L'imagerie – lannion







télécharger 18.03 Kb.
titreL'imagerie – lannion
date de publication21.02.2017
taille18.03 Kb.
typeDocumentos
a.21-bal.com > documents > Documentos
L'IMAGERIE – LANNION
Du 26 avril au 14 juin 2008
Thierry Girard - «Itinéraires»

« Frontières », « Histoire de limites», « La ligne de partage », « D'une mer l'autre »...autant de titres de travaux récents de Thierry Girard qui égrènent au fil des années une même problématique centrée sur l'idée du déplacement, du voyage, du parcours, de la traversée d'un paysage en quête de seuils, de passages, de limites. Il y a dans son travail ce tropisme des lisières, cette inquiétude des seuils qui l'amènent à privilégier les parcours où fleuves et côtes sont ses guides, les bouts du monde ses récompenses.

Dans la grande tradition documentaire (Atget, Walker Evans, Lee Friedlander...), il photographie la simple réalité des choses avec une certaine distance, une certaine neutralité. Ses photographies ne jugent pas, ne démontrent rien ; elles peuvent dire cependant la solitude, l'âpreté des choses mais aussi l'ironie, l'humour...
Thierry Girard, l'un des grands paysagistes français contemporains, mène depuis un quart de siècle une oeuvre exigeante qui lui a valu le Prix Niepce mais aussi la bourse Villa Médicis .et de nombreuses expositions à travers le monde : Centre National de la Photographie dès 1987, galerie Agathe Gaillard de Paris en 2003 et 2006 mais aussi plus récemment le Shangaï Art Museum ou le château d'Oiron (2007)...
Ces « Itinéraires » dans l'oeuvre de Thierry Girard sont présentés à L'Imagerie avec le concours du Fonds National d'Art Contemporain, de l'artothèque du Limousin et de la galerie Agathe Gaillard(Paris).
Rencontre avec l'auteur le samedi 26 avril 2008 à 18h .

Exposition à L'Imagerie 19 rue Jean Savidan 22300 Lannion

du 26 avril au 14 juin 2008

Du mardi au samedi de 15h à 18h30 sauf fériés

jeudi : 10h/12h et 15h/18h30

entrée libre
http://imagerie-lannion.com

/...

« Itinéraires et cheminements »

« On peut considérer que ce qui est à l’œuvre dans mon travail est moins le principe d’un voyage guidé par le simple fil du hasard et la curiosité de monde, que la mise en forme d’un parcours savamment contraint. Certes, il me plaît d’être dans la jouissance de l’en-allée erratique, mais je traverse et j’arpente le paysage avec pour viatique tout un ensemble de concepts, de références et de fils conducteurs qui guident mes pas et mon regard, et m’aident à extraire du fouillis du monde des images qui participent à l’élaboration d’une forme de récit photographique. Il s’agit alors d’être surpris, non pas tant par la forme générale de l’image ou la disposition des objets qui la composent, que par ses ramifications ; à savoir ses significations propres, mais aussi ses enracinements et ses prolongements.
Ce principe posé, une même méthode de travail peut générer deux types de parcours qui, tout en se recoupant à la marge —il y a régulièrement des images « communes » que l’on pourrait attribuer à l’une ou l’autre démarche— proposent de facto deux approches du monde et deux esthétiques singulières. C’est ce que j’aime distinguer entre itinéraires et cheminements.
Je parle d’itinéraires lorsqu’il s’agit de longs parcours à travers un pays, le long d’un fleuve où d’une frontière, ou en reprenant une route marquée par quelque illustre prédécesseur (Hiroshige, Segalen, Claudio Magris etc..). Ces parcours nécessitent plusieurs semaines voire plusieurs mois de voyage, étalés parfois sur deux ou trois ans de travail (Chine, Danube…). Je privilégie alors une approche plus distanciée, plus “objective“, plus analytique. La dimension documentaire du travail, par l’accumulation de signes, d’objets et d’éléments constitutifs du paysage est alors très importante, même si elle n’est pas fondatrice du regard —au sens où la question du photographique et de la représentation du monde l’emporte nécessairement sur le souci documentaire.
Je parle de cheminements lorsqu’il s’agit de marches photographiques nécessitant parfois plusieurs jours de pérégrination, sac au dos et pied photographique sur l’épaule. Le paysage photographié est généralement plus proche, physiquement et sensuellement, et, à l’exception de quelques marches péri-urbaines, il s’agit essentiellement de traverser des paysages naturels. La marche aidant au détachement de soi tout en favorisant une proximité “poétique“, elle génère des images globalement plus métaphoriques dont l’incidence documentaire est pour le moins réduite.
Il y a également une partie de mon travail qui concerne des territoires circonscrits, limités, objets d’une investigation particulière et non liés à un itinéraire précis (Observatoire du paysage, travaux en cours en Eure-et-Loir, dans l’Oise ou sur la ville de Bègles). J’essaye alors, dans la restitution de ces travaux —livres ou expositions— de les reconfigurer comme itinéraires fictifs, sous la forme d’un récit —et donc d’une progression du sens—, à défaut de pouvoir m’appuyer sur des itinéraires physiques. »
Thierry Girard

/...


Thierry Girard - Biographie

Thierry Girard est né en 1951. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1974, il décide dès la fin de ses études de se consacrer à la photographie. Il s'est fait connaître surtout grâce à l’ensemble de son travail sur le paysage : marches photographiques, traversées et longs périples. Il s’intéresse autant aux grands espaces qu’aux paysages du quotidien ou aux paysages marqués par la mémoire et l’Histoire. Dans ses travaux les plus récents, il apporte une attention de plus en plus affirmée à la question du portrait.

Son travail, exposé en France et à l'étranger, est présent dans de nombreuses collections publiques et privées. Dix de ses œuvres, qui viennent de rentrer dans les collections du Musée National d’Art Moderne à Paris, ont été présentées l’année dernière au Centre George Pompidou dans le cadre de l’exposition “Les Peintres de la vie moderne“.

Son travail a été régulièrement distingué : il a reçu le prix Niepce, a été lauréat de la Villa Médicis hors les murs, de la bourse Léonard de Vinci et de la Villa Kujoyama au Japon. Il a reçu régulièrement des aides du Ministère de la Culture et a réalisé en 2002 une commande publique pour le Fonds national d’art contemporain.

Thierry Girard accorde beaucoup d’importance à la question éditoriale : il a publié une vingtaine de livres et catalogues personnels, et participé à de nombreux ouvrages collectifs. Parmi ses publications récentes : "La route du Tôkaidô" (Marval, 1999); “D’une mer l’autre”, un voyage en diagonale à travers la France, textes et photographies (Marval, 2002) ; “Vosges du Nord, l’Observatoire photographique du paysage “ (Les Imaginayres, 2004) et “les Cinq voies de Vassivière “ (Les Imaginayres, 2005). Ainsi que « Voyage au pays du Réel“ (Marval, 2007), le livre qui accompagne l’exposition éponyme.
En 2001, il a réalisé un premier travail en Chine, notamment sur la ville de Hangzhou. Ce travail exposé à Nice lors du Septembre de la photo consacré à la Chine a fait l’objet d’un catalogue d’exposition intitulé Jours ordinaires en Chine.

L’exposition “Voyage au pays du Réel“ a fait l’objet d’une exposition importante au printemps 2007 au Shanghai Art Museum. Thierry Girard prépare une nouvelle exposition à Shanghai, prévue pour juin 2008 à la Beaugeste Gallery. Il a commencé un nouveau projet sur Shanghai qu’il compte terminer en 2009.







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com