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La seconde topique psychique[modifier]

Pendant la guerre, Freud n'exerce que peu. En 1916, il rédige ses cours universitaires, rassemblés sous le titre de « Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse » (Cours d'introduction à la psychanalyse, édité en français sous le titre Introduction à la psychanalyse). Le sort de ses fils, sur le front, le préoccupe. La guerre paralyse par ailleurs l'extension du mouvement psychanalytique ; en effet le congrès de Dresde, prévu en 1914, n'a pas lieu[B 34]. En 1915, il se lance dans la rédaction d’une nouvelle description de l’appareil psychique dont il ne conserve cependant que quelques chapitres. Ce qu’il prépare est en fait une nouvelle conception de la topique psychique. La même année, il est proposé au prix Nobel par le médecin viennois Robert Bárány. Freud publie « Trauer und Melancholie » (Deuil et Mélancolie) en 1917 et, en janvier 1920, il est nommé professeur ordinaire. Les années suivantes, et alors que le contexte politique et économique s'améliore, Freud publie tour à tour : « Jenseits des Lustprinzips » (Au-delà du principe du plaisir), qui introduit les pulsions agressives, nécessaires pour expliquer certains conflits intra-psychiques et « Massenpsychologie und Ich-Analyse » (Psychologie collective et analyse du Moi). Freud, durant ces années de guerre, travaille à une métapsychologie qui lui permette de décrire les processus inconscients sous un triple angle, à la fois dynamique (dans leurs relations entre eux), topique (dans leurs fonctions au sein de la psyché) et économique (dans leurs utilisations de la libido)[B 35].

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Sigmund Freud entouré de ses plus proches partisans (Sandor Ferenczi, Hanns Sachs (debout), Otto Rank, Karl Abraham, Max Eitingon, et Ernest Jones).

En 1920, Freud élabore la seconde topique de l'appareil psychique composée du Moi, du Ça et du Surmoi. Elle se superpose à la première (inconscient, préconscient, conscient). Le développement de la personnalité et la dynamique des conflits sont alors interprétés en tant que défenses du Moi contre des pulsions et des affects, plutôt que comme conflits de pulsions ; les pulsions en cause sont celles de la mort. L’ambivalence et la rage étaient perçues dans la première topique comme consécutives de la frustration et subordonnées à la sexualité. Cette nouvelle conception évoque la lutte active qui se déroule entre les pulsions de vie (sexualité, libido, Éros) et les pulsions de mort et d’agression (Thanatos). Plus fondamentales que les pulsions de vie, les pulsions de mort tendent à la réduction des tensions (retour à l’inorganique, répétition qui atténue la tension) et ne sont perceptibles que par leur projection au-dehors (paranoïa), leur intrication avec les pulsions libidinales (sadisme, masochisme) ou leur retournement contre le Moi (mélancolie). Freud défend par là une vision double de l'esprit[B 36].

Extension de la psychanalyse et dernières années (1920–1939)[modifier]

Freud, chef de file de la psychanalyse[modifier]

Pendant le conflit mondial, Freud peut mesurer les effets de la névrose traumatique chez son beau-fils et voir l'impact de cette pathologie dans une famille[28]. Il a ainsi une connaissance directe de ces troubles et indirecte par des disciples qui côtoient la clinique de Julius Wagner-Jauregg comme Victor Tausk[29] où qui y ont travaillé pendant la guerre comme Helene Deutsch[30]. En octobre 1920, le professeur de médecine légale, Alexander Löffler, invite Freud à témoigner par un exposé devant une commission médico-légale sur les névroses de guerre et les pratiques de soins. Il s'oppose à Julius Wagner-Jauregg qui, lui, prétend que les patients atteints de névrose de guerre sont des simulateurs. Puis, du 8 au 11 septembre, se tient à La Haye le 5e congrès de l'IPA, présidé par Ernest Jones. Freud y intervient en lisant « Ergänzungen zur Traumlehre » (Suppléments à la théorie des rêves). D'autre part, la création d'un comité secret y est décidée, avec Jones comme coordinateur[17].

La psychanalyse se développe de manière importante en Grande-Bretagne et en Allemagne. Max Eitingon et Ernst Simmel créent en effet à Berlin une polyclinique psychanalytique alors que Hugh Crichton-Miller fonde la Tavistock Clinic à Londres[17].

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Freud et sa fille Anna en 1913.

La famille Freud

Mathilde Freud, mariée à Robert Hollitscher

(1887-1978)

sans enfant

Jean-Martin Freud, marié à Esti Drucker

(1889-1967)

2 enfants (Walter Freud : 1921-2004 et Sophie Freud : née en 1924)

Oliver Freud, marié à Henny Fuchs

(1891-1969)

1 enfant (Eva Freud : 1924-1944)

Ernst Freud, marié à Lucie Brasch

(1892-1970)

3 enfants (Stephen Freud : né en 1921, Lucian Freud : 1922-2011 et Clement Freud : 1924-2009)

Sophie Freud, mariée à Max Halberstadt

(1893-1920)

1 enfant (Heinz Halberstadt : 1918-1923)

Anna Freud

(1895-1982)

sans enfant

La première traduction d’un texte de Freud en France, Introduction à la psychanalyse, par Samuel Jankélévitch, est publiée en 1922. Le mouvement psychanalytique acquiert une clinique psychanalytique à Vienne, l’« Ambulatorium » (centre de soins ambulatoires), consacré au traitement des psychoses et dirigé par trois élèves de Freud (qui n'y participe que peu) : Helene Deutsch, Paul Federn et Eduard Hitschmann. En 1923, Freud apprend qu'il est atteint d'un cancer de la mâchoire, qui le fait souffrir tout le restant de sa vie. La même année il choisit de se soumettre à une vasectomie afin, espérait-il, de mieux lutter contre son cancer[31]. Il écrit « Das Ich und das Es » (Le Moi et le Ça) à un moment où le mouvement psychanalytique atteint une réputation internationale, notamment en Angleterre et aux États-Unis[D 36]. Il songe à constituer une édition complète de ses écrits, les « Gesammelten Schriften » (« Écrits réunis »).

Le Congrès de Salzbourg, en 1924, se déroule en l’absence de Freud. La même année, Otto Rank quitte le mouvement. En Angleterre, les membres de la Société britannique de psychanalyse, fondée en 1919, créent l’« Institute of Psychoanalysis » qui ancre le mouvement psychanalytique en Europe[17].

L'année suivante, en 1925, Freud écrit « Hemmung, Symptom und Angst » (Inhibition, symptôme et angoisse) ainsi qu'une esquisse autobiographique. Le 9e congrès de l’IPA à Bad-Homburg, en Allemagne, se tient du 2 au 5 septembre. Anna Freud y lit le texte de son père : « Einige psychische Folgen des anatomischen Geschlechtsunterschieds » (Quelques conséquences psychiques de la différence des sexes au niveau anatomique). Freud ne peut en effet plus voyager, en raison de sa maladie. Il rencontre en 1925 la Française Marie Bonaparte, qu'il prend en analyse et qui devient son amie. Plus tard, la princesse traduit la majorité de ses textes en France[32].

Freud demeure le chef de file de la psychanalyse, dont il oriente l'évolution. Ses dernières réflexions écrites sont consacrées à étudier et renforcer la psychanalyse comme pratique et théorie. Dans un article, « Psychoanalyse und Medizin » (Psychanalyse et médecine), paru en 1925 dans son autobiographie « Selbstdarstellung » (Ma vie et la psychanalyse, traduit de Marie Bonaparte en 1930[33]), il invite les non-praticiens à utiliser la psychanalyse. À ce sujet, Freud parle de psychanalyse « laïque » ou « profane ». Il revient aussi sur l'évolution de sa pensée dans son autobiographie[34]. En 1927, sa fille Anna publie « Einführung in die Technik der Kinderanalyse » (Introduction à la psychologie des enfants, texte lu et approuvé par son père[B 37]).

Dans les dernières années de sa vie, Freud essaye d’extrapoler les concepts psychanalytiques à la compréhension de l’anthropologie et de la culture. Sa vision pessimiste de l'espèce humaine s'exacerbe, notamment après la dissolution du comité secret formé par Ernest Jones, suite à des querelles d'héritage, des jalousies et des rivalités internes[C 10]. Il rédige donc un certain nombre de textes dans ce sens, en particulier sur la religion comme illusion ou névrose. En 1927, il publie « Die Zukunft einer Illusion » (L'Avenir d'une illusion), qui porte sur la religion d'un point de vue psychanalytique et matérialiste. En 1930, il publie « Das Unbehagen in der Kultur » (Malaise dans la civilisation) dans lequel Freud décrit un processus de civilisation qui est une reproduction à plus large échelle du processus d'évolution psychique individuel.
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