L’Annuaire de l’Aube







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SES PHOTOGRAPHIES

Les clichés Clausel, ou attribués à Clausel


De notre point de vue, les clichés de Clausel restituent, par leur caractère spontané et les personnages qui apparaissent assez souvent sur les prises de vues, une image authentique de l’ancien Troyes, doucement désuète, mais bien dans le ton et l’atmosphère de ce que nous recherchons sur les cartes postales anciennes : les hommes en situation, dans leur cadre naturel, sans trop d’effet de mise en scène, si ce n’est l’inévitable pose !

Les œuvres de Clausel, peintures, aquarelles et photographies sont conservées dans les collections du Musée des Beaux-arts et aux Archives départementales dans le fonds G. Lancelot-Brunon où, malgré les dernières études publiées, on ne sait pas encore bien les distinguer des plaques de Gustave Lancelot. Ne saura-t-on jamais en dresser le catalogue ?

Il serait intéressant de pouvoir comparer les deux fonds. Mais simplement en rapprochant des documents de Clausel ou attribués à Clausel dont nous disposons, avec les ouvrages publiés sur le fonds G. Lancelot-Brunon, on remarque rapidement que cette collection comporte des photographies de plusieurs provenances, s’échelonnant sur une période de près d’un siècle en considérant les derniers clichés Brunon. On peut en déduire qu’une partie importante des photographies annoncées par Clausel dans son prospectus, sont entrées dans les collections publiques, au musée à une époque inconnue et aux Archives départementales avec l’acquisition de la collection Brunon-Lancelot. Mais le fait que ce fonds soit appelé G. Lancelot-Brunon, laisse Clausel dans l’ombre et c’est regrettable.

La notoriété d’Alexandre Clausel n’est pas que régionale. Il fait référence dans les traités de peinture à l’encaustique et dans les histoires de la photographie. Nous avons relevé ce commentaire à son propos 27, accompagné de la reproduction d’un daguerréotype légendé, Paysage probablement près de Troyes :

“ (...) le paysage harmonieux photographié probablement près de Troyes en 1855 par Alexandre Clausel témoigne non seulement d’une meilleure maîtrise technique mais aussi d’une plus grande sensibilité dans la manière d’appliquer les canons traditionnels de la composition de paysage ”.

Cette vue avec la passerelle noyée dans les arbres, pourrait se situer à Saint-Julien. C’est l’hypothèse qu’émet Brice Collet.

En annexe à la biographie, Morel-Payen dresse la liste des peintures exécutées par Clausel, qu’il a pu reconstituer à partir des catalogues d’expositions et de ses recherches. Il précise que cette liste n’est pas exhaustive 28.

Au chapitre Photographie, Morel-Payen ne mentionne que le Panorama de la ville de Troyes, décrit plus haut, et rien d’autre ! Est-ce à dire que l’on ne connaissait déjà plus les œuvres photographiques de Clausel en 1912, trente ans après sa disparition et qu’elles étaient déjà dispersées ? Ou que l’intérêt artistique des amateurs du temps n’allait que vers les seules toiles peintes ? Certainement, la photographie était considérée par beaucoup de gens comme un simple artisanat. Les photographes luttèrent longtemps avant que l’on ne reconnaisse leur activité comme un art à part entière. Même si la photographie influençait la peinture, elle suscitait chez les artistes des réactions diverses. Baudelaire y voyait le refuge des peintres ratés, Nadar n’était pas plus indulgent. D’autres peintres s’en servaient pour se documenter ou pour se faire mieux connaître...

Rien non plus dans la famille Paupe-Clausel ? Pourtant deux de ses petits-enfants au moins avaient encore des attaches troyennes : Adolphe Paupe, remit à Morel-Payen les Souvenirs de son grand-père pour cette publication et Félix Paupe 29, dans sa maison de campagne à Verrières, près de Troyes, possédait un portrait de sa mère Joséphine Clausel, pastel de grandeur naturelle exécuté par Clausel vers 1847. Notre conservateur ne semble pas connaître les plaques photographiques de Clausel quand il publie son récit en 1912. Doit-on en déduire que les plaques sont entrées dans les collections du musée plus tard. Ou bien étaient-elles déjà dans les réserves, non cataloguées et oubliées. Pourtant certaines épreuves seront exposées plus tard, dans les années trente, à la section peinture et cataloguées comme aquarelles 30. A moins que Léon, le fils photographe parti à Paris, ait légué les plaques photographiques de son père au Musée des Beaux-arts, où l’on ne conserve pas la trace de leur entrée dans les collections.
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