Table des matières







télécharger 1.81 Mb.
titreTable des matières
page31/31
date de publication19.10.2016
taille1.81 Mb.
typeDocumentos
a.21-bal.com > histoire > Documentos
1   ...   23   24   25   26   27   28   29   30   31
l’Homme criminel, par Lombroso. Ces vers rappellent ceux de Sapho.

2 Comme ces accès d’érotisme qui prennent certains individus enclins au viol et d’habitude à peu près impuissants.

1 Voir nos Problèmes d’esthétique, p. 145 et suiv.

1 Voir Paul Bourget, Essais de psychologie contemporaine, p. 24.

2 On a souvent agité la question des rapports entre le luxe et la décadence. Tout objet de luxe représente une quantité quelquefois considérable de travail social improductif. Une dame qui paye une robe 2500 francs ôte à la société près de deux ana de travail utile aux taux actuels; elle a fait travailler, mais en vain, comme un propriétaire qui aurait le moyen de faire bâtir régulièrement chaque année un palais qu'il brûlerait au bout de quinze jours. C'est pour cela qu'on s'est quelquefois demandé si la société n'aurait pas droit d'intervenir ici, non pour restreindre les dépenses de luxe, mais pour restreindre le gaspillage qu'elles provoquent, en prélevant sur ces dépenses par l'impôt une réserve sociale, qui pourrait s'employer utilement et transformerait ainsi des dépenses infructueuses en dépenses partiellement reproductives. Le problème est des plus difficiles. Ce qui excuse le luxe aux yeux du philosophe, c'est ce que le luxe contient d'art. Seu­lement un objet de faux luxe vaut moins pour sa valeur artistique que pour sa rareté : la rareté en matière de luxe est, pour la plupart, le critérium suprême de la valeur des objets; or cest un critérium antiartistique, puisqu'il permet d'estimer au même prix tel bibelot et telle œuvre d'art accomplie. De plus le luxe, recherchant la rareté, recherchera souvent la surcharge d'ornements; or l'art véritable est simple. Le luxe exagéré est donc, en somme, un élément de décadence pour l'art, comme pour la société.

1 « Après tout, un peu de charlatanerie est toujours permise au génie et même ne lui messied pas. C’est comme le fard sur les joues d'une femme naturelle­ment belle, un assaisonnement nouveau pour l'esprit. »

2 Voir ses vers dans le Parnasse contemporain avec ceux de Leconte de Lisle, Sully-Prudhomme, Louis Ménard, Banville, de Herédia, Mallarmé, Merat, Ratisbonne, etc.

1 Histoire du romantisme, p. 336.

1 Le Gouffre.

2 Semper eadem.

3 Le Guignon.

1 Le Couvercle.

2 Alchimie de la douleur.

1 La Cloche fêlée.

2 Recueillement.

3 Pêcheur d’Islande, p. 38, 39, 40.

1 The staff and serip., p. 48.

2 A last confession, p. 69.

3 La Sensitive, première partie.

2 Ibid., seconde partie.

3 Paul Verlaine.

4 Paul Verlaine, Poèmes saturniens.

1 Verlaine.

1 M. Stapfer, en exposant avec bienveillance nos idées sur l’art dans la Revue bleue, nous a attribué cette opinion, qui n’est pas la nôtre.

1 Les rapports entre les idées de Guyau et diverses doctrines de Tolstoï ne sont pas moins manifestes que les rencontres de Nietzsche avec Guyau. En ce qui concerne, notamment, la théorie de l'art, Tolstoï a suivi Guvau. Dans son livre, Tolstoï le mentionne, mais il ne cite que quelques passages des Problèmes de l'Esthétique contemporaine qui n'ont aucune importance; il se tait sur tout ce qui annonce sa propre doctrine; il se tait aussi sur le livre qui a précédé immé­diatement le sien, sur l'Art au point de vue sociologique. Guyau avait dit que la beauté de l'œuvre d'art se mesure à la profondeur et a l'étendue de la « com­munion sociale qu’elle réalise et qu'elle excite ». Le moyen propre de cette « communion », ajoutait-il, c'est la « suggestion des sentiments », qui établit ainsi une société entre les hommes en les faisant « sentir de même », comme la science les fait penser de même, et la morale, vouloir de même. Et Tolstoï nous montre à son tour que « l'art est un moyen de communion entre les hommes », dont la particularité est « de transmettre les sentiments, tandis que celle de la parole est de transmettre la pensée ». Guyau avait dit que le sens de la solidarité est le principe même de l'émotion esthétique, que l'émotion d'art la plus élevée « est celle qui résulte de la solidarité la plus vaste, de la solidarité sociale ou, pour mieux dire, universelle ». Tolstoï reproduit presque sa définition, mais en la rapetissant, lorsqu'il dit: « L'art est une activité qui permet à l'homme d'agir sciemment sur ses semblables au moyen de certains signes extérieurs, afin de faire naître ou de faire revivre en eux les sentiments qu'il a éprouvés. II constitue un moyen de communion entre les hommes s'unissant par les mêmes senti­ments ».

Les idées de Tolstoï sur le rapport de l'art à la religion ont aussi leur antécé­dent dans celles, beaucoup mieux raisonnées et plus profondes, qu'avait soutenues Guyau. Tolstoï rattache à son tour l'art à la religion, qui est, dit-il, « l'exposé de la conception la plus haute de la vie » et qui, selon lui, « sert de base à l'ap­préciation des sentiments humains ». Il nous montre que l'art traduit en sentiments les conceptions religieuses d'une époque, et que notre époque, en particulier, pour­suit « la vie heureuse par l'union avec tous », qui, en conséquence, devient l'objet même de l'art. Mais Tolstoï s'en tient là-dessus à des vues confuses et populaires, sans réussir à systématiser philosophiquement cette doctrine comme l'avait fait Guyau.

Selon Guyau, la caractéristique même de l'art maladif des décadents, cest « la dissolution des sentiments sociaux, le retour à l'insociabilité ». Vous reconnaissez la thèse de Tolstoï, qui reproche à l'art décadent son « isolement », son égoïsme, sa séparation aristocratique d'avec la société universelle, et qui invoque bien souvent les mêmes exemples qu'avait déjà donnés Guyau. Mais Tolstoï mêle à ces grandes vérités des exagérations paradoxales et des boutades inadmissibles; ses doctrines sentent l'amateur et révèlent l'insuffisance de son éducation philoso­phique. Si l'on voulait faire dans son livre sur l'art le partage des vérités et des erreurs, le moyen le plus simple et le plus court serait de le comparer à l'Art au point de vue sociologique. Le livre de Guyau renferme toutes les idées essen­tielles de la thèse sur le caractère social de l'art ; Tolstoï en a brillamment exprimé les idées accessoires. Le grand écrivain russe se laisse aller à une foule d'impres­sions personnelles, souvent inexactes, qui font trop de son livre, consacré pourtant à l'art impersonnel, une œuvre encore individualiste et, par cela même, entachée d'« isolement ». En philosophie et en sociologie, Tolstoï demenre un impression­niste au moment même où il voudrait être un apôtre de l'humanité. Guyau, lui, s’est élevé à un point de vue vraiment universel. (Voir notre livre : Nietzsche et l’Immoralisme, p. 26.)

Alfred Fouillée.

1   ...   23   24   25   26   27   28   29   30   31

similaire:

Table des matières iconTable des matieres

Table des matières iconTable des matières

Table des matières iconTable des matières

Table des matières iconTable des matières

Table des matières iconI. table des matières

Table des matières iconTable des matières
«L'impact du web 0 dans la Production, la Promotion, et la Consommation de Musique Live.»

Table des matières iconTable des matières
«témoignage exceptionnel de la continuité de l'installation urbaine sur plus de deux millénaires»

Table des matières iconCours de 2 heures Table des matières
«La conservation est l’ensemble des processus qui permettent de traiter un lieu ou un bien patrimonial afin de lui maintenir sa valeur...

Table des matières iconTable des matières
«le rôle du maître est de guider l'apprentissage, de fournir à l'élève des occasions d'expérimenter directement et de vérifier des...

Table des matières iconTable des matières
«l’apparence» à la «conception», a marqué le début de l’art «moderne» et celui de l’art «conceptuel». Tout art (après Duchamp) est...







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com