporter la fortune ne firent que l’endetter et la société fut dissoute en 1828. Balzac décrit la ruine de David dans ces années mêmes où il se débattait le plus durement contre les créanciers et les dettes. Les papeteries de Besançon et d’Angoulême n'avaient pas compris les plans de Balzac ; cependant, persuadé qu'il avait raison contre tous, il confiait à David le soin de développer ses preuves et de justifier ses illusions. Enfin, au-delà de ces souvenirs personnels, Balzac voulait faire vivre une grande figure d’inventeur en s’inspirant de la vie de Bernard Palissy, et le thème est déjà celui de “La recherche de l'absolu”.

À Lucien, il donna ses défauts, sa vanité et son ambition, exerçant ainsi une sorte d’autocritique, se livrant à une sorte de cruauté à l’égard de soi-même. Mais il fit aussi de Lucien la réalisation de tout ce qu’il aurait désiré être et n’a jamais été. À travers lui, il se rêva beau. Il en fit le poète qu’il avait été à ses débuts (alors qu’en 1837, il méprisait la poésie qu’il trouvait artificielle) et il lui prêta des poèmes qu’il avait composés (pages 93-94). Les illusions de jeune provincial montant d’Angoulême (ville qu’il connaissait bien) à Paris, les ambitions du jeune écrivain qui tente d’y trouver le succès, furent celles de Balzac qui vint à Paris à l’âge de vingt ans, l’âge de Lucien Chardon. Celui-ci se fait nommer de Rubempré comme Balzac ajouta la particule à son patronyme. Lucien, le jeune roturier, devient l’amant d’une femme de la noblesse, Madame de Bargeton, comme, à vingt et un ans, comme Balzac s’était intéressé à des femmes de l’aristocratie, rêvant dès l’âge de vingt ans de conquérir une duchesse, parce qu’elles étaient riches d’un passé dont il pouvait se nourrir ; il avait rencontré Mme de Berny, qui était âgée de vingt-deux ans de plus que lui, puis la duchesse d’Abrantès, enfin Mme de Castries. Ces amours avaient déjà été le thème du “Lys dans la vallée” (1835) où Mme de Mortsauf semble bien avoir le mieux hériter de la bonté de Mme de Berny. Mme de Bargeton a plutôt les traits de la coquette Mme de Castries, auprès de laquelle l’écrivain a subi un échec dont il s’est d’ailleurs vengé dans “La duchesse de Langeais”. Cela confirmerait son goût pour une conception des personnages par antithèse. En effet, le personnage idéal qu’est Ève fait songer à Mme Hanska, vue de loin par un Balzac amoureux.

Le roman décrit longuement le monde complexe de l’édition, du livre, de la presse, du journalisme, dans lequel Rubempré rencontre plus de déceptions que de succès, plus de conflits que d’espoirs, de même que les échecs littéraires ne furent pas épargnés à Balzac. Il a composé la première partie au milieu des pires ennuis financiers, harcelé par les éditeurs et les créanciers ; elles lui furent arrachées par la nécessité. La troisième partie fut écrite dans une sorte de course contre le temps, par un Balzac moins gêné financièrement, mais qui était très fatigué et se rendait compte de l'inévitable épuisement de son génie.

Il donna un destin tragique à Lucien afin de le conjurer pour lui-même et d’affirmer qu’il ne le connaîtra pas : plein d’une pitié détachée, il contemple l’écrasement de celui à qui il serait supérieur : «Lucien n’est pas un homme fort». Balzac sera pour lui-même un Carlos Herrera invincible, ou plutôt un d’Arthez ajouté à Lucien.
Cependant, malgré ces nombreuses références à la vie de Balzac, le roman n’est pas pour autant une autobiographie
Inventivité : Cependant, si le réel est pour Balzac un indispensable point de départ, c’est un point de départ seulement qu’il ne cherche pas tant dans sa propre vie : s'il fait la confidence de ses découragements, c'est que l'oeuvre demandait qu'il y mette d'amères tristesses ; s'il subit la tentation de la confession, de l'autobiographie romancée, il la domina et se livra plutôt à la peinture de toute une société.
Déroulement : Si “Illusions perdues” est un des chefs-d’oeuvre du roman réaliste, Balzac y évite cependant le plat réalisme qui en ferait un recueil d’observations tirées des banalités de la vie quotidienne. L’oeuvre se tient résolument dans le domaine de la fiction.

Cependant, le début est lent car il faut mettre en place les bases du drame. Aussi le récit a-t-il du mal à prendre son essor : il commence page 33, pour être interrompu dès la page 34 ; il reprend page 39 pour être aussitôt abandonné ; il réapparaît page 49 pour être aussitôt submergé par un retour en arrière (M. du Châtelet) ; il émerge de nouveau page 54 pour être aussitôt perdu, ressortir plus bas dans la page et, désormais, se dérouler non sans subir des digressions (l’exposé de David sur le papier pages 108-113) qui, pourtant, dans “Illusions perdues”, par rapport à d’autres romans de Balzac, sont rares. La narration, qui tient la place essentielle, est très dynamique, passionnante : la tension dramatique est toujours maintenue, surtout dans les deux premières parties où l'élan est si puissant, la fougue de l'écrivain à ce point irrésistible, que tous les éléments d’observation et de réflexion sont emportés, fondus, transformés. Les événements sont annoncés («Ce pressentiment était juste : le malheur planait sur la maison Séchard», page 27 - Lucien ne savait pas que «le digne prélat allait être son bourreau», page 97), des péripéties s’accumulent (le duel, pages 135,136, 137 : récit par habile un retour en arrière, comme dans le théâtre classique). Les amours de Lucien avec Mme de Bargeton, puis avec Coralie, maintiennent un des grands thèmes romanesques traditionnels. L’action se précipite bien vite vers le dénouement par un déchaînement progressif. Cependant, pour la troisième partie, Balzac sentait qu’après la fresque d’”Un grand homme de province à Paris” le récit des embarras de l'imprimerie Séchard devrait paraître d'un moindre intérêt et qu'il lui fallait résoudre Ie difficile problème littéraire qui consiste à rendre intéressant un personnage vertueux. Aussi a-t-il fait glisser ses avanies vers l'aventure policière.

Bien des moments du récit sont conçus selon la technique dramatique, et une comparaison avec le théâtre, dans ce roman qui est une «scène» de la «comédie» humaine, est nettement établie (pages 607-608). Il nous fait vraiment assister à une tragédie (page 160) puisque, dès le début, le destin de Lucien es défini et apparaît comme inéluctable ; peu importe que nous connaissions les dangers qu'il court et même les pièges dans lesquels il va tomber (comme page 357) : cela n’enlève pas son intérêt au récit. Balzac emprunte beaucoup d’éléments au théâtre : scènes, charge des personnages, importance des pièges et des traquenards. La conversation bouffonne entre Lucien et M. de Bargeton (pages 79-80) est marquée par le comique qui naît de la chute régulière du dialogue qui est chaque fois abandonné par le vieil homme ridicule. La soirée chez Mme de Bargeton est aussi une scène pleine d'effets comiques (pages 77-101) par le grotesque des invités, la naïveté de Lucien (qui «
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