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SEMAINE 12
Un directeur de musée mis en examen

Françoise Dargent.

 Publié le 21 novembre 2006

Une exposition d'art contemporain sur l'enfance, datant de 2000, a conduit son responsable, Henri-Claude Cousseau, devant la justice.

 

L'exposition a fermé ses portes depuis six ans, mais c'est aujourd'hui qu'on parle d'elle. Pour cause, c'est la première fois qu'un directeur de musée est inquiété par la justice pour le contenu d'une de ses expositions. Henri-Claude Cousseau, qui dirigeait en 2000 les musées de la ville de Bordeaux, a été mis en examen la semaine dernière pour avoir, dans le cadre de «Présumés innocents, l'art contemporain et l'enfance», présenté des oeuvres susceptibles de porter atteinte à l'image de l'enfant.

 

Pour la justice, il est soupçonné d'avoir contrevenu à plusieurs articles du Code pénal relatifs à la protection de l'enfance comme «la diffusion d'images de mineurs attentatoires à la dignité humaine et revêtant un caractère pornographique et violent». Il est également poursuivi «pour avoir permis leur vision par des enfants et des adolescents». Les deux commissaires de l'exposition, Marie-Laure Bernadac, aujourd'hui conservatrice au Musée du Louvre, et sa collaboratrice à l'époque, Stéphanie Moisdon-Trembley, vont être convoquées prochainement par le juge d'instruction bordelais Jean-Louis Croizier, en vue d'une éventuelle mise en examen.

 

L'exposition incriminée a été présentée au Musée d'art contemporain de Bordeaux (le CAPC), du 8 juin au 1er octobre 2000. Elle réunissait environ 80 artistes internationaux et non des moindres puisqu'y participaient Annette Messager, Cindy Sherman, Christian Boltanski ou encore Jeff Koons. Les artistes étaient invités à révéler l'imaginaire et la fantasmagorie de l'enfance à travers des photos, des vidéos, des sculptures, des installations et des peintures.

 

«Conscients du tact et du respect»

 

Une enquête judiciaire avait été ouverte juste après la fermeture de l'exposition à la suite d'une plainte déposée par La Mouette, une association de protection de l'enfance basée à Agen qui s'est portée partie civile. Aujourd'hui, la directrice de l'association, Annie Gourgue, cite encore sans l'avoir jamais vue l'oeuvre qui a, selon elle, le plus choqué certains visiteurs : une «vidéo à caractère pornographique dans laquelle une femme se cousait le sexe et se masturbait avec un concombre».

 

«Je ne jette pas l'anathème sur les adultes qui ont vu l'exposition, souligne Annie Gourgue, mais nous avons réagi parce qu'on utilisait les enfants pour certaines scènes à caractère sexuel, morbide et violent.» Les enquêteurs, qui ont cherché à retrouver les oeuvres en question, n'ont jamais mis la main sur cette fameuse vidéo, signée Elke Kristufek, ni sur certaines autres montrées du doigt.

 

«Le problème aujourd'hui, c'est qu'il ne reste au juge que le catalogue de l'exposition, souligne Me Emmanuel Pierrat, l'avocat des deux commissaires. Aucune oeuvre n'a été saisie ni photographiée par les enquêteurs. Or, un catalogue ne peut être le reflet d'un parcours.»

 

«L'éthique et les compétences»

 

Les organisateurs mettent notamment en avant le fait que la visite était balisée. Le public était averti que certaines oeuvres pouvaient choquer les enfants et un gardien devait les dissuader d'accéder à certaines salles. Un parcours conçu pour le public scolaire faisait un détour.

 

«Nous avions pris des mesures imparables sur l'accessibilité en faveur des mineurs, souligne, ému, Henri-Claude Cousseau, qui dirige aujourd'hui l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. On donne l'impression que nous avons présenté une exposition pornographique. Nous étions pleinement conscients du tact et du respect avec lesquels il fallait aborder le parcours. C'était une exposition calme et sereine sur un sujet que l'art aborde depuis des siècles.»

 

Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a réagi, hier, en insistant sur «l'éthique et les compétences» d'Henri-Claude Cousseau. Il a souligné que «le rôle de l'artiste est de provoquer et d'interpeller», tout en s'en remettant à la procédure judiciaire. Tout comme la Mairie de Bordeaux, qui ne fait aujourd'hui aucun commentaire. Il n'en reste pas moins qu'à l'époque le maire Alain Juppé n'avait pas voulu inaugurer l'exposition.

1/ Pourquoi H.-C. Cousseau est-il convoqué par la justice ?
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2/ A quel problème est confronté le juge ?

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3/ Quelles sont les mesures qui avaient été prises par les organisateurs pour les enfants ?

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4/ Quelle a été la réaction du ministre de la Culture ?

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Expression orale :

A/ Etes-vous d'accord avec l'affirmation "Aujourd'hui l'art est partout ?"

B/ Quelle est le rôle de l'artiste au 21ème siècle ?

C/ Peut-il encore provoquer ? Faire scandale ? Est-ce souhaitable ? Pourquoi ?

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