Traduit du corse et présenté par Francescu-Micheli Durazzo







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Le rossignol
Arbre, je crois en toi

Et je crie vers tes branches,

Je suis si loin, perdu,

Et te désire, hélas !
J’avais cueilli pour toi

Des oiseaux blancs et noirs.

Ici mon univers

N’intéresse personne.
Tu étais mon palais

De fronde colorée,

Tu étais ma fontaine

Et ma fougère amie.
Je m’y étais fait un lit

Pour dormir avec toi,

Amour, mais notre feu

S’est si vite épuisé.
Alors les chants fusaient

De chaque jeune pousse.

Quelle vie dans la contrée !

Mais comment peut ce chant

Se taire dans mon cœur ?
Le rossignol est mort.

Dès lors qui chantera ?
Sola
Schiatta, cum’è un tonu in lu mio cerbellu.

Sciatta, un core batte à crepapelle

È tuttu m’inchjoda à la to sorte,

Sola à l’usciu chjosu di e to notte,

Sola senza sapè perchè...
More, pallidu frisgiu d’un amore.

Move, magia d’una terra mora.

Schiatta, strana canzona di furesta,

Sola à l’ombra d’un ricordu vechju,

Sola senza sapè perchè...

Seule
Une explosion comme la foudre en mon cerveau,

Une explosion, un cœur bat à en crever

et tout me rive à ton sort

seule à la porte fermée de tes nuits

seule sans savoir pourquoi…
Mourir, pâle caresse d’un amour

Bouger, magie d’une terre maure

Une explosion, étrange chanson de la forêt

Seule à l’ombre d’un vieux souvenir

Seule sans savoir pourquoi…

Alanu di Meglio

(Marseille, 1959)
Après une enfance marseillaise ponctuée de fréquents séjours en Corse, Alanu di Meglio s’installe à Bonifacio. Chercheur en socio-linguistique, il enseigne à l’Université de Corti. Après de fréquentes publications en revues, il rassemble ses nouvelles sous le titre de Macagni (Albiana / CCU, coll. “Calamaii”, Ajaccio, 2001). Il a publié des poèmes en revue mais aussi dans deux ouvrages collectifs : D’oghje sì d’odiu nò (1995) et Aliti (2002). Les poèmes suivants sont tirées de son premier recueil de poèmes Migraturi (Migratures), col. “E Cunchiglie”, Albiana, Ajaccio, 2004.

Arti Puetica
In tuttu ciò chì mi circonda, in spaziu o in tempu, ci sò cosi, belli o goffi, chì sò assignalati à posta da chjamà i mei i sensi. S’infatta torna chì u mondu ch’e campu si custruisci à parti da quissi i cosi.

A so prima scrittura hè muca. Di dulori o altru forsa. Tandu l’affollu hè a parolla, u dì chì affacca com’è una cura. A parolla hè scarpiddina è zucca l’oghjettu puisia chì custruisci u sughjettu pueta, iddu stessu ochji di u mondu fattu di cechi. A vigu eu com’è una parolla d’acqua, più salita cà dulci ma quissa ùn voli dì. Fattu si stà chì l’acqua hè ghjovana sempri. Hè propiu cura salutifera di pettu à a muca.

I me primi filari di puisia l’aghju scritti da pudè scappà da un balconu. Simpliciamenti bulà. Nienti di menu. Simpliciamenti à un età chì l’omu si custruisci un idintità. Sarà.

Ghjustu dopu o mi pari puri à tempu, hè nata a muca. A muca di tutti sti cosi assignalati à posta par mè. Chì fà à mezu à i cechi ? à mezi à i moghji chì inciuncani o intronani i ciarbeddi in u bughju ? U pueta hè mutu da a muca è ùn li ferma cà à dassi a parolla. Eu n’aghju fattu un caminu. Certi avariani dittu un viaghju. Pueti ?...di i viaghji, di i muschi, di i lumi,…Aghju asgiu…Ma ùn mi veni cà u caminu.

Eguisimu ? scrivaraghju à prò meu ? o ci hè ginarosità à filicà in quissu u intricciu ? Ci hè a muca è tutti issi brioni à pasponi chì chjamani a me parolla intrunendumi i ciarbeddi.

In fatti ùn mi socu mai dumandatu da chì scriva in puisia. Aghju cercu solu à sbuciardà u bughju.
Alanu Di Meglio

3 di dicembri 2003

Art poétique
Dans l’espace-temps qui m’enveloppe, il y a des choses, bonnes ou mauvaises, rendues visibles à mes sens seulement. Il se trouve encore que le monde qui me construit est fait de ces choses-là.

Leur première inscription est une blessure. Dans la douleur ou autre chose. Le seul recours est alors la parole, les mots qui arrivent comme des soulagements. La parole vient sculpter l’objet poétique qui construit le sujet poète, lui-même devenu regard dans un monde d’aveugles. Je la sens comme une parole d’eau, plutôt salée que douce, mais est-ce bien important ? Seule compte ici la jeunesse de l’eau. Elle agit comme une lotion bienfaisante sur la blessure.

Mes premiers vers, je les ai écrits pour fuir par une fenêtre. Pour voler, tout simplement. Rien de moins. Tout simplement à un âge où l’homme bâtit son identité. Sans doute.

Juste après ou peut-être en même temps, il y a eu la blessure. La blessure de ces choses marquées de mes sens uniques. Que faire parmi les aveugles ? parmi les cris assourdissants dans le vertige de la nuit ? Le poète muet de douleur n’a plus qu’à se donner la parole. De cela, j’ai fait un chemin. D’aucuns auraient dit un voyage. Poètes sans doute… des voyages, des parfums, des lumières,… J’ai beau chercher… Je ne sens qu’un chemin.

Égoïsme ? Ecris-je pour mon seul salut ? ou y a-t-il quelque forme de générosité dans cette complexité ? Il y a la blessure et tous ces cris à tâtons qui résonnent dans ma tête et qui réclament mes mots.

En fait, je ne me suis jamais demandé pourquoi écrire en poésie. J’ai seulement cherché à démentir la nuit.
Trad. de l’auteur

3 décembre 2003

Isuli
Sintitili

in u sussuru di a sciuma…

tutti i partenzi

scritti da i timoni

Iles
Ecoutez-les

dans le bruissement de l’écume…

tous ces départs

écrits par les timons.

Cutula cutula

l’isula cresci

tamanta

si alza à porghja l’abbracciu

à misura

chì u battellu

surpa u mari

Consciencieusement

l’île grandit

majeure

se hausse pour l’étreinte

à mesure

que le bateau

engloutit la mer.

à Babbu
L’alivu, l’alivu, l’alivu…

chjuda l’ochji

è lascià marighjà i so frondi

U ventu di nuvembri

mi sciora u ricordu

mi sbufulighja in drintu

è m’aiuta…

M’aiuta à spulà…

Sò issi casti virdicci

com’è steddi campagnoli

frumbati da u ciarriddulu accesu
Focu di sogni

in l’asiliu maladettu

A mon père
L’olivier, l’olivier, l’olivier…

Fermer les yeux

et laisser ondoyer ses rameaux.

Le vent de novembre

réveille en moi le souvenir,

souffle en rafales à l’intérieur,

et m’aide…

m’aide à bluter…

Ce sont ces étincelles vertes

comme des étoiles rustiques

qu’effiloche le crible en feu.
Brasier de rêves

en ce maudit exil.

Piscadori
Bugavati

da un’isula à l’altra

à scarmi frusti

Pusavati nantu à u sangu

di i vosci miroidi inchjaccati

Bugavati

cù mani di legnu

imbutrati di sali
Di u mari

n’aveti fattu un locu

Pêcheurs
Vous ramiez

usant vos tolets

d’une île à l’autre

assis sur le sang

de vos hémorroïdes.

Vous ramiez

avec des mains de bois

gorgées de sel.
De la mer

vous avez fait un pays.

Aiò i pesci !..
Aghju asgiu à accuncialli

i me capiddi in disestu

è ghjastimà u ventu
Aghju asgiu à tenami ritta

fiera è intrepita

daretu à u scusali
Aghju asgiu à cantà francesu

fumà sigaretti americani

di pettu à u cantarettu
Mi puzza u pesciu

di u me maritu
Aiò i pesci !..

Ils sont frais mes poissons… !
J’ai beau remettre en ordre

mes cheveux en bataille

jurant contre le vent,
j’ai beau me tenir droite

et fière et intrépide

derrière mon tablier,
j’ai beau chanter en français,

fumer des cigarettes américaines

devant ma bascule,
je pue le poisson

de mon mari.
– Ils sont frais mes poissons… !

Cucella in mani,

reta stinzata,

trà pedi è mani,

trà mani è sera,

maglia è po’ maglia,

una vechja cultedda

è una vechja canzona in bucca,

ripizzavati l’inguernu

Une aiguille à la main

et le filet tendu

entre les pieds, les mains,

et du matin au soir,

une maille après l’autre,

avec un vieux canif

et un vieil air à la bouche,

vous rapiéciez l’hiver.

A cori migratu
Com’hè chì ci eramu piantati

in issa casa strana ?

Davanti

ci lucia un chjarasgiu.

Una leddara ingorda,

spuntata

da un’ incerta radica,

si magnava a facciata…

fin’à stuzzicà

un scornu di u balconu

di a stanza

duva ci era quiddu littinu biotu

chì mi dedi una stilittata à u cori

A cœur migré
Comment avions-nous échoué

dans cette étrange maison ?

Devant,

un cerisier nous éclairait,

un lierre gourmand

surgi

d’une racine incertaine

dévorait la façade

au point de grignoter

un coin de la fenêtre

de la chambre

où se trouvait ce berceau vide

qui me perça le cœur.
Testi mori
Ghjuntu ch’e sò,

stò accantu,

vicinu

ma accantu.

Issa tralucenza

chì ci spicca,

a possu paspà.

I me mani incaddosi

ùn lasciani stampi.
Fermu accantu,

vicinu

ma accantu

sempri.

In a ghjustra

di l’omini di quì

mai ci entru

Têtes maures
Depuis que je suis ici,

je me tiens à côté,

près,

mais à côté.

Cette transparence

qui nous isole,

m’est palpable.

Mes mains caillées

ne laissent pas d’empreintes.
Je reste à côté,

près,

mais à côté,

toujours.

Jamais

je n’entre

dans la lutte

des hommes d’ici.

Marcu Biancarelli

(Algérie, 1968)
Après une petite enfance vécue sur le continent, sa famille s’installe à Sotta, à côté de Portivechju d’où elle est originaire. Son oncle, le poète Ghjacumu Biancarelli, y est l’un des premiers à s’occuper de l’enseignement du corse. A son tour professeur de corse à Portivechju, Marcu est l’une des voix les plus marquantes de la jeune littérature corse. Après un premier libre de poésie Viaghju in Vivaldia (Le Signet, 1999), ses deux recueils de nouvelles Prighjuneri / Prisonnier (éd. bilingue, Albiana, 2000), San Ghjuvanni in Patmos / Saint Jean à Patmos (éd. bilingue, Albiana, 2001) tout deux primés au Salon international du Livre insulaire d’Ouessant (catégorie fiction 2001 et 2002), ainsi que son premier roman 51 Pegasi, astru virtuali (Albiana, 2003) accélèrent l’entrée fracassante de la littérature corse dans la modernité. Un ton provocateur, volontiers iconoclaste en a fait l’auteur, le plus lu de ces dernières années. Les poèmes qui suivent sont extraits de “Versi ispànichi” et de “I versi di u zòttichu”, première et dernière partie de Parichji dimonia, son deuxième recueil de poèmes (coll. “e cunchiglie”, Albiana, 2002).

À usu di Arti puetica
A Marcu Biancarelli, ùn li hè parsu micca ch’iddu t’avia da palisà calchì spiicazioni da aiutà à u littori ad entra in u so embiu pueticu. L’avarà ditta tutta o guasgi, soca, à nantu à stu particulari, puri in manera sviata, in 51 Pegasi, astru virtuali, u so rumanzu isciutu da pocu. U narratori, scrivanu, amenta parichji volti ciò chì pudaria custituiscia i fundamenta di un’arti puetica : d’una banda a ruttura incù a tradizzioni, a pompa, u lirisimu adattu, a rima faciuli di a tradizioni paisana, a puisia impignata, d’una altra u trasaltà di a vita di a parsona è di l’avintura, u sintimu viulentu di stranezza sprafonda chì sorghji, ancu in mezu à a folla è và sin’à cullucà in l’opari in modu ridupiattu a figura di l’omu scantatu, com’è quidda ch’iddu ramenta u narratori, à u prima capitulu di u rumanzu, intitulatu “U pueta è u carrughju” incù issi parolli :

“In ‘ssi scritti, l’amori hè prisenti, cù una spezia di ginarosità, cù una forma di spiranza, un piaceri di viva, un àndatu lebbiu chì cuntrasta cù ciò chì no sapemu di u parsunaghju, è d’altrondi certi, ch’ùn pudiani accittà di veda una parola sinceri in ‘ssi puemi prima èbica, parletini à u so prupòsitu di sìmpliciu eserciziu di stilu. In ciò chì mi cuncerna, ci voddu leghja un bisognu veru d’alluntanassi da una pruduzzioni lucali fatta troppu suventi – tandu – di lirismu amfàticu o di virsificazioni fàciuli è pumposa. A libartà, credu dinò, o u puru individualismu, funi i muvitori di st’òpara scunnisciuta, ma chì tradia, è a palesu ancu sapendu chì a furmulazioni saria dispiaciuta à l’autori, un talentu veru è prufundu.”

En guise d’Art poétique
Marcu Biancarelli n’a pas souhaité livrer quelques éléments qui auraient pu aider le lecteur à entrer dans son univers poétique. Peut-être a-t-il à peu près tout dit à ce sujet, bien que de manière indirecte, dans 51 Pégase, astre virtuel, le roman qu’il vient de publier. Le narrateur, écrivain, évoque à plusieurs reprises ce qui pourrait constituer les bases d’un art poétique : d’une part la rupture avec la tradition, l’emphase, un lyrisme convenu, la rime facile de la tradition populaire, la poésie engagée, d’autre part l’exaltation de la vie du corps et de l’aventure, la violence du sentiment de profonde étrangeté qui surgit, même au milieu de la foule, allant jusqu’à installer dans ses œuvres de manière récurrente la figure de l’exclu comme celle qu’évoque le narrateur en ces termes au premier chapitre du roman, intitulé “Le poète et la rue” :

“Dans ces écrits, l’amour est présent, avec une espèce de générosité, avec une sorte d’espérance, un plaisir de vivre, une sente douce qui contraste avec ce que nous savons du personnage, et d’ailleurs, certains, qui ne pouvaient accepter de voir une parole sincère dans ces poèmes première époque, ont parlé à son propos de simple exercice de style. En ce qui me concerne, je veux y lire un vrai besoin de s’éloigner d’une production locale trop souvent faite – alors – de lyrisme emphatique ou de versification facile et pompeuse. Je crois aussi que la liberté, ou le pur individualisme, ont été les moteurs de cette œuvre inconnue, mais qui trahissait, et je le confesse tout en en sachant que la formulation aurait déplu à l’auteur, un talent authentique et profond.”

Versi ispànichi
Barcilona
Aeruportu di Barcilona...

Eru di passaghju

Cù una barba di trè ghjorna

è a pena à u cori.
I ramblas ùn li vidisti mai

Ma mancu avia vodda.

Eru postu à pusà, postu à aspittà

L’ori è l’ori, un avviò tricaticciu.
Ci fù ‘ssa donna bella è bruna

Un mantu subra ad idda

U so capeddu in manu

Chì si missi accantu à mè

è mi surisi.
T’aghju sempri in l’aeruporti

Ssa tencia d’addispiratu,

Ssi scarpona à i peda

è u me saccu in coghju.

Una tirata chì mi faria passà

par quidda ch’ùn sà –

Pà un avvinturieri.
Piacciu à i donni

In l’aeruporti.
Era taliana, o era spagnola

Una latina in partanza

Pà Vienna è u Centrauropa,

In partanza com’è tutti ‘ssi donni

Scruchjati trà dui avviò

Sempri in partanza.
Quattru paroli, dui surisa,

Mancu u tempu di sapè nudda

For’ di u disideriu

Putenti è fughjittivu

Chì duvia passà

Pà una stunda intensa

à traversu à i so ochja neri

è i mei senza culori.
A so bucca fù una chjama

In un filmu chì no ci fecimu

Cinqui minuti

U me corpu in u soiu

U smènticu di tuttu

I viti trà parèntesi

U tempu di coddaci

Quissa stodia difesa.
U disideriu palisatu
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