Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre







télécharger 1.02 Mb.
titreUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libre
page2/18
date de publication14.12.2016
taille1.02 Mb.
typeDocumentos
a.21-bal.com > histoire > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   18

Biographie[modifier]

Les articles « Histoire de la psychanalyse » et Biographie de Sigmund Freud sont des compléments historiques et bibliographiques à ce sujet

Les biographes de Freud[modifier]

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/69/sigmund_freud_anciano.jpg/140px-sigmund_freud_anciano.jpg

http://bits.wikimedia.org/static-1.21wmf9/skins/common/images/magnify-clip.png

Freud

L'histoire de la vie de Freud (prononciation allemande : [ˈsiːkmʊnt ˈfʁɔʏt] ; prononciation française [fʁøːd] ou [fʁœjd][2]) est celle de la psychanalyse[Freud 1]. Elle a fait l'objet de centaines d'articles et de quelques dizaines de biographies dont la plus connue est celle de Ernest Jones (La vie et l'œuvre de Sigmund Freud, 1953 à 1958), proche contemporain de Freud, qui est devenue une référence bien que critiquée pour ses aspects hagiographiques. Le premier biographe fut cependant Fritz Wittels, qui publie en 1924 Freud. L'homme, la doctrine, l'école. L'écrivain Stefan Zweig a aussi écrit une biographie (La Guérison par l'esprit, 1932) de son ami Freud[3]. Le médecin de Freud, Max Schur, devenu psychanalyste, a analysé son rapport à la mort, dans la clinique et la théorie puis face à la maladie qui devait l'emporter en 1939 (La Mort dans la vie et l'œuvre de Freud, 1972).

De nombreux contemporains ou disciples lui ont également consacré une biographie, souvent hagiographique, tels Lou Andreas-Salomé, Thomas Mann, Siegfried Bernfield, Ola Andersson, Kurt Robert Eissler, Carl Schorske. Didier Anzieu a publié une biographie (L'auto-analyse de Freud et la découverte de la psychanalyse, 1998) très détaillée de l'auto-analyse de Freud et du processus créatif qui en a découlé. Marthe Robert est l'auteure d'une biographie littéraire (La Révolution psychanalytique, 2002). Peter Gay a écrit Freud une vie (1991). Henri F. Ellenberger a consacré une partie de son livre au devenir de certains des patients de Breuer et de Freud dans Histoire de la découverte de l'inconscient (1970). Ellenberger est le premier à avoir insisté sur les légendes associées à l'histoire de la psychanalyse (il parle de « la légende freudienne »), arguant même qu'il faudrait, selon lui, développer une « étude scientifique des légendes »[4].

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e9/sigmund_freud_1926.jpg/140px-sigmund_freud_1926.jpg

http://bits.wikimedia.org/static-1.21wmf9/skins/common/images/magnify-clip.png

Freud en 1926

Les derniers ouvrages critiques édités ont pour auteurs : Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani (Le Dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse, 2006), Jacques Bénesteau (Mensonges freudiens. Histoire d'une désinformation séculaire, 2002) ou encore le philosophe Michel Onfray (Le crépuscule d'une idole, 2010). Alain de Mijolla a publié un écrit sur Freud et la France (Freud et la France, 1885-1945, 2010) qui analyse les relations complexes entre Freud et les intellectuels français (analystes et médecins, mais aussi écrivains, journalistes, poètes ou philosophes) jusqu'en 1945.

Enfance et études (1856–1882)[modifier]

Enfance[modifier]

Sigmund Freud naît le 6 mai 1856 à Freiberg en Moravie, dans l'Empire austro-hongrois. L'histoire de sa famille, originaire de Galicie[B 1], est peu connue[D 1]. Troisième fils de Kalamon Jakob Freud, modeste négociant, certainement marchand de laine[D 2], et d'Amalia Nathanson (1836-1931), il est le premier enfant de son dernier mariage[Notes 1]. Sigmund est l'aîné de sa fratrie, composée de cinq sœurs (Anna, Rosa, Mitzi, Dolfi et Paula) et d'un frère, Alexander[B 2].

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a9/p%c5%99%c3%adbor-_freud%c5%afv_d%c5%afm.jpg/180px-p%c5%99%c3%adbor-_freud%c5%afv_d%c5%afm.jpg

http://bits.wikimedia.org/static-1.21wmf9/skins/common/images/magnify-clip.png

La maison natale de Freud, à Příbor

Selon Henri F. Ellenberger, « la vie de Freud offre l'exemple d'une ascension sociale progressive depuis la classe moyenne inférieure jusqu'à la plus haute bourgeoisie »[D 3]. Sa famille suit ainsi la tendance à l'assimilation qui est celle de la plupart des Juifs de Vienne[D 4] ; en effet le jeune Sigmund n'est pas élevé dans le strict respect de l'orthodoxie juive. Bien que circoncis à la naissance, son éducation n'est pas traditionaliste et est ouverte à la philosophie des Lumières. Il parle l'allemand, le yiddish et semble connaître l'espagnol à travers un dialecte mêlé d'hébreu alors couramment employé dans la communauté séfarade de Vienne, bien qu'il fût lui-même ashkénaze[D 5].

Il passe à Freiberg ses trois premières années puis les Freud s'installent à Leipzig pour s'établir définitivement, en février 1860, dans le quartier juif de Vienne, ancien ghetto de la capitale autrichienne. Il y réside jusqu'à son exil forcé, après l'invasion nazie de 1938[D 6]. De 1860 à 1865, son père change toutefois à plusieurs reprises d'appartement, pour s'installer enfin dans la Pfeffergasse, dans le quartier juif de Leopoldstadt[D 7].

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/db/franz_brentano.jpeg/140px-franz_brentano.jpeg

http://bits.wikimedia.org/static-1.21wmf9/skins/common/images/magnify-clip.png

Franz Brentano

Recevant ses premières leçons de sa mère puis de son père, il est d'abord envoyé, d'après le souvenir de sa sœur, dans une école privée. À neuf ans, le jeune Freud réussit l'épreuve d'admission au Communal-Realgymnasium (plus tard appelé Communal-Real-und- Obergymnasium) de Leopoldstadt[5]. Le jeune Sigmund fréquente les écoles élémentaires juives du voisinage, puis, de 1866 à 1873, l'école secondaire. Brillant élève, il est le premier de sa classe pendant ses sept dernières années de scolarité secondaire au lycée communal (Sperlgymnasium). Il a pour professeurs le naturaliste Alois Pokorny, l'historien Annaka, le professeur de religion juive Samuel Hammerschlag[6] et le politicien Victor von Kraus[D 8]. À l'âge de huit ans, Freud lit Shakespeare, Homère, Schiller ou Goethe[B 3],[A 1]. Il apprend également l'espagnol, certainement aux côtés d'Eduard Silberstein, son ami d'enfance et avec lequel il entretient par la suite une riche correspondance. Obtenant la mention « excellent » à l'examen de maturité — Maturat — Freud quitte le lycée en été 1873. Après avoir brièvement incliné vers le droit sous l'influence d'un de ses amis, Heinrich Braun (qui s'oriente vers la politique sociale)[5], il se montre plus intéressé par la carrière de zoologue. C'est en effet la lecture par Carl Brühl d'un poème intitulé Nature, alors attribué à Goethe, lors d'une conférence publique[D 9] qui le fait opter pour cette carrière. Cependant, il choisit la médecine[B 4] et commence ses études à la rentrée d'hiver 1873. Il se passionne pour la biologie darwinienne qui sert de modèle à tous ses travaux[7].

Études[modifier]

Il obtient son diplôme le 31 mars 1881, soit huit années après son entrée à l'université, au lieu des cinq attendues. La raison est que le jeune Freud profite de sa liberté académique en tant qu'étudiant de l'université de Vienne pour effectuer deux séjours durant l'année 1876 dans la station de zoologie marine expérimentale de Trieste, sous la responsabilité de Carl Claus[C 1], puis pour travailler de 1876 à 1882 auprès d'Ernst Wilhelm von Brücke[B 5], dont les théories rigoureusement physiologiques l'influencent[D 10].

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/27/theodor_meynert.jpg/140px-theodor_meynert.jpg

http://bits.wikimedia.org/static-1.21wmf9/skins/common/images/magnify-clip.png

Theodor Meynert

À l'institut de Brücke (le Physiologisches Institut), où il entre en octobre 1876, en qualité de jeune physiologiste-assistant, Freud fait la connaissance des docteurs Sigmund Exner et de Fleischl von Marxow, et surtout du docteur Josef Breuer, un « collègue stimulant » pour lui et qui aiguise sa curiosité avec le cas d'une jeune hystérique connue plus tard sous le pseudonyme d'« Anna O.[D 11] ». Chez Ernst Brücke, Freud concentre ses travaux sur deux domaines à l'importance reconnue peu après : les neurones (dont certaines assertions sont reprises dans l'article « Esquisse d'une psychologie scientifique »)[C 2] et la cocaïne[B 6]. Selon Alain de Mijolla, Freud découvre à ce moment les théories positivistes d'Emil du Bois-Reymond, dont il devient un adepte, et qui expliquent la biologie par des forces physico-chimiques dont les effets sont liés à un déterminisme rigoureux[C 3].

Son service militaire, de 1879 à 1880, retarde également la fin de son cursus universitaire. Il en profite pour commencer la traduction des Collected Works du philosophe John Stuart Mill[B 7] et continue à approfondir sa connaissance des théories de Charles Darwin[B 8]. Parallèlement, le jeune étudiant assiste aux cours de Franz Brentano et lit avec avidité Les Penseurs de la Grèce de Theodor Gomperz et surtout les volumes de l’Histoire de la civilisation grecque de Jacob Burckhardt. Il passe ensuite ses deux premiers rigorosa en juin 1880 et le troisième en mars 1881 et obtient son diplôme le 31 mars 1881, devenant alors à titre temporaire préparateur dans le laboratoire de Brücke. Il travaille ensuite deux semestres dans le laboratoire de chimie du professeur Ludwig. Parallèlement, Freud poursuit ses recherches histologiques[D 12]. Il est par ailleurs très impressionné par les démonstrations du magnétiseur danois Carl Hansen qui se produit alors à Vienne en 1880[8].

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/04/ernst_willhelm_von_bruecke.jpeg/140px-ernst_willhelm_von_bruecke.jpeg

http://bits.wikimedia.org/static-1.21wmf9/skins/common/images/magnify-clip.png

Ernst Wilhelm von Brücke

En juin 1882, il quitte le laboratoire d'Ernst Brücke pour embrasser une carrière de médecin praticien, sans grand enthousiasme toutefois[D 13]. Deux explications existent sur ce point. Selon Freud lui-même, Brücke lui a conseillé de commencer à pratiquer en hôpital pour se faire une situation alors que pour Siegfried Bernfeld et Ernest Jones, ses biographes, c'est son projet de mariage qui l'oblige à renoncer au plaisir de la recherche en laboratoire. Sigmund Freud a en effet rencontré Martha Bernays (1861-1951), issue d'une famille commerçante juive, en juin 1882[B 9], et, très tôt les conventions familiales alors en vigueur obligent les deux fiancés à se marier, d'autant plus que leur situation financière est très précaire[D 14]. Néanmoins, le jeune couple ne se marie qu'en 1886, Freud ayant conditionné son alliance avec Martha Bernays à l'obtention de son cabinet de consultation. En octobre 1882, il entre dans le service de chirurgie de l'hôpital de Vienne, alors l'un des centres les plus réputés du monde[D 15]. Après deux mois, il travaille comme aspirant, sous la responsabilité du médecin Nothnagel et ce jusqu'en avril 1883. Il est nommé le 1er mai 1883 Sekundararzt au service de psychiatrie de Theodor Meynert dans lequel il poursuit des études histologiques sur la moelle épinière, jusqu'en 1886[D 16].
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   18

similaire:

Un article de Wikipédia, l\Sur son avenir lire l’article de Wikipedia
«post Jugendstil». Pourtant, l'esprit du Jugendstil (…) y culmine une fois encore dans la perfection. L'apothéose et l'adieu aux...

Un article de Wikipédia, l\Ce cours nous conduira de l'Egypte ancienne à l'époque contemporaine
«sommes» abondamment documentées et richement illustrées : Histoire Naturelle, Encyclopédie de Diderot et d'Alembert

Un article de Wikipédia, l\Bibliographie du Maghreb antique et médiéval
«Addyma, nom antique de l’oued Sebaou», Encyclopédie Berbère, II, 1985, p. 119

Un article de Wikipédia, l\Leçon 1 18 novembre 1953
«schémas optiques» [Wikipédia], expérience de bouasse du «bouquet renversé», ici repris et modifiés

Un article de Wikipédia, l\Synthèse de la journée Innovation et culture
«Wikipedia et les musées / lieux culturels» (Thierry Coudray, Administrateur et trésorier de Wikimedia France)

Un article de Wikipédia, l\Ø Le mot "réalisme" apparaît pour la première fois en 1826 dans un article du "

Un article de Wikipédia, l\Otto, le gardien de l’art contemporain «L’Ombre blanche» de Huang Yong Ping
«Les magiciens de la terre» au Centre Pompidou, IL a représenté la France à la 48e Exposition internationale d'art visuel de Venise...

Un article de Wikipédia, l\Otto, le gardien de l’art contemporain «L’Ombre blanche» de Huang Yong Ping
«Les magiciens de la terre» au Centre Pompidou, IL a représenté la France à la 48e Exposition internationale d'art visuel de Venise...

Un article de Wikipédia, l\La Bibliothèque électronique du Québec
«Quel article ? IL ne l’avait pas lu ?» Le reporter s’offrait à lui en donner connaissance

Un article de Wikipédia, l\Absents ayant voté par procuration en application de l'article L...







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com