La Chine (postmoderne) créée par le tourisme







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Orientalism : Concepts in the Social Sciences, Buckingham, Open University Press, 1999, p.117. Les problématiques de l’Orientalisme ne peuvent plus se résumer à une dichotomie entre un sujet « Occident », créateur d’un objet « Orient ». Le discours orientaliste ne se déploie plus seulement dans les « textes » de l’« Occident », au sens géographique et culturel du terme. Il existe un phénomène d’auto-orientalisme notamment en Chine où les imaginaires de « l’Orient crée par l’Occident » sont exploités et réinventés pour être mis au service de la construction de l’identité culturelle et nationale. De même, la situation singulière de l’Orientalisme japonais vis à vis d’un Orient mythique déconstruit la stricte opposition géoculturelle Orient-Occident telle qu’elle a pu être envisagée chez Said. Koichi Iwabuchi évoque la nostalgie japonaise pour une « Asie » qui, à la différence du Japon, aurait su conserver son identité orientale. Cette « Asie » devient ici le passé du Japon et révèle ce que ce dernier a désormais perdu : « Nostalgia for a (Different) Asian Modernity: Media Consumption of ‘Asia’ in Japan », Positions : East Asia Cultures Critique, Vol 10, n°3 , 2002, pp.547-573.

2 Edward W. Said, L’Orientalisme, L’Orient créé par l’Occident, New-York, Vintage Books, 1994.

3 L’une des critiques faites à Said est celle de faire le jeu des fondamentalismes dans le monde arabe. Le purisme des idéologies nationalistes et de leurs logiques exclusives est pourtant étranger à la pensée de Said qui n’a cessé d’écrire que l’identité était une construction intellectuelle, toujours hybride et constamment en devenir. Dans un entretien publié dans la revue Interventions : International Journal of Postcolonial studies, Volume 1, Number 1, 1998, pp. 81-96, Said revient sur la récupération de ses théories par des courants fondamentalistes : « and to think that in some way my book licenses these characters [fundamentalists] (sic) to fulminate against something called the West, which is a position I abjure. I say even the notions of the Occident and Orient are ideological fictions and we should try to get away from them as much as possible. ». Dans le présent article, les termes « Orient » et « Occident » représentent des « fictions idéologiques ».

4 Franck Michel, Désirs d’Ailleurs : Essai d’anthropologie des voyages, Strasbourg, Editions Histoire & Anthropologie, 2002, p.180.

5 Sur la distinction entre le patrimoine et l’œuvre exposée au musée, Rachid Amirou nous rappelle que le patrimoine « est sous la menace du temps et des hommes, on parle alors de ‘protection’ ; l’œuvre exposée au musée est censée traverser, immuable et inchangée, les époques et les péripéties humaines, on la ‘conserve’», Imaginaire du tourisme culturel, Paris, PUF, 2000, p.77.

6 Asietours 1999, Accortour, p.1.

7 Toute l’Asie 2002-2003, Asia, p.4.

8 Amirou, Imaginaire du tourisme culturel, p.23.

9 Asietours 1999, Accortour, p.60.

10 Asie : Voyages sur mesure, mars/octobre 2005, Kuoni, p.43.

11 Kuoni, 1998-2000, p.106.

12 Plages d’Asie : Séjours et bien-être en Asie, 2004-2005, Asia, p.1.

13 Ibid, p.94 ; Franck Michel estime aussi que « [Le voyage est] vérificateur d’histoire passée plus facilement que producteur d’histoire immédiate », Désirs d’Ailleurs : Essai d’anthropologie des voyages, p.98.

14 « La Chine est une chose, l’idée que pouvait s’en faire, il n’y a pas longtemps encore, un petit-bourgeois français en est une autre : pour ce mélange spécial de clochettes, de pousse-pousses et de fumeries d’opium, pas d’autre mot possible que celui de sinité. », Roland Barthes, Mythologies, Paris, Editions du Seuil, 1957, p.194.

15 On nous dit par exemple que le Chinois « prend la vie comme un jeu », Toute l’Asie en voyage individuel sur mesure, 2004-2005, Asia, p.163.

16 Gregory B. Lee, Chinas Unlimited : Making the Imaginaries of China and Chineseness, Honolulu, University of Hawai’i Press, 2003, p.32.

17 Rev’Asie, Hiver 2004-2005, Groupe Teker, p.8.

18 Beauvoir, (Comte) De, Voyage autour du monde, Paris, Plon, 1968, p.611 ;

19 Charles (Baron) De Chassiron, Notes sur le Japon, La Chine et l’Inde, Paris, Dentu et Reinwald, 1861, p. X.

20 Louis Carpeaux, Pékin qui s’en va, Paris, Maloine, 1913.

21 Tristan D’Huriel (établie par), La Chine vue par les écrivains français, Paris, Bartillat, 2004, p. 98. Cette idée d’une Chine qui serait une civilisation non évolutive, mûre dès sa naissance, se retrouve deux siècles plus tôt dans les écrits de Voltaire, voir dans Jonathan D. Spence, La Chine imaginaire : Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2000, p.113.

22 Il ajoute : « De toutes les civilisations, celles de l’Asie sont peut-être les seules à être immortelles. Leur immobilité leur assure une protection contre l’usure du temps et du mouvement. Elles vivent en fonction de l’éternité. », Fernand Gigon, Multiple Asie, Paris, Editions Arthaud, 1958, p.9.

23 Franck Michel, En route pour l’Asie : Le rêve oriental chez les colonisateurs, les aventuriers et les touristes occidentaux, Strasbourg, Editions Histoire & Anthropologie, 1995, p.73.

24 Boothroyd, Détrie, Le voyage en Chine, p.511.

25 Plages d’Asie : séjours et bien-être en Asie, 2004-2005, Asia, p.2.

26 Toute l’Asie en voyage individuel sur mesure, 2004-2005, Asia, p.175.

27 Ibid, p.171.

28 Said, L’Orientalisme, L’Orient créé par l’Occident, p.120.

29 Ibid, p.120.

30 Paul Ricoeur évoque une concurrence entre deux emplois du terme « modernité » : un « concept répétitif » au service de « l’histoire des représentations » du passé et un concept synonyme de « notre temps » qui distingue « notre modernité des modernités antérieures. », La mémoire, l’histoire, l’oubli, Seuil, 2000, p. 409.

31 Toute l’Asie en voyage individuel sur mesure, 2004-2005, Asia, p.163.

32 Tentation d’Asia, hiver 2002-2003, Asia, p.54.

33 Toute l’Asie en voyage individuel sur mesure, 2004-2005, Asia, p.164.

34 Tentations : Toute l’Asie en circuits, été 2005, Asia, p.72.

35 Pierre-André Taguieff, L’effacement de l’avenir, Paris, Galilée, 2000, p.98.

36 Ibid, p.102.

37 Ibid, p.99 ; Pour une approche politique de la question du temps dans la modernité, voir l’ouvrage de Jean Chesneaux, Habiter le temps, Paris, Bayard, 1996.

38 Fêtez-le en Asie, 1999-2000, Asia, p.3.

39 Toute l’Asie en voyage individuel sur mesure, 2004-2005, Asia, p.163.

40 Smith précise ensuite : « Le Chinois dit simplement : ‘Fais travail, reçois argent’, ces deux derniers mots étant l’idée principale qui demeure dans son esprit : le ‘rapport du temps’ n’existe pas pour lui ! », Smith, Mœurs curieuses des Chinois, p. 54.

41 Cette idée d’un Orient postmoderne est aussi présente dans les milieux académiques comme nous le rappelle Gregory Lee dans sa critique de l’ouvrage l’Instant éternel du sociologue Michel Maffesoli. Ce dernier, orientaliste postmoderne, faisant écho au discours touristique, nous affirme que « les ‘Orients mythiques’ prennent leur revanche et imposent, par l’accentuation du présent, une présence au monde, à ses plaisirs, à ses joies, mais aussi à ses cruautés et à ses peines. », cité dans Gregory B. Lee (trad. E. Utudjian Saint-André), La Chine et le spectre de l’Occident : Contestation poétique, modernité et métissage, Paris, Syllepse, 2002, p.28.

42 Marc Augé note que « le tourisme est l’une des formes les plus spectaculaires de l’idéologie du présent, dans la mesure où il se place sous le triple signe de la planète, de l’évidence et de l’immédiat. », Le temps en ruines, Galilée, 2003, p.69.

43 Toute l’Asie en voyage individuel sur mesure, 2004-2005, Asia, p.163.

44 Tentations D’Asia, hiver 2002-2003, Asia, p.2.

45 Plages d’Asie : Séjours et bien-être en Asie, 2004-2005, Asia, p.1.

46 Maurizio Lazzarato, Les révolutions du capitalisme, Les empêcheurs de penser en rond, Paris, 2004, p.96.

47 Georges Orwell, 1984, Editions Gallimard, 1980, p.221.


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