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j.Axe quantitatif


Le lait artificiel ou maternisé, présenté comme une alternative, est pourtant sources d’inconvénients : son cycle de vie impact fortement l’environnement (Radford, 1991). Qu’elle soit, une évaluation d’impact est un travail complexe qui demande un très grand nombre d’informations. En effet, il est difficile de quantifier un impact mais également de retracer le parcours exacte d’un produit depuis sa synthèse jusqu’à sa fin de vie, même les plus grandes entreprises ne se montrent pas totalement transparentes à ce sujet. Pour ce travail, nous choisissons d’effectuer une analyse de cycle de vie : ACV. Dans ce cadre, nous fixons un « cycle de vie théorique », le plus proche possible de la réalité, selon les informations que nous avons pu récolter. Nous considérons ainsi des boîtes de lait en poudre infantile commercialisées à Bruxelles, comme ayant été produite en Belgique, puisque le pays dispose de toutes les structures nécessaires à sa production (CBL, 2014). Notons également que la Belgique, comme d’autres pays occidentaux, importe une partie de la nourriture destinée au bétail depuis l’Amérique Latine (Cederberg et Flyjö, 2004 ; BCZ-CBL, 2013). C’est selon ce scénario que l’analyse quantitative des impacts sera évaluée. Néanmoins, il est important de savoir, qu’en Europe 60% de la production de lait en poudre provient de France et d’Allemagne (Ramirez et al., 2004).

Limite de l’étude


L’évaluation regroupe l’ensemble du cycle de vie du lait en poudre. Ce travail sera divisé en quatre parties : -la production de matière première à travers l’utilisation des terres et l’élevage, -la transformation du lait y compris le transport, - l’utilisation et la fin de vie, -la production et fin de vie des emballages. Cette étude vise à quantifier les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites tels que le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (NO2), le dioxyde de carbone (CO2) ; le tout converti en kg d’équivalent CO2 (FAO, 2006 ; http://idele.fr/) (Annexe 1).

Flux de référence


Pour cette évaluation, le flux de référence est fixé à 1 kg de lait cru corrigé pour sa valeur en protéine et en matière grasse (FPCM). On considère ici, un lait contenant 4.0 % de matières grasses et 3.3 % de protéines, cette norme permet de comparer des laits de provenances différentes (et donc ayant des contenus différents) (FAO, 2010).

Unité fonctionnelle


L’unité fonctionnelle réfère ici à l’utilisation du lait en poudre par les ménages, elle va ainsi permettre de faire le lien entre le flux de référence et la consommation d’un nourrisson.

La production d’1 kg de lait en poudre s’effectue à partir de 8.5 litres de lait cru (http://www.fncl.coop/) (Annexe 2). Entre 0 et 6 mois, un enfant nourrit exclusivement au lait en poudre en consommera environ 24.750 kg (Annexe 3). D’après ces deux informations, il faudra alors 210.375 kg de lait cru liquide pour produire la quantité de lait en poudre nécessaire aux six premiers mois d’un enfant.
  1. Cycle de vie du lait en poudre et analyse quantitative des impacts

Production de matières premières


Le lait maternisé est principalement produit à partir de lait de vache (Radford, 1991). De manière traditionnelle, les vaches laitières sont élevées à la ferme ou dans des pâtures, mais depuis quelques années l’élevage intensif se développe toujours plus et induit l’agrandissement des fermes laitières, de leurs objectifs et de leurs émissions de GES (FAO, 2006 ; BASIC, 2014). On peut diviser cette première partie en deux points importants : la pollution due à l’exploitation du sol et à la conduite de l’élevage.

L’exploitation du sol

En premier lieu, des parcelles importantes sont nécessaires pour l’élevage des animaux (pâturage, bocage, ferme) mais également pour produire leurs nourritures (sous-produits agroalimentaires tels que le maïs ou le soja), ainsi des espaces naturels sont/ont été défrichés. Pour la nourriture des bovins, la Belgique produit de plus en plus de fourrages au sein de leur ferme et optimisent les rations alimentaires des vaches, mais dépend aussi d’importation d’aliments concentrés (tels que le soja ou la farine de soja) provenant d’Amérique du Sud (BCZ-CBL, 2013). Ces cultures outre Atlantique sont très souvent associées à la déforestation. De plus, elles sont produites sur des terres à haut potentiel de fixation de carbone, comme les pâturages ou les forêts, et induisent le stockage d’importantes quantités de cet éléments dans le sol qui seront émises dans l’air (Sauvé et al., 2000).

Les terres doivent être irriguées pour permettre le développement des cultures et doivent être enrichis en matières organiques à l’aide de fertilisants (principalement azoté) pour proposer des rendements plus importants des cultures fourragères. Cependant, la synthèse de ces engrais azotés nécessite l’utilisation de carburants fossiles, principalement du gaz naturel, et engendre d’importante émission de dioxydes de carbone dans l’atmosphère (Annexe 4). Lors de leur utilisation, une partie des engrais intègre le sol ou se volatilise directement, une autre est incorporées par les cultures et une troisième (la plus importante) ne sera pas stockée et sera rejetée dans les eaux superficielles, libérant diverses l’azote sous diverses formes : N2O, NH3 et N2O (FAO, 2006). (Annexe 4).

En plus de l’énergie engendrée de la production et de l’utilisation des engrais, de grandes quantités sont également dépensées sur les sites agricoles pour les graines, les pesticides, le diesel servant aux machines (préparation de la terre, la récolte, le transport) et l’électricité (pompe d’irrigation, séchage, chauffage, etc.) (FAO, 2006).

La conduite de l’élevage

L’élevage est la plus importante source d’émission anthropique de CH4, causée part la fermentation entérique (FAO, 2006) (Annexe 3). Les effluents d’élevage libèrent également d’impressionnante quantité de ce gaz, et sont souvent utilisés comme fumier sur les cultures, responsable d’émission de N2O. D’importante quantité d’eau sont utilisées pour l’élevage pour l’abreuvement des animaux, mais également pour leur entretien : nettoyer les unités de production, laver les animaux, refroidir le lait produit et évacuer les déchets (Chapagain & Hoekstra, 2003) (Annexe 3).

Nous considérons ici que la collecte du lait représente un impact faible en termes d’émission de CO2. Cependant de l’eau est nécessaire pour assurer l’hygiène du lait, notamment pour les opérations de nettoyage et de refroidissement. Ces opérations comprennent la toilette des pis, le lavage du matériel et des locaux.

Table : Empreinte carbone du lait depuis la production de matière première jusqu'au départ du lait cru de la ferme en Flandre (BCZ-CBL, 2013)

https://lh5.googleusercontent.com/efiij3tyd_xarowbrcu6cp-4vs7jsrpx_dnpt2pqowdb-ir1nkne8yhbtk_ekpguh-vrdjnsgfkuup3_vtcsgx4hepd_jl7ktgl_5jgxmr_lbolz9hoqgue9fjc8uhtrbq

 Transports, transformation du lait


Bien souvent, les émissions liées à l’acheminement du lait sont élevées, puisqu’il est transporté depuis la ferme vers la laiterie, puis de la laiterie aux marchés de consommation. Cependant lorsque l’on compare avec l’ensemble, les émissions dues aux transports elles ne représentent qu’une faible part du total.

Lors de sa transformation, le lait est pasteurisé, concentré puis séché (Détail en Annexe 6). Les deux dernières étapes sont de loin les plus énergivores, elles consomment respectivement 45 et 51 % de l’énergie totale utilisé pour la transformation. En Europe, les industries laitières utilisent principalement de l’énergie provenant des gaz naturels (Ramirez et al., 2005). La plus grande consommation d’énergie est due à la concentration du lait.

Les produits laitiers nécessitent également de grandes quantités d’eau. Selon les bonnes pratiques dans le traitement du lait à visée commerciale, 0.8 à 1 litre d’eau est utilisé par kilo de lait (PNUE, 1997). Selon ces estimations, l’utilisation mondiale de l’eau pour le traitement du lait correspondrait à près de 0.015 pour cent du volume d’eau global utilisé dans le monde (Annexe 3).

Table : Estimation de l'énergie utilisée et des GES émis pour le transport, la transformation du lait en poudre: en moyenne en Europe (FAO, 2010)https://lh5.googleusercontent.com/72ungpmcpycj_smho5_lv7ognm21ioux9dq5ccdtljotxwfb7nstcjb_vpccppp3-fnivl-tngwesi59n6ku9lrhqzzmbritj7rom7fiqr40apx0smqpwez_smcsddaqlq

*Détail de l’étape de transformation en Annexe 6.

Utilisation et fin de vie du lait en poudre


Les consommateurs doivent se rendre jusqu’au centres commerciaux pour acheter le lait en poudre, ce déplacement est donc responsable d’émission gaz à effet de serre, qui diffère selon le moyen de transport. Cet impact dépend de la distance parcourue et n’est pas seulement imputable au lait, mais à l’ensemble des courses achetés. Nous considérons ici que cet impact est faible, il ne sera pas quantifié.

L’utilisation du lait en poudre comprend principalement la consommation d’eau et d’énergie (Détail en Annexe 7). En effet, bien que le nombre de biberon varie en fonction de l’âge du nourrisson (en mois), nous fixons une consommation moyenne de 165 g de lait en poudre, cinq fois par jour durant les six premiers mois de vie (Annexe 3). Nous noterons néanmoins que l’OMS (2007) recommande l’utilisation d’eau en bouteille faiblement minéralisée et ne contenant que peu de nitrates. Dans le cadre de ce travail nous n’analyserons que les impacts de l’eau distribuée domestiquement.

La fin de vie du lait en poudre est sa consommation et digestion par l’enfant si le produit est entièrement utilisé. Nous ne considérons pas l’impact des déjections produites puisqu’elle a également lieu pour un enfant nourrit exclusivement avec du lait maternel.

Table : Estimation de l'énergie utilisée et de la consommation d'eau de l'utilisation et de la fin de vie du lait e poudre (voir calcul en annexe 2)https://lh3.googleusercontent.com/zpgcllqwfmunbotscaa-3fq42ydyut8luf5shljxmulv5sx8qeluetr-dxos68r1rsnhhvgt2q9egyn6an9u8rwb-vttj-_35ju9zgc0csh-larnyysuceijiqmh7liw_a

Cycle de vie des emballages


Les boîtes de lait en poudres sont généralement produites en fer blanc afin d’offrir une bonne conservation du produit (Radford, 1991). En effet, ce matériau peut être employé en contact alimentaire direct grâce à son revêtement d’étain. De plus, une étiquette en papier glacée est collée sur la boîte pour la présentation du produit, or dans ce travail, l’évaluation de l’impact de ces étiquettes promotionnelles ne sera pas évaluée.

La fin de vie des boîtes en fer blanc est à prendre en compte. Les boîtes de lait ont une capacité moyenne de 0.800 kg et durant ces six premiers mois un enfant consomme environ 24.750 kg de lait en poudre, il aura ainsi utilisé environ 31 boîtes.

Comme les autres emballages en acier, ces boîtes sont facilement séparées des autres déchets dans les centres de tri et les incinérateurs, puis recyclés. Ce dernier permet d’économiser 70% de réduction des émissions de CO2 par rapport à la production d’acier à partir de minerai de fer (http://www.biois.com/). En revanche, dans le cas de mise en décharge ce sont des matériaux gaspillés. En 2009 en Europe, 72% des matériaux en acier étaient recyclés (http://www.snfbm.fr/).

Table : Estimation de l'impact produit par la systhèse et la fin de vie des emballages en fer blanc du lait en poudre (http://www.biois.com/)https://lh3.googleusercontent.com/xgbsru-9vly0tyj7qjicrvsicmhi_qlap2v0j3mtazwbwyde9jpl-xp1hcwjwqtcivpl9iqanjkzmcw-qrfbjhh9zrxjcwjvbbanpbuiso9fm_pgr1ehtmh_p1x38wp_tq

k.Synthèse


Lors de cette analyse de cycle de vie, nous avons évalué chaque étape du produit. Bien entendu, une telle évaluation n’est pas parfaite et demande certaines simplifications des étapes, cependant elle permet d’avoir un ordre de grandeur des impacts induits sur l’environnement. Nos résultats sont issus de plusieurs publications à des échelles différentes : belges, européennes…Il est difficile d’obtenir l’ensemble des données pour un territoire précis, si aucun travail préalable n’a été effectué.

Table : Analyse de cycle de vie du lait en poudre et de son emballagehttps://lh6.googleusercontent.com/wr-ogawjemsxypx-ipwnsfkmwju2k1gb703342epyzeghvgol_w7he0pswyzhr8jlbgvnuoraixullvzmr8m00rjx4zwgwmev4fnxsbrvflgy1xiio1u8-fa4rmzkvsctw

Lors du processus de production du lait en poudre, l’exploitation des sols et l’élevage représente, de loin, la plus importante source d’émission d’équivalent CO2. L’impact induit ne représente pas seulement une pollution de l’air, mais également des eaux, des sols et une diminution de la biodiversité. Les autres étapes paraissent avoir un impact moindre, mais qui n’est pas pour autant négligeable, le transport et la transformation sont les deuxièmes plus polluants, suivi de l’utilisation & la fin de vie du lait en poudre et enfin des emballages. L’usage du lait en poudre, implique également d’autres dommages, puisqu’il nécessite de disposer de biberons, tétines et bouilloire. Ces ustensiles sont en plastiques et sont donc très difficilement recyclé.
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