Les grandes decouvertes et les grands physiciens







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Coca glace

Coca

glace

D. DEMOCRITE :

(460 - 370 av. J.C)




Leucippe (460 av. J.C. - 370 av J.C.), philosophe

grec né probablement à Abdère. On dispose de peu

d'éléments fiables sur sa vie et aucun de ses écrits

n'est parvenu jusqu'à nous. Leucippe passe néanmoins

pour l'initiateur de la théorie atomiste, développée

successivement par Démocrite, Épicure et Lucrèce,

ses disciples. Selon les premiers philosophes atomistes, la matière est constituée de particules identiques et indivisibles appelées atomes.
Démocrite
Philosophe grec, originaire d'Abdère, Thrace, aujourd'hui en Turquie, Cicéron rapporta que, « poussé par le désir de s’instruire », il fit de nombreux voyages, et parvint à formuler une explication rationnelle de la nature qui fut reprise par Épicure et ses successeurs.

Il passe pour avoir écrit cinquante-deux ouvrages, traitant de l’éthique, de la physique, des mathématiques, de la musique et des techniques.

Il est difficile d’évaluer son œuvre, car seuls quelques fragments nous sont parvenus, cités le plus souvent par des auteurs qui ne partageaient pas sa philosophie.

Il est le principal fondateur du matérialisme (doctrine qui affirme que rien n'existe en dehors de la matière et que l'esprit est lui-même entièrement matériel) et de l'atomisme.
Faute de témoignages fiables sur la vie de Démocrite, la littérature antique fournit de nombreuses anecdotes qui traduisent, au moins en partie, la manière dont il était perçu en Grèce et à Rome.

Certains affirmaient qu’il avait délaissé son patrimoine pour se consacrer à la pensée, d’autres, notamment Plutarque, racontaient qu’il s’était ôté la vue pour n’être plus distrait par les objets extérieurs, notamment par les femmes qu’il aurait, au dire de Tertullien, voulu aimer toutes. La plupart s’accordent à en faire un modèle de bonne humeur. Juvénal, dans ses Satires, en a fait l’épigramme : « Un rire perpétuel secouait Démocrite. »

Démocrite concevait la création des mondes comme la conséquence naturelle de l’incessant tournoiement des atomes dans l’espace.

Les atomes se déplacent au hasard dans le vide, se heurtent mutuellement, puis se rassemblent, formant des figures, qui se distinguent par leur taille, leur poids et leur rythme.

Ces figures peuvent elles-mêmes entrer dans la composition d’objets plus complexes. Les différences qualitatives perçues par les sens entre les choses tout comme l’apparition, le déclin et la disparition de celles-ci ne résultent pas de qualités inhérentes aux atomes mais de leur disposition quantitative.

Démocrite admettait deux principes de formation de l’Univers. Le plein, qu’il nomma, atomos, c’est-à-dire qui signifie qui ne peut être coupé : a privatif et temo = couper. « indivisible », « insécable ».

L’expression avoir (ou non) des atomes crochus provient de la théorie de Démocrite qui estimait que les atomes constituant la matière devaient posséder des crochets pour s’attacher les uns aux autres.

Le vide dans lequel se déplacent les particules de matière pure, minuscules, invisibles, indestructibles et infinies en nombre.

La diversité de tout ce qui est découle de la multiplicité des formes qui peuvent naître de la combinaison des atomes.

Selon lui, toute la nature est constituée à partir d'une infinité de particules éternelles indestructibles et indivisibles, entraînées par un mouvement éternel dans l'espace vide infini.

Incolores, inodores, sans saveur, et se différenciant par leurs formes et leurs grandeurs, les atomes sont soumis aux seules lois du choc dans le vide ; seuls le hasard et la nécessité président donc à leurs rencontres et à leurs enchevêtrements grâce auxquels se forment, dans l'infinité de l'espace et dans l'éternité du temps, des corps composés ou même des mondes comme celui où nous vivons.

En effet, Démocrite avait osé affirmer que notre univers n'était que l'un des univers possibles, tant cette multiplicité de combinaisons était féconde.

Dans l’Antiquité, on connaissait aussi les propriétés de la pierre dite d’Héraclée, de Lydie ou de Magnésie (d’où le terme de magnétisme), qui constitue les aimants et que l’on appelle la magnétite. Démocrite donna également un traité de l’aimant dont
« les atomes pénètrent au milieu de ceux

moins sensibles du fer pour les agiter ».
Enfin et surtout, il énonce clairement le Grand Principe Philosophique qu'on retrouve à la base de toute cosmologie matérialiste :
« le mouvement est inséparable de la matière ».
La théorie atomiste préfigure la pensée moderne, non parce qu’elle utilise le terme « atome », mais parce qu’elle s’efforce de construire la complexité du réel à partir de principes réels.

Cause et effet doivent être définis sur le même plan. Par cette détermination d’une causalité homogène, Démocrite et Leucippe ont jeté les fondements de la recherche objective et de l’esprit scientifique.

L'agrégation et la désagrégation des atomes que Démocrite explique par une "Nécessité" correspondent à ce qu’on appelle aujourd'hui : le Déterminisme Universel.

Peu importe la direction ( horizontale ) dans laquelle vous vous trouvez, l’aiguille d’une boussole indiquera toujours la même direction.

Nord
Sud
La Terre se comporte comme un gigantesque aimant. Cet aimant oriente tous les aimants se trouvant sur la Terre vers son sommet appelé pôle nord. Le mot boussole vient de l’italien boussola qui signifie petite boite car les premières boussoles étaient placées dans de petites boites pour permettre leur transport.

E. ARISTOTE DE STAGIRE :



(384 - 322 av. J.C.)
Philosophe grec, originaire de Stagire,

surnommé le stagirite, fondateur de

La Logique et inventeur du raisonnement hypothético-déductif, il est l'auteur d'un

grand nombre de traités de logique,

de politique, de biologie, de physique et de métaphysique.

A l’âge de dix-sept ans Aristote se rend à Athènes pour suivre l’enseignement de Platon à l’Académie. Il y restera vingt ans et sera l’un de ses disciples les plus brillants. Vingt ans, pendant lesquels il acquiert une culture encyclopédique, touchant tous les aspects du savoir de son temps. A la mort de Platon, il quitte Athènes et voyage jusqu'à ce que Philippe de Macédoine le nomme précepteur de son fils, le futur Alexandre le Grand dont il demeurera l'ami. En 335 que, de retour à Athènes, il fonde le Lycée, ainsi nommé en l'honneur d'Apollon Lyceius, dieu des Bergers, et parce qu'il est situé dans une plaine où se trouve un temple dédié à cette divinité.

On le surnomma Péripatos à cause du péristyle où se promenaient maîtres et disciples, qui recevront le nom de péripatéticiens. Il y enseigne une douzaine d'années. Contraint de fuir Athènes à la mort d'Alexandre en 323 sous l'accusation d'impiété, il meurt noyé à Chalcis à l'âge de 62 ans en cherchant à déterminer la vitesse d'un courant marin.

Aristote définit l'Homme comme « le vivant qui possède la parole ». C'est pourquoi La logique d'Aristote est la doctrine du logos (mot qui signifie à la fois la parole, le discours et la raison). Elle est exposée dans les divers traités réunis sous le nom d'Organon (l'instrument philosophique par excellence). Dans les traités qui composent l’Organon, il entreprend également l’étude de la proposition et du raisonnement, soit de la combinaison de plusieurs propositions. C'est ce que l'on appelle un raisonnement hypothético-déductif ou un syllogisme, c'est à dire un raisonnement qui contient trois propositions (la majeure, la mineure et la conclusion), et tel que la conclusion est déduite de la majeure par l'intermédiaire de la mineure.

Voici un exemple que l’on doit à Guillaume dOckham

« Tous les hommes sont mortels » (proposition majeure du syllogisme) et « Or, Socrate est un homme » (proposition mineure) s'ensuit nécessairement la conclusion : « Donc Socrate est mortel. »

A la différence de Platon, qui privilégie les mathématiques, Aristote s’intéresse à la science et pour lui la connaissance se fonde sur l’expérience sensible :

«Il n’y a rien dans l’intellect, écrit-il, qui ne fut d’abord dans les sens.»

Au Lycée il commence par enseigner l'art de raisonner, de déduire par des raisonnements, les conséquences de postulats de départ appelés : « Principes ».

Ainsi formé à la Logique, aux Mathématiques l'étudiant se trouve enfin en état de donner un contenu, un sens à ces raisonnements. C'est l‘objet des huit livres de la « Physique » ( étude de la nature phûsis = nature en grec ) dont les quatre premiers sont consacrés aux principes et les quatre suivants aux mouvements.

Selon Aristote, chaque corps ou élément possède un mouvement naturel, qui consiste à tendre vers son « lieu naturel » où il demeure immobile. Les corps se partagent en deux catégories, les lourds et les légers ; et les mouvements, en mouvements naturels et mouvements violents.

Les corps lourds tombent en ligne droite vers le centre de la Terre, lieu naturel de leur repos ; les corps légers vont en sens inverse.

Les premiers tombant plus vite que les seconds !

Les mouvements violents sont ceux conférés à un corps par une projection. Cette impulsion est transmise à l'air, qui, tout en freinant le mouvement, en assure l'entretien.

Pour Aristote
« Tout ce qui est mû est mû par quelque chose.

Le corps en mouvement s'arrête quand la force

qui le pousse ne peut plus agir de façon à le pousser. »
Même un mouvement uniforme a besoin, selon lui d'une force pour se poursuivre.

Il faudra attendre des siècles et tout le génie de Galilée pour démontrer le contraire.
En astronomie, Aristote considère l’univers comme sphérique et fini, la Terre étant placée en son centre est elle aussi sphérique :

« La sphéricité de la Terre nous est prouvée par le témoignage de nos sens : car si tel n'était pas le cas, les éclipses de la Lune ne prendraient pas les formes qu'elles ont. En effet, alors que, dans les phases mensuelles de la Lune, les segments sont de toutes espèces - droits, gibbeux ou en forme de croissant -,dans les éclipses la, la démarcation est toujours arrondie. Cette ligne courbe, si l'éclipse est due à l'interposition de la Terre, signifie donc la sphéricité de celle-ci. »

Mais pour lui, même si la Terre est ronde, elle n'en demeure pas moins immobile :

« Ce qui prouve la fixité de notre planète, c'est le fait que des objets lourds lancés verticalement vers le haut retombent à leur point de départ, même si la force les projetait infiniment loin. »

L’immobilité de la Terre
D'après Aristote :
« Un corps lourd, lancé verticalement retombe à son point de départ,

même si la force les projetait infiniment loin... »
Cela prouve l’immobilité de la Terre, corps lourd

car si elle se déplaçait le dit projectile

devrait retomber derrière le lanceur, lanceur

puisque pendant la durée de « son vol » Terre

la Terre aurait tourné. 
Cette démonstration vous paraît-elle valable ?

Ce problème est à rapprocher d’un problème célèbre qui s’intitule :

Comment voyager à peu de frais ?

Si l’on tient compte de la rotation de la Terre un moyen simple de voyager à peu de frais serait de s’élever dans les airs (avec une montgolfière par exemple ) et de s’y maintenir un certain temps.

Temps nécessaire à la Terre pour effectuer une partie de sa rotation d’Ouest en Est.

On pourrait ainsi se poser en un lieu se trouvant très loin à l’Ouest du point de départ.
Où est donc le problème ?
Cette idée n’est que pure fantaisie. En s’élevant dans l’air on ne se détache pas du globe terrestre (comme le font les astronautes) ; on reste lié à sa couche gazeuse, suspendu dans son atmosphère qui participe, elle aussi, à la rotation de la Terre sur son axe.

L’air tourne avec la Terre et entraîne dans son mouvement tout ce qui s’y trouve : les nuages, les insectes, les oiseaux, les cailloux, les avions ...

Voilà pourquoi la démonstration d’Aristote n’est pas valable.

Il sera néanmoins intéressant de rapprocher ce problème de celui de la déviation vers l'Est.



En effet, d’une tour ou dans un puits, une pierre est déviée dans sa chute dans le sens de rotation de la Terre, donc vers l’Est à cause de la force de Coriolis. Ceci est valable bien sur pour l’hémisphère nord. A titre d’exemple, un objet lâché du haut de la tour Eiffel (324 m) subirait une déviation vers l’Est de 8,6 cm s’il n’était soumis lors de sa chute aux frottements de l’air.
Sa conception de l'Univers emprunte à Empédocle sa théorie des quatre éléments et à Eudoxe son système de sphères. La Terre et l'Eau ont le centre de l'Univers comme lieu naturel, et tendent à y retourner : ils tombent. En revanche l'Air et le Feu ont le ciel pour lieu naturel : ils montent verticalement et ne sont arrêtés que par les sphères sur lesquelles tournent les astres errants et les étoiles.

En réfléchissant sur la nature physique des sphères d’Eudoxe et sur la raison de leur mouvement Aristote introduisit des mécaniques à rouages reliant les sphères les unes aux autres. Quant aux sphères elles-mêmes, elles étaient constituées «d’un gaz inconnu dont la propriété essentielle est de tourner d’un mouvement uniforme».

Ce cinquième élément où Quintessence que les savants du XVIIème siècle appelleront Ether est le constituant des objets célestes. Invisible, inodore, impalpable et incapable de tout changement autre qu'un changement de lieu son mouvement naturel consiste en une rotation constante et éternelle autour du centre de l'Univers : la Terre.



Vision d'Aristote : Ether

Feu

Les quatre éléments : la Terre, l'Eau, l'Air et le Feu Air

se répartissent hiérarchiquement Eau

(du plus léger au plus lourd) autour de la Terre sphérique

et immobile au centre de l'Univers.

Le mouvement des astres est circulaire et uniforme.


Le cinquième élément
D'après Aristote :
« Si un corps parcourt une même distance dans deux milieux différents, le rapport des temps de parcours est égal au rapport des résistances des milieux traversés, la résistance du milieu est d’autant plus faible que le milieu est dilué. »


B

A C
n1 n2

En appelant t1 le temps mis pour parcourir la distance AB dans le milieu 1 de résistance n1,

En appelant t2 le temps mis pour parcourir la distance BC dans le milieu 2 de résistance n2, on peut exprimer sous forme algébrique la relation d’Aristote sachant que AB = BC = d.

Aristote en déduisait que dans le vide le temps de parcours devrait être nul, ce qui rend impossible l’existence du vide.

D’où provient son erreur ?
Son erreur provient du fait qu’il pensait que « la résistance du milieu est d’autant plus faible que le milieu est dilué. »

Ceci est vrai, mais malgré cela « la résistance du vide » n’est pas nulle pour autant.

Elle est minimum et sa valeur est égale à 1.

A titre d’exemple « la résistance de l’air » est de 1,0003 , celle de l’eau est de 1,333 ...


Niveau Seconde à Terminale :
v1 = AB / t1 = d / t1

v2 = BC / t2 = d / t2

Or v = c / n

t1 = d / v1

t2 = d / v2
t1 / t2 = d / v1  v2 / d = v2 / v1 = c / n2  n1 / c = n1 / n2
D’où :

t1 / t2 = n1 / n2


D'après Aristote :
« Si nous supposons un instant que le vide existe, il faut admettre qu’une chose placée dans ce vide ne pourrait s’y mouvoir, puisqu’il n’y aurait en l’absence de lieu aucune raison pour que son mouvement se produise dans une direction plutôt que dans une autre. »
Quelles sont les conséquences de l’existence du vide pour Aristote ?

Quel problème astronomique cela peut-il engendrer ?
L’existence du vide implique une impossibilité de mouvement.

Ce qui rend difficile l’explication du mouvement des astres dans l’espace c’est à dire le vide.

C’est pourquoi Aristote fut contraint d’ajouter un élément au quatre précédemment introduits par Empédocle : la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu.

Cet élément fut baptisé « la quintessence » : quinte = cinquième ; essence = élément
Ce « cinquième élément » surnommé ensuite éther ne tardera pas à faire reparler de lui.

Le mouvement
D'après Aristote :
« Tout ce qui est mû est mû par quelque chose.

Le corps en mouvement s’arrête quand la force

qui le pousse ne peut plus agir de façon à le pousser. »
En vous basant sur la simple observation de phénomènes comme le jet d’une pierre, le vol d’un oiseau ... pensez-vous qu’Aristote ait raison ?
Non. Une pierre lancée continue sa trajectoire même lorsque la force exercée par la main sur la pierre n’est plus en contact avec celle-ci.

De même qu’un oiseau continue de planer même lorsqu’il ne bat plus des ailes.
D’où provient son erreur ?
Son erreur provient du fait qu’il attribuait un rôle moteur à l’air.

D’après lui la poussée de l’air entretenait le mouvement.

Nous savons aujourd’hui que c’est exactement le contraire et qu’un corps en mouvement dans l’air est ralenti à cause des frottements de l’air sur ce corps.

Cette idée de rôle moteur de l’air le contraint encore une fois à conclure que tout mouvement dans le vide serait impossible et donc que le vide ne peut exister.

Le lieu naturel
D'après Aristote :
« La Terre tombe dans l’eau comme dans l’air.

L’eau tombe dans l’air. Le Feu, lui monte dans l’air. »
On peut alors en suivant sa logique classer les quatre éléments par ordre de « légèreté » croissante.

Terre, Eau, Air, Feu
Que dire d’un morceau de bois par rapport à l’eau, par rapport à l’air ?
Un morceau de bois flotte sur l’eau mais tombe dans l’air.
D'après Aristote :
« Toutes choses ont de la pesanteur, excepté le Feu et toutes ont de la légèreté excepté la Terre.»
Selon les quantités respectives de « pesanteur » et de « légèreté » que contient un corps, celui-ci aura tendance, soit à tomber - son lieu naturel est alors vers le bas - , soit à monter - son lieu naturel est alors vers le haut. Si un corps est mis en présence d’un autre élément contenant, par exemple, plus de pesanteur que lui et moins de légèreté que lui, il aura tendance à monter. C’est le cas du bois dans l’eau.
Cette conception de « lieu naturel » donne à penser que les corps ont une tendance à retourner toujours vers leur lieu naturel où ils sont au repos ... absolu.
Peut-on alors considérer qu’il existe un lieu où l’on puisse être au repos absolu ?
L’idée de repos absolu ne doit pas être dissocier de la cosmologie d’Aristote : à savoir que la Terre est immobile au centre de l’Univers. Si c’était le cas on pourrait imaginer qu’un corps ayant rejoint son lieu naturel se trouve en ce lieu au repos absolu. Mais comme nous le verrons bientôt avec Héraclide du Pont, la Terre tourne sur elle-même et tourne autour du Soleil. L’idée de repos absolu ne peut plus alors être envisagée. Pour Aristote le temps et l’espace sont eux aussi absolus et il faudra un certain Albert Einstein (1905) pour démontrer le contraire.
De ce raisonnement découle une des lois principales de la mécanique d’Aristote :
« un corps tombe d’autant plus vite qu’il a de pesanteur ; à identité de formes, la vitesse est proportionnelle à la quantité de pesanteur. »
Un corps tombe-t-il plus vites qu’il est plus lourd ?
Non. Des corps ayant même volume mais des masses différentes tombent à la même vitesse.

Cette démonstration sera effectuée par Galiléo Galiléï quelques XVIII siècles plus tard !
Conclusion : A travers ces différents exercices on est amené à conclure qu’Aristote a fait beaucoup d’erreur. Le vide existe, le repos absolu n’existe pas et la Terre tourne...

Afin de répondre j’utiliserais une citation d’Oscar Wilde :
« Expérience : nom dont les hommes baptisent leurs erreurs. »
L’expérience ou plus précisément l’expérimentation. Voilà ce qui manquait aux physiciens de cette époque, qui avec peu ou pas de matériel à leur disposition essayaient d’expliquer la nature du monde.

De plus il me semble qu’il est peut-être plus difficile de mettre en défaut une théorie, plutôt que d’essayer de la valider.
Aristote a ouvert la voix de la physique et s’il n’a pas toujours donné les bonnes réponses il a posé les bonnes questions ...

F. HERACLIDE DU PONT :

(388 - 315 av. J.C.)

Philosophe et astronome grec originaire d'Héraclée dans le royaume du Pont,

il fut l'un des plus brillants disciple de Platon qui lui confia même la direction

de l'Académie pendant l'un de ses derniers voyages.
Ce successeur d’Aristote eut le premier l’idée de faire tourner la Terre sur elle-même pour expliquer le mouvement apparent des étoiles.

C’était une hypothèse entièrement nouvelle, comparable en importance à celle de la sphéricité de la Terre mais qui fut immédiatement repoussée par la science orthodoxe.
Il semble que l’on doive également à Héraclide une autre idée, géniale autant que révolutionnaire, celle de faire tourner Vénus et Mars autour du Soleil, et non plus autour de la Terre, pour en expliquer les variations d’éclat.
Ainsi, petit à petit, notre globe perd son caractère immuable et privilégié, au centre de tout. Pour cela, Héraclide peut être considéré comme l’astronome le plus important de cette école d’Athènes.
Vision d'Héraclide :
- La Terre tourne sur elle-même en un jour

- Vénus et Mars tournent autour du Soleil




Vénus Terre

Soleil

Mars Lune

G. ARISTARQUE DE SAMOS :

(310 - 230 av. J.C.)
Astronome grec originaire de Samos comme Pythagore.

Il est le premier grand astronome de l'école d'Alexandrie. C'est aussi le précurseur de Copernic, de dix-sept siècles en avance sur ses contemporains quand il affirme que la Terre, loin d'être fixe, non seulement tourne sur elle-même comme l'a proposé Héraclide, mais aussi décrit une orbite circulaire autour du Soleil, qui devient le centre de tous les mouvements. Cela explique l'alternance des saisons et simplifie considérablement le système des sphères d'Eudoxe. Malheureusement, la géniale intuition d'Aristarque ne devait pas avoir un grand retentissement, et c'est une autre théorie, celle des épicycles (petit cercle décrit par un astre dont le centre décrit un autre cercle), qui devait faire la gloire de l'école d'Alexandrie pendant de nombreux siècles.

L'école d'Alexandrie, plus que celles qui la précédèrent, est remarquable par la qualité de ses observations. Plus astronomes que philosophes, ses illustres membres s’attachèrent plutôt à l’explication précise des faits observés, c'est-à-dire à trouver un système simple permettant de rendre compte et de prévoir le mouvement des astres, sans se poser le problème de la réalité physique du système proposé.

Dans le seul ouvrage qui nous soit parvenu, Des dimensions et des distances du Soleil et de la Lune, il décrit une méthode de calcul des distances relatives du Soleil et de la Lune

à partir de la Terre. En mesurant les dimensions du cône d’ombre de la Terre lors d’une éclipse de Lune il pu démontrer que le diamètre de la Lune était égal au tiers du diamètre terrestre (valeur exacte du rapport : 0,27) et que sa distance à la Terre était de soixante rayons terrestres.
Vision d'Aristarque :
- la Terre tourne sur elle-même en un jour

- la Terre décrit une orbite circulaire autour du Soleil

- le Soleil devient le centre de tous les mouvements

Passage du géocentrisme (géos : Terre) à l'héliocentrisme (hélios :Soleil) !




Terre

Soleil
Lune

L’Alidade
L’alidade est un instrument inventé par les grecs pour mesurer la hauteur d’un astre.

C’est une variante du théodolite que l’on retrouve un peu partout dans le monde à cette époque. Les grecs le nomment dioptra et les arabes kamal. Ces instruments d’observations permettent entre autre de déterminer la vitesse de déplacement d’un astre dans le ciel.

Ainsi, on peut évaluer que la Lune se déplace d’une distance égale à son diamètre en environ une heure.
Cercle de totalité
Une éclipse totale de Soleil n’est visible au sol qu’à un instant donné et qu’à un endroit donné appelé : cercle de totalité.



Cercle de totalité







Lune


Terre


B’

B

O



A

A’


En s’aidant des figures et en utilisant le théorème de Thalès, on peut calculer le diamètre AB du cercle de totalité en fonction du diamètre de la Terre.

En posant OA  DTerre et OA’  d (= distance Terre-Lune)
D’après Thalès :




OA / OA’ = OB / OB’ = AB / A’B’

En utilisant seulement les extrêmes on a :
OA / OA’ = AB / A’B’
D’où :

AB = A’B’ . OA / OA’
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