Cours 1 : intro







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Approfondissement Art moderne

Cours 1 : INTRO.

1. Présentation du cours et de la bibliographie.

2. Limites temporelles et géographique : L’Europe au XVIIe et XVIIIe siècle (1715-1789).

- XVIIe : Siècle de Louis XIV, siècle classique : -> Poussin avec ses paysages : exemple Paysage avec Orphée et Eurydice, 1653, Louvre. On retrouve l’idéale beauté de l’antique, une rigueur dans la composition et un équilibre fait par le réalisme de la nature. On trouve deux bâtiments romains dont le château saint-Ange qui nous permettent de localiser les scènes et la noblesse de l’oeuvre. Il s’agit d’une scène d’histoire : les métamorphoses d’Ovide : Eurydice vient d’être mordue par un serpent le jour même de ses noces avec Orphée, celui-ci joue de la lyre et ne remarque pas l’accident qui provoque la mort d’Eurydice.

- siècle baroque : -> Bernin restructure Rome avec sa grande colonnade du Vatican et ses sculptures : exemple du Rapt de Proserpine : Marbre, pluton, le cerbère et Proserpine. matériau durs, il arrive à faire qq ch de mou, flasque > chair humaine. Musculature sèche pour pluton, chevelure plus brute ≠ Proserpine = doux. Proserpine bouche ouverte, larme > impuissance du perso. Création du mvt. Opposition des forces, Proserpine veut s’enfuir, Pluton la retient. Les bustes sont dans des directions opposées. Pluton est dans le sol et Proserpine en l’air. Points où s’accumule la masse > jambe gauche de Pluton, le vide est rempli ac le Cerbère et le drapée cache la nudité.

- et siècle de l’âge d’or hollandais avec de nombreux artiste et des scènes de genres hollandaises comme exemple La Buveuse de Pieter de Hooch, 1658, scène de genre typique avec enchainement de salle, mobilier…

- XVIIIe siècle : Siècle des Lumières -> lumière contre ténèbres, phénomène historique et culturel, lutter contre l’ignorance et les préjugés, le but est de libérer l’homme de tout cela et de le rendre heureux.

- siècle des fêtes galantes -> exemple avec Watteau, L’embarquement pour l’île de Cythère, 1717, Louvre. Morceau de réception du peintre. Ile grecque dédiée à Venus, couples entourés de Putti, décomposition du mouvement avec les couples. Levy dit que les amants sont déjà sur l’île et qu’ils doivent rentrer.

- siècle rocaille -> prééminence de l’ornement, ce style repose sur l’ornement qui se compose de forme figuratives assemblées. Motifs végétaux, marins, parfois associés à des motifs zoomorphes et fantastiques. Eléments qui s’organise avec souplesse et dessine des courbes et contre-courbe. On peut le voir sur la Fontaine à parfum de Louis XV, conservé au château de Versailles, dans le cabinet de toilette du Roi, thème de l’eau > écrevisse.

- siècle qui a un goût pour l’ailleurs temporel et géographique -> exotisme recherche d’un dépaysement, un ailleurs lointain et mystérieux. Chinoiserie dans le mobilier avec des meubles en laque ou en porcelaine, Vase kakiemon, typiquement japonisant par sa forme, son matériau mais également par ses motifs iconographiques ainsi que le style.

- début néo-classicisme -> également ailleurs temporel avec le goût à la grecque dans l’archi, le mobilier, la peinture. Motif iconographique antique tels des guirlandes, des grappes de raisins, des boucs (thèmes bachiques)… Tout cela montre le début du néo-classicisme.

- Début romantisme -> avec l’importance des sentiments, l’émotion, l’imagination et le rêve font place à la raison, la réflexion et la réalité. Beauté des ruines. Ces prémices du romantisme coexistent pendant de nombreuses années avec le raisonnement des lumières.

3. Définition scène de genre :

- La peinture de genre illustre des moments vécut par des personnages dans leur vie quotidienne. Ce style implique le réalisme et parfois des allégories et significations ayant un rapport avec la religion et la morale puisque ces thèmes peuvent être traités à la manière de peinture de genre.

- Greuze L’accordée de village, 1761, présentée au Salon la même année, Louvre, le père de la jeune fille est assis et remet la dote à son futur gendre, le notaire est en noir, à droite de l’oeuvre et est attablé, il fait le contrat. Ici Greuze cherche à dépasser l’anecdote pour la noblesse du ton. Tous les éléments principaux sont au premier plan, on se retrouve dans une composition en frise, le regard du spectateur ne se perd pas sur les détails. Avec cette oeuvre on est face à une galerie d’expressions, chaque personnages expriment une émotion différentes : la mère, la tristesse, elle retient sa fille, la soeur pleure, le père montre de la dignité, le futur marié du respect et la soeur ainée de la jalousie car elle n’est toujours pas mariée. Greuze n’a pas fait de portrait, il cherche à donner une certaine dignité à la peinture de genre, il veut l’édifier et la mettre au même niveau que la peinture d’histoire.

- Ce qui fait la principale particularité des scènes de genre est leur caractère commun des oeuvres exemple : Carrache Le mangeur de haricots ou Jeune garçon buvant, 1582, Collection Particulière. 1er oeuvre conservé du peintre, tranche avec les productions de l’époque par le sujet et le traitement. Ici on est vraiment face à un sujet banal, un geste de la vie quotidienne, il n’y a pas d’action ni de portée particulière, on pourrait dire qu’il s’agit d’un non-sujet. Carrache observe et reproduit ce qu’il voit, il met en valeur le cou, le menton, on est dans la spontanéité et l’instantané.

- La peinture de genre était en bas de l’échelle de la classification des genres. Peinture d’Histoire, Portrait, Peinture de genre, Nature morte. Cette échelle de valeur existe depuis l’antiquité, elle a été reprise à la Renaissance et a été codifié par Felibien (secrétaire de l’Académie Royale) au XVIIe siècle. Il publie en 1668 les conférences de l’académie et en fait une préface dans laquelle il codifie les genres picturales et montre trois enjeux : intellectuel, technique et moral.

- Intellectuel : il faut montrer les qualités intellectuelles requises dans son oeuvre comme la peinture d’histoire qui exige une solide culture classique (mythologique, biblique, historique), une capacité à l’imagination puisqu’ils représentent des scènes auxquelles ils n’ont pas assisté.

- Technique : avec la peinture d’histoire le peintre est portraitiste, paysagiste, il fait également des scènes de genres et des natures mortes (attributs des personnages). Le peintre d’histoire et le plus complet, il doit tout maitriser !

- Moral : peinture d’histoire considéré comme le grand genre, sujet sérieux susceptible de lever l’âme du spectateur, de l’édifier. Peinture qui participe à l’éducation morale, présente des actions héroïques vertueuses, la qualité de l’oeuvre repose sur la noblesse du sujet et du traitement.

- Cependant même si la peinture de genre n’est pas l’art pictural le « mieux » classé il prend une importance énorme durant le XVIIe siècle, des peintres se spécialisent donc dans la représentation de la vie quotidienne et même dans la représentation de l’intérieur.

4. Le statut de l’artiste :

- La plupart du temps les peintres sont formés sur un modèle corporatif : les maitres peintres appartiennent à la corporation des peintres (métier), ils s’engagent à apprendre le métier aux jeunes qui sont en formation durant 5 à 6 ans chez l’artiste. En 1648 fondation de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture qui change le statut des artistes (de ceux qui en font partie). Pour y entrer il faut faire un morceau d’Agrément qui est une présentation de plusieurs oeuvres et ensuite un morceau de Réception qui est une oeuvre avec un sujet et une remise imposé. Une fois reçu les académiciens sont logés au Louvre, reçoivent une pension et sont sous la protection du Roi.

- La peinture de genre connait un succès en France également dès le XVIIe siècle. Beaucoup de tableaux étaient importés des Flandres mais certains artistes nordiques s’installaient directement en France où ils savaient qu’il y avait du public.

- Cependant malgré ce succès les peintres de scène de genre ou de nature morte se situaient en bas de la pyramide car il ne fallait pas beaucoup de « culture » pour les réaliser.

5. L’importance du marché de l’art et des collectionneurs :

- Dans les écoles du nord les artistes sont face à des commandes différentes qu’en France ou en Italie (où les commandes royales sont les principales de même que les commandes religieuses), ils ont des demandes d’oeuvres de maisons de classes bourgeoises ce qui entraine tout un système de marché de l’art et un nombre de commandes personnelles qui augmente. Ces commandes sont de plus d’un type différentes que les écoles du sud puisqu’ici la religion est moins importante, ils ne mettent pas la priorité sur les peintures historiques mais plutôt sur la peinture de genre représentant la vie quotidienne, des natures mortes, des paysages… ce goût entraine donc un changement de format, les tableaux sont plus petits. Cette production nordique étant plus nombreuse et parfois moins couteuse qu’une oeuvre plus importante puisque la qualité des oeuvres n’est pas toujours la même.

- Durant cette période on voit également la naissance d’un certain public puisque même lors d’une commande royale pour un grand décor par exemple (Lebrun à Versailles) le public voit l’oeuvre et devient donc un destinataire indirecte et joue un rôle dans les commandes. De plus les expositions d’oeuvres se développent au XVIIe siècle (création des Salons), on peut donc se demander si l’idée qu’il y ait un spectateur influe sur les oeuvres. Dans tous les cas on constate deux publics qui s’affrontent : la noblesse qui favorise la chute des grands genres avec leur commande de scène de genre et les amateurs et critique littéraires qui eux ne sont que réceptifs à la grande peinture (peinture d’histoire, mythologique…).

- Les tableaux ont donc un coût et la rémunération tient compte de certains critères fondamentaux tels la taille de l’oeuvre, les matériaux, le temps qu’il a fallu pour produire l’oeuvre, la difficulté du travail et bien sur le prestige de l’artiste.

- Certains collectionneurs ont également joué un rôle important pour lancer des artistes particulier et des nouveaux genres. C’est principalement le cas du cardinal Francesco del Monte qui fut le premier commanditaire de Caravage et dont il lance la carrière. Le cardinal était un grand amateur de musique et lance un nouveau genre de peinture : les scènes de genre concert de musique, le 1er tableau dans la maison du cardinal fut Le Concert de Caravage (1595). Tableau très feutré, les personnages sont efféminés, style bien particulier.

A travers ce cours nous allons donc voir comment la peinture de genre était reçue et plus particulièrement quel en était son public. Nous allons également voir quels détours peuvent prendre les artistes afin de réaliser des tableaux de genres et quel fut leurs succès. Et nous nous attarderons également sur les différentes scènes de la vie quotidienne.

ANNONCE DU PLAN DU COURS !

Cours 2 : La religion comme prétexte pour les scènes de genre.

Comme on l’a vu la semaine dernière la peinture de genre est en bas de l’échelle de classification des genres. Au XVIIIe siècle Diderot explique qu’ « on appelle du nom de peintre de genre, indistinctement, et ceux qui ne s’occupent que des fleurs, fruits, animaux, bois, forêts, montagnes, et ceux qui empruntent leurs scènes à la vie commune et domestique.». Comme divers intellectuels ont « rabaissé » ce style (Felibien dit des frères Le Nain qu’il s’agit d’une peinture « représentée d’une manière peu noble ») les peintres essaient donc de le relevé et de l’anoblir. C’est de cette façon que l’on peut voir apparaitre des peintures à sujets religieux relevant plus de la scène de genre que de la toile religieuse par excellence. On reconnait certes le thème (et encore pas toujours), les personnages grâce à leurs attributs divers mais la plupart du temps l’indicateur que nous avons est seulement le titre de l’oeuvre. Les scènes religieuses deviennent donc des scènes de cabarets où on y boit, on joue de la musique et parfois même aux cartes.

La peinture de genre acquiert également des traits du nord au sud de l’Europe comme la technique, la mise en page, le choix des sujets et une certaine ambiance lumineuse.

Pour voir tout cela nous allons tout simplement nous baser sur un plan géographique avec l’Italie, l’Espagne et la France.

I. L’Italie.

Le principal acteur de ces nouvelles formes de peintures de genre est le Caravage. Artiste particulièrement important pour le XVIe-XVIIe siècle. Il nait en 1571 et meurt à Rome en 1610. La peinture du Caravage est une réaction contre les artifices du maniérisme.

MANIERISME : mouvement artistique qui nait en 1520 à Rome et Florence. Il touche la peinture, la sculpture et les arts décoratifs. Il remet en cause les acquis de la Renaissance, les artistes privilégient le déséquilibre de la composition, la dissonance des coloris et l’inquiétude des expressions. On peut prendre l’exemple de La déposition de croix de Pontormo, date de 1526-27 conservé à Florence. OEuvre typiquement maniériste, les coloris sont irréalistes, les canons sont allongés, l’éclairage est non cohérent (il provient de différents côtés), il n’y aucune homogénéité, rien ne correspond à la nature. Est-ce qu’il s’agit d’une descente de croix ? Aucune présence de la croix, une déploration ? Une mise au tombeau ? Absence également du tombeau. L’ambiguïté va jusque dans le sujet de l’oeuvre.

Deux peintres prennent donc le contre-pied de ce mouvement qui s’était éloigné de la nature et veulent y revenir, il s’agit de Carrache et Caravage. Pour Carrache la nature est anoblit par l’étude des antiques et des grands maitres de la renaissance qui tendent vers 2 l’idéal, en revanche le Caravage fonde sa peinture sur l’étude de la nature sans aucun intermédiaire, il la regarde dans ce qu’elle a de plus brute.

Comme on le sait le Caravage est l’un des maitres du clair-obscur et met bien évidement cela en oeuvre dans ses tableaux de scènes de genre. Il est également un maitre du réalisme, Rabreau et Mignot disent de lui qu’il « arrache à l’obscurité première du monde des fragments de réalité » et également qu’il « exalte un ici et maintenant purement terrestre dont tout ordre, divin ou rationnel, est banni, pour placer l’individu dans l’infini de l’Univers que découvre Galilée. C’est le sens de son réalisme ».

- La Madeleine pénitente, Rome, Galleria Doria Pamphilj, 1594-95, 106 x 97 cm, huile sur toile. L’oeuvre est plutôt sombre avec son arrière-plan marron mais on remarque une source lumineuse venant du haut et du côté droit du tableau qui éclaire d’une lumière douce la jeune femme. Elle a sa tête légèrement penchée sur le côté et à l’aide d’un coloris rosé le peintre nous montre un teinte pure et légère qui s’allie à la simplicité de toute la figure. La jeune fille est calme, apaisé, sa simplicité réside également dans les vêtements qu’elle porte, elle a une simple chemise et une robe. Elle a sur ses genoux, un tissu qui semble être un jupon. Les couleurs de l’oeuvre sont simples, avec peu de couleurs le Caravage arrive à nous montrer un colori vrai et naturel. Ce qui attire tout naturellement notre regard est le blanc de la chemise de la jeune femme qui fait référence aux perles par terre, on a également le marron ocre du jupon qui peut faire écho aux autres bijoux. Nous sommes face à un tableau qui aspire à la sérénité, la jeune femme est tranquille, calme, apaisée et pourquoi pas en méditation. On peut remarquer la qualité de réalisme également part les couleurs mais également avec la finesse du trait de la jeune femme, elle présente de légère rides sur le front qui montrent que ses sourcils sont levés, ses mains ont également une position naturelle. Ce naturalisme se retrouve aussi dans les détails des plis de ses habits et dans la reproduction des bijoux. Bellori nous dit en 1672 que le peintre «peignit une jeune fille assise sur une chaise, les mains sur les genoux, en train de se faire sécher ses cheveux ; il la représenta dans une chambre, et en ajoutant par terre un vase de parfum, des colliers et des bijoux, lui donna l’apparence de la Madeleine.» en effet, lorsqu’on regarde l’oeuvre de plus près on se rend compte que la jeune femme a de longs cheveux brun-roux qui font écho au rouge de sa ceinture de tissu et que par terre il y a la présence de bijoux et d’une fiole à parfum. Il s’agit bien sur des attributs de Marie-Madeleine qu’elle rejette puisqu’elle a fait son choix, elle se tourne vers la spiritualité et Dieu et laisse donc tomber les attributs de richesses terrestres qui sont d’ailleurs au sol.

MARIE-MADELEINE : on voit en elle trois femmes de l’entourage du Christ : la pécheresse anonyme qui lave les pieds du Christ lors du banquet chez Simon le Pharisien, Marie de Béthanie, soeur de Lazare qui demande au Christ la résurrection de son frère et enfin, Marie Magdala qui est guérie par Jésus des démons qui l’habitaient. C’est cette dernière qui est présente lors de la crucifixion et de la mise au tombeau du Christ, c’est également à elle que le Christ réserve sa première apparition lors de sa résurrection : il s’agit du fameux Noli me tangere. Elle se retire dans la grotte de Sainte-Baume (à côté d’Aix-en-Provence) où elle y fera pénitence pendant près de 30 ans. Dans la majorité des cas elle est représentée soit avant sa pénitence avec une grande beauté, comme une courtisane soit après sa pénitence où là au contraire, elle est dans la pauvreté et parfois simplement vêtue de ses cheveux. Marie-Madeleine est donc l’image exemplaire de la pècheresse repentie et sanctifiée, elle est la patronne des prostituées, mais aussi celle des parfumeurs et des coiffeurs du à son geste chez Simon le Pharisien et aussi celle des jardiniers puisque le Christ, lors de sa résurrection, apparait devant elle sous les traits d’un jardinier.

Avec ce tableau de Caravage on se retrouve donc bien dans une oeuvre religieuse représentant Marie-Madeleine comme nous le montre ses attributs, mais comme nous le dit Bellori, le peintre peignit une jeune fille qui se coiffait, ce qui fait de l’oeuvre une toile religieuse sont seulement le parfum et les bijoux. Effectivement si l’on regarde uniquement le personnage rien, hormis sa longue chevelure, ne nous indique qu’il puisse s’agir de Marie-Madeleine. De plus la sainte n’est pas couronnée par une auréole que l’on retrouve chez d’autres représentations de Saints du Caravage comme par exemple avec sa Sainte Catherine de 1598, huile sur toile, 173 X 133 cm, conservée à Lugano à la collection Thyssen. On retrouve bien tous les attributs de la Sainte : la roue brisée de son supplice (elle fut condamnée à être déchirée par une roue garnie de pointes qui se brise miraculeusement, elle fut par la suite décapitée) et l’épée de la décollation. On retrouve encore une fois le soin pour le détail, les couleurs sombres, le fond peu éclairé… Ici on se situe donc automatiquement dans un portrait d’une Sainte et donc une oeuvre religieuse puisque le personnage est surmonté d’une auréole montrant son statut céleste. De plus on retrouve moins ce côté naturel qu’on a chez la Madeleine, ici les mains de le Sainte sont mise de façon particulière et peu naturel.

Avec la Madeleine on peut donc se poser deux questions : le peintre s’est-il servi de la scène de genre et donc du portrait d’une jeune femme afin de faire une toile religieuse et un portrait de Marie-Madeleine ou au contraire s’est-il servi de la religion et de l’image de Marie-Madeleine pour faire « promouvoir » son portrait et cette scène peinte d’une jeune femme paisible se reposant et/ou méditant ? On peut se dire que les deux hypothèses sont possible, malheureusement nous n’avons pas de réponse précise. Ce qu’on peut dire c’est que le Caravage bouleverse vraiment la peinture de son époque, en effet il prend des vrais individus pour modèles (comme nous venons juste de le voir) à qui il prête les traits des personnages saints, cela a fait un fait un vrai scandale à son époque.

- Chez Caravage il est facile de trouver plusieurs exemples de tableau religieux rappelant fortement des scènes de genres, c’est notamment le cas de sa Cène à Emmaüs, 1601, Londres, National Gallery, huile sur toile, 139 x 195 cm. Récit qui trouve sa source dans l’évangile de Luc. Deux pèlerins (disciples de Jésus) se rendaient à un Emmaüs après avoir découvert le tombeau vide du Christ. Ils marchèrent sur la route et Jésus ressuscité les rejoint et fait route avec eux. Ils lui parlent de la mort du « grand prophète » et de leur tristesse d’avoir vu le tombeau vide. Jésus partagent un repas avec ses compagnons et de n’est que « lorsqu’il prit le pain, dit la bénédiction, rompit le pain, puis le leur donna que leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ». Aussitôt après il leur devint invisible, les apôtres reprennent la route jusque Jérusalem pour annoncer la résurrection du Christ.

Dans cette toile on se retrouve encore une fois face à une oeuvre avec une absence d’arrière-plan, on est face directement face à la scène. On la présence d’une source lumineuse qu’on suppose artificielle qui vient de la gauche, on remarque l’ombre de l’homme qui se tient debout et le côté droit du visage du Christ est pleinement éclairé. On est toujours face aux même coloris sombre avec des touches de couleurs qui attirent notre regard comme le rouge et le blanc des habits du Christ. On se situe donc devant une scène de repas, ou trois personnages sont assis autour d’une table avec un homme debout qui semble être l’hôtelier. Les personnages sont tous vêtus d’habits simples, deux d’entre eux paraissent assez âgées et montrent leur surprise. Le protagoniste central est jeune, imberbe, il a le teint frais. Les personnages portent tous du rouge ou du blanc ou bien les deux couleurs ce qui les lie entre elles. La table est pleine de nourriture, au premier plan ou trouve une corbeille de fruit et une volaille, elle est bien garnie ! On est typiquement face à une scène de genre où des personnages prennent un repas ensemble dans une auberge. On est entre dans la vie quotidienne des individus et le peintre nous montre une tranche de vie. Une fois de plus le souci du détail est très présent que ce soit dans la représentation des personnages avec les boucles du Christ, les vêtements, et surtout la corbeille de fruit. On a ici un vrai travail de peintre de nature morte qui attire notre attention et notre oeil est tout particulièrement attiré sur cette corbeille de fruit qui semble sur le point de tomber, on remarque qu’elle n’est que partiellement sur la table.

Le tableau nous fait donc à première vue penser à une scène de genre, le Caravage y ajouter une scène religieuse afin de pouvoir peindre un tableau de ce style sans pour autant qu’on le rabaisse et pour pouvoir élever et édifier la peinture de genre au rang des grands genres. Ici nous comprenons la scène qu’après avoir mieux regardé l’oeuvre. Tout d’abord le Christ ne ressemble en rien à l’image traditionnelle qu’on a de lui, il est barbu, plus amaigri et surtout plus âgé. De plus au centre de la table nous apercevons une volaille, ce n’est que dans un deuxième temps que nous remarquons le pain qui permet de comprendre la scène, de même le vin étant au second plan notre oeil ne le voit tout de suite. Une fois le pain et le vin identifiés on peut alors comprendre le geste et nommer le Christ. On se retrouve alors à la même place que les pèlerins et avons le même état de surprise à la compréhension de la toile. Nous pouvons comparer ce tableau avec la deuxième Cène à Emmaüs du Caravage de 1606 conservée à Rome. Ici il rajoute un personnage à droite de la composition, change de place l’aubergiste, il simplifie la table, le pain n’est plus masqué et la carafe se situe au premier plan, le Christ est plus vieux, son visage est beaucoup plus marqué, le peintre se range dans une iconographie traditionnelle et plus conforme. De même la version de Rembrandt (1648, Musée du Louvre, Paris) est clairement identifiable. Bien qu’elle soit plus tardive on peut quand même comparer les deux, ici l’espace est ouvert, le Christ tient le pain entre ses mains et sa figure est reconnaissable de suite. De plus il entouré d’une aura qui fait que le doute ne s’installe pas comme il peut le faire avec la première version du Caravage.

II. L’Espagne.

Toutes ces préoccupations de scènes de genre, d’objets et de gestes quotidiens se retrouvent également en Espagne. Elles peuvent être un moyen d’approcher le monde des idées, intellectuelles ou religieuses, à travers un langage rigoureux et sensible. Cela se retrouve dans les oeuvres de jeunesses de Velasquez mais également chez Francisco de Zurbaràn qui donne la plupart du temps une portée symbolique à ses toiles.

- La maison de Nazareth ou L’enfant Jésus se blaisant avec la couronne d’épine, 1635-40, huile sur toile, 165x218,2 cm, Cleveland Museum of Art. Scène intime, une mère et son fils sont dans leur maison chacun attelé à faire quelque chose. L’intérieur est assez vide, on note surtout la présence d’une table/bureau sur lequel sont posés des livres et des fruits. On note une ouverture sur la droite de la composition, il semble faire sombre, voire nuit, une source lumineuse est présence en haut à gauche de la toile et permet d’éclairer en totalité les deux personnages. Contrairement aux autres exemples ici la toile n’est pas une peinture de genre et est entièrement de sujet religieux, en effet la lumière éclaire le jeune Christ de manière un peu mystique, ce dernier d’ailleurs est en train de s’afférer à s’enlever des épines puisqu’il s’est blessé avec la couronne. La vierge s’est arrêtée sur un ouvrage et a une expression mélancolique, on retrouve les deux couleurs religieuse le bleu signifiant le céleste et le rouge le terrestre, on remarque d’ailleurs que la Vierge est en rouge et le Christ en bleu. On note également les attributs des personnages dont principalement la couronne d’épines, symbole de la Passion du Christ., le fruit montre la rédemption, le lys et le récipient d’eau pure la pureté de la vierge de même que les colombes, les roses le rosaires (chapelet et nom d’une prière), et les livres l’étude. En revanche on peut voir les talents du peintre pour la nature morte, en effet chaque éléments ont l’air d’avoir été disposé un peu au hasard, on est face à un patchwork d’éléments n’ayant pas grand-chose à voir ensemble. Le peintre nous montre son attachement pour le détail et notamment avec le bouquet de fleurs. Ce genre de représentation prend donc un grand essor et est présent dans toute l’Europe, le Caravage joue une influence toute particulière sur ces peintres et notamment sur des artistes français comme George de La Tour.

III. La France.

On va prendre plus particulièrement le cas de George de La Tour (1593-1652). La redécouverte de cet artiste n’a pas 100 ans, et elle a été l’un des triomphe de l’histoire de l’art, en effet, le peintre a été dans l’oubli total de sa mort jusqu’au début du XXe siècle. Beaucoup de débats ont lieu sur un éventuel voyage du peintre en Italie puisque dans ses tableaux l’influence du Caravage se fait énormément sentir, mais ils ont tous été fermés rapidement par une réponse négative, en effet de La Tour a pu voir des oeuvres du Caravage avec les peintres flamands qui voyageaient en Italie et qui passaient par la Lorraine à leur retour, de plus deux tableaux du Caravage étaient présent à la cour de Lorrain ou le peintre travaillait.

Les caractéristiques du peintre sont bien évidemment ses oeuvres diurnes (comme Les tricheurs) et nocturnes (comme Le nouveau-né). Il joue sur la flamme des bougies et des lanternes. Comme chez le Caravage on retrouve des fonds sombres et fermés, ses constructions sont dépouillées et il utilise une palette plutôt simple et courte avec du rouge, de l’ocre, du brun…

- Job et sa femme, Epinal, Musée départemental des Vosges, 145x97 cm, huile sur toile. JOB : l’histoire de Job occupe tout un livre dans la bible, le livre de Job, il s’agit d’un homme riche et pieux qui est frappé par une série de malheurs. C’est un homme intègre et droit, père de 10 enfants, il craint dieu et se garde du mal. Un jour Dieu et Satan évoque la piété de Job et Satan décide de défier Dieu : ils ont mis Job à l’épreuve. Ses malheurs sont nombreux et variés : la mort de ses enfants, Satan le frappant de la lèpre…

Lorsqu’on regarde cette toile on retrouve bien les caractéristiques de De La Tour et également les influences du Caravage. Le fond est sombre, on se trouve dans un espace clos et dans une scène nocturne. La seule source lumineuse et la lumière artificielle de la flamme de la bougie. Le travail sur la représentation de la lumière est très impressionnant comme dans toutes les toiles du peintre. La toile représente deux personnages, un homme et une femme. L’homme est assis, simplement vêtu d’un drap autour de la taille et d’une sorte de turban sur la tête. Il semble vieux et fatigué, on voit tout le souci du réalisme sur la peau de l’homme. En effet, la peau de son torse tombe comme si il avait perdu du poids et son visage est ridé. La femme quant à elle est vêtue d’une longue robe rouge qui contraste avec son tablier, ses manches et son turban blanc, elle est largement éclairée par la bougie qu’elle tient dans ses mains. Encore une fois les détails sont très présents et un sentiment de réalisme se fait sentir. Cependant, elle parait quand même assez forte, et montre une réelle différence avec l’homme très aminci auquel elle fait face. On peut donc effectivement voir Job amaigri par ses épreuves et sa maladie, qui aurait pu vieillir plus vite puisque Dieu et Satan l’on testé, réconforté par sa femme.

Avec cette toile on se situe exactement entre la scène religieuse et la scène de genre représentant un aspect de la vie quotidienne. Effectivement, le titre de Job et sa femme n’apparait qu’en 1935 avec une proposition faite par Jean Lafond et le Dr Ronot, cette explication sera développée par la suite (en 1936) par Weisbach. Au départ on pensait que le sujet de l’oeuvre était un prisonnier (donné par Philippe en 1929) puis 10 ans plus tard on a pensait à Saint Pierre délivré par l’Ange (Sterling et Jamot). Le titre nous indique donc une scène religieuse mais sans aucune indication du peintre la question peut toujours rester en suspens.

- Saint Joseph charpentier, Paris, musée du Louvre, 137x101 cm, huile sur toile. Une fois de plus le peintre nous montre son attachement pour l’art du Caravage. On est toujours dans un espace clos et encore une fois dans une scène nocturne seulement éclairée par la bougie que tient l’enfant qui éclaire largement son visage. Les lumières sont ici beaucoup plus sobres et plus foncé, on est dans des tons bruns avec quelques touches de blanc notamment avec la chemise de l’homme. On voit un enfant habillé d’une simple tunique marron, avec les cheveux mi- longs et des sandales, il est en train de regarder l’homme qui s’affère à son ouvrage. L’homme quant à lui est vêtu d’une tunique blanche, d’un pantalon remonté jusqu’aux genoux et d’un tablier. Il travaille le bois, est penché vers l’avant et à la tête légèrement redressé afin de pouvoir regarder l’enfant. Avec ce sujet on est clairement dans avec une représentation d’une scène de vie. On retrouve un homme à son travaille avec probablement son fils qui l’éclaire et peut-être apprends le métier de son père. On retrouve par terre une écorce de bois, des outils de taille (un maillet). Ce qui fait penser à une scène religieuse est bien sur la bougie. Elle crée une aura toute particulière et éclaire l’enfant d’une manière bien précise. Son visage est l’élément qui nous interpelle dès que notre regard se pose sur la toile, son regard nous conduit vers l’homme et donc vers l’ensemble du tableau. L’enfant a donc été identifié comme étant le Christ enfant, et le charpentier comme Saint Jospeh, le Christ est donc dans l’atelier de son père. Cette scène peut également faire un rappel avec la passion du Christ puisque le travail du bois du charpentier fait référence à la Croix de la crucifixion.

Pour conclure avec George De la Tour on va maintenant s’intéresser à un cas particulier celui du Nouveau-né du musée des Beaux-arts de Rennes.

- Le Nouveau-né, huile sur toile, 76x91 cm, mbar. Cette oeuvre a longtemps été attribuée aux frères Le Nain mais en 1915 le critique d’art allemand Hermann Voss l’attribue à de La Tour. On est dans une scène nocturne toujours marqué par un clair obscure et une lumière provenant d’une bougie. La femme cache la flamme comme si elle voulait que la lumière ne se diffuse pas et éclaire principalement le nouveau-né. On retrouve encore une fois les tons chauds du peintre avec le rouge, le marrons et le blanc, les formes sont rondes et lisses, les deux femmes sont immobiles, elles admirent avec tendresse l’enfant qui reçoit la douce lumière de la flamme. Le visage des femmes sont à peine éclairées. La composition est à mi-corps et plus dépouillée et sobre que les toiles vu précédemment. Aucun objet « superflu » ne nous laisse regarder ailleurs. La tableau est calme, et nous montre un bel exemple de sérénité. Les femmes sont tranquilles alors que l’enfant est endormi. Ici on est bel et bien dans une scène de vie ordinaire, l’artiste nous montre un certain caractère sacré de la vie. Encore une fois le souci du détail est très présent dans la représentation des habits, des visages et de la position des mains. Et là c’est le contraire des exemples précédents qui se pose. On était avant devant des scènes religieuses où on pouvait y voir des scènes de genre et la question de prétexte religieux pour finalement faire une représentation de la vie quotidienne se posait, ici, on est devant une scène « banale » mettant en scène deux femmes et un enfant et des interrogations se posent par rapport à la religion. Effectivement certaines personnes voient en l’enfant et la femme qui le tient la Vierge Marie et l’enfant Jésus, tout cela nous montre une ambiguïté qui conduit à la méditation et à la réflexion.

Pour conclure sur le cours et pour faire transition avec le prochain on peut évoquer Les noces de Cana de Quentin Varin.

- Les noces de Cana, Quentin Varin, 1618-1620, huile sur toile. Cette oeuvre faisait autrefois partie d’un retable monumental à colonnes qui fut commandé au peintre en 1618 pour l’église Saint Gervais Saint Protais de Paris. L’ensemble a été détruit à la Révolution sauf ce tableau qui en 1793 est entré au dépôt des petits augustins et est arrivé à Rennes en 1811. L’oeuvre décrit le premier miracle de la vie du Christ raconté par l’évangéliste Jean. Au cours d’une noce à Cana la Vierge fait remarqué au Christ qu’il n’y a plus de vin et celui changea six jarres d’eau en vin. Les deux personnages principaux sont au 1er plan encadrés par des serviteurs dont l’un d’eux sert du vin pour accentuer le miracle. Le style du tableau nous montre la fin du maniérisme avec un déséquilibre dans la composition, une dissonance du colorie, des personnages dans des positions non naturelles (la vierge en position serpentine), lorsque l’on compare l’oeuvre avec le dessin préparatoire le maniérisme est encore plus présent, les colonnes sont en spirales et les personnages sont encore plus complexes, il ne reste que cette grande oblique. Mais il nous montre aussi le début du classicisme, les personnages sont posés droit, on voit bien deux groupes distincts, il y a une grande lisibilité dans la rhétorique des gestes et des expressions, de plus l’église adoptée les trois ordres classique : l’ordre dorique, ionique et corinthiens. Ici bien que le sujet soit typiquement religieux, il n’y a vraiment aucun doute là-dessus, la scène permet néanmoins à l’artiste de peindre une scène de banquet fastueux dans un palais magnifique. On remarque bien les plats, la multitude de personnages, si on enlève le miracle qui se produit et les deux personnages religieux on est rien de moins que dans une scène de la vie quotidienne. Dans cette toile on peut tout de même noter la présence d’une architecture très imposante, les personnages en semblent même écrasés. Cette architecture est par ailleurs factice, il ne s’agit qu’une simple superposition de différents éléments. La composition repose sur l’emploi d’une grande perspective oblique qui nous conduit au bout de la table et de l’édifice cet effet est d’ailleurs accentué avec la présence de l’occuli.

Comme nous l’avons vu au long de ce cours la religion a donc pu servir pour certains peintres de prétexte pour en réalité peindre des scènes de genre. De cette façon ils peuvent élever la peinture de genre à un autre niveau et montrer que leur talent est vraiment multiple. Ils arrivent à allier les deux styles et le doute s’installe lorsqu’il faut définir un sujet, trouver un titre ou bien même essayer d’interpréter l’oeuvre. C’est pourquoi il ne faut toujours essayer de voir de différentes manières les toiles.

Lors du prochain cours on s’attardera plus particulièrement sur la représentation de l’intérieur dans les scènes religieuses mais également des édifices avec la représentation de l’architecture.
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