On va avoir la relation entre l’art et les courants politiques







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ART ET POLITIQUE

(1830-1960)

  • On va avoir la relation entre l’art et les courants politiques.

  • On va se concentrer sur des œuvres qui appartiennent à l’époque contemporaines et européennes.

  • On envisagera l’art comme une pratique artistique et manuel.


L’art dépend d’un marché de plusieurs acteurs (acheteurs, commanditaires, artistes, spectateurs…). L’art a une valeur monétaire, elle permet à l’artiste de gagner de l’argent et à l’acheteur de s’enrichir. L’art touche à des enjeux sociaux, politiques et économiques. Cette iconographie peut véhiculer des messages à caractère politique c’est-à-dire tous ce qui est relatif à l’Etat. Donc d’une part, il y a l’art au service de l’Etat et d’autre part, l’art contre l’Etat.

  • Art au service de l’Etat : art de commande, de propagande, question de gestion de l’art (diffusion, gestion)

  • Art en opposition à l’Etat : la contestation politique (niveau de contestation esthétique ou politique), l’affirmation d’une recherche d’indépendance, de liberté d’expression.

Notre objectif est de questionner les acteurs, les œuvres etc. Cela nous permettra de miens entre comprendre les relations entre art et politiques.

La liberté guidant le peuple, Eugène Delacroix (1830), peinture à l’huile, Musée du Louvre-Lens.
Delacroix n’est pas allé au combat. Il est proche du nouveau souverain Louis-Philippe. Il prend l’occasion de montrer ses talents de peintre d’histoire afin d’avoir des commandes de Louis-Philippe par la suite. ( Logique opportuniste). La rapidité d’exécution de ce tableau est dû au fait qu’il a repris le schéma de construction d’un ancien tableau à lui. Il parvient à synthétiser la violence du combat et le pouvoir du peuple. C’est une manière de traduire les sentiments humains grâce à des figures arquétique. On comprend donc que l’œuvre dépend d’un côté esthétique et d’un côté politique. Cette œuvre s’inscrire dans le contexte de la monarchie de Juillet.

Cette problématique entre Art et Politique a souvent été utilisé pour les avant-gardes ou pour la production d’après Mai 1968. Il y a de nombreuses implications entre Art et Politique à l’époque moderne : -relation de mécénat entre les artistes et les politiques (ex : François Ier et Rosso ou encore Marie de Médicis et Rubens).

L’esthétique autant que le sujet vise à dégager le faste (la somptuosité) du personnage. L’art est en partie assujetti au pouvoir dans les commandes, les sujets.

Au 19e siècle, les mutations sociales et politiques touchent le domaine de l’art et touche à la fois les sujets et le style. Néanmoins, il existe toujours un système de commande mais naissent des groupes d’artistes qui sont contre l’académie ou en quête de liberté. Cela provoque un désordre dans un milieu de moins en moins réservé et facilite l’accès aux arts à la bourgeoisie. L’art devient un vecteur de prestige social et entraine une démocratisation de l’art. L’intention politique va s’intensifier avec les avant-gardes. La dimension politique au 19e siècle regroupe souvent d’art engageant donc les artistes qui sont à la fois engagés sur l’esthétique et la politique. On parle d’art engagé dans un art engagé plus à gauche et d’un art réactionnaire/totalitaire pour un art engagé à droite ( rejoint directement l’idée de propagande). Ces différentes configurations sont à mettre en relation avec la propagande et contre la propagande (art et politique, art et idéologie)

Déf : La propagande désigne un ensemble de technique de persuasions qui sert à la propagation de doctrines et d’idéologie.

Le serment du jeu de paume, Jacques Louis David (1791), peinture à l’huile, Musée Carnavalet, Paris.

J.L David organise des fêtes révolutionnaires et contribue à la fabrication de médaille propre au contexte et fait des caricatures. Dans la peinture, son engagement apparaît sous l’esquisse du tableau Le serment du jeu de paume. Ce tableau est un acte symbolique. L’artiste poursuit son engagement politique dans son art en rendant hommage aux martyrs de la révolution de la révolution (ex : Marat assassiné, Jacques Louis David(1793) peinture à l’huile, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles). David, par la réalisation de ce tableau, a pour but de rendre hommage à l’homme. Dans ce tableau, il n’a pas recours à l’allégorie ou au mythe mais il reprend les choses de l’antiquité classique. Il tend à représenter Marat comme un héros. Il fait également des emprunts au répertoire chrétien bien qu’il est contre pour faire de Marat un martyr. L’œuvre a fait l’objet d’un culte républicain. Les enjeux visent clairement des objectifs de propagande. David est à la fois peintre et révolutionnaire et témoigne de son engagement artistique et politique. L’œuvre disparaît de la circulation en 1795 sous pression des acteurs de la Terreur. Napoléon le nomme premier peintre de l’empereur et lui passe commande, beaucoup de peinture d’Histoire comme Le sacre de Napoléon […] en 1805-1808.

Sacre de l'empereur Napoléon Ier et couronnement de l'impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804, Jacques Louis David, (1805-1808), peinture à l’huile, Musée du Louvre.

Le peuple fait son entrée dans la peinture d’Histoire et Goya (cf. : El tres de mayo 1808, Goya, (1814)) l’utilise pour dénoncer les violences faite au peuples par le gouvernement. Dans la série de gravure Les désastres de la guerre (1810-1820), Goya supprime l’action de la guerre « héroïque ».

Les désastres de la guerre, Francisco de Goya, (1810-1820), gravure.

Le patrimoine national est les biens hérités du passé et qui appartient à une nation. Cette idée de patrimoine national met en place des institutions (musées) qui peuvent servir à l’instruction nationale et n’est plus réservé à une élite. Cette affirmation accompagne l’émergence d’un sentiment national, d’une identité nationale, l’art est mis ay service d’identité de nation, d’identité nationale donc étudier les relations entre Art et politique implique de faire attention à cette idée de nation.
Honoré Daumier (1808-1879)

Daumier va renouveler la pratique de la gravure et l’intégrer dans les arts. Il traverse une grande partie du siècle et les différents régimes politiques. L’industrie permet le développement de techniques industrielles qui s’accompagne d’une plus grande alphabétisation de la population. Au niveau des arts, il y a de nombreuses mutations du point de vue académique, beaucoup de courant artistique. L’œuvre de Daumier suit les courant mais reste ne marge. Daumier est surtout un lithographe mais il est également peintre et sculpteur. Il a commencé sa carrière dans la presse et est issu d’une famille modeste se formant à la peinture dans des ateliers ou des académies privées. Il publie ses premières lithographies en 1822. En 1825, Daumier travaille avec un lithographe spécialisé dans les portraits. La lithographie est une gravure à plat c’est-à-dire sans taille de la pierre.
La caricature à deux catégories : - Le portrait charge, chargé de tirer les traits d’une personne.

  • La caricature de situation, visant à dénoncer les problèmes d’un groupe sociale.

Daumier s’illustre dans les deux. Charles X publie 4 ordonnances qui mettent en place une censure et qui envoie le peuple dans la rue (Les Trois Glorieuses). Les manifestations de la rue se propagent dans la presse. Charles X est abdiqué et c’est la monarchie de Juillet avec Louis-Philippe.

L’épicier qui n’était pas si bête leur envoyait de la réglisse qui n’était pas sucrée du tout, H. Daumier, (1830), BN.

Avec cette lithographie, Daumier fait entrer le peuple dans l’Histoire. Louis Philippe na pas tous les pouvoirs puisqu’on est dans une monarchie parlementaire. On comprend avec cet exemple comment l’artiste peut orienter la mémoire sur les événements.

Charles Philipon en 1830 publie un premier journal de caricature avec Balzac à l’écrit et Daumier au dessin ? Philipon est condamné pour être antiroyaliste et au cours de son procès il dessine le portrait du roi en poire.

Métamorphose du roi en poire, Charles Philipon, (1830).

Quelques mois plus tard, Daumier réutilise cette caricature dans Gargantua. Le roi est caricaturé comme un roi bourgeois nourrit par le peuple laborieux et pauvre.

Gargantua, H. Daumier (1831), BNF.

L’artiste exprime l’exploitation des plus faibles par la noblesse. Louis Philippe envoi Daumier en prison suite à cette caricature pour haine du gouvernement. Daumier n’arrête pas pour autant la caricature et dresse un nouveau portait : Le passé, le présent, l'avenir, Honoré Daumier, (1834), BNF.

Donc pendant un certain temps, la poire représente la monarchie pour ses détracteurs et pour représenter dans différentes situations qui représentent et ridiculise le roi. Philipon considère l’entreprise caricaturale à un monument à la sottise. C’est dans ce contexte politique que Daumier commence sa carrière de caricaturiste et c’est en réalisant des portraits charges qu’il s’inscrit dans la caricature.

Daumier réalise des sculptures en terre cuite coloré afin de concevoir ses dessins, ce sont des modèles.

Exemple : Charles Philipon, Honoré Daumier (1832), Musée d’Orsay.

Le terme utiliser par Philipon « juste milieu » désigne la monarchie. La reconnaissance direct de ses bustes les intègrent directement dans la sculpture mais non académique. En source de la caricature de Daumier, on peut citer la physionomie qui est une source d’inspiration pour les artistes. La série de portraits-charges est d’abord publiée dans La Caricature puis dans un nouveau journal de Philipon : Le Charivari. Daumier qui était républicain tendait à réduire le pouvoir du roi et à augmenter celui des ministres. Il valorise le régime constitutionnel sans pour autant les soutenir.

Philipon créé l’association mensuelle dont Daumier publie Le ventre législatif afin de payer les amendes que le pouvoir lui inflige.

Le ventre législatif, H. Daumier (1834), BNF.

Daumier produit au total cinq planches pour l’association qui sont aujourd’hui considérer comme lithographie d’art. Le cadrage du ventre législatif est notable puisqu’il ne montre que les acteurs du « juste milieu ».




En 1834, Daumier publie aussi la rue Transnonain qui représente un civil innocent abattu à mort par la police suite à la mort d’un membre de la patrouille la vieille pendant les répressions du peuple.

Rue Transnonain, H. Daumier (1834), BNF.

Daumier oublie la caricature pour le réalisme afin de dénoncer cette erreur de la police. L’absence de couleur n’enlève rien la brutalité de la scène. Cette lithographie fait l’objet de beaucoup de critique de la part du gouvernement. Louis Philippe va rechercher les exemplaires et les faires détruire. Elle est qualifiée de lithographie d’Histoire de par le sujet et son réalisme. Ces estampes et caricatures sont les porte-voix d’une population mécontente que l’on n’écoute pas.

Vous avez la parole, expliquez-vous, vous êtes libre, H. Daumier, (1835).

Daumier réalise cette caricature qui représente la liberté de la presse muselée. Cette censure touche directement le travail de Daumier puisqu’elle entraîne la suppression de La Caricature. Daumier change de sujet, du politique pour le social. De cette manière, il rencontre des réactions humaines. La série des Bons bourgeois en 1847 comporte 82 lithographies publiées de Le Charivari est illustre les loisirs des bourgeois. Daumier se fait alors sociologue, il va travailler aussi sur les paysans comme avec la série Les bas-bleus en 1844. Daumier est plus proches des artistes réalistes et le place donc en opposition avec l’académie. Outre sa production pour la presse, il fait aussi des illustrations, notamment pour Balzac.

HISTOIRE DES THEORIES ET DES FORMES
CHAPITRE 1 : ART ET POLITIQUE

Nous verrons les champs politiques de la Renaissance à la seconde guerre mondiale. La problématique est : l’œuvre est-elle figée et a-t-elle une lecture esthétique ?
L'art et l'esthétique :

L'art et la pratique intellectuelle ou manuelle :

Tout ceci s'inscrit dans un contexte historique (social, politique, et esthétique). La finalité des œuvres est rarement désintéressée. Il y a différents acteurs : l'artiste, le commandeur, le marchandeur, le spectateur,…

De plus, l'enjeu pour l'artiste est que l'œuvre est un gagne-pain. Donc l'œuvre a un enjeu monétaire. Plus l'artiste est sollicité par les commandeurs, plus il gagne de reconnaissance et participe également à la valeur sociale de l'acheteur ou du commandeur.

Le contexte réside dans l'iconographie, c'est-à-dire, un sujet traité qui véhicule une idée politique des affaires d’État et d'une construction de l'œuvre. Cela se fait sur deux axes : au service de l’État d'une part, de la prise de position d'autre part.
L'art de commande ou au service de l’État :

C'est un art souvent usité pour un monarque ou pour la cour du Roi. L'artiste devient l'artiste officiel. C'est aussi une façon de la propagande. Au XIXème s., le néoclassicisme domine et dégage une question de la gestion de l'art qui va de la production à la diffusion via les musées.
La prise de position :

Dans ce domaine, il y a deux dynamiques :

- la contestation politique dans le sujet ou par les choix techniques ou aller exposer ailleurs.

- la recherche d'indépendance dans la liberté d'expression (art et pratique).
Relation entre l'art et la politique (Monarchie de Juillet) :

Eugène Delacroix ne participe pas à la Révolution (Cf. : La liberté guidant le peuple, 1830). Pour autant, il saisi l'opportunité d'être un peintre d'histoire. Il reprend alors pour ce tableau, les compositions pyramidales d'un autre projet mais dont les lignes seront plus dynamiques. Delacroix exprime par La Liberté guidant le peuple, un drame et synthétise le courage du peuple et la violence des combats. C'est une manière pour lui de représenter les sentiments humains.

Il y a des figures de styles tel qu'un nu académique, la personnalisation de La Liberté qui est un archétype. Ce tableau est exposé que peu de temps car la monarchie évolue. L'œuvre dépend de l'esthétique et de la politique (contextuel et réside à l'intérieur du sujet). Cette œuvre de Delacroix ne se fait pas pendant la Révolution et est abandonné pour être finie plus tard. La monarchie de Juillet fut représentée dans les caricatures de Daumier.
L'art et la politique :

La relation entre ces deux domaines est souvent utilisée pour envisager les avant-gardes ou pour évoquer les productions de mai 68. Cela revient à poser la question de la relation entre l'art et le pouvoir qui s'inscrit dans la relation entre l'art et la politique mais qui s'en distingue pour autant.

Dans la guerre : l'Art et les idéologies :

C'est l'époque moderne. C'est un mécénat antique avec les Élites sociales. Avec François Ier et l'école de Fontainebleau que l'art marque la Renaissance française. La cour s'entoure d'artiste renommé.

La Renaissance française :

La Renaissance française est un art de Prince, un art de cour. (Cf. La Galerie de François Ier, gravure). Cette gravure évoque la richesse du Roi. Cf. : Rubens, La Galerie de Médicis : Le Débarquement de Marie de Médicis (1600), 1621 -1625. → Marie de Médicis commande ce tableau à Rubens qui mêle esthétique et figure antique. Il s'agit d'un contrat entre l'artiste et royauté. L'art est assujetti à la politique via les commandes. Et l'art rejailli sur la position sociale du commandeur.

Pour le XVIIIème s., les mutations sociales et politiques touchent le monde de l'art et provoque un gain d'autonomie de par le système. Le style se développe au cours de ce siècle. Mais ce gain d'autonomie touche principalement les artistes peintres (coup de matériaux / techniques → faible) tandis qu'il ne touche pas forcément les artistes sculpteurs (coup de matériaux / techniques → élevé). Il y a toujours un système de commande, mais en parallèle, se développe des groupes d'artistes en rupture avec l'académie. Ce sont des groupes d'avant-gardes, et ils instaurent un nouveau modèle qui est de moins en moins réservé. Il y a un accès aux arts, les bourgeois acquièrent des œuvres.

L'ART EST UN PRESTIGE SOCIAL, CAPITAL ET SYMBOLIQUE.
Approche schématique :

Avec Daumier, on a engagement esthétique ou politique. On parle alors d'art engagé à gauche (progressiste) et à droite (réactionnaire, totalitaire). Cela se réfère plus à une idéologie comme le nationalisme ou le communisme. Cet art a une autre fonction : il impose un style et une esthétique de propagande. Il existe une différence de configuration entre la relation art / idéologie et la relation art / politique : relation de propagande et contre-propagande.

Ces deux termes peuvent s'engager dans une dynamique esthétique, politique qui est omniprésent dans la relation entre l'art et la politique. Ils désignent un ensemble de prestations qui véhiculent l'idée du pouvoir ou une pression.
Le terme de propagande apparaît dans la Révolution mais il y a une différents moyens de faire de la propagande (article, image, essaie,…). Cf. : Jacques Louis David, Étude pour le serment du jeu de paume. David participe au vote pour la morte du roi, à l'administration de l'art. Pendant la Révolution, il contribuait à la confection des pièces de monnaies et de médaille. Il a un rôle concret dans la Révolution. Son engagement se ressent dans toutes ses toiles. Il est un peintre d'histoire tout comme Rubens.

L'acte fondateur de _______ est dû à l'abolition de l'absolutisme. Il abandonne la toile à cause du manque de fond. Cf. : - Les martyres de la Révolution.

- A. Devoge, Le Pelletier du Saint Fargeau sur son lit de mort.

-David, Marat assassiné, 1793, (ou Marat à son dernier soupire). → Marat est le fondateur d'un journal et est élu comme David. Par cette réalisation, David fait une éloge funèbre à une exposition publique. Il le présente comme un martyre de la Révolution. Il n'utilise pas d'allégorie ou de mythe, mais il utilise des décors antiques classiques (décors de sarcophage) avec une certaine forme de sérénité. Il essai de le représenter comme un héros. L'eau ensanglanté et le couteau n'est pas académique mais il fait un emprunt à l'iconographie chrétienne.

Ce tableau a aussi une dynamique de propagande pour une icône de la Révolution avec des emprunts de l'époque baroque. Il en fait un objet de culte républicain. Ce tableau a une fonction commémorative (dédicaces). Il s'inscrit dans une tradition politique qui vise à faire une propagande.

L'œuvre disparaît en 1795. C'est le début du directoire (période de la transition politique) et donc c'est l'avènement du Ier Empire. Napoléon Ier fait de David le Ier peintre officiel de la cour et obtient des commandes. Cf. : Le sacrement de l'Empereur Napoléon Ier et le couronnement de l'Impératrice Joséphine à Notre-Dame, Jacques Louis David, 1805-1808. Ce tableau contribue à la construction de la légende napoléonienne et glorifie le Ier Empire.
Cf. : El tres de mayo, Goya, 1808. → Goya évoque la Révolution madrilène contre l'armée napoléonienne. Il y a dans ce tableau une histoire récente et il ne met plus les élites de la société mais, il peint le peuple. C'est à cette époque que le peuple fait son apparition dans la peinture.

Goya dénonce dans ce tableau les violences de l'armée napoléonienne envers les civiles. Il les peint de façon à les faire passer pour des martyres. Il montre ses contestations dans sa gravure : « il n'y a plus de remèdes. » Il dénonce les guerres napoléoniennes et ses actions. C'est un réquisitoire de la folie qui s'empare de l'Homme pendant les guerres. C'est un art subversif comme une édition de recueil post-mortem.
L'art a une importance dans le patrimoine national hérité du passé. L'art appartient aux gens / au peuple via les institutions muséales où les œuvres sont protégées car il y a des actes de vandalisme durant les expositions. Les expositions sont ouvertes à tous dans le but d'enseigner mais ça s'inscrit dans les élites.

Delacroix et Ingre passent dans les collections publiques françaises → sentiment national et affirme les nations, les identités nationales (XVIIIème s.)
Étudier l'art et la politique (attentif au nationalisme – histoire nationale) :

Daumier a une pratique de la gravure qu'il renouvelle. Au XIXème s., cela ne revient pas à proposer une approche linéaire. C'est une œuvre simographique. La société est en pleine transformation. Elle passe par des transitions politiques, sociales et aussi par la démocratisation de la presse de masse, surtout pendant la deuxième moitié de s. Il se développe en parallèle une grande alphabétisation de la société disponible par des supports.
Dans le domaine de l'art, l'impressionnisme fait son apparition de par son institution et son style. L'œuvre de Daumier suit ce mouvement sans pour autant y entrer totalement. Il reste en marge, il fait généralement de la lithographie, mais il peint également. Il fait ses débuts dans le presse dans le domaine illustration. Il fait son art dans le domaine de la caricature. Daumier est issus d'une famille modeste. Il fréquente les ateliers et les écoles privées après son boulot.

En 1822, il commence à publier. En 1825, il travaille avec spécialisé dans les portraits (industrie de production). La lithographie fut inventé en 1725 par un Allemand. En France, la lithographie fait son apparition sous la restauration et fait une production dynamique.
Cf. : Honoré Daumier, en chemin de fer, 18x24 cm. → C'est une gravure mais qui est différente des gravures de bois. La lithographie n'implique pas la taille mais les plaques et donc le procédé est celui des estampes. Delacroix, Gérico et Goya font des essais avec ce médium. C'est un art original donc, ils veulent le défendre. La peinture académique a différents modèles pour la diffusion et l'illustration de presse (est plutôt contre).
Daumier fait son art dans la caricature (déjà dit plus haut). La caricature est dite « chargée » de par les expressions des satyres, ou des propos littéraires, ou encore les images de railleries sur une personne ou sur une pensée. On exagère les traits physiques ou les traits de caractères (portrait « chargé ». On fait également des caricatures de situations imaginaires ou réelles de façon à critiquer les mœurs des groupes sociaux.
En 1830, Charles X utilise un article de la charte et prend la décision, sans consulter les députés. Le 25 juillet, il fait 4 ordonnances ce qui mène le peuple dans les rues :

- limitation du pouvoir d'expression de la presse (censure)

- dissolution de la chambre des députés

- Révolution de 1830

- nouvelle élection

Le peuple proteste et Charles X provoque la presse. Peu de temps après, il abdique. Pendant les 3 glorieuses, un nouveau Roi arrive, Louis-Philippe, qui était le Duc d'Orléans (2 août 1830).

Cf. : L'épicier qui n'était pas bête leur envoyait de la réglisse qui n'était pas sucré du tout, 1830, Daumier. → Il fait entré le peuple dans l'histoire.
C'est le début de la monarchie de juillet. Louis-Philippe incarne l'idée de la monarchie républicaine. C'est le parlement qui a le pouvoir, et donc le Roi n'a qu'une partie du pouvoir. Cf. : Louis-Philippe prêtant le serment, Eugène Delacroix, 1835, Musée du Château de Versailles. → L'action se passe dans la chambre des députés et non à la Cathédrale de Reims. Cela montre une rupture entre l'ancien régime et le nouveau gouvernement. C'est une autre conception de la monarchie.

En 1831, c'est le premier salon qui se fait pendant le nouveau régime. Daumier est un marginal et est en dehors des Beaux-arts.
En 1830, Charles Philipon fonde son journal de caricature politique dont Balzac s'occupe des textes et Daumier s'occupe des illustrations. Philipon est un anti-royaliste et traduit la justice. Il griffonne Louis-Philippe en forme de poire (métaphore). Philipon se repend dans la presse en 1831. Il illustre tout pour le Roi ou les proches du Roi.

Daumier reprend la forme de poire de Philipon et montre que le Roi s'enrichit sur le dos du peuple. Cf. : Gargantua, lithographie, 2ème état sur 2 avec une lettre, 1831, Daumier. → Le Roi « bourgeois » est représenté en Gargantua, un ogre, qui s'empiffre d'argent. C'est une injure envers le Roi. L'artiste expose l'exploitation du peuple ce qui entraîne une censure par Louis-Philippe qui fait recherché tout les exemplaires. Daumier obtient 6 mois de prison. Daumier n'abandonne pas la caricature pour autant. Cf. : Le passé, le présent, l'avenir, 1834. → Le Roi des Français décliné en 3 faces (souriant, grimaçant, en colère).
Le Roi des Français est un bourgeois dont la poire devient le symbole du gouvernement. La poire est devenue une statue objet qui est dépersonnalisée et dénonce le monarque et sa politique. C'est une image qui est destinée pour le rire et c'est une arme politique dangereuse pour le gouvernement. Pour Philipon, la caricature est une sottise contemporaine. Les gens qui la travaille véhiculent des idées républicaines (contre la monarchie). Ils s'attaquent au Roi, aux députés et à ceux qui soutiennent la monarchie. ← portrait chargé.

Cf. : Charles Philipon, Honoré Daumier, vers 1832, buste en terre crue peinte. Compte Auguste Malarion de Kératry dit aussi L’obséquieux, Honoré Daumier, 1831, buste en terre crue coloriée.
L'expression de juste milieu n'est pas choisi par hasard. Elle fut utilisée par Louis-Philippe qui est une figure placée entre 2 pouvoirs. Cette expression désigne particulièrement la monarchie de juillet (ou plutôt le régime). La polychromie éloigne le buste de l'académie. C'est une esquisse (buste) qui sert à appréhender les volumes dans les dessins. C'est aussi une collaboration entre Daumier (illustration) et Philipon (légende). Ils font ce qu'on appelle la physiognomonie (=caractère par les traits de la personne) qui correspond bien au XIXème s. La physiognomonie est la science positive par la forme du crâne, et donc un adaptation des traits de caractère de la personne.

On parle de hyène. Gale trouve la bosse du génie, la bosse de la peur, la bosse royaliste et en plus de toutes les autres. Cette série de pub de caricatures fait irruption dans le charivari (fondé en novembre 1832 par Philipon).
Daumier souhaite réduite le pouvoir consécutif et donner plus de pouvoir au législatifs (souhait illustré en caricature). Cf. : Le Ventre législatif, lithographie, 1834. → elle est publiée par l'association mensuelle lithographique (1832-1834) de janvier 1834. Ce journal paye toute les amandes des autres journaux tenus par Philipon.

Suite au vote, les députes veulent la dissolution des associations en 1834. Alors, Philipon change le nom du journal L'association mensuelle lithographique par Lithographie mensuelle. C'est aussi l'année où les lithographies font leur 1ère entrée dans le champ artistique. L'artiste produit 5 planches lithographiques d'art et qui est éditée en tirage limité ce qui donne plus de valeur que dans la presse. Philipon rédige les textes.

Cette série impose à Daumier une carrière dans la caricature ce qui fait perdre la lithographie aux Beaux-arts. En juillet 1834, rue Transmorain → tableau et histoire. A la suite de la loi de 1834, Daumier insuffle des carrières politiques de Paris à Lyon → baraqué. Il ya des révoltes et quelqu'un est blessé par une balle perdu alors la police de l'époque envoie des agents qui battent à morts des innocents pendant la nuit. Daumier se révolte contre cette bavure policière et abandonne pour le coup la caricature pour faire quelque chose de plus réaliste en traduisant la dimension dramatique de l’événement. C'est un petit événement mais qui est révèle une importance politique. L’absence de couleur n’enlève en rien la violence de la scène. Cette lithographie est une vive critique du gouvernement. Le Roi Louis-Philippe est mécontent et fait rechercher les exemplaires.
L'artiste impose un médium encore mal considéré, et Daumier contribue à son évolution. Cf. : Daumier, Vous avez la parole, expliquez-vous, vous êtes libres, 1835, lithographie. → Cette lithographie donna à Daumier un procès qui se termina par une censure voté en 1835. Violation de la charte (encore une fois) de 180. La censure de nouveau rétablie provoque la ruine de la monarchie de juillet. Cette censure touche forcément le travail de Daumier et donc sa lithographie et la presse. Ceci provoque la disparition du journal.

Daumier abandonna la politique pour la société. Il fait donc des satyres sur l'ensemble de la société, tel type de société. Il travaille sur les œuvres littéraires de Balzac. Cf. : Daumier, Planche n°7 de la série Les bons Bourgeois, 1847. → c'est une lithographie publicitaire pour le charivari de 1846 à 1849. Il se fait sociologue de ces contemporains : loisir et quotidien des bourgeois. Cf. : Planche n°7 de la série Les Beaux Bleus, 1844, lithographie, Daumier.
Il est un ami proche de Courbet, peintre du mouvement réaliste. Il critique alors l'académie et ses séries d'histoires anciennes. Daumier fait de l'illustration une œuvre littéraire dans l'édition. La lithographie est une gravure différente de celle qui est sur bois, car, elle est simultanée.

Surligné en vert : Terme artistiques

Surligné en violet:Personnages, mouvements, événements historiques
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