Synopsis & fiche technique







télécharger 157.74 Kb.
titreSynopsis & fiche technique
page2/5
date de publication21.10.2016
taille157.74 Kb.
typeSynopsis
a.21-bal.com > histoire > Synopsis
1   2   3   4   5



c:\users\stephane\pictures\joyeux_noel1_1_31.jpg

C'est par la musique et la chanson que sont arrivées les fraternisations dans la plupart des cas, en 1914.

Il était normal que le chant occupe une place de choix dans le film, au travers des voix de Nikolaus et Anna, mais aussi des soldats chantant leurs chansons populaires.

La cornemuse mais aussi l'harmonica côtoient sur la bande son les instruments de l'orchestre symphonique

de Londres sous la houlette de Philippe Rombi, le compositeur.

Dans ce film la musique a le plus beau rôle celui d’avoir par son langage universel rapproché les hommes le temps d’une inoubliable nuit de Noël.

http://ecx.images-amazon.com/images/i/51v2xcvndhl._sy300_.jpg

NATALIE DESSAY

Elle est la soprano française au firmament de l'art lyrique international. Enfant

chérie de la France, elle est aussi adulée à Vienne, Londres, New York ou au

Japon. Célèbre autant pour sa voix aérienne aux sur-aigus stupéfiants que

pour ses talents d'actrice exceptionnels, elle est l'incarnation même de l'artiste

qui a renouvelé l'art lyrique. Natalie Dessay enregistre en exclusivité pour Virgin Classics.

Ses grands rôles :

La Reine de la Nuit (Mozart : La Flûte Enchantée) - Zerbinetta (Richard

Strauss : Ariane à Naxos) - Lakmé (Delibes) - Ophélie (Ambroise Thomas :

Hamlet) Olympia (Offenbach : les Contes d'Hoffmann) - Lucia di

Lammermoor (Donizetti ) - La Sonnambula (Bellini)

http://www.scena.org/blog/uploaded_images/villazon-795158.jpg

ROLANDO VILLAZON

Il est la star montante dans le monde de l'opéra. Partout où il passe, ce natif

de Mexico au charisme irrésistible séduit tant par la beauté chaleureuse de

son timbre que par l'engagement bouleversant qu'il met dans

l'interprétation de ses personnages. Paris, Londres, New York ,Vienne, Berlin

l'acclament dans les plus beaux rôles de ténor, sur la trace de son mentor,

Placido Domingo. Rolando Villazon enregistre en exclusivité pour Virgin Classics.

Ses grands rôles : Roméo (Gounod : Roméo et Juliette) - Des Grieux (Massenet : Manon) -

Hoffmann (Offenbach : Les Contes d'Hoffmann) - Don José (Bizet : Carmen)

- Alfredo (Verdi : La Traviata) - Nemorino (Donizetti : L'Elixir d'Amour) - Le Duc (Verdi: Rigoletto)



  1. ANALYSE MUSICALE

LA MUSIQUE : UN ACTEUR A PART ENTIERE

  1. LE PROCEDE DU LEITMOTIV

Le leitmotiv est un motif, un thème, une « idée » musicale directement associé à un élément du film : personnage, lieu, sentiment, idée,… il peut être transformé, varié, en fonction des circonstances du récit, mais souvent facilement reconnaissable.

Ce procédé a été largement utilisé dans les opéras de Wagner (compositeur allemand du 19e siècle) bien avant la naissance du cinéma.

On distingue deux types de provenance sonore :

Le son diégétique fait partie de l’action, il est entendu par les personnages du film (radio, télé, musicien visible à l’image, …).

Le son extra-diégétique ne fait pas partie du récit, il est entendu seulement par le spectateur.

Le compositeur Philippe Rombi a composé deux thèmes principaux. Ils symbolisent les deux composantes majeures du film : la guerre et les fraternisations.

_ LEITMOTIV N°1 : THE WAR THEME

Le «War thème» est une musique sombre, ample et implacable. On l'entend d'abord au début de JOYEUX NOËL, où elle annonce la guerre qui va s'abattre sur l'Europe. Son rythme lent et régulier, l'usage des instruments à cordes, des percussions et des cuivres, dans les graves, et la volonté du compositeur de créer une masse sonore très dense permettent de ressentir la tragédie qui se noue et la puissance de la machine guerrière.

WAR THEME 1 : générique

WAR THEME 2 : l’assaut

c:\users\stephane\pictures\war theme 1 générique_1.jpg

c:\users\stephane\pictures\war theme 2 l\'assault_3.jpg

Le «War thème» est une musique sombre, ample et implacable. On l'entend d'abord au début de

JOYEUX NOËL, où elle annonce la guerre qui va s'abattre sur l'Europe. Son rythme lent et régulier,

l'usage des instruments à cordes, des percussions et des cuivres, dans les graves, et la volonté du

compositeur de créer une masse sonore très dense permettent de ressentir la tragédie qui se noue et la puissance de la machine guerrière.

L’action se déroule lors d’un combat sur le front et dans les tranchées. Musicalement, on remarque des sons « in » : explosions, bruits d’armes, cris humains.
En musique « off » : On entend un orchestre symphonique (cordes frottées, vents, cuivres et sans les percussions puisqu’elles sont remplacées par les bruits de guerre.)
L’intensité générale va en crescendo (suivant l’action). 


-LEITMOTIV N°2 : LE THEME DES FRATERNISES

«L'Hymne des fraternisés», qui symbolise le rapprochement entre les combattants ennemis est un thème délibérément simple et expressif, facilement mémorisable. Suggéré au début du film, il est joué par les Écossais dans la tranchée, puis à d'autres moments de l'histoire où il revient comme un leitmotiv. Différentes orchestrations (avec cornemuse, à l'harmonica seul, en grand orchestre) permettent de lui donner une «couleur» adaptée aux scènes.

HYMNE DES FRATERNISES 1

Le temps de l’innocence

HYMNE DES FRATERNISES 2

stille nacht Adestes Fideles

ave maria

HYMNE DES FRATERNISES 3

HYMNE DES FRATERNISES 4

HYMNE DES FRATERNISES 5

(générique de fin)

c:\users\stephane\pictures\hymne des fraternises 1_10.jpg

c:\users\stephane\pictures\hymne des fraternises 2 + stille nacht + adestes fideles + ave maria_3.jpg

c:\users\stephane\pictures\hymne des fraternises 3_7.jpg

c:\users\stephane\desktop\joyeux noel 2005\joyeux noel videos\photos\images\hymne des fraternises 4_5.jpg

c:\users\stephane\desktop\joyeux noel 2005\joyeux noel videos\photos\images\hymne des fraternises 5 ( générique de fin)_6.jpg

Les photos, au tout début du film,

sont des photo-chromes

qui ont été réalisées vers 1905-1906. Ces photos couleurs, d’une grande beauté, sont là pour rappeler que le temps qui précède la guerre n’est

pas un temps du « noir et blanc ».

C’est un moyen pour montrer que le début du XXème siècle n’est pas un temps d’ancien Régime

mais un temps de vie.

L'hymne des fraternisés :

mélodie simple est entonné au piano

durant ce prologue.

Afin de renforcer la thématique du film, Philippe Rombi a retranscrit musicalement l’idéal de la fraternité en utilisant quelques instruments folkloriques et en arrangeant "Bis Du Bei Mir et "Stille Nacht" (cette chanson de Noël est connue dans toutes les langues). Le thème qu’il a composé est, comme il le dit lui-même un « hymne », un refrain qui par la magie de l’écriture semble déjà avoir des racines très anciennes. Cette mélodie profonde, très inspirée, est comme une grande respiration, un souffle magnifique qui unit les contraires et les fait chanter d’une seule voix.

L’hymne des fraternisés est repris dans un très bel arrangement pour cordes et piano durant la scène du match de foot allant même jusqu'à faire intervenir un harmonica qui rejoint tardivement l'orchestre, une idée sympathique puisque l'un des personnages du film joue de l'harmonica dans les tranchées.

Le geste du kronprinz qui écrase rageusement l’harmonica alors qu’il vient en personne sermonner les soldats en partance pour le front de l’est montre bien qu’il a compris le rôle essentiel joué par la musique dans le rapprochement des hommes. A ce moment d’ailleurs la musique acquiert une dimension supplémentaire puisque les soldats allemands en guise de protestation se mettent à fredonner l’air de la chanson entonnée par les écossais lors de la soirée du réveillon. Le thème est ici repris en murmures avec quelques vocalises. Les voix se veulent ici le symbole musical du message humaniste du film.

le film se clôt par des dessins contemporains, imitant les dessins des carnets de guerre et reconstituant les moments forts du film.

Le réalisateur a demandé cela pour montrer

que le dessin était très important,

notamment pour les soldats qui n’avaient

pas accès à l’écrit. Ce qu’il a souhaité faire, c’est finalement montrer le souvenir que pouvait avoir de ce conflit un soldat.

Les dessins, d’après lui, ce sont les souvenirs qu’aurait pu garder un personnage de son film, le lieutenant français, interprété par Guillaume Canet. Il s’agit ici d’une variation chantée de ce thème 'I'm dreaming of home' où la mélodie est chantée par un splendide choeur d'enfants anglais à l'ambiance très 'soirée de noël' sur des paroles évoquant l'espoir et la nostalgie du chez-soi

(nostalgie que ressentent les personnages

tout au long du film)

_ Deux autres leitmotive

  1. Un leitmotiv sonore : le tocsin

William sonne le tocsin

Le tocsin : signal fédérateur

c:\users\stephane\desktop\720pjoyeuxnoelfrench_1.jpg

c:\users\stephane\pictures\720pjoyeuxnoelfrench_4.jpg

L’une des premières scènes du film montre. William le jeune écossais en train de sonner le tocsin pour avertir la population que la guerre est déclarée et appeler à la mobilisation. .La cloche est utilisée pour transmettre une information et donner l’alerte à toute la communauté villageoise entre les membres de laquelle elle établit un lien.

Ce même rôle fédérateur on le retrouve plus tard dans le film lors de la fraternisation lorsqu’un son de cloche parvient jusqu’aux tranchées provoquant un grand mouvement de rassemblement sur le no man’s land.



  1. Un leitmotiv visuel : les bougies

La mise en évidence d’un motif récurrent dans le film : celui de la bougie traduit une intention particulière.

Flammes de mauvaise-augure

Les flammes de l’Opéra de Berlin

Sprink << armé >> d’un sapin illuminé

La flamme du souvenir

c:\users\stephane\pictures\william sonne le tocsin_5.jpg

c:\users\stephane\pictures\ave maria_4.jpg

c:\users\stephane\desktop\joyeux noel 2005\joyeux-noel-christmas-carol.jpg

c:\users\stephane\pictures\720pjoyeuxnoelfrench_1.jpg

Une présence de bougies dès les tout premiers moments du film après le prologue préfigure le malheur qui va bientôt s’abattre.

Dans une petite capelle de campagne Jonathan un jeune écossais est occupé à peindre des statues religieuses en bois pendant que le pasteur allume les bougies d’un chandelier. Lorsque son frère vient annoncer que la guerre

est déclarée et qu’ils quittent tous les deux précipitamment les lieux en claquant la porte le courant d’air ainsi provoqué

éteint brutalement les flammes des deux bougies fixées au mur

à l’entrée de la chapelle.

Juste après un gros plan montre les bougies allumées par le pasteur

en train de s’éteindre également un peu comme si l’innocence enfantine

venait de se perdre de prendre fin avec l’annonce de cette guerre. Ces bougies encore fumantes sont comme le signe avant-coureur de la mort à venir en l’occurrence celle de William qui interviendra dès les tout premiers

moments de combats.

La scène qui se déroule à l’Opéra de Berlin est introduite par un fondu enchainé qui rapproche deux plans semblables et contrastés : le gros plan de la rangée de bougies fumantes avec en avant plan le visage ému du pasteur fait place à un gros plan du visage d’Anna en train de chanter. Ce visage est vivement éclairé par la lueur toute proche que dégagent les flammes d’une rangée de bougies alignées devant elle. Les flammes droites et vigoureuses sont utilisées pour magnifier l’expression d’un visage en pleine représentation : on peut voir dans cette transfiguration la métaphore d’une Allemagne forte puissante et profondément exaltée.

C’est armé d’un sapin illuminé que Sprink prend le risque au mépris des ordres de son lieutenant de sortir de la tranchée allemande pour s’avancer au beau milieu du no man’s land. Ce sapin de noël éclairé lui permet bien sûr d’être vu mais il ouvre aussi la voie à la trêve en revêtant un peu ma même valeur symbolique que le drapeau blanc qui en temps de guerre signifie à l’ennemi que l’on veut parlementer (ou se rendre) ce qui n’est évidemment pas le cas ici. Par ailleurs la lumière chaude tremblante intime et éphémère dégagée par les bougies qui se consument peut évoquer la vie humaine dans ce qu’elle a de fragile de précaire et de vulnérable surtout dans un contexte de guerre et donc de proximité avec la mort.

Sur un tout autre registre on distinguera la

<< flamme du souvenir >>

celle que l’on entretient pour ne pas oublier. La bougie que l’on allume pour préserver la mémoire d’un disparu comme celle que le lieutenant Audebert allume à côté du réveil de son aide de camp Ponchel tué sur le no man’s land quelques instants plus tôt. La bougie allumée à côté du réveil symbole du temps qui passe par excellence est là pour rappeler encore une fois encore la fragilité de l’existence humaine en même temps qu’elle vient la prolonger dans la mémoire de ceux pour qui elle a compté.

1   2   3   4   5

similaire:

Synopsis & fiche technique iconLe projet artistique et culturel du demandeur le rapport d’activité(s)...

Synopsis & fiche technique iconSynopsis docmaticae theologiae, et Synopsis theologiae moralis et pastoralis

Synopsis & fiche technique iconSynopsis ou thématique

Synopsis & fiche technique iconSynopsis Court

Synopsis & fiche technique iconFiche de renseignements

Synopsis & fiche technique iconSynopsis page 1

Synopsis & fiche technique iconFiche enseignant

Synopsis & fiche technique iconSynopsis Lamia Safieddine

Synopsis & fiche technique iconFiche vocabulaire à préparer

Synopsis & fiche technique iconPeintre Plasticienne Technique mixte







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com