Cours de 2 heures Table des matières







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Conservation passive


Une pratique d’abord institutionnelle et passive
La conservation des biens culturels a d'abord été, notamment en France, une pratique institutionnelle faisant de ce bien un "semiophore", objet perdant son usage et n'existant plus que par son signifiant selon la définition de K. Pomian.
La conservation des biens culturels est donc un choix politique au sens grec du terme "polis" : elle confère au bien culturel, par l'expression d'une conscience collective un usage différent de celui pour lequel il a été fait ou qu'il a connu pendant sa vie prépatrimoniale, car ce bien, de part son histoire, doit être transmis aux générations futures afin qu'il les inspirent ou qu'il témoignent d'un monde disparu.
La conservation, dans cette application, vise aussi à le préserver des aléas majeurs, incendie, vol qui pourraient entraîner son altération et sa perte. Elle concerne alors des dispositifs mécaniques ou humains de sécurité et de sûreté, mais également réglementaires : inscription sur un inventaire, photographie du bien, d'ailleurs précisés ou du moins recommandés dans l'approche institutionnelle évoquée ci-dessus.
La conservation des biens culturels a été essentiellement centrée sur ces questions pendant plus de deux siècles et cette conception se traduit encore aujourd'hui dans l'image commune de la "mise au musée" qui peut signifier autant un sauvetage qu'une inhibition.
La conservation était donc plutôt conçue comme une pratique passive dont l'action principale était cette "mise à l'abri" physique et juridique qui devait garantir la pérennité du bien culturel.

Inventaire
Mérimée
Après L’inventaire de Saint-Gilles, entrepris entre 1997 et 2004, est le dernier-né de la collection l’Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique consacré à la Région de Bruxelles-Capitale Tout en restant dans la lignée des ouvrages précédents, il fait figure de pionnier en étant le premier volume bruxellois diffusé sur le réseau Internet. Il se caractérise également par la concision de ses descriptions, qualité indispensable pour aborder près de la moitié des bâtiments de cette commune d’une densité patrimoniale exceptionnelle.

Protection légale


Sensibilisation

Signalisation

Bibliothèque – centre de docuentation

Publications - brochures

Journées du Patrimoine


Intervention matérielle

Conservation active


Conservation curative et préventive

Des missions de plus en plus complexes
Cette conception a évolué au cours de la seconde moitié du XXème siècle et s'est considérablement modifiée ces dernières décennies.
La conservation s'est en effet affirmée comme une pratique active face à une "mise à l'abri" perçue progressivement comme insuffisante. Cette évolution est due dans un premier temps à la prise de conscience de la matérialité de l'objet et à ses réactions par rapport à son environnement.. Ainsi a-t-on étudié les effets de la lumière, du climat et notamment de l'humidité relative sur les différents matériaux auxquels s'ajoute aujourd'hui, par exemple la question des polluants, de même de celle des infestations et des contaminations biologiques, connue mais probablement moins abordée hier qu'aujourd'hui. Préserver le bien de l'altération se révèle ainsi progressivement une mission bien plus complexe, nécessitant des regards vers la chimie et la physique des matériaux, une connaissance et une maîtrise de l'environnement sur des bases scientifiques.
La conservation a également changé de point de vue : hier centrée uniquement sur le seul bien, de part la méconnaissance des incidents environnementaux, elle aborde aujourd'hui le bien dans son environnement, faisant de la conservation et du patrimoine ce que l'écologie est à l'homme.
La seconde raison d'une conservation active se trouve dans une gestion très différente des biens culturels depuis une cinquantaine d'années avec le développement des politiques d'exposition et des prêts, du tourisme culturel et d'une volonté de les mettre à la disposition des publics. Voici qu'on les dote d'une vocation d'action culturelle, plus proche des risques de leur usage antérieure que de leur vie patrimoniale. La conservation doit certes faciliter aujourd'hui cette vocation, elle doit aussi en spécifier les limites.
Ces démarches de conservation sont devenues plus riches, plus complexes. Elles ont progressivement été théorisées afin d'élaborer des diagnostics, d'envisager les risques et les altérations potentielles d'un bien selon des situations données. Elles se déclinent dans une conception globale d'une situation et des possibles interactions. A une certaine passivité, répond aujourd'hui l'anticipation.
La notion de "conservation" avait besoin, pour affirmer ces nouvelles orientations, d'une dénomination plus dynamique. Sont ainsi apparues les notions distinctes de "conservation préventive" et de "conservation curative" (dans les années 1990 en France). Si cette distinction repose en effet sur des approches théoriques intéressantes permettant d'analyser les facteurs à risque et de développer une politique de prévention pour les réduire ou les éviter, des constats de dégradations à stopper grâce à des traitements curatifs, il faut reconnaître que la réalité mêle bien souvent les deux situations.
Elles recouvrent ainsi des paramètres multiples :


  • le climat : température et humidité

  • la lumière

  • les polluants : poussière, pollution

  • les contaminations biologiques

  • l'homme : vol, manipulation, rangement

  • les risques naturels


Elles s'inscrivent dans une nouvelle approche méthodologique fondée sur l'anticipation et la globalisation des problématiques (Gaël de Guichen) :


  • qui pensait hier "court terme" doit penser aujourd'hui "long terme"

  • qui pensait hier "professionnel" doit penser aujourd'hui "public"

  • qui pensait hier "secret" doit penser aujourd'hui "communication"

  • qui pensait hier "comment" doit penser aujourd'hui "pourquoi"

  • qui pensait hier "objet" doit penser aujourd'hui "collection"

  • qui pensait hier "salle" doit penser aujourd'hui "bâtiment"

  • qui pensait hier "individu" doit penser aujourd'hui "équipe"


Traite notamment des questions de l'environnement (climat, lumière, contamination biologique, pollution et contribue à la mise en place d'actions planifiées) :
- plan de conservation préventive,

- plan de prévention et plan de sauvegarde,

- projets de réserves, "chantier des collections"...

- schémas directeurs
La conservation est devenue – grâce à son enrichissement sémantique de "préventive" - l'un des enjeux majeurs pour les biens culturels et une réelle prise de conscience des professionnels de la conservation matérielle et des décideurs, certains par conscience patrimoniale, d'autres par conscience économique, pour la préservation des biens culturels et de leurs apports à la société.
Comme la prose de Monsieur Jourdain, elle a été, d'une certaine manière redécouverte mais enrichie, théorisée et active dans sa pratique et ses méthodes, la définissant comme toute intervention directe ou indirecte sur une oeuvre ou un ensemble d'oeuvres pour assurer sa ou leur pérennité.

PALAIS GARNIER


ILL
Le Drame lyrique

de Perraud

La Danse

de Paul Belmondo

ILL

Représentation du peintre
Paul Baudry était conscient de réaliser l'œuvre de sa vie. Il n'hésita pas à signer celle-ci au moins trois fois :

- en se représentant, en compagnie de Charles Garnier et de son frère Ambroise, dans le coin de la voussure est (ill. 10),

- en apposant son monogramme à l'extrémité de la scène centrale du plafond (ill. 11 ; les initiales de Charles Garnier se trouvent à l'opposé, ill. 12)

- en insérant fièrement son nom dans un cartouche que brandit un angelot dans La Musique en Italie (ill. 5). Sur ce cartouche se trouvent plusieurs dates correspondant aux principales étapes de la réalisation du décor, et la mention « Interrompu », signifiant que le chantier avait été arrêté durant la guerre de 1870 et les événements de la Commune.

ILL

Sujets peintures
- angelots symbolisant les musiques des différents pays (Ex : La Musique en Italie)

- putti

- Mélodie, Harmonie

- les félicités du Parnasse

- Marsyas

- Orphée et Eurydice,

- Amphion


Histoire générale
1860

Charles Garnier est le vainqueur du concours organisé en pour remplacer l'Opéra de la rue Lepelletier.
1863

Début du chantier
1878

Achèvement du chantier
Charles Garnier considérait l'Opéra « comme temple ayant l'art pour divinité », la salle en étant « le sanctuaire » et le foyer « la nef ».
Restauration globale

1990

L'Opéra national de Paris entame une grande campagne de restauration.
Phasage pluriannuel :
- la scène,

- la salle et

- la façade principale ainsi que

- le grand foyer et de ses salons attenants

- remise aux normes des réseaux électriques de l'édifice.
Ces travaux sont exécutés sous la direction de Jean-Loup Roubert, prix de Rome et architecte des bâtiments civils et palais nationaux puis, assez rapidement et encore de nos jours, d'Alain-Charles Perrot, architecte-en-chef et inspecteur-général des monuments historiques.

2000 - 2004

Ravalement suivi d'une restauration approfondie et scientifique de la façade principale de l'Opéra qui entraîne le public à reconsidérer cette élévation noircie et abîmée par le temps et à une redécouverte complète de son décor dans sa polychromie originelle, ses dorures et la variété des matériaux qui la composent, ces derniers venus pour certains de contrées lointaines.
Critique :

Dorure inutile, car inexistante à l'origine, des deux Victoires formant angle au dessus de la façade principale).

VERIFIER DATES

Prochaine étape : interventions sur les marches de la façade sud (le parvis), la rampe dite de l'Empereur sur la façade ouest, les abords du palais (lampadaires, obélisques, colonnes, candélabres) puis, à terme, sur les façades latérales et la coupole.
2003 - 2004

Restauration du Grand foyer

(Voir ci-dessous)

VERIFIER DATES

2004

« (...) Les présents travaux portent sur la reprise de l'ensemble des réseaux électriques, qui se sont superposés au fil des années à l'intérieur du monument. Le projet induit la mise à niveau de toutes les installations (...) courants forts et faibles et leurs intégrations architecturales ». Prévue à l'origine pour durer douze mois à partir de janvier 2004 et d'un montant prévisionnel de 3.300.000 euros ttc, elle comprend :
PALAIS GARNIER

Grand foyer


Pour la décoration peinte, Garnier s'entoure d'artistes qui, comme lui, ont remporté le prix de Rome et qu'il a pu connaître à l'Ecole des Beaux-Arts ou à l'Académie de France :
- Paul Baudry : auteur principal du décor du grand foyer (morceau de bravoure)

- Jules-Eugène Leneveu : plafond de la salle (remplacé par plafond commandé en 1964 par André Malraux à Marc Chagall.)

- Isidore Pils : grand escalier

- Félix Barrias : salon ouest

- Jules-Elie Delaunay : salon est
Les références nombreuses :

- peintres de la Renaissance et artistes plus proches chronologiquement

(Ingres - plafond du Musée du Louvre).


1864

Baudry éprouve le besoin de retourner à Rome afin de se préparer au grand chantier qui l'attendait. Il y étudie en particulier Michel-Ange qu'il copia à la Sixtine.
1868

Baudry se rend à Londres pour étudier les Actes des Apôtres de Raphaël.
1870

Les travaux sont interrompus par le voyage de Baudry à Venise puis par la guerre et la Commune.
1871 (juin)

Le chantier reprend.
1874 - août

Les travaux sont achevés (Troisième République).
1874 (août et septembre)

L'ensemble des toiles, exposées à l'Ecole des Beaux-Arts obtiennent un grand succès. En novembre, elles sont marouflées sur les parois, trop rapidement, ce qui occasionna quelques cloques à la couche picturale.
1875 - 5 janvier

Inauguration


Etat avant restauration des toiles

1880 (à peine cinq ans après l'inauguration)

Premier nettoyage a été effectué (les peintures du plafond sont déjà assombries, en raison principalement de l'éclairage au gaz). Sans doute trop drastique, il contribue à un effacement partiel de certaines parties de la couche picturale, celui-ci pouvant également avoir été causé, dès l'origine, par le marouflage des toiles sur les murs.
1936

Restauration (peu documentée)
Années 1950

Restauration (peu documentée)

2003 - février

Restauration

Fermeture du grand foyer

Saleté de la couche picturale : les peintures étaient très noircies dû en grande partie à la pollution automobile.
4 mai 2004

Inauguration par le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres:

« Le Palais Garnier revêt son habit de lumière pour se mettre au diapason de ceux qui s'y produisent »


Restauration du grand foyer

- Objectifs :
- décrasser

- enlever les cires et les vernis ajoutés (notamment en 1936). Cet allégement a été réalisé de manière très progressive et prudente.
- Le chantier est gigantesque : grand foyer et salons attenants (parquets, candélabres, stucs, miroirs, rideaux, l'horlogerie décors peints et dorés, portières et mobilier).
- 19 lots de travaux, 19 entreprises différentes.
- L'Etat a déboursé 5,8 millions d'euros.
- Le tapissier français Charles Jouffre s’est vu confier la restauration des grandes tentures et rideaux de ce chantier prestigieux dont le grand foyer était privé depuis soixante-dix ans, après un malheureux incendie survenu en 1928 :

« (...) et j’étais impatient de voir déjà ses longs rideaux d’or, moirés de veines légères, se draper dans leur plis somptueux et communiquer au foyer une splendeur de bon aloi.(...) » (Charles Garnier).
- Grâce à des recherches entreprises auprès du Mobilier national, du Musée Carnavalet et de la Maison Prelle, ont été retrouvés les différents tissus utilisés (soie et lin) ainsi que leurs doublures, les métrages, le dessin des bandes brodées avec application de velours de soie et les lambrequins.
- Dix paires de rideaux et les lambrequins brodés, leurs embrasses et passementeries, déposées entre 1932 et 1937, ont été réinstallées aux baies du grand foyer.
- L'ensemble du mobilier a été rétabli pratiquement à l'identique. Celui existant (dix grands lustres dans l'axe des baies du grand foyer et les huit candélabres à tête de femme des salons octogonaux, les deux horloges des cheminées) a été restauré. Celui manquant a été, soit restauré (vingt fauteuils Louis XIV en bois doré et recouverts d'un velours jaune de Gênes frappé), soit restitué (les banquettes) selon les dessins de Garnier.

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