Surtout ‘’Ravage’’, ‘’Le voyageur imprudent’’ et ‘’La nuit des temps’’







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André Durand présente
RENÉ BARJAVEL
(France)
(1911-1985)


Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’Ravage’’, ‘’Le voyageur imprudent’’ et ‘’La nuit des temps’’).
Bonne lecture !
Né le 24 janvier 1911, à Nyons dans la Drôme, petit-fils de paysans, fils d’un boulanger, il fut, pendant la Première Guerre mondiale, son père étant mobilisé, et sa mère, qui dut le remplacer, étant happée par le travail et n'ayant que peu de temps à lui consacrer, un enfant seul qui découvrit la nature, et s'émerveilla de ses prodiges.

En 1918, il entra à l’école primaire à Nyons, supportant avec difficulté l'enfermement. Son père fut démobilisé, mais sa mère fut une des rares personnes en France à être frappée de la maladie du sommeil.

En 1922, il entra au collège de Nyons. Cette année-là, sa mère décéda, et cette disparition précoce laissa l'enfant de onze ans désemparé. Son professeur de français, Abel Boisselier, remarqua ses capacités dans cette matière, et l’exhorta à continuer ses études. Comme son père ne pouvait les lui assurer, ce professeur le recueillit. Lorsqu'en 1923, il fut nommé proviseur à Cusset, il l’y suivit, y devint pensionnaire et se passionna pour la littérature. Il indiqua à l'occasion d'une interview : «J'ai beaucoup lu dans mon enfance, mon adolescence; j'ai beaucoup lu quand j'ai commencé à écrire. Et il est certain que parmi ces lectures il y en a qui m'ont influencé et sans doute ce sont celles que j'ai oubliées. Ce sont très probablement les lectures de ma première jeunesse. Enfin c'est ce que j'ai lu entre dix et quinze ans. Et là, c'est un mélange de bandes dessinées (et il y en avait déjà ; à l'époque on appelait ça des illustrés), de romans populaires, de classiques, de poésie, parce que j'étais très romantique ; et pas du tout du tout de grands romans de la littérature française que je n'ai lus que beaucoup plus tard. [...] Lorsque je lisais pour découvrir - parce que je lisais pour mon plaisir et non pas pour étudier les hommes, pas pour étudier les mœurs, pas pour étudier la littérature - je lisais des aventures, je lisais de l'action, je lisais des choses qui m'émerveillaient. Donc, j'ai lu Jules Verne naturellement, tout Jules Verne. Et il est certainement un de mes pères, je veux dire p-è-r-e-s, non seulement dans son imagination scientifique, mais aussi dans sa façon d'écrire que - encore une fois - les littérateurs, les gens distingués et bien écrivants méprisent. Il a une immense qualité, c'est la simplicité

En 1927, il obtint le baccalauréat qui mit fin à ses études, car, faute de moyens financiers, il ne pouvait les poursuivre. À Vichy et Moulins, il occupa et quitta divers emplois (pion, professeur d'anglais, agent immobilier, démarcheur, employé de banque), avant d’entrer, à dix-huit ans, au “Progrès de l'Allier”, un quotidien de Moulins, où il apprit sur le tas son métier de journaliste.

Il fit, «dans l'infanterie à Chaumont», son service militaire qui le rendit «violemment anti-militariste» : « La discipline imbécile de l'époque, la sottise idiote des sous-officiers, tous vérolés, idiots. [...] Sentir que ces gens-là avaient sur moi un droit de vie et de mort... Pour la moindre bêtise, c'était le tribunal militaire, les bat'-d'af' [«bataillons d’Afrique»qui accueillaient dans leurs rangs les jeunes hommes déjà condamnés dans le civil, au moment où ils devaient faire leur service militaire, et des militaires sanctionnés, après leur passage dans des compagnies de discipline]. J'en avais ressenti une telle rancune que j'avais écrit ‘’François le fayot’’. Le "fayot", vous le savez, était celui qui avait rempilé : un épouvantable personnage, une brute, un bon à rien...» En effet, en 1934, il annonça ce roman, qui ne fut jamais publié, qu’il détruisit même.

En 1935, il interviewa à Vichy l'éditeur Denoël qui l'emmena à Paris, et l'engagea comme chef de fabrication. Il allait gravir les échelons de la hiérarchie de la maison d'édition pour finir directeur littéraire. Il confia : «Robert Denoël était devenu un ami. C'est lui qui a fait de moi un écrivain. En 1939, je lui avais apporté le manuscrit du roman qui devait s'appeler ‘‘Ravage’’ et auquel j'avais voulu donner comme titre : ‘’Colère de Dieu’’. [...] Il n'a pas aimé le titre. Il a quand même lu le manuscrit dans la nuit et, le lendemain, il a consacré sa matinée à me montrer quels étaient mes défauts et mes qualités. Il a remplacé le titre par celui de ‘‘Ravage’’. J'étais jusque-là un journaliste, il a fait de moi un écrivain. En cette matinée, il m'a appris mon métier. C'était un homme fantastique. À part Céline, tous ceux qui sont passés chez lui lui doivent quelque chose de leur talent. Denoël était un éditeur dans le grand sens du mot.»

Barjavel put ainsi fréquenter de nombreuses personnalités du monde littéraire dont le philosophe Lanza del Vasto et le dramaturge Jean Anouilh, avec lequel, en 1936, il fonda la revue littéraire ‘’La nouvelle saison’’.

Il se maria cette année-là à Madeleine-Louise de Wattripont, qui allait lui donner, dans les deux années qui suivirent, deux enfants, Renée et Jean.

Durant cette période, collaborant à divers journaux comme “Le merle blanc”, il fit de la critique de cinéma, souvent très acide et sans concession, sous le pseudonyme de «GMLoup» (grand méchant loup).

Il publia :

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‘’Colette à la recherche de l'amour’’

(1934)
Essai
C’est une analyse du thème de l'amour dans l'oeuvre de Colette, Barjavel étudiant à la fois l'écrivaine, sa thématique la plus intime et ses secrets les plus enfouis.

Commentaire
Ce fut l’adaptation d'une conférence donnée à Vichy le 21 février 1934 et à Moulins le 13 mars de la même année, revue et augmentée d'une lettre et de quelques citations.

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En 1935, Barjavel devint secrétaire de rédaction de la revue ‘’Le document’’.

Le 10 mai 1937, dans un article de la revue ‘’Micromégas’’, intitulé ‘’Le prophète dans la cité’’, il s’intéressa aux conceptions de l’architecte Le Corbusier qui envisageait des villes en hauteur et avait déclaré aux Américains : “Vos gratte-ciel ? Ils sont trop petits !”, et ne manqua pas de signaler que la condition sine qua non de la validité de cette approche est la fiabilié technique absolue des équipements, ascenseurs et protection contre l'incendie en particulier.

Il fit la guerre de 1939-1940 dans un régiment de zouaves, où il fut affecté à l’intendance sous le grade de caporal-chef. Il développa un penchant antimilitariste, étant révolté par l’esclavage du soldat et la bêtise des officiers.

Démobilisé en juin 1940, il s’installa dans les Pyrénées puis à Palavas-les-Flots, fonda à Montpellier ‘’L’écho des étudiants’’, y faisant débuter Jacques Laurent, François Chalais, Yvan Christ, etc, parmi d’autres qui firent ensuite leur chemin.

Rentré en octobre à Paris, qu’il ne quittera plus, il retrouva sa place de chef de fabrication chez Denoël, et fit partie de l'équipe de ‘’Je suis partout’’, l'hebdomadaire de Robert Brasillach, intellectuel nationaliste et antisémite.

En 1942, il devint le directeur de la collection de livres pour enfants ‘’La fleur de France’’.

Il publia :

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‘’Roland, le chevalier plus fort que le lion’’

(1942)
Roman
C’est une adaptation de ‘’La chanson de Roland’, l’épopée du XIe siècle, où le trouvère Turold raconta la défaite à Roncevaux, dans les Pyrénées, subie de la part des Sarrasins, de l’arrière-garde, commandée par Roland, de l’armée de l’empereur Charlemagne de retour d’Espagne.
Commentaire
Dans cette période difficile que connaissait la France, Barjavel fut certainement animé par le patriotisme.

Lui, qui annonça : «L'auteur de cet ouvrage n'a pas eu d'autre ambition que de suivre au plus près le texte de la Chanson de Roland, tout en le mettant à la portée de ses jeunes lecteurs. Puisse-t-il leur donner l'envie de lire, par la suite, dans sa version originale, ce chef-d'oeuvre de notre littérature héroïque.», osa cependant y ajouter des éléments. Mais il sut rendre en français moderne le ton de l’épopée médiévale, en employant des mots aux consonnances médiévales («olifant», «hennin», «hanap», «gonfanon», etc.), des constructions grammaticales qui rappellent celles du texte original («Son regard est fier et belle sa contenance»), en peignant de saisissants tableaux («Le comte Roland le porte à ses lèvres. Par peine et par effort, par grande douleur, il sonne l'olifant. Les montagnes sont hautes. Le son les franchit comme une tempête. Les rochers tremblent, les arbres plient, les feuilles s'arrachent. Les oiseaux épouvantés s'envolent, les sangliers fuient leurs tanières, les ours dévalent au fond des ravins, les neiges tombent en avalanches. Le son de l'olifant rugit dans les cols, saute de sommet en sommet. À trente lieues de là on l'entendit. Charles et toute l'armée l'ont entendu.») Voulant donner un caractère repoussant aux armées adverses, il usa à quelques reprises du mot «nègres», entachant ainsi le roman d’une connotation raciste : «Mais, hélas ! une nouvelle armée arrive. C'est celle de l'oncle du roi, le calife. Il commande plus de cinquante mille horribles nègres, qui sont plus noirs que l'encre est noire, et n'ont de blanc que les dents. Ils ont des nez énormes et de lourdes oreilles et chevauchent furieusement

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‘‘Ravage’’

(1943)
Roman de 275 pages

En 2052, le monde a, grâce à la science et à la haute technique, qui ont maîtrisé l’énergie nucléaire, atteint un niveau de prospérité et de développement sans précédent. Il est automatisé et mécanisé à outrance, chaque individu étant assisté par une machine en chacun de ses gestes nécessitant un effort physique. La nourriture est produite artificiellement en quantité presque illimitée. Chacun reçoit directement chez lui, en plus de l’eau chaude et froide, du lait. Les transports sont rapides, confortables et sûrs. Les anciens dieux, les anciennes religions, ont disparu, remplacés par le culte de la technique et de la science. Mais on est au seuil d'une nouvelle guerre mondiale déclarée par «l'empereur noir Robinson, souverain de l’Amérique du Sud».

François Deschamps, jeune étudiant en chimie agricole, fils et petit-fils de paysans, arrive à Paris pour retrouver sa bien-aimée depuis l’enfance, la jeune et jolie Blanche Rouget. Celle-ci, insouciante, a abandonné les études qu’elle faisait à l’École nationale féminine qui forme les mères de famille d’élite, car, pour s’amuser un peu, elle, qui est une danseuse de talent, a participé au concours organisé par le plus grand canal d’information national, Radio 300, pour trouver une vedette. Elle séduisit ainsi le patron, Jérôme Seita, richissime et tout-puissant magnat de la presse, auquel sa mainmise sur l'argent et la politique font croire qu'il est le maître du monde, qui ne fait rien par lui-même mais fait agir ses subordonnés, qui s'approprie tout ce qu'il désire, employant pour cela, si nécessaire, des moyens malhonnêtes. Il a décidé de faire d’elle la danseuse vedette de sa chaîne, tandis qu’elle, qui est attirée par le luxe, la richesse, et qui veut assurer sa carrière, a accepté de se fiancer à lui. Jaloux de François, il s’emploie à lui faire couper progressivement l’eau, le lait et l’électricité, à séparer les deux amis.

Or, au beau milieu d’une représentation d’un spectacle où elle se produit et à laquelle assiste le Tout-Paris, l’électricité s’arrête subitement, sans raison. Tout est paralysé : les lumières s'éteignent, une nuit profonde tombe sur la ville ; les voitures s'immobilisent ; dans les rames de métros plongées dans le noir, bondées de monde et où le feu se déclare, l’affolement est général ; faute de pompes l'eau ne parvient plus aux robinets, et les Parisiens s’abreuvent à la Seine ; les machines à nourriture ne fournissent plus de nourriture ; la radio n'informe plus. Toute l’économie nationale est stoppée ; on revient au cheval et à la bicyclette. Toute la civilisation technique s'effondre, la société se désagrège ; rapidement, l’anarchie s’installe ; règne la loi du plus fort. La privation d’eau et de nourriture génère la panique. En effet, quand les Parisiens prennent conscience que ces ressources qui leur sont vitales vont manquer, ils s’engouffrent en masse dans les magasins pour se constituer des réserves. La peur les pousse à piller ; à livrer, pour s'approvisionner en boisson, des batailles dans les caves, qui se terminent en boucheries sur du verre pilé et dans des effluves de vins ; à assassiner les propriétaires qui essayent de protéger leurs commerces. Des centaines de personnes meurent étouffées dans des bousculades, mais on ne s’en soucie pas. Des émeutes de la faim et des pillages se multiplient, accompagnés d’incendies destructeurs. Des bandes se forment, et, munies d’armes moyen-âgeuses et rudimentaires, s’affrontent chaque nuit pour se voler les quelques sacs de céréales qu’elles avaient réussi à obtenir. Les masses se tournent vers la grande idole moderne, le plus grand des scientifiques, le Dr. Portin, pour tenter d’obtenir une réponse. Mais, celui-ci étant incapable de régler le problème, la foule lynche cette victime sacrificielle destinée à expier les péchés d’une humanité devenue incapable de faire quoi que ce soit par elle-même. Paris n'est bientôt plus qu'un immense champ de carnage où règne un chaos bruyant, d'où surgissent la maladie et la souffrance, où les secours se déplacent à cheval, où déjà règne la loi de la jungle, chacun luttant pour sa survie. Les habitants ayant faim, ayant peur, sont assaillis de pulsions inconnues, commettent des excès qui leur ôtent tout caractère humain, et font réapparaître chez eux des réflexes indignes de bêtes sauvages. Chacun abandonne ce qui lui est le plus cher, ne pensant plus qu'à lui-même : «Il n'y avait plus de respect, plus d'amour, plus de famille. Chacun courait pour sa peau. Les boutiquiers avaient laissé l'argent dans les tiroirs, les mères abandonnaient les bébés dans les berceaux.» Même le jeune et sympathique François Deschamps se transforme en assassin pour trouver à manger. Des meutes de citoyens affamés commencent à attaquer les animaux au couteau, pour se nourrir. Des bandes rivales pillent, violent, tuent sans vergogne, pour s’emparer de nourriture ou de vélos. Alors que les cadavres s’accumulent, une épidémie de choléra commence à décimer la population. Soudain, un incendie se déclenche et ravage en quelques heures la capitale. Les Parisiens croient subir la colère de Dieu : venus en procession, ils se mettent à genoux au pied de la tour Eiffel, implorant le pardon, ce qui fait qu’au cœur de la catastrophe s’instaure, pour un temps, un climat prometteur, jusqu’à ce qu’un prêtre se jette du sommet, et que les fidèles soient balayés par les flammes. Il reste que la guerre mondiale n’a pas lieu.

François court d'abord au secours de sa «
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