En Italie, la renaissance de l’architecture







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date de publication20.10.2016
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ARCHITECTURE VERRE : ARCHIPLASTIQUE !
La crise, avec son cortège de pensées sombres sur fond de mondialisation opaque et de mouvements financiers obscurs, fait rêver de transparence et de clarté. L’architecture en verre arrive donc à point nommé pour ouvrir des perspectives claires dans le quotidien maussade. Mais pour que verre rime avec écologie, il faut un troisième larron : le plastique. Illustration.

Première partie
En Italie, la renaissance de l’architecture
Mediaset, premier groupe privé de communication italien, a fait rénover son siège social milanais, traduisant sa vocation par une prouesse architecturale et écologique.
A Bolzano, dans le Haut Adige, un nouveau musée d’art contemporain s’habille de transparence.
A Milan, la communication communique transparent
La façade en verre du Mediaset nouvelle version est incurvée et ventilée. C’est une “double peau” indispensable à la fois en termes de sécurité, d’isolation thermique et phonique et de performances énergétiques.

Une double peau, c’est un composite verre/plastique : 8 mm de verre trempé, 1,52mm d’intercalaire plastique et 8 mm de verre sérigraphié.


La face extérieure sérigraphiée des panneaux crée une atmosphère qui mêle, paradoxalement, transparence et intimité : de loin, la façade semble une surface opaque réfléchissante, mais plus on s’approche, plus l’opacité se transforme en une transparence qui révèle le bâtiment d’origine.

Technique magique
La feuille intercalaire (en l’espèce, SentryGlas® de DuPont™) a permis de réduire suffisamment le poids total des panneaux pour qu’ils n’aient besoin que d’une fine structure portante en acier, quasi invisible une fois l’ouvrage achevé.
La façade mesure de 1500 m2, elle a été construite par CNS spa (Milan) et conçue par l’architecte Franco De Nigris, d’Axistudio Milano. Pour cette imposante surface verticale, l’ingénieur structurel Paolo Mariottoni, en liaison avec CNS, a imaginé une structure en acier quasiment invisible, associée à de nouveaux dispositifs de fixation métalliques d’une taille extrêmement réduite: un système novateur destiné à avoir un impact minimal sur l’aspect de la façade en verre, tout en assurant un haut degré de performance et de résistance structurelle.
Tout le bâtiment il est beau, tout le monde il est content

Au nombre des heureux : les salariés de Mediaset, les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’œuvre et même les hautes instances de l’architecture italienne qui ont octroyé à CNS spa le prix spécial des “RE Real Estate Awards” 2008 – l’équivalent des Oscars pour l’architecture. Sans compter le directeur financier : grâce aux propriétés mécaniques de l’intercalaire plastique, l’épaisseur et donc le poids des panneaux de verre a été réduit et par voie de conséquence l’importance de la structure portante. Et pour longtemps : SentryGlas®  garantit l’intégrité de la façade par d’excellentes performances après rupture, qu’il conserve même sous des températures élevées et après de nombreuses années.

A Bolzano, l’art est dedans, l’art est dehors

En Italie, l’art contemporain est toujours à la fête. Mais il n’y a pas que Venise et sa Biennale: la dernière nouveauté est à Bolzano, une ville à double culture, partagée entre deux dénominations : Haut Adige pour les Italiens et Sud Tyrol pour les Allemands. L’événement s’appelle Museion.

Musée futuriste pour art contemporain

Comment faire moderne sans risquer de se démoder ? Les concepteurs du Museion, les architectes berlinois Krüger, Schuberth et Vandreike ont répondu par le classique : un parallélépipède rectangle recouvert d'aluminium, avec deux façades en verre transparent en forme d’entonnoirs, qui créent une continuité entre l'espace intérieur et extérieur.

Pour ces façades, KSV a choisi  des panneaux dans le même verre feuilleté que Franco De Nigris pour sa rénovation milanaise, des panneaux réputés pour leur capacité à assurer des constructions très résilientes dotées d’une excellente performance après rupture. Cela a permis de créer des vitrages relativement fins, posés  jusqu’à une hauteur de 25 mètres et par endroits suspendus, capables de répondre à de rigoureuses exigences de sécurité tout en ne nécessitant que de petites fixations par points, quasiment invisibles, pour maintenir solidement les panneaux en place, même en cas de vent violent.

L’argent public restant de l’argent, la légèreté compte : en raison de la grande dimension des panneaux, qui mesurent jusqu’à 1,75 m de large et jusqu’à 2,4 m de haut, un châssis de support relativement coûteux, associé à de très grands dispositifs de fixation, aurait été requis pour résister au poids de panneaux de verre traditionnels, surtout quand les forces du vent viennent s’y ajouter.

les façades véhiculent ainsi, pour un prix raisonnable, un sentiment de légèreté et d’invitation, intégrant et perpétuant la conception monochrome, presque blanche, de leur intérieur, tout en répondant aux rigoureuses exigences de sécurité d’un bâtiment recevant du public. 


Le double vitrage formant l’entrée et la vitrine du “Museion” –transparentes, mais qui accrochent le regard –remplit également des fonctions techniques essentielles. L’espace entre le double vitrage est en effet utilisé comme une enveloppe climatique active. Dans cet interstice, l’air circule entre le toit et la salle des machines en sous-sol, facilitant une exploitation efficace de l’énergie utilisée pour le contrôle de la température.

Des lamelles de verre mat manœuvrables, intégrées dans le même espace, permettent de moduler la pénétration de la lumière du jour dans le bâtiment, afin de mettre en valeur au mieux, en fonction de leur nature, les œuvres exposées. Une fois la nuit tombée, ces lamelles, par simple pression d’un bouton, transforment les façades en verre en écrans géants pour les projecteurs installés à l’intérieur du musée.

Deuxième partie

Il y en a aussi pour legrand architecte de l’univers

 Pour leurs grandes cérémonies, les Diaconesses de Reuilly, une confrérie protestante, souhaitaient faire construire une chapelle pour le XXIe siècle afin d’offrir « à l'homme d'aujourd'hui un espace de beauté, d'intériorité et de célébration qui invite à l'écoute et à la paix. ».

La prière au naturel

C’est l'architecte français Marc Rolinet qui a imaginé une structure légère, toute de bois et de verre, respectueuse de l’environnement et de la topographie inégale du lieu. La chapelle est une coque en bois renversée construite en lamelles de pin superposées, cintrées sur place, lame après lame, dans un bain de vapeur.
La chapelle s’inscrit dans un volume de verre sur une base triangulaire, protégé du soleil par un toit horizontal, constitué des mêmes lamelles de bois. Cette enveloppe bioclimatique filtre la lumière naturelle et joue avec elle sur 360 degrés.

Les deux façades et le toit utilisent du verre feuilleté : un sandwich de plastique dans deux tranches de verre. Les calculs numériques de structure ont permis de réduire les épaisseurs des verres et d'augmenter la portée, ce qui allège la structure porteuse.

Economiser le denier du culte

L’aspect économique intervient toujours, même dans les affaires célestes : pour une même taille de vitrage sans intercalaire plastique, il aurait fallu augmenter l'épaisseur du vitrage pour parvenir à une résistance mécanique identique, d’où un surcoût pour les vitrages comme pour les structures, puisqu'elles devraient reprendre la surcharge complémentaire. L’architecte a particulièrement apprécié de pouvoir disposer de trames optimales en dimensions de vitrage, sans incidence sur la structure.

Moins on en voit, plus c’est technique

Les panneaux horizontaux de toiture sont produits avec du verre isolant. L’extérieur est réalisé avec un verre à couche  trempé de sécurité de 10mm d’épaisseur. La couche renforce l’isolation thermique et le contrôle solaire. A l’intérieur se trouve un verre feuilleté composé d’un verre trempé de 12 mm, d’un intercalaire structurel plastique de 1,52 mm et d'un verre trempé de 8 mm. Les verres extérieurs et intérieurs sont séparés par une lame d’air de 12mm.

 

Le verre isolant des façades comporte à l’extérieur un verre feuilleté (8 mm de verre trempé + 1,52 mm d'intercalaire plastique + 8 mm de verre trempé), à l'intérieur un verre trempé de 10 mm et entre les deux, une lame d’air de 16 mm.

 

Les fixations ont été intégrées dans la plaque de verre intérieure, directement dans le  verre feuilleté des panneaux verticaux. Ce système de fixation esthétique est rendu possible par l'intercalaire qui apporte une résistance et un encastrement plus élevés pour cette application de grande dimension.

Outre cette résistance intrinsèque, les intercalaires offrent une meilleure stabilité des bords, et de fait d'excellentes propriétés optiques. Dans ces panneaux à bord ouvert, il n'y a ni décoloration des bords, ni délaminage possible. De plus, l’intercalaire plastique améliore la sécurité et la solidité de l'ensemble : grâce à sa résistance après rupture, il maintient en place les plaques de verre, même brisées.

Plus de clarté, moins de ménage

Autre atout en termes d'esthétique et d'entretien des surfaces horizontales de la chapelle, le fluage de l’intercalaire et donc le fléchissement du verre feuilleté sont notablement diminués avec cet intercalaire, particulièrement aux températures élevées liées à l'exposition solaire.

Comme le toit ne comporte aucune surface bombée, la déflexion réduite empêche aussi les traces de salissures déposées par les intempéries.

 

Dieu a reconnu les siens : la chapelle des Diaconesses de Marc Rolinet a obtenu le prix spécial du jury lors de la 3e édition des Lauriers de la Construction Bois en avril 2008.

Troisième partie

Gaz natural ose l’architecture acrobatique. Olé !

A Barcelone, sur le bord de mer, il y a beaucoup à voir.
Un des sujets de curiosité les plus courus est un siège social.
Qui l’eût cru ?

C'est parce que sa façade en verre semble résulter de la morsure d’un requin qui aurait bondi de la Méditerranée en contrebas.

Requin suspendu

Ce spectaculaire effet est créé par 100 panneaux de verre trapézoïdaux.
Ils mesurent jusqu’à deux mètres sur cinq.
Leur résistance et leur originalité résident dans de robustes et rigides intercalaires plastiques et dans un système de fixation original.

C’est l’association des deux qui assure un vitrage suspendu doté d’un facteur de sécurité élevé et d’excellentes propriétés après rupture.

La façade en verre des tours de Gas Natural a été entièrement conçue, produite et installée par Permasteelisa España SA.

Retour aux sources

Le nouveau siège social est situé exactement là où avaient été construites les premières usines à gaz d’Espagne il y a 160 ans.

Sa conception est l’œuvre des architectes locaux Enric Miralles et Benedetta Tagliabue, dont l’agence MBT a remporté l’appel d’offres grâce à cette spectaculaire tour de 20 étages déjà devenue une référence dans la ligne d’horizon de Barcelone.

Elle s’accompagne de trois autres structures architecturales : une annexe de quatre étages, qui représente une cascade tombant dans la mer, un bâtiment en porte-à-faux qui jaillit du centre de la tour, et le chapiteau happé par le requin imaginaire, qui surplombe l’entrée principale.

C’est la face inférieure de ce chapiteau qui est habillée d’intercalaires structurels plastiques sur une surface d’environ 220 mètres carrés – au total, 100 panneaux de verre feuilleté trapézoïdaux de différentes dimensions (les plus grands font 5,13 x 1,82 m), constitués chacun d’un intercalaire de 1,52 mm entre deux couches de verre trempé de 8mm.

L’intercalaire agit comme « un composant technique au sein du verre, portant un plus grand poids, de telle sorte que le verre peut servir d’élément structurel plus actif dans l’enveloppe du bâtiment, avec un haut degré de sécurité », explique le fabricant du verre feuilleté, Glass XXI, Groupe Rioglass (Madrid).

Le verre adhère et la structure résiste à tout

La stabilité après rupture a encore été renforcée par l’adoption du système de fixation Puntpart Overhead Glazing™1 de Bellapart Engineering. Celui-ci est particulièrement impressionnant quand on l’utilise avec l’intercalaire plastique qui fond autour des fixations métalliques et y adhère, de même qu’au verre – d’où une rigidité et une résistance exceptionnelles.
C’est pourquoi on peut utiliser une construction de verre plus mince, mais qui rend l’ensemble de la construction feuilletée considérablement plus stable, même sous des températures estivales de plus de 45 °C.

INTER

Dans les intercalaires plastiques, le champion, c’est DuPont.

Les intercalaires plastiques sont les héros du verre feuilleté tous azimuts et toutes catégories confondues.

Chez les "poids plumes de luxe", le SentryGlass® rigide haute résistance de DuPont est incontestablement un jocker. Grâce à ses hautes performances, les panneaux de verre dans lesquels il intervient peuvent être à la fois beaucoup plus minces et beaucoup plus légers, ce qui permet d'utiliser des fixations particulièrement petites et discrètes, même pour les installations suspendues.

Pas étonnant que les architectes du monde intier soient si accros : ça leur donne une totale liberté d'imaginer des structures transparentes, aériennes et quasi oniriques.

Sauf que ce n'est pas un rêve, SentryGlas® existe et les panneaux aussi!

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